Hello tout le monde ! Merci beaucoup à ceux qui m'ont envoyé une review mais aussi à ceux qui m'ont mit en favori !
Pour info, dans ma fic la mère de Stiles s'appelle Catherine. Erreur de ma part mais maintenant que la fic est lançée, je ne vais pas revenir dessus !
J'espère que la suite vous plaira toujours autant ! Bonne lecture en tout cas !
Cela dura un moment avant que dans un dernier long soupir, Stiles comprit qu'ils allaient partir. Cela faisait maintenant 5 minutes qu'il n'y avait plus personne. La sonnerie ne devrait plus tarder. Il osa passer la tête par la porte des WC. Il n'eut même pas le temps de l'éviter qu'il se la prit en retour en plein dans le visage. Il tomba à la renverse, se tenant le nez qui saignait abondamment.
- Je t'ai enfin trouvé !
Stiles frissonna de peur.
- Je … je suis dèsolé … j'ai eu un souci avec …
Il ne put finir la phrase qu'il se prit un coup de pied dans l'estomac.
- Je crois que le message d'hier n'est pas passé. J'ai attendu ton compte-rendu toute la matinée. La prof m'a foutu une sale note à cause de toi ! disait l'autre adolescent, la rage se lisant sur son visage.
Il continua à mettre des coups de pied à Stiles qui essayait de se protéger. Il entendit plusieurs craquements qui lui causèrent par mal de souffrance. Il venait d'avoir des côtes de cassées. La porte des WC s'ouvrit en grand.
- Mais que se passe ...
Alors que l'élève voulait donner un autre coup de pied, la personne qui venait d'entrer l'en empêcha et le projeta contre le mur, le sonnant.
L'autre élève s'approcha doucement de Stiles et se baissa. L'adolescent voyait trouble à cause de la douleur.
- Tu vas bien ?
- Oui oui pas de souci, dit Stiles en retenant une grimace de douleur.
Il avait bien ramassé cette fois-ci.
- Permets-moi de douter ! Je vais t'emmener à l'infirmerie, dit-il en voulant passer son bras sous les épaules de Stiles pour l'aider.
L'adolescent recula.
- Non, tu ne peux pas m'aider. Si tu le fais, ils te feront du mal aussi !
L'élève le regarda, étonné. Alors qu'il aurait dû s'occuper d'abord de lui-même, il pensait aux autres.
- Comme s'ils en étaient capables !
Stiles ne sut quoi dire. Mais il voulut croire celui qui lui parlait. Alors qu'il essayait de se lever, il sentit une crise de panique arriver.
- Il faut que je sorte, dit-il en serrant les dents pour retarder l'échéance.
- Il en est hors de question ! Il faut que tu ailles à l'infirmerie, tu es dans un sale état !
Sans lui demander son avis, il se sentit soulevé. Il ne pouvait rien faire. Le fait de résister à la crise de panique lui mobilisait toute son énergie.
C'est comme si l'autre élève avait senti l'urgence en le prenant dans ses bras. Stiles se tendait de plus en plus. Il se mit alors à courir en direction de l'infirmerie. Tout le monde le regardait. Mais surtout celui qu'il portait dans ses bras. Il était plein de sang. Plusieurs personnes se mirent à le suivre. Alors qu'il arrivait à l'infirmerie, Stiles sentit sa résistance faiblir. Il avait fait son possible pour ne pas laisser la crise le submerger. Mais la douleur fut plus forte. Et il sombra dans l'inconscience. Sans se rendre compte de ce qu'il se passait autour de lui, ni avec son corps.
Le garçon qui était venu lui porter secours venait juste de le déposer sur le lit qu'il s'arquebouta sous la tension causée par la crise de panique. On pouvait voir les veines ressortir sous la tension.
- Il faut faire quelque chose ! Tenez-le pendant que je lui injecte un décontractant.
Alors que deux élèves le tenaient en plus de celui qui l'avait aidé, il se mit à gesticuler dans tous les sens.
- J'ai déjà vu des crises de panique, mais jamais aussi forte, disait l'infirmière tout en essayant de le piquer.
Chose qu'elle n'arriva pas à faire. Elle demanda aux trois élèves de le mettre sur le ventre. Elle n'avait pas le temps de faire dans la dentelle. Elle souleva le t-shirt et ne put retenir un cri de stupeur. Elle venait de voir les hématomes. Les autres élèves aussi. Se ressaisissant, elle baissa légèrement le jean et le boxer du jeune homme. Elle lui fit la piqûre sur le haut de la fesse. Le produit fit rapidement effet. Le corps de Stiles se détendit petit à petit pour finir par rester tranquille sur le lit.
- Vous, vous restez ici ! Je vais immédiatement chercher le proviseur.
L'infirmière sortit en trombe.
- Tu sais qui c'est Derek ?
- Je crois qu'il s'appelle Stiles. C'est un des joueurs de notre équipe.
- Comment ça, tu crois ? Tu ne connais même pas le nom des joueurs de ton équipe ?
- Garde tes remarques acides pour toi Lydia ! Ce n'est pas le moment.
La jeune fille se tut, comprenant qu'elle avait été trop loin dans la situation actuelle.
L'infirmière revint quelques minutes plus tard suivit du Proviseur.
