Hellloooow! :D

Alors encore merci à tous ceux qui ont pris le temps de laisser des commentaires, aux followers toussa toussa. A tous mes lecteurs en fait! C'est juste génial de savoir qu'on est lu et suivi et ça motive. ^o^

Here we go pour le chapitre 3 - nouveau personnage, nouvelles questions et... Tadaaaam! Je rappelle que les personnages sont tous à J.K, le titre du chapitre est tiré d'une chanson des Killers et le reste est à moi. Je m'excuse d'avance pour les quelques fautes qui doivent traîner -vu l'heure à laquelle j'ai fini en même temps... ;_; -

Bonne lecture!


SOMEBODY TOLD ME

Chapitre 3.

Snape partait simplement pour lui donner un bref salut de la tête; mais à la vue du livre que tenait Harry dans les mains, ses sourcils se levèrent en signe de scepticisme.

« Votre cerveau atrophié comprend-t-il seulement ce qu'il lit ? »

« Tout autant que le votre Docteur. » répondit Harry sur un ton venimeux, fusillant l'autre homme du regard. Il n'était pas d'humeur.

En ce lundi soir, sa seconde semaine de cure commençait – et le petit brun se rendait progressivement compte avec horreur qu'il n'avait purgé qu'un huitième de sa peine. Lui restait encore sept semaines de calvaire; sept semaines d'insomnies, de roux, de thérapeute aux questions stupides, d'horrible séances à voir la vie en rose avec sa psychologue; sept semaines de repas indigestes, de douches communes, de vieilles lectures pour s'occuper l'esprit. Quarante-neuf jours de Ron, de Dolohov, de Finnigan, de Thomas, de paysans, de Tom.

Quarante-neuf jours. Mille cent soixante-seize heures. Cela faisait long. Très long.

« Eh bien, peut-être une once d'intelligence brille-t-elle finalement au milieu de cette mare de stupidité. »

Harry ne s'était jamais demandé pourquoi le psychiatre s'était montré si vindicatif avec lui et ce, dès le début. Après tout, il ne lui avait jamais porté préjudice d'aucune sorte. Cependant... Voir un Snape agréable -voire pire, amical!- envers lui serait... Etrange. Ses traits même ne portaient pas à ce comportement ! En vérité, Harry était tout simplement incapable de l'imaginer sourire. C'était un fait avéré – tout comme la nourriture du centre ne serait jamais complètement mangeable, Snape ne lui parlerait jamais autrement que sur ce ton froid et cassant.

Une fois ne plus, l'autre homme n'attendait pas de réponse, se dirigeant derechef vers son endroit habituel; Snape aimait avoir le dernier mot.

« Ne prenez pas pour stupide ce qui est simplement hors de votre portée. »

Tout comme Harry.

Sa cigarette à la bouche le docteur Snape se retourna pour lancer un regard sombre; et l'orphelin ne pouvait déterminer si sa nicotine lui rajoutait à son air agressif ou lui conférait seulement une prestance supplémentaire. « Mr. Potter... » commença-t-il avec cette intonation traînante qui faisait tout son charme « Il existe dix schémas type de trouble de la personalité dans ma profession. Et savez-vous pourquoi je ne reçois jamais, par exemple, de gens au profil paranoïaque ? »

Et donc ? Avait envie de répondre le petit brun. Mais la teinte sévère des deux onyx le fixant sans relâche le poussa finalement à répondre « … Non. » Il ne voyait absolument pas où Snape voulait en venir. Voulait-il faire étalage de ses connaissances savantes et ainsi prouver son inculture et son manque d'intelligence ? Si c'était son but, il se donnait énormément de mal pour pas grand-chose. Il aurait suffit d'une phrase légèrement alambiquée truffée de termes scientifiques pour le perdre.

Mais non, ce n'était pas là où il venait en venir.

