Ohayo mes chéris !

Encore merci de vos reviews, ça me fait tellement plaisir !

Voici le dernier chapitre.

En espérant qu'il vous plaise !

/!\ LEMON /!\

Enjoy ! ~


Chapitre 3

...

-Hé, la binoclarde, interpella Rivaille, qui marchait dans les couloirs du château. T'es sûre que c'est rien de grave, hein.

-Je pensais que tu en avais rien à foutre, répondis la femme à lunettes sarcastiquement, marchant derrière lui, un rictus aux lèvres.

-Va te faire foutre.

La concernée esquissa un sourire avant de reprendre son sérieux.

-Rivaille. Tu t'es disputé avec lui ? Demanda-t-elle finalement, sous le regard blasé de son ami.

-Peut-être, peut-être pas. ça ne te regarde pas.

La jeune femme soupira en se grattant l'arrière de la tête. Décidément, il ne changera jamais.

-Il n'était vraiment pas bien tu sais. Je pense qu'il était beaucoup trop fatigué pour l'effort qu'il a fait.

Rivaille soupira, regardant le jeune garçon qui était dans ses bras, son visage d'ange encore endormi.

-Je vois.

Arrivé devant la chambre d'Eren, Hanji avait laissé Rivaille pour se consacrer à la paperasse quotidienne.

"Il se sent perdu sans toi, donc s'il te plaît, ne le néglige pas. Tu sais très bien que l'humanité a besoin de lui." lui avait-elle dit.

Le caporal fronça les sourcils en se souvenant de ses paroles et entra dans la chambre pour y déposer le corps chaud et tendre de son amant sur le lit. Il souffla légèrement et passa une main dans ses fins cheveux, avant que les mèches rebelles habituelles ne viennent retomber en équilibre de chaque côté de son front.

-Tu me fais chier, Jager.

Il s'assit sur le bord du lit et mit sa main sur le front du jeune titan. Il était brûlant. Il décida donc de lui enlever ses vêtements pour ensuite le blottir dans les couvertures fraîches. Il se redressa enfin et soupira une nouvelle fois. A croire que c'est ce qu'il faisait le mieux. Après plusieurs minutes de réflexions intense sur la propreté de la pièce, il dirigea son regard vers le visage d'Eren et se mit bizarrement à le contempler. Pourquoi faisait-il ça ? Il ne l'avait jamais fait auparavant, pourtant. Bah. Il haussa les épaules mais n'arrêta pas pour autant. Il aimait vraiment beaucoup le visage de ce gamin. Il était... Différent ? Ses fins traits lui donnaient un air angélique et ses cheveux d'un noir étincelant, qui étaient souvent en bataille, lui donnait ce petit côté d'enfant téméraire. Pourtant, derrière ces airs de petit garçon, il était grand et assez musclé, ce qui le rendait vraiment attirant. Mais le plus incroyable chez ce gosse était sans doute ses yeux et son regard. Ses putains de yeux d'un bleu océan qui brillaient de mille feux et qui hurlaient de sa détermination à tuer tous les titans qui puissent exister. Rivaille se devait de l'avouer, il aimait ce regard. Il le trouvait à la fois flippant et fascinant. Et soudain, il se mit à comprendre pourquoi il avait toujours cette envie folle de le posséder, de sentir que son corps était sien.

"Mais merde, pourquoi je pense à ça, moi." souffla-t-il en levant les yeux au ciel.

Ce n'était qu'un gamin. Et de plus qui était chiant, naif et buté. Ouais. Juste un putain de gosse. Qui ne l'affectait pas du moins du monde. Ou pas. Il grogna fortement et maudit l'être qui dormait juste là, à coté de lui pour le mettre dans des états pareils. Agacé de toutes ces pensées qui devenaient de moins en moins catholiques, il décida de partir, avant de perdre son self-control.


-Gn... Gémit doucement le jeune garçon, essayent d'ouvrir les yeux avec difficulté.

Il se redressa doucement et se frotta les yeux. Il regarda autour de lui mais il faisait trop sombre pour qu'il puisse voir quoique ce soit.

-Ma tête.. Jura-t-il en se massant les tempes.

C'est alors que d'un coup, il vit la porte s'ouvrir et une légère source de lumière venir l'aveugler.

-Alors, la belle au bois dormant s'est décidée à se réveiller ? Ricana une voix qu'Eren ne connaissait que trop bien.

-Rivaille ? Appela-t-il doucement, la main devant les yeux.

