Bon bon bon, on dirait que je perds l'inspiration pour mettre de jolis petits mots d'introduction :P Je vais seulement vous rappeler qu'on a laissé Lydia assise dans la salle d'entraînement avec un grand herbier sur les genoux et, vous savez que les plantes c'est son truc :P, ça va lui rappeler quelques souvenirs...
Disclamer : Rien de l'univers de Hunger Games ne m'appartient, je dois tout à Suzanne Collins
Voilà je vous laisse en plein flashback, on se retrouve plus bas! :D
Mag
Morphine et les fleurs
Comme un parfum de souvenirs
C'était une journée comme toutes les autres, je faisais mon petit bout de chemin vers ma serre. Bien que j'habitai officiellement ma maison au Village des Vainqueurs depuis bientôt 4 ans, jour après jour, mes pas me menaient devant le panneau à la peinture écaillée indiquant les limites du «Royaume de la Princesse Lydia St-James». Chaque champion était tenu de développer un talent, le mien fut décuplé et présenté à tous lors de ma tournée : J'étais et je suis toujours une jardinière hors pair.
Pourtant, Panem ne se doutait pas que le mal que je mettais à faire jaïr des végétaux de terre n'était que mon moyen de trouver, dans la verdure des feuilles, le parfum des herbes et la douceur des pétales, un sens à toute ma douleur. Je n'aurai jamais la prétention d'être la seule à me réveiller en larmes et en cris au milieu de la nuit, aux prises avec des rêves cuisants de souvenirs et criants de vérité…
Aujourd'hui, j'allais enfin revoir Denver. Cela faisait un mois qu'il était retenu au Capitole, pour les Jeux et pour d'autres affaires plus importantes les unes que les autres je présume. Cette année encore, lui et Walker avaient perdu leurs tributs, c'est une fille du Sept, Johanna Mason, qui avait été sacrée vainqueur de la 66e Édition. Nous avons encore une fois été contraints d'assister à des morts plus atroces les unes que les autres cette année… Je me suis encore réveillée en pleurs et en cris plus d'une fois pendant ces quelques 18 jours que durèrent les jeux maudits…
Qu'à cela ne tienne, aujourd'hui j'allais revoir Denver Hale, le prendre dans mes bras et lui adresser mes condoléances pour la petite Freïda et nous allons parler de tout et de rien, comme deux bons amis. Amis effectivement… J'avais renoncé depuis bien longtemps à essayer de le séduire. Plus précisément depuis le jour où, alors que je lui avais préparé un petit cadeau, rien de plus qu'un herbier contenant les quatre plus belles fleurs que j'ai réussi à faire pousser, il avait osé pousser la porte de mon Royaume aux bras d'une splendide jeune femme dont le nom m'échappe et qui disparut de la circulation bien assez vite. Du moins, elle fut là assez longtemps pour me toiser de ses vingt ans alors que je n'en avais que seize, assez pour embrasser l'objet de mon désir sous mes yeux et faire miroiter sa chevelure d'or en l'agrémentant d'une fleur prélevée dans mon jardin par celui que je voulais comme prince. L'affront était encore vif et il fallut des semaines pour que je m'en remette. Mais Denver était trop important pour moi pour que je puisse lui en vouloir et lui tourner le dos pour une broutille. J'avais jeté l'herbier contenant le lys, la rose, l'œillet et la marguerite et j'avais accepté mon sort, celui de n'être pour lui que l'équivalent de la petite sœur qu'il n'aura jamais.
Alors que je poussais la porte de la serre, je remarquai qu'il était déjà là, assis sur ce banc d'où il me regardait travailler, ce banc où nous nous étions conté nos peines et nos souvenirs et où il m'avait donné espoir en la vie. Je ne sais pas où je serais sans Denver Hale. Lui seul m'aura permis de comprendre que tous les champions doivent vivre avec le poids de leur victoire et que le seul moyen de faire honneur aux enfants morts est de continuer de vivre à tout prix. De vivre heureux car, sans cela, ils seraient morts en vain. Il était assis sur ce banc avec un air grave que je lui connaissais rarement.