« Eh bien, la réponse est simple, et vaut aussi pour des gens tels que les narcissiques, ou pervers narcissique – leur configuration même les empêche tout simplement de se rendre compte des caractéristiques défaillantes. » Snape soupira en avisant le regard perdu de l'adolescent en face de lui. « En d'autres termes... Le fou ne voit pas sa folie pour ce qu'elle est mais se considère simplement différent -à partir du moment où celui-ci a même conscience de son état-, voire supérieur dans certains cas. La mégalomanie, par exemple, peut être considérée comme une forme de folie. Toute chose excessive, à partir d'un certain point, peut porter cette étiquette. »

« … Ah. »

Non, Harry ne trouvait rien d'intelligent à répondre et encore moins de réponse sarcastique pour rebondir sur ce petit exposé. Il était encore occupé à tourner et retourner la chose dans son cerveau en y cherchant le sens caché. Parce qu'il se doutait que cette tirade n'était pas gratuite – Snape devait au moins y avoir inséré une pique toxique ou une insulte.

Le fou ne voit pas sa folie pour ce qu'elle est.

Ah.

« Ah. » répéta Harry dans son illumination.

Snape le traitait donc de moins que rien – et au lieu de simplement répondre Appelez un chat un chat, vous êtes tout simplement stupide il se targuait d'une longue explication d'apparence brumeuse. Et l'homme avait réussi avec brio son coup il avait eu le dernier mot, et il le savait. Une seconde plus tard il présentait de nouveau son dos à Harry. C'était une démarche très... Snapienne -?-. Elegance et subtilitée couplé à une certaine violence de propos. Il en était presque cruel de sortir ses meilleures cartes face à un pauvre junkie au cerveau ralenti et... Atrophié. Il se l'avouait tous les jours mais refusait de l'admettre face à autrui. Surtout à Snape. Harry restait Harry avec son égo brisé maintenu sous des couches d'assurance mal placée.

Ce n'était pas pour autant qu'il allait se calmer face au psychiatre. Loin de là.

P.I.B

« Aujourd'hui, nous accueillons Georges ! »

Une litanie de « Bonjour Georges » suivi cette déclaration. Excepté pour Harry et Tom qui se fixaient à nouveau et Dolohov qui... N'était même pas présent d'ailleurs, tous le monde avait les yeux braqués sur le nouvel arrivant.

Et la première chose qui sautait aux yeux était : sa rousseur. Puis sa ressemblance frappante avec le second roux de cette pièce... Qui avait les oreilles rougies de tant d'attention. Tout le monde avait bien sûr deviné leur lien de parenté.

« Lui aussi s'invente des problèmes ? » murmura une voix méchante dans le cercle – qu'Hermione n'entendit heureusement pas. Au contraire de Ron qui réagit au quart de tour.

« Ron, Crabb ! ARRETEZ ! » hurla une Hermione paniquée en se précipitant sur les deux corps roulant au sol. Et c'est à ce moment-là qu'Harry se rendit enfin compte qu'il se passait quelques choses lorsqu'un Crabb suant roula à ses pieds. Et leur thérapeute semblait posséder une force... Insoupçonnée. Ou était-ce Ron qui s'adoucissait inconsciemment à la sensation de cette main lui agrippant le bras ?

A vrai dire, Harry s'en fichait totalement. Brièvement, son regard s'attarda sur l'autre Weasley. Oh non, pas encore un. Et quoi, ils allaient finir par voir toute la fratrie débarquer ?

Son regard se reporta sur Tom qui haussait un sourcil sceptique au vu de la scène. C'en était presque pathétique. Granger tentant désespérément de ramener totalement le roux à la raison. Crabb toujours au sol, sonné par l'attaque. La moitié des gens qui s'étaient reculés par peur de se prendre un coup – puis quelques autres qui, comme les deux bruns n'avaient pas bougés de leur chaise et se contentaient d'observer silencieusement.

« Vous êtes à combien sur Granger dans votre famille, hein ? C'est une obsession chez vous ? »

Et, oh, Crabb n'avait apparemment aucun instinct de survie. Dommage pour lui. Un crac sinistre se fit entendre au moment-même où Ron se dégagea de l'emprise de la thérapeute pour repartir battre sa cible à coups de pieds. Si Harry tendait le bras il aurait pu jurer être capable de gifler le roux. Mais il ne le fit pas. Quel intérêt ? Se mêler de cette affaire attirerait l'attention sur lui et le fatiguerait inutilement. Et même s'il était en théorie au cœur même du combat, eh bien... Il laissait le soin aux autres de jouer le héros.