-Je suis là, idiot, répondit-il en s'asseyant prêt de lui, déposant la bougie sur la petite table de nuit.

Eren releva doucement sa tête et réussit enfin à percevoir le visage de son supérieur. Il avait vraiment mal à la tête et il ne se souvenait étrangement de rien. La seule chose dont il se souvenait était le moment ou son amant était apparu dans la salle du château en leur hurlant de tout préparer pour l'entraînement. Après, c'était le trou noir.

-Que s'est-il passé ?

-Tu t'es évanoui pendant l'entraînement.

Le plus jeune lança un regard un peu surpris et confus à son supérieur. Il s'était évanoui ? C'est alors que d'un coup, toute la scène réapparu en tête. Il avait l'impression de voir un film. C'est comme s'il y était à nouveau et il gémit de frustation. Se rappeler de ça maintenant n'était vraiment pas bon pour son moral et il soupira.

-Je suis inutile, hein... Dit-il doucement en baissant la tête.

-Oui. T'es qu'un gamin écervelé qui n'en fait qu'à sa tête et qui me brise les couilles, lâcha Rivaille franchement, son regard d'acier posé sur sa recrue.

Eren sentit quelque chose se déchirer dans sa poitrine. Il ne savait pas trop ce que c'était. Son cœur peut-être, mais ça faisait vraiment mal. Un mal de chien. Et il se sentit vraiment pire que le dernier des abrutits. Il avait déçu tout le monde. Et surtout, il avait déçu Rivaille. Il serra les poings et sentit des perles de larmes au coin de ses yeux.

Rivaille leva les yeux au ciel.

-Qu'est-ce que tu as, Eren, répliqua-t-il, sèchement, tirant le gamin de ses pensées douloureuses.

Ce n'était pas une question, mais plutôt un ordre. Il se sentait intimidé et préféra obéir.

-Je ne vous sert à rien. J'ai un pouvoir qui est censé aider l'humanité et j'échoue... Je vous déçois tous, finit-il en prenant sa tête entre ses mains alors que le caporal ne disait rien.

-Rivaille ? Appela son amant, toujours la tête entre les mains.

-Mh, fit-il avec sa gorge pour montrer qu'il l'écoutait.

-Je suis un monstre, hein ?

Le plus âgé regarda son protégé en levant un sourcil mais finit par souffler de lassitude.

-Oui, tu es un monstre, répondit-il aussi froidement qu'il pouvait l'être ne quittant pas une seconde le regard d'Eren.

Celui-ci baissa la tête, honteux alors que de vulgaires larmes coulaient à présent le long de ses joues, rougies par l'embarra. Son regard était vide et pourtant, l'amertume s'était emparée de tout son être. "Oui, tu es un monstre." Les paroles résonnaient encore et encore dans sa tête, sans qu'il ne puisse les arrêter. Au fond, qu'espérait-il ? Que Rivaille allait le réconforter ? Tss. C'était vraiment pathétique. Et c'était surtout pathétique de penser que ses sentiments pouvaient être partagés. Mais qu'est-ce qu'il lui est passé par la tête bon sang ? Il n'était qu'un simple gamin, encore troublé par les sentiments et problèmes de l'adolescence alors que Rivaille était un adulte qui avait déjà assez de responsabilités que pour se préoccuper d'un morveux insolent qui lui "cassait les couilles". Eren se sentait déchirer de l'intérieur. Sa poitrine hurlait de sa douleur et il tremblait. De colère, de tristesse, de tout. Il n'avait plus la force de lutter. L'être qu'il aimait le plus au monde venait de lui confirmer ce qu'il redoutait le plus. Il était un monstre. Ni plus, ni moins.

-T'es qu'un imbécile, bordel, cracha soudainement Rivaille qui ne l'avait pas quitté des yeux un instant.

Eren releva la tête doucement vers son supérieur et c'est alors qu'il sentit une douce chaleur prendre possession de son corps. Qu'était-ce ? Est-ce que... Oui. C'était bien Rivaille, son supérieur, qui venait de le prendre dans ses bras, tendrement, pour une étreinte chaleureuse et réconfortante. Eren ne comprenait pas trop ce qu'il se passait, mais il s'en fichait. Le fait était qu'il était dans les bras de l'homme qu'il aimait, et rien d'autre ne l'importait.

