Comme convenu, voici le second chapitre de la journée !
Bonne lecture en tout cas !
Le téléphone de Stiles bipa. Il l'attrapa et lut le message.
« J'ai fait mon choix. Merci ! »
Le jeune homme sourit. Voila un problème de solutionner. Il se replongea sur la série qu'il regardait tout en mangeant tout ce qu'il pouvait trouver. Il avait une semaine pour profiter et il comptait bien en abuser. Il y passa une bonne partie de la journée.
Quelqu'un frappa à la porte. Il fit rouler son fauteuil et alla ouvrir. Scott et Isaac. Avec un grand sourire.
- Salut les gars ! Ca va ? demanda-t-il plus pour la forme.
Isaac s'approcha de lui et le serra comme il le put dans ses bras.
- Merci … C'est grâce à toi que je suis avec lui ….
Stiles passa la main dans le dos du jeune blond.
- Si j'ai pu être utile, tant mieux !
Aller, rentrez !
Il leur proposa de s'installer dans le salon le temps qu'il aille leur chercher quelque chose à boire.
Ils entendirent un verre se briser et se précipitèrent dans la cuisine. Stiles était appuyé contre le rebord du plan de travail, les débris d'un verre au sol.
- Désolé, le placard est en hauteur et …
- Et si tu demandais de l'aide, ça ne serait pas mieux ? dit Scott.
- Peut-être, souffla Stiles se rasseyant dans son fauteuil le temps que Scott attrape un verre et Isaac nettoyant ses dégâts.
Il détestait se sentir aussi faible. Vivement qu'il puisse remarcher normalement. Il n'aimait pas être dépendant de qui que ce soit.
- Au fait, comment tu as su que j'habitais ici ? demanda Stiles, se rendant compte qu'il n'avait jamais donné son adresse.
- J'ai promis de ne rien dire, répondit Scott avec un clin d'œil.
- C'est Lydia, n'est-ce pas ?
Le jeune brun eut un hoquet de surprise. Son vis-à-vis semblait être aussi intelligent qu'on le disait.
Stiles lança une manette à chacun d'eux.
- On va voir si vous êtes aussi bon sur le terrain que sur un jeu vidéo ! lança-t-il sur un ton de défi.
La nuit était tombée et on pouvait entendre des rires depuis la rue.
- Bon, je m'avoue vaincu ! lança Scott en se laissant aller sur le canapé.
- Idem pour moi ! Tu es un monstre Stiles ! Moi qui me croyait bon … Tu viens de nous ridiculiser pour plusieurs années, continua Isaac.
Ce dernier s'approcha doucement de Scott. Il y alla doucement, pensant que le jeune homme ne voulait pas l'embrasser devant Stiles. Mais il fut surpris lorsque ce fut lui qui l'embrassa.
- Je peux vous laisser si vous voulez ! ricana Stiles.
Ils devinrent rouge tous les deux.
Chacun entendit la serrure tourner et les parents de Stiles entrèrent. Ils furent étonnés de voir que leur fils n'était pas tout seul.
- Je vous présente Scott et Isaac, des amis ! leur dit Stiles.
Chacun dit bonjour aux parents du jeune homme.
- Vous restez là pour manger ? demanda Catherine.
Scott et Isaac ne surent quoi dire. Alors qu'ils ne connaissaient le jeune homme que depuis quelques jours, les voilà invités par les parents de ce dernier.
- Vous aimez quoi comme pizza ? demanda Stiles faisant comme s'ils allaient dire oui.
- Mais on ne veut pas …
- Pas de ça chez nous ! lança John, toujours en tenue de Sheriff. C'est grâce à vous si mon idiot de fils est là aujourd'hui !
- Papa ! Pas devant tout le monde !
- Quoi ? Que tu es un idiot ? Tout le monde le sait déjà fiston, dit John avec un grand sourire.
Stiles grommela quelque chose et eut lui aussi un grand sourire.
- Il faut que je prévienne ma mère !
Scott se leva et alla dans l'entrée pour appeler sa mère. Il revint quelques minutes plus tard.
- C'est bon pour moi, dit-il et passa son bras par-dessus l'épaule d'Isaac, ne se rendant pas compte que Catherine, la mère de Stiles était là aussi.
Lorsqu'il s'en rendit compte, il retira tout de suite son bras.
- Sois toi-même jeune homme ! dit John en lui tapant sur l'épaule.
Scott comprit alors pourquoi Stiles était aussi … bizarre. Ses parents l'étaient tout autant. Alors, doucement, sans être sûr de ce qu'il faisait, il remit son bras par-dessus les épaules de son compagnon. Ce dernier posa sa tête dessus et ferma les yeux. Stiles leva le pouce en direction de Scott. Ce dernier lui sourit.
