Hello tout le monde ! Voila suite :D (un chapitre par jour normalement ^^)
Merci encore pour toutes vos reviews qui me donnent encore plus envie de continuer à écrire !
Bonne lecture en tout cas !
La révélation choqua les personnes présentes dans la pièce : le Coach, le Proviseur et l'infirmière.
Enfin, c'était surtout le Coach qui était surpris. Il avait toujours considéré le jeune homme comme un faignant, incapable de jouer correctement à La Crosse.
- Pour le moment, nous n'en savons pas plus. il faudra attendre que Stiles se réveille.
- Et l'autre élève, il a dit quoi ?
- Rien du tout. Il ne veut rien dire !
- Laissez-le moi quelques minutes et je peux vous assurer …
- CHERI ! Ca suffit !
Le Sheriff se tut immédiatement.
- Tu ne feras rien. Je ne pense pas que Stiles le voudrait. Tu sais comme il a la violence en horreur. D'ailleurs, je pense que c'est pour ça qu'il ne s'est pas défendu. Pour éviter de devoir faire du mal …
La porte de l'infirmerie s'ouvrit sur Derek et plusieurs élèves derrière lui.
- Je vous présente Derek. Il s'agit de l'élève qui a trouvé votre fils dans les …
Catherine s'était jetée sur lui pour le serrer fort dans ses bras, les larmes aux yeux.
- Merci d'avoir aidé Stiles ! C'est un idiot, mais nous l'aimons plus que tout au monde !
Derek, n'étant pas trop habitué à ce genre de démonstrations, ne fit rien du tout. La mère de Stiles s'écarta d'elle-même. Ce fut au tour de John de s'approcher. Il tendit la main. Derek la lui serra.
- Merci !
Ce fut le seul mot qu'il prononça. Mais on pouvait sentir tous ses sentiments à travers.
- Bon, ce n'est pas tout, mais l'ambulance ne devrait pas tarder à arriver.
En effet, chacun put entendre le son de la sirène.
Tout le monde regardait par la fenêtre pour savoir qui était emmené.
- Le premier qui ose regarder se verra coller pour le restant de son séjour ici ! lança le professeur Harris.
Tout comme les autres enseignants, il était révolté par ce qu'il s'était passé. Même si ses réflexions l'agaçaient, Stiles était sûrement l'élève le plus intelligent qu'il avait rencontré depuis qu'il enseignait.
Stiles se réveilla quelques temps après son arrivée à l'hôpital. Il n'eut pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir où il était. Son état ne devait pas être terrible pour y avoir atterri. Il inspira à fond et le regretta. Ses côtes lui faisaient atrocement mal. Il ouvrit les yeux et dut attendre quelques secondes pour qu'ils s'habituent à la lumière. Il était tout seul dans la chambre. Il pouvait entendre des gens devant sa porte. Il referma les yeux et revécut la scène. Son cœur s'emballa. Le moniteur à côté de lui aussi. La porte s'ouvrit brusquement sur un médecin et deux infirmières. Ses parents suivaient.
- Il faut absolument vous calmer jeune homme. Vous avez plusieurs côtes cassées. Il faut vous détendre.
Stiles grogna presque sous les paroles du médecin. Se calmer avec ce qu'il venait de vivre. Il en avait des marrantes. La main de sa mère eut bien plus de résultat.
- Mon chéri … Que s'est-il passé ?
Stiles savait qu'il ne pourrait plus le cacher.
Alors il commença. Son père s'était mis derrière sa femme et lui tenait les épaules. Plus Stiles parlait, plus Catherine ouvrait grand les yeux. Et plus il avait honte. D'un signe de tête, John indiqua au personnel soignant de sortir.
Il prit place à côté de son fils et passa sa main dans ses cheveux.
- Je suis fier de toi fiston … Mais tu aurais dû nous en parler ! Nous aurions pu faire quelque chose !
- Je ne voulais pas vous embêter avec ça …
- Comment ça ? Jamais tu ne nous embêteras avec ce genre de choses, continua Catherine en serrant son fils dans ses bras.
- Serais-tu prêt à mettre ça par écrit ? demande John.
- Chéri ! Ce n'est pas le mom …
- C'est bon maman. Il est temps que quelque chose soit fait. Si ce n'est pas moi qui subit ça, ce sera un autre et je le refuse. J'accepte papa !
Ses parents étaient tellement fiers de leur fils. En lui promettant de revenir le voir dès le lendemain matin, ils le quittèrent.
Pourtant il ne resta pas tout seul longtemps. Quelqu'un frappa doucement.
- Entrez ! dit Stiles, se demandant qui pouvait bien venir le voir.
Il entendit plusieurs voix. Qui chuchotaient.
Une jeune fille rousse entra alors. Le jeune homme ouvrit grand les yeux.
- Je suis …
- Lydia Martin, dit Stiles.
La jeune fille fit le poisson. Comment la connaissait-il ?
- Nous sommes venus voir comment tu allais ?
- Nous ? Tu veux parler du troupeau d'éléphants devant la porte ?
Il entendit plusieurs protestations. Il fit un clin d'œil à la rousse qui sourit. C'était un sacré phénomène. Elle était sûre qu'elle pourrait bien s'entendre avec lui.