-T'es pire qu'un imbécile, mais vraiment, jura-t-il. Oui tu es un monstre. Mais pas parce que t'es un titan, ça j'en ai rien à foutre, Eren. Tu es un monstre par ta détermination à vouloir tuer tous ces putains de déchets. J'ai jamais vu ça, bordel. Tu me fais flipper, termina-t-il en plongeant son regard franc et autoritaire dans celui de son amant.

Le concerné n'arrivait même pas à parler. Il ouvrait la bouche pour parler, mais rien n'en sortit. Ce que venait de lui dire l'homme en face de lui était sans doute la plus belle chose qu'il lui ai dite depuis qu'ils se connaissent. Une chaleur étouffante s'était enroulée autour de son cœur et il avait même peur que Rivaille le sente tellement cette chaleur était présente. Il ne s'était jamais sentit aussi bien. Comment diable un simple mec (plus petit que lui) pouvait le rendre triste et heureux en à peine quelques secondes ? C'était inhumain. C'était donc ça l'emprise que Rivaille avait sur lui ? Il l'aimait à ce point, alors ? Oui. Il l'aimait. Mais ça, il le savait depuis longtemps. Il l'aimait vraiment plus que tout au monde. Et ça, personne ni quoique ce soit pourrait le changer. Cet homme dur, froid, allergique aux gens et aux sentiments, lui avait volé son cœur.

Il soupira d'aise et sans réfléchir, enroula ses bras, encore un peu faibles, autour du cou de son caporal.

-Rivaille.. souffla-t-il en un murmure, plongeant son regard dans le sien.

-Quoi, soupira celui-ci, en le regardant aussi.

-Merci.

Le plus âgé leva un sourcil et haussa les épaules.

-Tu n'as pas à me remercié, crétin.

-Rivaille. Je t'aime.

Le concerné écarquilla légèrement les yeux sous l'entente des mots interdits.

-Stupide gamin, pourquoi tu me dis ça, maugréa-t-il en détournant le regard.

Eren ne répondit pas, se contentant de sourire bêtement. Il s'était caché dans le cou de son amant juste après le lui avoir dit. D'ailleurs, il ne savait pas trop pourquoi il lui avait dit ça. Au fond, Rivaille devait s'en foutre. Mais tant pis. Il voulait lui dire, qu'il le sache. Qu'il sache que les sentiments qu'il lui portait n'étaient pas rien, quite au rejet.

Rivaille soupira encore. Pourquoi diable se sentait-il si embarrassé ? Et pourquoi l'avait-il soudainement prit dans ses bras ? Lui qui détestait les étreintes. C'était quoi ce bordel. Puis d'un coup, il se remit à penser à ce qu'Eren lui avait dit, pour qu'ils en arrivent là. "Je ne suis pas ton jouet !" Il tiqua d'ailleurs à ce souvenir. ça ne lui avait pas plus. Vraiment pas. Mais. Pourquoi ? Tout d'abord il s'était dit que c'était simplement à cause du ton que Jager avait utilisé en disant cela, mais maintenant qu'il y pensait, ce n'était pas du tout à cause de ça, non. C'était surtout le fait qu'Eren pense ça de lui. C'était vexant. Etrangement vexant. Parce qu'il n'avait jamais considéré sa recrue comme cela. Il aimait juste faire ce genre de chose avec lui. Et rien qu'avec lui. Bon ok, il avait sûrement le droit de penser ça, mais c'était un malentendu.

-Je t'ai jamais prit pour mon jouet, gamin, lâcha le plus vieux, en déchirant le silence apaisant qui était présent quelques secondes plus tôt.

Eren le regarda étrangement, ne s'attendant pas vraiment à ce qu'il reparle de ça. Il était même très surpris. Lui qui pensait qu'il en avait rien à foutre. Rivaille souffla alors d'agacement devant la réaction de son amant et décida de plaquer ses lèvres aux siennes, sans que le concerné ai pu dire quoique ce soit.

