Chapitre 5 : Pansy Parkinson


C'est la nécessité qui révèle les héros

Jean-Pierre April.

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I See You - Mika


Elle devenait encore plus amoureuse, ainsi, en train de le regardait dormir. Il était beau, nu, couché sur le ventre, la couverture descendu jusqu'en bas de ses reins. Il faisait très sexy avec ses cheveux noirs en bataille. Ils venaient de faire l'amour. Sauvagement, puis amoureusement, puis sensuellement... Elle espérait que cette fois-là ne serait pas la dernière. Elle était tellement heureuse avec lui depuis la fin de la guerre. Parmi tous ses amis, elle était certainement la seule qui arrivait à avancer comme si de rien n'était. Elle était égoïste d'être heureuse alors qu'autant de ses proches souffraient encore. Mais elle avait tellement souffert elle aussi, et attendu si longtemps, pour le rejoindre enfin.

Le chemin fut long et parcourut d'embûches. L'air de rien, elle était courageuse, et elle avait su affronter tous ses problèmes. Un des plus grand fut sa famille. Elle était l'héritière d'une riche famille aristocrate de Sang-Pur alors dès sa naissance, son avenir était tout tracé. Elle s'était rebellée, pour lui. Alors qu'elle devait rentrer dans le cercle fermé des Mangemorts, elle s'était enfuie pour le rejoindre dans l'Ordre. Elle n'avait pas été accueillie à bras ouvert mais fut vite accepté par le seul membre féminin du Trio d'Or. Elle était vite devenue proche et partageait la même passion : la lecture. Une passion qu'elle avait bien cachée durant toute sa scolarité.

Elle n'avait pas réellement été touché par cette guerre. Bien sûr, aujourd'hui, elle devait panser des blessures dans son cœur mais elle était heureuse avec cet homme. Alors que sa récente amie, par exemple, ne pouvait vivre son histoire d'amour avec l'homme qui l'attiré. Ils étaient différents et venaient d'un monde, eux-mêmes trop différents. Alors, elle se disait souvent qu'elle avait de la chance de ne pas avoir été trop blessé durant cette guerre. Elle remerciait donc Merlin de lui avoir donné toutes cette chance.

Alors que son amie... Parfois, elle se mettait toutes les deux dans la bibliothèque du Quartier Général et elles parlaient de quelques bouquins qu'elles avaient lu en communs. Elle, elle préférait les romans d'aventures alors que son amie, la membre du Trio d'Or, elle préférait les romans d'amour. Et lorsqu'il passait dans la pièce, un voile sombre traversait ses yeux et elle reprenait son discours pour la convaincre que ses romans d'amour était beaucoup mieux que les romans d'aventures. Comme si elle avait vécu assez d'aventures pour toute une vie... Et elle la comprenait. Et elle était contente d'avoir une amie telle que cette fille.

Elle était surtout contente car elle avait enfin rejoint l'homme pour qui elle avait tout abandonné. Les cheveux noirs de jais et les yeux bleus, comme elle, les livres animés en lui une réelle passion, cependant il n'aimait pas partager son savoir sur ses protégés. Quand elle était arrivée pour la première fois au Square, elle avait lu de la fierté et de la reconnaissance dans ses yeux. Elle avait été fière à son tour. Elle s'était dit que sa trahison auprès de sa famille n'était pas vaine. Elle avait perdu un père et une père pour retrouver un homme qui l'aimait.

Elle savait qu'il l'aimait même s'il ne le disait jamais. Au lieu de ces trois mots, il lui disait souvent "on ne sait pas de quoi demain est fait, il faut profiter du peu de bonheur que Merlin nous a gentiment accordé". Il avait raison mais elle avait du mal à se dire que peut-être, un jour, seront-ils de nouveau séparés. C'était même impensable pour elle... Et regardez la, aujourd'hui, en train d'admirer et de couver du regard l'homme qu'elle aimait.

Même homme qui se retourna, ouvrit difficilement les yeux et, en reconnaissant la femme à ses côtés, sourit et l'attira contre lui, sous son propre corps. Prête pour un nouveau tour ma jolie. Elle était plus que prête, et elle le lui montra en l'embrassant tendrement. Puis le baiser se fit plus langoureux, plus sportif et beaucoup moins autorisé chez les aristocrates. Mais ils s'en fichaient puisqu'ils s'aimaient. L'air autour d'eux devînt moins respirable à cause de la chaleur de la pièce et de leur transpiration qui planait dans l'air causé par leur état d'excitation.

Ils étaient déjà nu et collaient leur corps dégoulinant de sueur l'un contre l'autre. Il baisa son cou, puis son épaule, puis, sa poitrine, descendant toujours plus bas, jusqu'à atteindre son intimité, qu'il lécha avec avidité et envie. Du coin de l'œil, il veillait à regarder le ressentiment de son amante, même s'il la connaissait déjà par cœur.

Après un laps de temps incertain, il remonta doucement vers la tête de la jolie jeune femme et tout en l'embrassant, enfonça sa virilité dans son antre de plaisir. Entamant de longs va-et-vient, regardant ses paupières closes et admirant sa bouche entrouverte, il se sentit enfin arriver. Il accéléra alors la cadence, et elle, sous ces assauts de plus en plus forts, commença à gémir de plaisir, ne pouvant plus se retenir. Enfin, le sourire aux lèvres, il se versa en elle, faisant attention à ne pas l'écraser sous son poids. Je t'aime. Phrase qu'elle prononça tout en gémissants ce qui la rendait encore plus érotique. Ils se regardaient de leurs yeux qui brillaient d'amour et leurs lèvres se scellant en un doucereux baiser.

Elle se retourna pour se coller contre le torse de son amant, un sourire béat collé aux lèvres et attendit qu'il s'endorme pour se retourner de nouveau. Elle posa sa main sur son ventre le caressant et essayant de deviner à quoi ressemblera-t-il. Les cheveux noirs et les yeux bleus certainement, comme ses parents. Elle l'aimera autant qu'elle l'aimait. Elle essayait d'imaginer comment elle pourra lui apprendre qu'elle était enceinte. Et se demanda alors ce qu'il avait ressenti avant de lui faire sa demande en mariage.

Elle s'en rappelait comme si c'était hier. Il l'avait amené sur le toit du plus haut restaurant londonien. La table était petite drapée d'une nappe blanche immaculée. Des roses blanches étaient délicatement posé à même la table. Des bougies blanches et vertes qui flottaient dans l'eau étaient posés un peu partout sur le sol créant un semblant d'allée en direction de la table. Ils avaient mangés du saumon et du riz, son plat préféré et à la fin du repas alors qu'elle buvait une coupe de champagne, il s'était levé, avait posé un genou à terre et elle avait compris. Jeune femme rempli de défauts mais tellement belle, acceptez-vous de devenir ma femme et de vivre pour le restant de vos jours avec l'ennuyeux homme que je suis ? Elle lui avait sauté dans les bras et lui était tombé dessus sans faire exprès. Puis, pour ne pas changer leurs habitudes, ils avaient fait l'amour sauvagement.

Oui, décidément, elle l'aimait cet homme. Cet homme qui lui ressemblait physiquement et mentalement. Même soif de savoir, même fidélité pour leurs amis, même statut social, même amour pour l'autre. Ils étaient fait l'un pour l'autre. Elle avait renié toute sa vie pour lui. Elle s'était battue à ses côtés, avait sacrifié son adolescence en promesse d'un avenir meilleur.

Elle était une héroïne. Une héroïne, qui l'est devenue pour lui.