Et voilà ! J'ai réussi à produire un chapitre d'avance donc je peux vous donner tout de suite le chapitre 6 de Morphine et les fleurs (c'est fou comment les vacances ça peut être inspirant et rendre productive !)
Disclamer: On se rappelle que je ne tire aucun profit et que je ne prétends pas être l'être génial qui est à l'origine de la série Hunger Games (en effet cette personne s'appelle Suzanne Collins) mais que j'ai un réel plaisir à vous offrir une histoire de mon cru s'inspirant de la série sus-mentionnée ^^
On se retrouve au bout du chapitre!
Maggie
Morphine et les fleurs
06 – Raconte-moi ma vie
C'est exténuée que je regagne notre suite au 6e étage. Je n'aspire qu'au repos physique, mais Denver m'attend de pied ferme : Son horaire à lui prévois que les soirs soient consacrés à mon entraînement personnalisé et, surtout, intensif.
Je sens que je vais en baver. Ou en suer un bon coup du moins.
Denver à dégagé de l'espace dans le salon et rassemblé une montagne d'objets hétéroclites de forme et de poids divers. Il m'attend au milieu de ce fouillis avec un grand sourire aux lèvres et moi je ne peux m'empêcher de traîner les pieds jusqu'à lui, au centre de la pièce.
-Comme tu peux le voir, on va travailler de manière un peu artisanale mais je peux t'assurer que ça va porter fruit! Tu te souviens? J'avais travaillé avec les moyens du bord avant de me porter volontaire et regarde : Je suis toujours là!
J'esquisse un sourire à mon tour et il me dirige vers la table où est disposée une gamme d'objets divers.
-J'ai passé la journée à élaborer le programme de la semaine : Ce soir, on va commencer par des tests diagnostiques et puis on va progresser en augmentant les niveaux de difficulté de soir en soir en partant du niveau où tu te trouves présentement, s'enthousiasme-t-il. Tu te sens prête?
Je hoche la tête, comme si j'avais le choix…
-Très bien! On va commencer par évaluer ta force. J'ai classé ces objets du plus léger au plus lourd sur la table. Je vais te demander de les soulever à deux mains un à un jusqu'à ce que tu ne t'en sentes plus capable. Aller c'est parti!
Je tends mes bras squelettiques sous l'œil attentif de Denver et soulève le premier objet, un combiné téléphonique. Mes bras tremblent un peu, mais je ne laisse paraître aucun signe d'effort sur mon visage. C'est encourageant et je soulève sans encombre les objets suivants.
C'est finalement un vase qui a eut raison de mes efforts. Et, loin de se décourager, Denver actionne quelques boutons sur une télécommande tactile. Le cadre électronique du salon affiche alors un tout autre tableau, on y voit alors une photo du vase en Crystal marquée de la légende «Adversaire à éliminer». J'éclate de ce qui me tient lieux de rire et l'entraînement poursuit son cours. Lorsque, tombante de fatigue, Denver m'annonce la fin de notre séance, le nombre de répétition de step, le temps de la course et du parcours d'obstacle improvisé et plusieurs autres «records» figurent à titre «d'ennemis» aux côtés du vase originel.
-Bravo Lily, on a bien travaillé ce soir, m'encourage Denver en me prenant dans ses bras. Tu as bien mérité ta nuit de sommeil, ajoute-t-il en riant.
Je dois avouer que sentir cette fatigue physique fait un bien fou, et que, malgré les déceptions et l'effort, j'ai vraiment apprécié de faire travailler mes muscles et mon cœur, ça me donnait encore plus l'impression d'être vivante à nouveau. Denver me reconduit à ma chambre et s'apprête à me confier aux soins de ma muette quand je lui agrippe fermement le bras. Je suis vivante et tant que je suis vivante je n'accepterai pas de perdre une seule minute que j'aurais pu passer avec lui. La muette semble alors lire dans mes pensées et me tend mon clavier.
-Reste
Nous passons tous les trois le pas de ma porte en silence. La brune m'aide à me doucher et à me préparer pour la nuit alors que Denver fait de même de son côté. Je m'étends sur le lit et elle remonte les couvertures sur moi avec délicatesse et dépose mon clavier sur la table de chevet. Elle à le regard de quelqu'un qui souhaiterait dire quelque chose mais se ravise et s'en va. Lorsqu'elle se retourne pour fermer la porte derrière elle, elle a toutefois le temps de lire le «merci» que j'ai eut le temps de taper pour elle s'afficher sur l'écran qui fait office de fenêtre à la chambre qu'elle quitte en baissant le regard.
-Alors comme ça tu veux que je reste, me taquine Denver qui avait choisi ce moment pour se glisser à mes côtés. Pourquoi au juste…? Questionne-t-il, la voix chargée de sous-entendus.
Je me retourne vivement, étrangement gênée, et attrape mon clavier. Non. Ce n'est définitivement pas le temps de penser à ça. De faire ça…
-Parle-moi, écris-je.
-De quoi veux-tu que je te parle Lydia? Répond-t-il, encore trop proche, le sourire flottant encore sur ses lèvres aguicheuses.
-De moi.
Un ange eut le temps de passer avant que je précise :
-Je suis sûrement devenue mentor moi aussi… Comment j'étais? Comment étaient mes protégés? Des choses du genre quoi…
-Lydia, pour le peu de temps que tu y as consacré, tu as été une mentor exceptionnelle! Tu ne t'en souviens pas? Tu nous avais tous vachement impressionnés lors de ton premier mentorat!