Il était complètement perdu, mais vraiment à 200%. Il ne comprendrait vraiment jamais cet homme. Mais tant pis, il l'aimait comme ça. Il se laissa donc guider par les lèvres brûlantes et agressives de son amant qui parcouraient à présent la peau douce de son cou. Une explosion de sensations et d'émotions se fit dans le ventre -ainsi que le bas ventre- du jeune titan, alors qu'il sentit son supérieur lui mordiller la jugulaire. Il le sentit remonter prêt de son oreille, alors qu'il glissa lentement ses lèvres le long de sa mâchoire. Il vint lui mordiller le menton avant de remonter à ses lèvres. Quelques millimètres seulement les séparaient et Eren se sentit mourir. Mais il n'osait pas bouger. Rivaille ricana en voyant que le garçon haletait déjà. Alors il s'empara à nouveau de ses lèvres, sans crier garde, commençant à mordiller la lèvre inférieur. Il s'amusait à le provoquer en léchant ses lèvres pour ensuite les mordiller à nouveau. Il était clairement sadique avec Eren. Mais ça l'excitait tellement de le voir comme ça. Il finit par passer le barrage de ses lèvres pour rejoindre sa jumelle. Le plus jeune gémit en sentant la langue chaude et humide de son amant venir se frotter contre la sienne. Il avait l'impression que c'était la première fois qu'il y goutait. Et ils se perdirent dans un long baiser langoureux qui se termina seulement une fois le manque d'oxygène trop présent.

-On est en manque, Jager ? Ricana Rivaille en sentant l'érection très présente de son protégé contre sa cuisse.

Le concerné rougit directement face à cette constatation et se maudit d'être vêtu seulement de son caleçon. Il ne pouvait absolument rien cacher comme ça. Bordel ce que c'était embarrassant. Beaucoup trop pour son pauvre cœur qui arrivait à peine à se calmer. Il tourna la tête, évitant tout contact visuel avec son supérieur. C'était bien trop gênant. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'ils se retrouvaient dans cette situation, mais il avait toujours été timide à ce propos et le fait que son corps réagisse aussi vite à un simple baiser de Rivaille l'embarrassait encore plus.

Mais le pire. C'était qu'il venait de lâcher un petit cri de surprise en sentant que le caporal frottait à présent son membre contre le sien. Bordel, bordel, bordel. Il voulait le faire mourir ou quoi ? C'était bien trop agréable. Et un nouveau gémissement se perdit sous le regard amusé de son supérieur. C'était trop gênant bon sang. Eren amena donc instinctivement ses mains devant sa bouche, pour étouffer chaque gémissements, mais Rivaille n'était pas de cet avis.

-Enlève tes mains, dit-il sèchement.

Pas de réaction.

-Bon. Tu as deux options. Soit tu retires tes mains, soit je te castre, là, maintenant, avertit-il en positionnant sa jambe sur son membre et en y mettant une légère pression, ce qui suffit à faire paniquer Jager pour qu'il enlève directement ses mains.

"Gentil garçon." avait-il murmuré dans un sourire moqueur.

Il se remit à mordiller, lécher et taquiner le cou du garçon en continuant son mouvement sur le bassin de sa recrue, lui arrachant des sons délicieux. Eren se tortillait sous tout ce plaisir qui s'emparait de lui alors que son caleçon, trop serré à présent, lui devenait insupportable. Son membre gonflé lui faisait mal. Il avait besoin que Rivaille le touche, sinon il allait exploser. C'est alors qu'Eren, sous le regard étonné du plus vieux, lui donna des petits coups de bassin, pour lui faire comprendre qu'il voulait beaucoup plus désormais. Un rictus apparût sur les lèvres du caporal alors qu'il descendit une main vers le ventre de l'adolescent. La respiration de celui-ci s'accéléra immédiatement sous le regard amusé de son conjoint. Rivaille le torturait vraiment. Il s'amusait à caresser doucement son ventre, en dessinant le contour de ses abdos pour descendre toujours un peu plus bas, à une lenteur exagérée. Sa main se trouvait à présent à la limite de son caleçon alors qu'Eren se mordait la lèvre jusqu'au sang. Mais l'attitude joueuse de Rivaille ne s'arrêta pas là car il décida de ne plus bouger sa main, la laissant immobile, à cet endroit sensible. Cependant, il descendit lécher le cou de son martyre et y traça un parcours jusqu'à son torse. Inutile de dire que le corps entier du gamin reçu des décharges qui l'excitait encore plus qu'il ne l'était. Bordel, oui. Ce mec voulait vraiment le faire mourir.

Soudain, Eren sentit un son (très efféminé) sortir de sa gorge sans qu'il n'ai pu faire quoique ce soit pour l'arrêter à temps. Rivaille était entrain de taquiner la chair rose et sensible de celui-ci qui se durcit directement sous le contact de cette langue du diable.

-R..Rivaille... Gémit-le garçon.