Et, étrangement, à la vue de l'étalage de violence de Ron, personne n'osa interférer. Harry, quant à lui... Trouvait presque ça ennuyant. Il avait vu bien pire dans les rues. Il avait vu d'innombrables traînées -et des mares aussi- de sang. Il avait vu des guet-apens, le passage à tabac d'une vieille dame par une bande de jeunes désespérés pour un peu d'argent. Il avait vu la colère d'un fournisseur impayé. Il avait lui-même fait face, il y a longtemps, aux sautes d'humeurs répétées de son oncle.

La stupeur passée, Granger eu finalement la présence d'esprit d'appeler quelques infirmiers à la rescousse. Et Harry se dit que si Ron n'avait jamais eu aucun problème avec la drogue, le sien se situait ailleurs.

Bref, tout le monde nageait dans le chaos le plus total. Quelques personnes gueulaient des encouragements à Ron « Vas-y pète-lui la gueule ! » tandis que d'autres profitaient de la distraction pour s'éclipser discrètement. Hermione s'arrachait les cheveux, deux infirmiers maîtrisaient tant bien que mal le roux, certains semblaient purement et simplement horrifiés par la situation et... Il y avait le reste. Lui et Tom, les deux seuls restant finalement de marbre au spectacle sous leurs yeux. Une telle indifférence ne pouvait se justifier que par deux choses – soit une exposition régulière à ce genre d'événements, soit une personnalité si insensible et/ou si auto-centrée qu'elle ne parvenait tout simplement pas à se sentir concernée.

Restait maintenant à savoir si Tom n'avait pas les deux vices.

Harry eu une légère pensée pour l'autre Weasley - un magnifique accueil que lui avait offert son frère. Ou la violence était-ce un trait commun dans la famille ? Hm, vu la pâleur presque cadavérique de Georges face au spectacle, peut-être pas.

Mais de toute façon, le petit brun n'avait plus rien à faire ici même Tom était parti. En passant devant Georges pour rejoindre la porte il lui glissa un bref « Bonne chance » dégoulinant de cynisme à l'oreille.

Oh, il en aurait sûrement besoin.

P.I.B

Lui restait donc... Pratiquement une heure à tuer en plus du reste de l'après-midi. La salle commune devait être pleine à craquer – Hamlet l'attendait sagement sur son lit mais il n'avait pas envie de lire. Il ne savait bien évidemment pas dessiner -sinon Harry aurait pu occuper son temps bien plus utilement. Quitte à passer le reste de sa journée dans un état léthargique, autant le faire à l'air libre se dit-il. Il croiserait sans aucun doute quelqu'un dans les jardins -et ce quelqu'un serait déjà de trop à polluer son air. Y avait-il des gens sur le toit de jour ?

Madame Pomfresh fut agréablement surprise de le voir se balader dans les couloirs -et c'est vrai que depuis son arrivée ici il sortait rarement de sa chambre. Il la salua en lui offrant son plus beau sourire hypocrite. Tristement, elle n'y vit que du feu. Il était tellement plus simple pour les gens de voir ce qu'ils avaient envie de voir, et rien d'autre. L'infirmière disparaissant à l'angle, Harry soupira.

Il ne savait toujours pas s'il était autorisé d'aller sur le toit – vu la petite plaquette « Staff Only » à laquelle il faisait attention pour la première fois, apparemment pas. Tant pis. Il n'en serait que moins susceptible de croiser quelqu'un.

« Vous ne savez pas de quoi vous parlez Mr. Riddle. »

La main sur la poignée, Harry se gela sur place.

« Je le sais autant que vous, Severus. » cassa une voix forte.

« Votre situation et la mienne ne sont en aucun cas comparable. »

Dieu qu'Harry aurait aimé en entendre plus; mais un début d'éternuement tout simplement impossible à retenir tomba comme un malheureux cheveux sur la soupe. Quelques millisecondes plus tard il se concrétisait et mettait fin à sa petite séance d'espionnage avec autant de sadisme qu'un auteur préservant délibérément les mystères de ses écrits – et comme attendu la conversation au-dehors s'arrêta net. Ne pouvant cacher sa présence plus longtemps Harry du se résoudre à ouvrir la porte et à tenter de feinter l'ignorance vis-à-vis des bribes de conversation qu'il avait entendu. Le résultat était au demeurant plutôt convainquant. N'importe qui s'y serait laissé prendre.

