Voici la suite de mon petit exercice de creation, je dois dire que je commence à m'attacher à « la droguée du six », mon histoire risque de prendre un peu plus d'envergure, peut-être que je vais prendre un peu plus que trois volets pour la raconter qui sait! Certains ont sûrement trouvé le premier chapitre étrange, confus, incompréhensible même, ce n'était pas sans raison loin de là. Ça devrait prendre son sens dans le chapitre que vous vous apprêtez à lire, si ce n'est pas le cas, je promets qu'à la toute fin j'ajoute des spécifications pour clarifier hors de tous doutes mon histoire ! Je dois mettre une toute petite alerte aux spoilers, c'est vraiment léger pour ce chapitre-ci, si vous n'avez pas lut le 2e tome je ne devrais pas vous dévoiler d'éléments majeurs, mais vaut mieux être avertis pas vrai! ;)

Oh ! Oui, je suis fière de vous dire que ce chapitre sera beauuuuucoup plus long que le précédent ^^

Je répète le disclaimer, rien de l'univers m'appartient, tous les droits sur les personnages, les lieux, le contexte sont à Suzanne Collins, je revendique seulement un OC que j'introduis dans ce chapitre ;)

Allez, bonne lecture les cocos, on se revoit plus bas !

Mag

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Morphine et les fleurs

Partie 2 – Et si on appelait ça un rêve?

J'avais 14 ans lorsqu'on m'a menée dans l'arène. J'étais le tribu féminin du district 6 des 63e Hunger Games. Je m'appelais Lydia et, aujourd'hui, je ne suis plus rien, Je ne comprends plus rien, plus rien.

C'est un brusque retour à la réalité. Mais est-ce la réalité? N'est-ce pas qu'un mauvais délire que de voir, croire, que je suis de retour au Capitole, de retour pour l'arène une seconde fois? Mon esprit est prisonnier d'un corps intoxiqué, qui fait écran entre moi et la réalité. Et ma vie assaillit mon esprit éveillé malgré lui, par cette mascarade souriante et acclamante.

Je me maudis. Je maudis ma vie. Mes yeux sont ouverts, mon corps fermé. J'ai mal, sans raison, j'ai mal de manque et de sensations. Mon corps réclame sa morphine, mon cœur réclame les fleurs, mon esprit veut s'éveiller. Je réclame le contrôle. Je veux le contrôle et non-pas me laisser guider comme une marionnette, lavée, habillée, nourrie, droguée. Droguée…

Mon monde redevient volupté et fleurs. Pourquoi? Mon esprit se révolte, j'enrage, arrache ces fleurs, crache aux nuages. Une tempête se lève dans mon esprit, une tornade dévaste le décor. Je veux m'éveiller. Je veux survivre.

Je commence à entendre des cris et de l'agitation, quelques bips stridents…

-On a perdu ses signes vitaux! s'alarme une voix stridente à mes côtés.

-Vite, les électrochocs! intervient une voix plus grave.

-On la perd! On la perd! reprend la voix féminine.

-Sa pourrait être mieux pour elle… compatit la voix grave.

-Non! Quelle réputation sa nous ferait, laisser mourir notre tribu avant même le début des jeux! s'exclame la voix stridente en s'affairant autour de moi. Des plans pour être les préparateurs du douze aux prochains, ajoute-t-elle avec la délicatesse des gens du Capitole.

C'est ridicule. Ridicule. Entre deux décharges je me révolte. Mon corps se contracte, convulse. Je bouge, je sens des impulsions nerveuses, de la douleur, du mouvement. Je me sens vivante. Vivante. Vivante. Piquée. Droguée… Encore…

-Lydia… Lydia…

J'ouvre les yeux, péniblement, perdue, au son d'une voix familière, dans un confort que j'avais oublié. On murmure mon nom, on m'appelle, on m'éveille, on cherche mon esprit dans mon corps. On me cherche et j'existe à nouveau.

J'ouvre les yeux et j'aimerais me mettre à pleurer. Denver*. Mon ancien mentor, mon ancien ami, mon ancien amant. J'essaie de lui parler, d'exprimer mes angoisses, mes interrogations, ma présence et ma rancune. Je suis clouée au fauteuil, je ne suis toujours pas maître de moi. Je n'ai aucune emprise sur ma vie. J'ai peur.