-Vraiment?
-Bien sûr! Tu ne te souviens pas de Bel? La petite Bel Greenwood! Gagnante des 67e Hunger Games!
-Non… Parle-moi d'elle…
-Tu venais d'avoir 18 ans, à cet âge, le Capitole considère que les gagnants sont mûrs pour devenir mentors, mais, toi, tu ne te sentais pas prête. Il avait fallut que j'y mette tous mes efforts pour que tu acceptes de monter sur scène avec moi le jour de la Moisson, poursuit-il en roulant sur le dos et en ramenant ses bras sous sa tête. Pourtant, dès que la petite a été nommée et est montée nous rejoindre avec ses cheveux bruns, touffus et mal coiffés et ses genoux écorchés comme ceux des garçons, j'ai senti ton attitude changer du tout au tout. La peur avait cédé place à la détermination. Tu t'es lancée à fond dans cette aventure! Et elle avait du caractère la petite! Vraiment les deux vous faisiez la paire, ajoute-t-il avec un sourire dans la voix.
_Elle avait beau avoir 15 ans, je la traitais comme une gamine et ça la faisait rager, dit-il en éclatant d'un rire franc. Oh oui elle avait du caractère, et du sang froid. Alors que toi tu te démenais avec acharnement pour lui fournir l'appui des sponsors, elle s'était rapidement rendue maître de l'arène et traquait avec acharnement les autres concurrents. Tu ne dois pas t'en souvenir à ce que je vois… Mais tu lui avais créé une telle image de guerrière farouche, de sorcière même en lui enseignant quelques tours avec les plantes, que les autres concurrents, du tribut de carrière au pauvre gosse de 12 ans, la craignaient.
_Tu avais créé un phénomène avec cette petite. Des jeunes filles fortunées du Capitole avaient monté un fanclub, s'habillaient comme elle et demandaient de l'argent à leurs parents pour pouvoir lui envoyer des cadeaux. C'était la folie dans Panem, on avait rarement vu un tel engouement chez les jeunes, deux ans plus tôt les adultes avaient fait tout un plat avec Finnick Odair et ça avait été une folie de cadeaux et d'admiratrices, mais, pour Bel c'était différent, plus underground, c'était un mouvement de filles rebelles et d'enfants qui s'étaient trouvés un super-héros à aduler. Tout le monde voulait être comme Bel… Dommage qu'elle est si mal fini…
-Quoi? Qu'est-ce qui est arrivé à Bel? Elle a gagné! Elle devait vivre heureuse avec sa famille et nous, à l'abri de tout…
-Lydia, ma fleur… je ne crois pas que ce soit une bonne idée de te remémorer tout ça ce soir… Tu dois te reposer et te concentrer sur tes jeux présents… dit-il en se détournant de moi pour ce coucher de son côté du lit.
J'eus beau essayer de lui arracher quelques paroles de plus, il faisait maintenant dos aux écrans qui me servaient de voix et mes membres étaient trop endoloris pour que je considère rouler jusqu'à lui et le contraindre par la force à revenir à moi. C'est dans ces moments d'impuissance que je dois le plus lutter contre mes pulsions. Une petite voix dans ma tête chuchote que tout pourrait se régler si facilement et si doucement avec une toute petite piqûre… Et mes muscles se contractent encore plus, comme pour donner raison à cette petite voix… Je ne me souviens pas comment j'ai réussi à m'endormir cette nuit-là, mais mes rêves furent hantés par un visage, celui de Bel je crois.
Le visage d'une ado farouche qui avait plus l'air d'une petite tom-boy. Les yeux d'une petite futée, d'une fille qui n'a peur de rien et qui est joueuse. Un visage qui se barbouille de boue et de suie pour rendre ses traits durs et démoniques, qui panse ses éraflures de toiles d'araignée et qui incorpore des petits os d'animaux à son costume en tressant ses cheveux autour avec des plumes et des branchages. Une mâchoire sadique qui cache la jeune fille joueuse et insouciante qu'elle est vraiment. Un collier formé de morceaux de tissus prélevés sur les vêtements de ses victimes qui pend à son cou et qu'elle brandit au dessus de sa tête une fois sa victoire acquise. Et puis des petites mains qui essuient la suie et les multiples maquillages. Un visage qui redevient celui d'un enfant à qui, maintenant, il manque cette étincelle d'insouciance.
Un visage qui force un sourire pour les caméras et qui cache la détresse des actes. Un visage qui reprend confiance en la vie, qui réapprend à être enfant du mieux qu'il le peut. Des traits qui s'adoucissent et qui se tendent une nouvelle fois en un cri de détresse. Un cri de détresse qui me fait dresser dans mon lit et dont j'entends encore l'écho au matin. Ce cri, j'ai le sentiment de l'avoir entendu plus d'une fois…
Pourquoi as-tu crié autant Bel? Pourquoi…
Et voilà, un autre 1 620 mots de partagé avec vous! On se revoit bientôt pour la suite!
Des commentaires et des prédictions par rapport à la suite sont toujours les bienvenus ! Ça me fait très plaisir de pouvoir interagir avec vous et de connaître votre avis !
H&BK
Mag