N'importe qui. Mais Snape et Riddle ?

Il savait qu'ils savaient. Et non, ce n'était absolument pas tiré par les cheveux. Ils le portaient écrit sur leur front.

« Mr. Potter, toujours présent pour les meilleurs moments... » ironisa Snape de son habituelle voix traînante. Voilà, il savait.

« Snape. » répondit Harry sur le même ton. Tom lui lança un bref regard méfiant avant de lui faire un petit signe de la tête, déjà redevenu impassible. Puis sans un mot il s'éclipsa.

« Nous en reparlerons. » l'apostropha une dernière fois Snape sur un ton sinistre. Il ne reçu aucune réponse. La porte claqua bruyamment.

« J'ai toujours su que vous aviez une liaison secrète docteur. Un tel sex-appeal... Mais un homme, vraiment ? »

« Taisez-vous Potter. » cassa Snape.

« Oh, aurais-je touché un point sensible ? »

« Vous n'êtes absolument pas subtil. Et pour couper court à votre imagination tordue, non, je n'entretiens pas de liaison avec Mr. Riddle. Vous ne saurez rien de plus. »

Harry lui lança un dernier regard sceptique puis s'assit à sa place habituelle. Tant pis. Cela dit, cette petite scène l'intriguait grandement. Ce ne devait bien sûr pas être la première fois que les deux se parlaient. Des sujets assez personnels semblaient être abordés – au point où les deux avaient commencé à s'énerver. Mais de quelle situation parlait Tom ? Harry rangea ce sujet dans un coin de son esprit, en vue de le ressortir plus tard. Oh, il saurait.

Une fois encore Snape enchaînait les cigarettes – Harry regardait le ciel, la tête ailleurs. L'atmosphère était beaucoup moins intime en pleine journée; de plus, un autre membre du personnel pourrait toujours débarquer et le jeter d'ici... Quoi qu'il pouvait deviner que mis à part Snape, peu de gens venaient sur le toit. Tom ne semblait pas homme à aborder des sujets confidentiels n'importe où.

Totalement déconnecté Harry mit quelques secondes à s'apercevoir qu'il avait maintenant quelque chose sur les genoux. Le temps de lancer une réplique cinglante à Snape impliquant vaguement un j'suis pas une poubelle hey ! l'homme à la cape noire était déjà parti. Et c'est seulement en prenant le petit paquet de Gitanes dans sa main qu'il comprit qu'il restait quelque chose à l'intérieur. Snape lui avait très exactement laissé trois cigarettes et un briquet.

Se grillant sa première clope depuis une semaine, Harry le bénit mentalement. Ce n'était ni un rail, ni un joint – et le soulagement que lui apportait la sensation de la fumée emplissant ses poumons n'était que superficiel; mais il considérait chaque latte qu'il tirait sur sa gitane comme une victoire. La sentir se consumer entre ses doigts. Voir quelques monceaux de cendres tomber sur son jean mais ne rien faire pour les déloger. Avoir l'impression d'avancer ou d'occuper correctement son temps alors qu'après tout tout ce qu'il faisait était raccourcir son espérance de vie. La joie putassière de s'empoisonner. Un plaisir malsain. Dans cette cigarette qu'il savourait Harry se retrouvait. Finalement, rien ne le changerait – il se jetterait avec le même engouement sur le premier pochon de weed ou le premier gramme de cocaïne qu'il trouvait à sa sortie.

Quand certains avançaient, d'autres stationnaient dans quelques brumes bienheureuses.

Il fut déchirant de devoir laisser ses deux cigarettes restantes pour la prochaine fois; mais il ne pouvait tout simplement pas compter sur Snape comme fournisseur régulier. Mieux valait prendre son mal en patience au lieu de se priver derechef de cet ancien plaisir retrouvé.

Harry ne se souciait pas de sentir la clope – qui oserait s'approcher suffisamment près de lui pour le savoir de toute façon ? Ou pire, lui faire la remarque ?