Ils rentrèrent tous dans la chambre. Stiles ouvrit grand la bouche. Il y avait une grande partie de l'équipe de la Crosse dans sa chambre. Derek, le capitaine, Jackson le co-capitaine et les autres joueurs. Il remarqua Scott qui était aux côtés d'une jolie fille. Et Isaac pas loin qui le regardait du coin de l'œil.
- C'est qui qui m'a trouvé ? demanda-t-il, ne se souvenant plus trop de ce qu'il s'était passé.
- C'est le loup mal léché, répondit Lydia.
Elle eut pour réponse une sorte de grognement.
- Quand je disais que c'était un loup mal léché, continua-t-elle avec un petit sourire.
- Tu peux nous expliquer ce qu'il s'est passé ? demanda Scott.
Stiles le regarda. Son regard dut en dire long car Derek intervint.
- Je ne pense pas que ce soit utile qu'il raconte à nouveau ce qu'il a vécu !
Il se tourna vers le malade.
- Nous sommes juste venus voir comment tu allais ! On ne va pas te déranger plus longtemps, dit-il en poussant presque tout le monde vers la sortie.
- Vous ne me dérangez pas, répondit Stiles précipitamment de peur de se retrouver seul avec ses souvenirs.
Alors ils restèrent avec lui jusqu'à ce qu'ils soient forcés de partir à cause de la fin des visites. Lui disant qu'ils passeraient le voir le lendemain.
L'infirmière passa peu de temps après leur départ pour lui donner quelque chose pour dormir.
Il s'endormit comme une masse.
Quand on lui apporta son petit déjeuner, il fit la grimace. Il n'y avait que de la compote et une espèce de bouillie dans son bol.
- Vous êtes sûr que c'est un petit déjeuner ?
- Pourquoi ? demanda l'infirmier.
- Je n'ai pas forcément l'habitude de manger ça …
- Et tu manges quoi d'habitude ?
Et Stiles commença à énumérer tout ce qu'il mangeait au petit déjeuner. L'infirmier ouvrit grand les yeux.
- Et tu restes aussi mince en mangeant tout ça ? Tu peux me donner ta recette ? demanda-t-il les yeux pleins d'espoir.
L'adolescent se mit à rire. Mais le regretta immédiatement.
- Il faut que tu fasses doucement. Il te faudra sûrement plusieurs semaines pour que tu récupères complètement. En attendant, interdit de faire le moindre geste brusque, lui conseilla l'infirmier, redevenu sérieux.
Stiles acquiesça et s'allongea à nouveau. Il porta son regard sur le ciel bleu qu'il pouvait voir de la fenêtre de sa chambre.
Après ce qui lui sembla une éternité, quelqu'un frappa et entra directement. Sa mère. Il sourit. Elle lui tendit son sac dans lequel se trouvaient son téléphone, son ordinateur et surtout plusieurs paquets de gâteaux et de bonbons.
- Tu sais que je t'aime maman ? dit-il en rigolant.
Sa mère haussa les épaules, elle aussi avec un sourire.
- J'ai croisé les médecins. Tu devrais pouvoir sortir d'ici deux jours normalement.
- Je peux rentrer aujourd'hui à la maison ?demanda Stiles quand même, un peu d'espoir dans la voix.
- Non, ce n'est pas prudent. Et puis ton père et moi ne sommes pas à la maison souvent en ce moment.
- Ouais je sais, c'est les élections, souffla Stiles qui attendait que tout ça soit fini pour retrouver ses parents comme avant.
Catherine dut le sentir et déposa un baiser sur le front de son fils.
- Je comprends que c'est dur pour toi ! Mais c'est bientôt fini, ne t'inquiète pas !
Une fois sa mère partit, il se jeta presque sur les paquets de gâteaux. Il alluma son ordinateur et alla sur internet pour se changer les idées.
Remarquant son téléphone encore éteint sur son lit, il l'alluma. Il attendit, et ce dernier vibra sous les messages. Il commença à les lire.
Son cœur se mit à battre plus rapidement, il en retint sa respiration. Il pouvait sentir la crise de panique arriver. Il chercha le bouton pour appeler les infirmières mais n'arriva pas à le trouver. Il en paniqua encore plus.
Scott était venu plus tôt que les autres. Il voulait demander quelque chose à Stiles. Il frappa mais n'eut aucune réponse. Puis tout d'un coup, il entendit des gémissements. Il ouvrit rapidement la porte et vit Stiles secoué de spasmes. Il ressortit de la chambre et cria pour qu'une infirmière arrive. L'une d'elle arriva en courant. Quelques secondes après, ce furent deux autres ainsi qu'un médecin qui arrivèrent.
Une fois calmé, le médecin sortit de la chambre et se tourna vers Scott.
- Vous savez ce qui a pu provoquer une telle crise de panique ?
- Non, pas du tout. J'étais juste venu le voir. J'ai entendu ses gémissements …, dit Scott.
Voyant qu'il était pâle, il le fit asseoir et lui proposa quelque chose de chaud à boire. Alors qu'il finissait de boire, les autres arrivèrent. Le voyant déjà présent, plusieurs se posèrent des questions. Mais sa pâleur les alarma. Il leva la tête et les vit arriver. Il tomba sur une paire d'yeux bleus ciel. Il ne réfléchit même pas.
Alisson, croyant qu'il se dirigeait vers elle lui fit un sourire et ouvrit les bras. Mais elle fut stupéfaite que son petit ami se jette dans les bras d'Isaac.