J'affichai toutefois mon plus beau sourire et ne puis me retenir de courir vers lui. Il me prit dans ses bras et nous commencions à échanger des banalités. Pourtant il n'était pas aussi gai et enjoué que dans mes souvenirs et tous mes efforts ne parvenaient pas à faire venir un sourire vrai sur son visage…
-Denver? Qu'est-ce qu'il y a? Tu sembles ailleurs… Quelque chose te tracasse?
-Lydia, petite fleur, j'ai quelque chose d'important à t'annoncer et je considérais qu'il valait mieux que ce soit moi qui te le dise… me répond-il en prenant mon visage entre ses mains et en plongeant ses yeux bleus dans les miens.
-Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? Je ne comprends pas, commençai-je à paniquer. Dis le moi! Vite!
-Tu viens d'avoir 18 ans Lydia. À cet âge, le Capitole considère que… , il dégluti avec misère mais reprend. Le Capitole considère que tu es à même de devenir mentor à ton tour. Tu vas devoir y retourner Lydia…
-Non….
J'étais sous le choc. J'avais envie de pleurer, de frapper, de mordre. Je n'aurais jamais cru que le temps d'affronter mes démons viendrait si vite. Je commençais à me débattre dans les bras de Denver. Qu'il me laisse partir, qu'il me laisse libre et que je puisse m'enfuir. Je ne voulais plus l'entendre parler, je ne voulais pas aller là-bas…
-Ça va aller petite fleur… Regarde-moi, je vais rester avec toi jusqu'au bout. Toujours, toujours, je vais rester avec toi… Calme-toi Lily… Calme-toi… chuchote-t-il en me berçant contre lui, résistant aux coups et griffures.
Je voyais la tache sombre de mes larmes s'agrandir sur sa chemise. Je n'avais pas la force de lutter contre lui… Et, alors que je m'agrippais finalement à lui comme à une bouée de sauvetage, je senti sa main venir se placer sous mon menton et relever doucement mon visage vers lui. C'est ce visage rougi, inondé de larme et bouffi qu'il décida alors d'embrasser…
Ma main tremblante retourne la dernière page du grand livre alors que résonne dans ma tête le premier «Je t'aime» à moitié formulé que me donna Denver cette journée-là… Le bruit des armes s'entrechoquant et la rumeur des plaisanteries et des éclats de rires qui m'entourent ne sont rien à comparer à ce souffle qui m'enveloppe. Lily, petite fleur, chérie… chacun de ces petits noms et la voix de Denver pour les prononcer sont à en oublier que le vieil herbier pèse une tonne et vous cloue au fauteuil où vous êtes assise. Saloperie.
J'essaie vainement de me relever mais ce truc est définitivement trop lourd. J'aimerais tant réussir, mais, force est d'admettre que je suis faible comme un nourrisson. Je jette des regards paniqués autour de moi pour finalement apercevoir un Muet qui s'élance à ma rescousse. Il me délivre et me reconduit doucement auprès de Walker qui n'a pas bougé d'un pouce depuis que je l'ai quitté.
Je plonge mes doigts dans la peinture avec lui et je m'apprête à esquisser des textures d'écorce sur mon bras quand je sens une présence glaciale dans mon dos. Adossés au stand de nœuds et ne prêtant aucun intérêt aux leçons de l'instructeur, les deux tributs du Un nous observent, Walker et moi, avec un sourire mauvais flottant sur leurs lèvres. Un sentiment de rage et de déjà-vu me prend alors qu'ils s'éloignent peu à peu.
J'ai déjà eut affaire à eux par le passer.
Et ils ne me disent rien qui vaille.
Mouhahahahaha, alors, qu'est-ce que vous croyez qu'il c'est passé avec Cashmere et Gloss ? Ça va prendre un ou deux chapitre avant que je ne divulgue ça, mais je serais bien curieuse de connaître vos spéculations :P
Sinon j'ai publié un petit OS sur Denver sous le nom de Comment devenir Denver Hale. C'est un petit 500 mots sur des infos que je n'arrive pas à caser dans l'histoire sans que ça fasse lourd et "pitché là". Si vous voulez en savoir un petit peu plus sur lui libre à vous :D
H&BK
Mag