P.I.B

Ron n'était pas présent – mais ses deux comparses remplissaient plutôt bien le vide -un silence qui aurait été plutôt bien accueillit- de son absence. L'autre Weasley les avait rejoint. Et Harry avait beau scruter le réfectoire du regard, aucun signe de Tom ou de Dolohov. La table qu'ils occupaient habituellement était pleine. Peut-être était-il arrivé trop tard. Sur le toit, il ne voyait jamais le temps passer. Il n'y avait plus de place. Par dépit, il se dirigea vers la table du duo Thomas-Finnigan.

« Hey Harry ! » lui lancèrent-ils tout sourire en le voyant arriver. George se contenta d'un simple « Salut. ». Cette version Weasley semblait largement plus acceptable que l'autre. Etait-il possible de les échanger ?

« Bon les mecs j'y vais. »

Le temps de s'installer que le roux s'éclipsait. En le regardant partir Harry nota pour la première fois qu'il lui manquait une oreille. Comment avait-il pu le manquer ?

« Pas très joyeux hein ? » dit Dean en suivant le roux du regard. « Avant que t'arrive il avait parlé de régler des comptes avec Ron... Je crois qu'il a honte de lui. »

C'est compréhensible. Un clown violent qui ne reculait devant rien pour tenter pitoyablement de séduire une thérapeute beaucoup trop altruiste pour son propre bien. Rajoutez-y un frère véritablement drogué qui débarquait comme le ferait l'amant dans un vaudeville - cette histoire n'admettrait pas de fin heureuse.

« A la base Granger était la thérapeute de George – Ron m'en avait parlé un jour. Lui son poison c'était le speed... Si tu regardes bien tu peux le voir sur son visage. Il a l'air très maigre aussi non ? »

Harry acquiesça tout en continuant de regarder Thomas, intéressé. Et pour une fois ce n'était pas feint. Harry avait toujours eu un plaisir malsain à entendre les petites histoires tragiques des autres. Sûrement cela devait-il le distraire temporairement des siennes.

« Il a commencé après la mort de son jumeau... Et ça doit faire la cinquième fois qu'il vient ici tu vois ? Il est insortable mais leur mère essaye encore. C'est en venant chercher George ici que Ron a eu son coup de foudre pour Granger. »

Il eut envie d'éclater de rire. Existait-il plus stupide ?

« Puis la suite, tu la connais. »

« C'est idiot. »

Tant pis, ça devait sortir. Et étonnamment le duo ne fit rien pour contredire sa dernière affirmation.

« Comment a-t-il perdu son oreille ? » reprit finalement Harry.

« Ah ça... » soupira Finnigan. « Il ne l'a jamais dit à personne il paraît. D'après Ron, il avait débarqué en pleine nuit chez eux couvert de sang... C'était après la mort de leur frère. C'est tout ce qu'on sait. »

Comme quoi il existait encore personne plus pathétique que lui. Cela, dans un certain sens, le rassurait.

Harry ne ressentait pas une once de culpabilité pour penser ainsi. Jeter ses remords au placard avait toujours été plus simple pour lui.

P.I.B

« De quoi parlions-nous la dernière fois? »

« De quoi parliez-vous plutôt. » corrigea le petit brun d'un ton glacial.

Le Dr. Dolores Ombrage semblait avoir un don pour ignorer ce genre de répliques – il aurait tout aussi bien pu l'insulter ou parler de la pluie et du beau temps.

« Hmmm.. » fredonnait-elle en relisant ses notes. « Votre enfance, c'est bien cela ? Nous en étions à... Oh, j'ai oublié de vous demander. » relevant la tête elle planta un regard mortellement sérieux dans le sien. Mais Harry en avait suffisamment vu pour savoir que son cas ne la touchait pas plus qu'un autre. Ombrage restait certes plutôt bonne actrice mais son jeu était encore à perfectionner. Il en avait vu des psychologues avant elle ! « Quels sont vos sentiments vis-à-vis de James Potter ? Votre père ? »

« Aucun. » répondit simplement Harry en haussant les épaules.

« Comment cela ? »

Il était clair qu'Ombrage n'attendait pas cette réponse de lui.