Denver remarque le papillonnement de mes paupières. Il a vieilli. Je le vois dans ses traits, durs, soucieux. J'aimerais tellement lui parler et, comme avant, il lit dans mon regard tout ce qui lui reste à savoir…

-Doux... Doux… tout va bien Lydia, calme-toi... calme-toi…

Il tient mon visage dans ses deux mains, il est si près que je devrais sentir son souffle sur ma peau. Mais je ne sens rien, rien, pas même les larmes qui coulent doucement sur mes joues. Il doit sentir ma panique car il s'empresse de parler.

-Écoute-moi Lydia, écoute-moi c'est important. Je sais ce que tu vis, je comprends ma fleur, je comprends. Les médecins du Capitole sont sur ton cas, ils travaillent à effacer les dégâts des drogues sur ton corps, mais tu en as tellement pris petite fleur, tellement…

La drogue, la morphine, juste à l'entendre mon corps en réclame et j'ai mal, je ne suis pas blessée, je ne suis pas malade et j'ai mal, si mal… Denver sent qu'il est en train de me perdre, il en remet à force de « Lydia » et de « petite fleur », dans un sens ça me fait sourire. Je ne me souviens pas de la dernière fois qu'il m'ait appelée ainsi. Ses supplications et son acharnement finissent par avoir raison de l'obsession de ma douleur et je trouve le courage de m'extirper pour l'écouter.

-Je vais tout faire pour que tu survives, nous n'avons pas beaucoup de temps, mais nous devons extirper ce mal de toi. Tu auras mal ma petite, tu auras très mal, plus qu'en ce moment même. Mais tu seras forte. Tu as compris? Tu seras forte et tu me reviendras. J'ai beaucoup pensé Lydia, nous jouerons la comédie, notre seule chance est de jouer la carte de l'inoffensive, d'exploiter ta faiblesse, ton erreur pour trouver le temps de te remettre sur pied. Écoute-moi : Un tribu incapable de se mouvoir, un tribu stupide ne présente aucun intérêt pour les organisateurs, pour le public. Ta seule chance est de la jouer profil bas. Éteint cette lueur dans tes yeux lorsque tu es devant eux, les organisateurs, les autres concurrents, garde-la pour moi. Montre-leur ta faiblesse, garde ta force pour nous. Plus longtemps tu survivras, plus ton corps éliminera les toxines, plus tu pourras redevenir forte. J'ai foi en toi ma petite fleur, nous allons te remettre sur pied. J'ai confiance ma belle.

Et c'est alors que je le vis d'approcher encore plus de moi, prendre dans ses bras mon corps inerte au son de ses sanglots. Oh Denver, que nous est-il arrivé? Dans un mélange de douleur, de convictions et de désir, la drogue permit à mes bras de finalement retourner son étreinte...


Et voilà pour le chapitre 2 :) Vous voyez qu'on dérive un peu et qu'une histoire se bâti autour de ces personnages et je suis vraiment contente du résultat, j'ai, pour une fois, une idée assez claire pour espérer rendre mon histoire jusqu'au bout! J'espère que vous avez hâte d'en savoir plus sur l'histoire de Lydia et Denver autant que moi j'ai hâte d'écrire la suite!

Je vous ai promis des explications au début, si vous n'aviez pas compris, la confusion du chapitre premier est dut à la condition physique et psychologique de Lydia, comment peut dont être la vie pour une personne qui a vécu des horreurs et qui c'est réfugiée dans la médication à outrance pour survivre en quelque sorte? De plus, les fleurs sont une sorte de refuge pour Lydia, le monde qu'elle c'est créée pour s'isoler de ses souvenirs et maintenant on sait d'où lui vient cette thématique :) J'espère que le tout est un peu plus clair.

*Note : J'ai décidé de nommer Denver selon une ville américaine pour les sonorités et parce que je trouvais logique que les noms de villes puissent s'être converties, avec le temps, en noms propres. C'est en quelque sorte l'héritage que l'on peut tirer des États-Unis vers Panem. Les gens ont sûrement perdu le sens premier du mot « Denver », pourtant, je peux voir la transmission de ce nom comme une trace que les anciennes générations ont voulu garder de leur passé.

Donc voilà pour ce chapitre! Une review me ferait vraiment plaisir :) Je devrais prendre encore un peu/peut-être beaucoup de temps pour publier la suite et je m'en excuse d'avance, je dois étudier un peu plus les livres pour pouvoir intégrer des détails et ne pas faire de faute dans la concordance entre l'histoire originale et ma création.

With Hugs and Butterfly-Kisses

Mag