Lorsqu'il vit l'état du jeune homme, il se tourna vers le petit groupe.
- Quelqu'un sait ce qu'il s'est passé ?
Le dénommé Derek se mit à parler.
- Je suis entré dans les toilettes et j'ai vu Stiles se faire frapper. Il avait le visage en sang.
- Par qui ?
- C'est un joueur de mon équipe …, souffla-t-il, conscient de ce que cela allait provoquer. Mais il ne pouvait pas laisser faire ça.
- Je veux tous les joueurs sur le terrain dans 10 minutes ! lança le proviseur en quittant l'infirmerie.
Derek se tourna vers les deux élèves qui l'avaient aidé à maintenir Stiles.
- Scott, Isaac. Allez chercher les autres. Si les professeurs disent quelque chose, dites-leur que c'est le Proviseur qui veut les voir.
15 minutes plus tard tous les joueurs étaient en rang devant un Proviseur très en colère.
- Je pense qu'au moins l'un d'entre vous sait pourquoi je vous ai tous rassemblés ici. Je lui laisse une chance pour se dénoncer.
Il attendit plusieurs minutes mais personne ne sortit des rangs. Il fulminait. Jamais il n'aurait cru que quelqu'un de son lycée puisse faire preuve de tels actes.
- Très bien, puisqu'il ne veut pas se dénoncer, ce sera toute l'équipe qui sera punie.
Cette fois les protestations fusèrent de toutes parts. Mais personne, en dehors de Derek ne savait qui c'était.
Il arriva sur le terrain suivi par le Coach. Dire que ce dernier était très en colère était un doux euphémisme. On pouvait presque lire l'envie de tuer dans ses yeux.
- C'est quoi ce merdier ? hurla-t-il.
Ce fut le silence complet. On pouvait l'entendre crier bien au-delà du terrain.
- Je peux vous garantir que si celui qui a fait ça ne se dénonce pas tout de suite, vous allez souffrir !
Derek ne disait toujours rien, ayant compris la stratégie du professeur et du Proviseur. Il surprit plusieurs coups d'œil. Une idée folle s'imposa à lui : et si l'élève n'était pas le seul à faire souffrir leur camarade. Elle lui donna des sueurs froides. Et ne fit qu'attiser sa colère.
Malgré les menaces du Coach et du Proviseur, personne ne se dénonça. Derek brûlait de rage. Il ne put se contenir plus longtemps.
Il s'avança rapidement vers le joueur de son équipe responsable de tout ça. Ce dernier, sentant la menace, recula d'un pas. Mais pas assez pour éviter de se prendre un coup de poing dans l'estomac et de s'écrouler par terre. Derek lui sauta dessus. Pourtant, l'autre le regarda avec hargne.
- C'est l'autre pd qui t'a …
Il se reçut un autre coup de poing. Derek se pencha et lui murmura.
- Encore un mot, et je te promets que ce que tu lui as fait, c'est de la rigolade !
Bryan se tendit. Le ton qu'avait utilisé Derek était empli de menaces. Et il le connaissait assez pour le croire.
Derek se leva, ayant retrouvé un semblant de calme.
- C'est Bryan que j'ai surpris en train de frapper Stiles, dit-il.
Tous les autres joueurs le regardèrent d'un œil mauvais.
- Il va sans dire que tu es renvoyé de l'équipe définitivement et que tu es exclu jusqu'à ce que je fasse la lumière sur cette affaire. Et une dernière chose : ne t'approche plus jamais de lui.
Sinon je pourrais être moins magnanime.
Le Proviseur avait dit ça tout en regardant l'élève dans les yeux.
Ce dernier se mit à haïr Stiles. C'était de sa faute s'il en était là aujourd'hui. Il allait le lui payer. Très cher.
Le Proviseur parla pendant un moment avec Derek et le Coach.
Lorsque Catherine reçut un appel du lycée, elle se doutait bien que son fils avait eu un problème. Mais pas celui-là. En arrivant au lycée, elle aperçut la voiture de son mari. Elle le connaissait par cœur. Dès qu'il s'agissait de son fils, John ne réfléchissait plus, il fonçait.
Elle se dirigea vers l'infirmerie. Elle connaissait très bien les lieux pour y avoir étudié. Elle pouvait entendre son mari crier. Elle pressa le pas.
Elle retrouva son mari en train de crier après le Proviseur qui, semble-t-il, n'en menait pas large.
- John …
Le seul son qu'elle produisit suffit à calmer son mari immédiatement.
Puis son regard se porta sur le lit où se trouvait son fils. Elle ne put retenir un hoquet de stupeur. Il était vraiment mal au point. Elle s'approcha de lui et lui caressa le visage où il y avait encore des traces de sang.
Elle se retourna et posa une seule question au Proviseur.
- Que s'est-il passé ?
Le proviseur déglutit. Mais c'était quoi cette famille ? D'une simple parole, elle avait calmé son mari et d'un simple regard, elle venait de le faire se sentir tout petit.
- Un élève l'a trouvé en train de se faire battre dans les toilettes.
- Mais comment ? demanda John en regardant sa femme. Stiles sait très bien se défendre. Moi-même j'ai du mal à lui faire face …