- Et toi Isaac, tu ne préviens pas tes parents ? demanda Stiles innocemment.
Le jeune blond ouvrit les yeux et se redressa.
- Je vis dans un foyer …, dit-il comme s'il avait honte.
- Ah … Désolé …, fit Stiles en baissant la tête, regrettant d'avoir posé la question.
- Tu n'y es pour rien. Tu ne pouvais pas savoir ! dit immédiatement Isaac ne voulant pas que le jeune homme se sente coupable.
Ils passèrent à table. Scott et Isaac adorèrent les pizzas.
- C'est quoi comme marque ? Que je dise à ma mère d'en acheter ! Elles sont vraiment délicieuses.
- C'est une marqué déposée Made In Stiles ! lança Catherine voyant son fils devenir rouge comme une tomate.
- Hein ? C'est toi qui les as faites ? demanda Isaac, surpris.
- Oui, c'est moi …
- Faudrait que tu montres à ma mère comment les faire parce que, dès qu'elle commence à faire à manger, il vaut mieux ne pas avoir trop faim ! dit Scott tout en finissant sa part.
Son père l'aida à monter les escaliers en le portant. Il le déposa sur son lit.
- Sache que nous sommes vraiment fiers de toi Stiles ! N'en doute jamais !
Tu as l'air de t'être fait de bons amis.
- Je les connais depuis un moment, on joue dans la même équipe. On n'avait jamais discuté ni même passé du temps ensemble. Tu sais que les gens me fuient quand je commence à parler …
- Ca n'a pas l'air de les déranger !
- D'après ce que j'ai pu voir, ils ont peut-être le même genre de spécimen que moi dans le groupe. Lydia …
- Méfie-toi alors ! lança son père tout en rigolant. Une femme intelligente est ce qu'il y a …
- Je serais curieuse d'entendre la suite, dit Catherine en entrant dans la chambre.
Son père se rapprocha et chuchota quelque chose à l'oreille de son fils qui le fit sourire jusqu'aux oreilles. Catherine leva les yeux au ciel et embrassa son fils.
Il se retrouva tout seul dans sa chambre. Il avait encore les images de Scott et Isaac s'embrassant. Il était heureux pour eux. Mais ne pouvait s'empêcher de les jalouser. Il n'était encore jamais tombé amoureux et n'avait donc jamais embrassé quelqu'un.
Avisant son fauteuil à l'autre bout de la chambre, il souffla et essaya de se lever. Il parvint à se tenir sur ses jambes bien qu'elles soient fébriles. Surestimant ses forces, il voulut descendre les escaliers. Sauf qu'il ne put coordonner ses mouvements et tomba en avant. Avant même qu'il n'atteigne le sol, son père le rattrapa.
- Ne fais pas trop d'efforts ! lui dit-il en l'aidant à descendre les escaliers, comprenant que son fils voulait remarcher.
Stiles s'installa dans la cuisine. Il y avait plusieurs papiers sur la table. Il put y lire son nom sur certains d'entre eux.
- J'ai pensé que ce serait plus simple pour toi de le faire ici, dit John en prenant place en face de son fils.
Alors Stiles commença à raconter. John ne montrait rien mais il brûlait littéralement de rage. Il allait faire payer ceux qui s'en étaient pris à son fils. Puis il demanda qu'il soulève son t-shirt. Stiles le regarda d'un air suppliant. Mais John tint bon. Stiles n'avait pas fini de l'enlever que son père le prit dans ses bras. Il photographia alors ses bleus.
Son père partit à son tour travailler. Il se retrouva alors tout seul dans la maison. Il se planta devant les escaliers et souffla. Il fallait absolument qu'il prenne une douche. Il lui fallut de longues minutes pour qu'il arrive en haut sans encombre. Il aurait voulu danser une danse de la victoire s'il n'avait pas été autant essoufflé. Attrapant des affaires dans son armoire, il se dirigea doucement vers la salle de bains, en s'aidant des murs pour l'aider à marcher.
La douche lui fit un bien fou. Il ressortit de la pièce empli d'une nouvelle énergie. Il avisa l'escalier et dut s'y reprendre à plusieurs fois pour descendre. Mais il y parvint sans souci.
Il s'installa alors et attaqua le dossier qu'il devait rendre à Harris la semaine suivante. Une fois fini, il ouvrit une autre page et commença à écrire un second rapport. Allant appuyer sur une touche, il stoppa net. Il secoua la tête. Il avait tellement pris l'habitude, que c'était devenu un réflexe.
Il referma l'ordinateur et se leva pour aller manger un morceau. Il se cuisina quelque chose de rapide.
Il s'endormit sur le canapé, avec un fond de musique. Il n'entendit pas la sonnette, ni les coups sur la porte, ni les cris. La porte finit par s'ouvrir.
- STILES ! hurla quelqu'un.