Il l'implorait presque car il n'arrivait plus à s'arrêter de gémir. Les gémissements sortaient tout seul de sa gorge, pour le plus grand plaisir du fautif de tous ces sons harmonieux qu'il lui faisait lâcher (mais qui lui allait tellement bien). Rivaille remonta à nouveau vers les lèvres du garçon pour les capturer alors qu'il daigna enfin à descendre sa main dans le caleçon de son amant. De longs frissons parcoururent la colonne vertébrale de l'adolescent quand il sentit la main de l'homme qu'il aimait effleurer sa verge tendue. Il n'arrivait pas à calmer son pauvre cœur qui battait si vite qu'il aurait pu sortir de sa poitrine. ça ne l'étonnerait même pas que Rivaille l'entende. Et c'est lorsque celui-ci se mit à faire de long va et viens sur le membre gonflé, qu'Eren se sentit quitter ce monde. C'était pire qu'un délice, c'était l'extase. Pire encore quand il sentit son caleçon glisser de ses jambes. Il était à présent nu comme un nouveau né et sentir que cette partie de son corps se faisait toucher par les mains expertes de l'homme qu'il chérissait le mettait dans tous ses états. D'ailleurs, sous sa force de titan et sous le plaisir que lui procurait son amant, il lui arracha sa chemise. Rivaille fut un peu surpris sur le coup, mais ça ne l'affecta pas plus que ça au plus grand bonheur d'Eren qui pouvait désormais profiter de la peau de son supérieur. Sa peau était pâle. Aussi blanche que celle d'un vampire au contraire de la sienne, qui était beaucoup plus foncée. Quand Jager posa sa main sur son torse, son corps était plus chaud que jamais. Les vas et viens sur son membre se firent beaucoup plus insistants ainsi que les gémissements qui sortaient à présent sans aucune pudeur de sa gorge. C'est alors qu'il se sentit venir. Déjà ? Bon Dieu, non, c'est pas possible. Il était si excité que ça ? Question idiote. Et c'est dans un cri de jouissance qu'Eren se libéra dans la main de son caporal.

-Précoce, se moqua celui-ci en regardant sa main pour ensuite la lécher.

Le jeune titan sentit ses joues s'enflammer mais il ne détourna pas le regard. Il ne savait pas pourquoi mais voir son caporal lécher son sperme l'excitait d'avantage. Et il se sentit bieeen embarrassé (à nouveau) à penser comme ça.

-On dirait bien que t'en veux encore, ricana Rivaille en fixant le sexe encore tendu d'Eren.

Celui-ci, dans un réflexe enfantin, mit ses mains devant son engin qui était en effet, encore dur. Et il se rendit compte qu'il voulait vraiment plus.

-Hé, Eren.

-O..Oui ? Répondit son interlocuteur en plongeant timidement son regard dans celui du plus âgé.

-J'ai envie de toi.

Le cœur d'Eren fit un bond plus fort que tous les autres. Son regard s'était glissé désormais sur la bosse du pantalon de son amant. A cette simple vue, il sentit son membre se gonfler encore plus et entendait son corps entier crier qu'il voulait Rivaille en lui. Mais c'était inconcevable qu'il lui dise ça. Pourtant, il savait très bien que Rivaille l'avait cerné. Il s'était abandonner à lui et il pouvait faire à présent ce qu'il voulait de lui et de son corps.

Rivaille poussa Eren pour se mettre sur lui et posa son regard d'acier sur le sien. Il avait enlever le reste de ses habits et le gamin pouvait à présent très bien sentir l'érection de son supérieur contre la sienne. Le dominant se remit à bouger son bassin et descendit une main à l'entrée du plus jeune, forçant un doigt pour qu'il puisse le pénétrer. Eren gémit un peu de douleur, mais s'habitua très vite à la présence étrangère dans son corps. Très vite, il sentit deux autres doigts glisser en lui et comme le premier, il eu un peu mal avant de directement s'y habituer. Rivaille s'entreprit désormais de bouger ses doigts à l'intérieur de lui puis commença de doux vas et viens. Il fallut peu de temps au jeune brun pour qu'il ressente du plaisir et déjà, il voulait plus gros en lui. Accélérant ses mouvements, le caporal sentit qu'Eren n'en pouvait plus et qu'il voulait qu'il le prenne. Le gamin s'accrocha d'ailleurs fortement à lui et l'implora du regard, en donnant des coups de bassin. Mais il voulait s'amuser encore un peu. Juste un peu.

-Eren, souffla Rivaille dans l'oreille de celui-ci.

Jager lui répondit par un regard seulement, gémissant beaucoup trop sous les vas et viens pour pouvoir parler.