« Je n'ai aucun sentiments pour James Potter – ou mon père, c'est comme vous voulez. Il a toujours été un étranger à mes yeux. » ainsi qu'une stupide créature s'accaparant ma mère. Il n'avait jamais eu pour ressemblance avec lui que le physique, après tout. Tout le reste pouvait être gracieusement accordé à Lily Potter; mis à part ses tendances toxicomanes.

« Vous ne le considérez donc pas comme un véritable père... Etait-il aussi abusif que votre oncle avec vous ? Absent peut-être ? »

Et comme tous ses précédents psychologues Ombrage avait cette manie d'aborder l'inabordable.

« Ne parlez pas sans connaître. » siffla dangereusement Harry en plissant les yeux.

« Eh bien, vous n'êtes donc pas si indifférent que cela à votre père alors... »

« Il est mort de toute façon. Quelle importance ? » cassa finalement le brun. Son ton ne souffrait d'aucune réponse.

Ombrage était sur le point de répondre quand la porte s'ouvrit à la volée.

« Docteur, venez vite ! » cria une infirmière paniquée.

« Eh bien... » balbutia la psychologue confuse. « Nous remettrons ça à plus tard Mr. Potter. » rapidement elle se leva pour suivre l'infirmière au pas de course. La dernière chose qu'Harry entendu pu être interprété comme un vague « Mais que se passe-t-il bon sang ?! »

Eh bien, il avait un livre à finir.

P.I.B

Finalement, il avait pu apprécier Hamlet en se concentrant suffisamment. Quelques passages resteraient néanmoins obscurs pour lui. Il imaginait qu'il ne pouvait pas trop s'en demander en ce moment.

La salle commune semblait être plus bruyante que d'habitude; les gens ne se divisaient pas en petits groupes comme à l'accoutumée mais s'étaient rassemblés devant la télévision éteinte, assis sur les canapés ou au sol.

« Harry ! » l'accosta Thomas, assis sur le plus grand canapé en compagnie de Finnigan et de deux autres personnes qu'il ne connaissait pas « Viens ! T'es au courant ? »

Presque malgré lui -mais toujours poussé par sa curiosité- Harry s'approcha du groupe.

« Eh bien ? » dit-il d'un ton pressant. Voir tous ces gens autour de lui qui semblaient « au courant » et savoir qu'il était sans doute le dernier à apprendre les nouvelles le mettait dans une position d'infériorité. Il n'aimait pas ça.

« C'est Hannah qui l'a entendu d'une infirmière... » continua Seamus en désignant la blonde assise à côté de lui. Celle-ci semblait plutôt contente de l'attention qu'on lui portait. « Dolohov, tu sais ? » tiens, c'est vrai qu'il ne l'avait pas vu depuis un moment. « Il s'est suicidé ! »

Quoi ?


Gros cliffhanger de la mort qui tue! :D *rire sadique*

Deux-trois choses ô/

; pour la scène avec Snape je ne sais plus combien il existe de troubles de la personnalité donc si je me suis trompé dans le nombre je m'excuse à l'avance. Mais il me semblait bien que c'était dix?

; Ron hyperviolent est peut-être légèrement (non?!) OOC. Maiiis, je sais pas, il fallait bien que quelque chose cloche, nan? Plus on est fou plus on rit ô/ *raison bidon bonjour* Cela dit, je trouve que ça lui va assez bien. Après cela n'engage que moi... D:

; J'aimais bien Dolohov. ;_; (qui a dit qu'on s'en foutait? êe) Mais mourir était son destin malheureusement. Une minute de silence pour la première victime de ma fic (qui ne sera sûrement pas la dernière...). Ah et! Souvenez-vous qu'il était le coloc de chambre de Tom. Anguille sous roche ou réel suicide? ;D

; Alors je vous préviens à partir du prochain chapitre les choses iront beaucoup plus vite. En fait je suis juste trop impatience d'écrire la suite parce que bwbwbwbw je voulais en arriver là depuis le début. *sautille sautille* Les choses sérieuses commencent enfin!

Bref j'espère que vous avez apprécié ce chapitre :D ma boîte a review est toujours ouverte si jamais vous avez une question ou si vous voulez tout simplement donner votre avis, critiquer, ou même chevaucher des poney si vous voulez! Vos commentaires m'intéressent toujours et me font très plaisir!

Oops je m'éternise.

Bonnie-Unicorn.