-Je veux que tu me dises clairement ce que tu veux.

Le concerné failli s'étouffer.

-Q..Quoi ?

-Allez.

Mais pourquoi diable voulait-il qu'il lui dise ça ?! C'était déjà assez super gênant comme ça, mais si en plus il devait dire qu'il voulait se faire prendre, non mais merde. Cependant, les doigts de Rivaille se firent de plus en plus insistant et il se sentit perdre patiente.

Oh et puis merde. Au point ou ils en étaient.

-J..je veux.. Gémit l'adolescent avec difficulté.

-Tu veux quoi ?

-Que..tu..me baises...

Rivaille ricana de son langage si vulgaire d'un coup.

-Bien, maintenant tu le dis dans une phrase complète.

Eren voulait vraiment le tuer. Mais une envie bien plus forte prenait le dessus pour le moment.

-Je. Veux. Que. Tu. Me. Baises.

Ce fut le signal pour Rivaille et il ne se fit pas attendre.

-Je vais t'emmener au 7ème ciel, Jager.

Le jeune garçon fut un peu frustré quand il ne sentit plus la chaleur des doigts de son amant en lui. Mais directement après, alors qu'à peine il commençait à ressentir le manque dans son intimité, quelque chose de beaucoup plus gros entra en lui. Oh oui. ça n'avait vraiment rien à voir avec les 3 doigts de tout à l'heure. Bordel, il avait l'impression de se faire déchirer de l'intérieur. La douleur était insupportable. Il sentit tout son être brisé de l'intérieur lorsque le dominant commença des vas et viens, sans attendre qu'il s'habitue à la taille de son engin. Mais Eren se rendit vite compte qu'en fait, ça avait toujours été comme ça. Alors pourquoi ça changerait aujourd'hui. Mais pourtant depuis le début de l'ébat, il avait sentit une différence. Comme si. Comme si Rivaille était plus doux et attentionné avec lui.

-Putain Eren, t'es trop serré, jura-t-il en regardant son amant qui avait le visage tordu sous la douleur.

C'était un délice et en même temps une légère douleur pour Rivaille. Sentir son sexe être comprimé dans l'intimité de Jager était tellement bon. Mais savoir qu'Eren souffrait le bloquait un peu. C'était bizarre. Il ne se souciait pas de ce genre de chose avant, pourtant. Il s'entreprit donc de le masturber au même rythme que ses vas et viens. Ce qui avait l'air de marcher puisqu'il sentit le dominé se détendre un peu plus à chaque coup de butoir. Eren était un peu surpris de cette soudaine attention. D'habitude, Rivaille ne se préoccupait même pas de ça. Il faisait son affaire et le gamin devait attendre son tour pour avoir du plaisir. Mais ici, c'était différent. Très vite, la douleur fut remplacée par le plaisir et les deux corps bougeaient à présent dans une harmonie incroyable. Il ne faisait plus qu'un. Et c'était la première fois qu'ils ressentaient tout deux autant d'amour dans leur unions. Puis d'un coup, Eren se mit à crier plus fort. Rivaille venait buter sur ce point sensible qui le faisait "monter au 7ème ciel" (bah quoi, Rivaille est toujours sérieux dans ses propos :-)). Il continua donc à buter sur la prostate du garçon jusqu'au jouissement de celui-ci alors que le caporal se sentait lui aussi arrivé à son apogée. Et c'est dans un coup ultime qu'il se libéra dans l'intimité de son amant, pour ensuite s'écrouler de fatigue sur celui-ci.

Ils reprenaient désormais leurs souffles, bercés par la respiration de l'autre.

-Rivaille, appela doucement Eren en lui caressant les cheveux.

-Mh ?

-Je t'aime.

-Déconne pas avec ça, gamin.

Le gamin en question esquissa un sourire.

"T'es un morveux putain de chiant, mais t'es mon morveux préféré."

Et ce fut la deuxième plus belle chose que Rivaille lui dit, sur la même journée.

Bah oui. Dire "je t'aime" pour le caporal, c'est bien trop banal.


End.

Voilà, voilà la fin de cette fic ! J'espère qu'elle vous aura plu.

J'ai passé beaucoup de temps sur ce chapitre, je dois dire.

Je m'excuse encore pour les fautes qu'il pourrait y avoir.

En tout cas, je remercie encore tous ceux qui ont lu !

So, à la prochaine !

(Et hésitez pas à laisser des reviews, je mords pas. ~)