Allooo ? *avance timidement* Il y a quelqu'un ? Je suis désolée, je n'ai aucune raison valable de vous avoir fait attendre si longtemps pour un chapitre si court :S J'ai eut la page blanche et la paresse de l'été :/ En tout cas je suis là là et je me remets à l'écriture, je vous promets d'être plus ponctuelle et de mettre les efforts qu'il faut :) Surtout qu'on est rendues pas mal à la moitié de notre aventure avec Lydia et Denver, je ne vous lâcherai plus :D

Des excuses particulières pour Dulanoire et Lalina15, désolé les filles, je suis une auteure indigne qui n'a pas répondu à votre dernière review... Je suis vraiment désolée.

Disclamer : Riens de l'univers d'Hunger Games ne m'appartient, je dois tout à la grande Suzanne Collins.

Je vous laisse à votre lecture :)


Morphine et les fleurs

09 – À Chacun Son Combat

Ma volonté est rompue, éclatée en milles miettes dans tous les recoins de la suite, aspirée par les systèmes de nettoyage intégrés, incinérée parmi les déchets de la vie quotidienne et les frasques du Capitole. Mais ce n'est pas ses morceaux que je cherche à récupérer et à faire entrer en moi, à serrer contre moi comme une mère avec son nouveau-née alors que l'énergie du désespoir me fait virer à l'envers l'ensemble de ma demeure d'infortune. Je cherche ne serait-ce qu'une goutte de mon doux venin, la tendre morsure d'une aiguille, l'enveloppement familier dans des bras de coton et le doux baiser des fleurs de mon enfance.

J'en ai mal, j'en suis hystérique, je m'en arrache les yeux et m'en griffe la peau. Je suis seule et j'ai causé la perte d'une bien plus malheureuse que moi. Irissiel sauras-tu me pardonner? Au moins moi j'aurai peut-être la chance de mourir vite et proprement alors que toi tu devras porter pour longtemps les séquelles de notre échange. Je m'étais réveillée au milieu de la nuit la tête trop pleine et les joues trop trempées de pleurs. J'avais couru et tombé, j'avais cherché ma Muette, puis cherché ma drogue, pour ne trouver que quelques gouttes de sang frais sur la moquette, écho d'un cri qui a déchiré ma nuit. Je suis désolée… Je suis désolée… Je suis désolée…

J'entends des pas sourds marteler le sol de l'appartement et résonner dans mes os alors que je me replis sur moi-même, comme un petit enfant apeuré. Que personne ne me trouve… Faites que personne ne me trouve… Faible et démunie. Mes doigts trempent dans la flaque de sang. Je les observe comme s'ils m'étaient étrangers alors que, gouttes à gouttes, le sang de la jeune femme retombe sur le plancher avec un éclat de rubis terni.

Le grondement des pas s'intensifie alors que l'odeur de l'alcool se mélange à celui du sang frais. Je suis impuissante. Je n'existe pas. Personne ne me trouvera. Je n'existe pas. Je n'existe plus. Je n'existe plus.

Le géant qui fait trembler la Terre se découpe dans l'embrasure de la porte et se met à crier. Il essaie de me soulever et de m'enlever mais non, je ne veux pas. Je me démène, je mords, je griffe, je frappe. Arrière monstre, laisse mourir en paix les agonisantes. Mon corps n'est que douleur, laissez souffrir en paix les créatures minables de cette Terre.

Plus le géant m'attrape fort, plus je frappe fort. Ses cris emplissent l'espace et la lumière s'intensifie et m'aveugle, et puis, plus rien.

La première vision que j'eus au matin fut celle de Denver assis au pied du lit la tête enfouie dans ses mains et les rayons du Soleil. Une vision qui aurait pu être parfaite s'il n'y avait pas eut ses multiples zébrures rougeoyantes qui marquaient sont dos comme de multiples griffures. Je n'ai pas le courage de bouger. Peut-il vraiment souhaiter que je m'élance dans ses bras en m'excusant de baisers et d'accolades? J'ai beau me faire le plus petite possible, Denver a remarqué que j'étais réveillée, je le sais. Et, pourtant, il ne bouge pas plus, campé dans sa position, songeur, défait… Sa voix n'est qu'un murmure, un lent discours qui se faufile à mes oreilles…

-Je ne te demanderai pas ce qui c'est passé hier… Non ça ne vaut pas la peine… De toute façon, est-ce que je peux vraiment comprendre ce qui t'a mis dans cet état? Il faut ce concentrer sur la suite, toujours regarder de l'avant, être optimistes…

Il fait une pause plus longue que les précédentes, puis tourne la tête vers moi, les traits bouffis et les joues barbouillées de larmes.

-Mais toi! Peux-tu comprendre l'effet que ça me fait, quand j'arrive et que je te trouve en crise roulée dans une marre de sang? poursuit-il, la voix criante et ponctuée de sanglots. Peux-tu comprendre le mal que tu me fais quand j'arrive et que je suis impuissant? Quand tu te fermes à moi et te comportes comme un chat sauvage! Quand tu mords, quand tu cris et que je ne peux rien faire pour toi! Rien. Rien…

Il se lève vivement et commence à marcher d'un pas ferme vers la porte. Il me tourne le dos et je peux voir l'étendue des blessures que je lui ai faites, les ecchymoses, les griffures, les morsures, les plaques rouges, jaunes, violacées qui font concurrence aux cicatrices plus anciennes, aux traces de l'accident du train et de l'arène…

-Je ne sais pas ce qui en est de nous Lydia. Peut-être qu'il n'y a plus d'espoir pour nous deux. Mais je compte sur toi pour au moins survivre. Pour ça on peut encore espérer… Ce soir c'est l'entrevue. Fais bonne figure.

Et il est sorti. Comme ça. Sans un regard. Sur des paroles froides, sur une ambiance glaciale. Un frisson dévale mon échine et j'enfouis à mon tour ma tête dans mes mains alors de des larmes cascadent de mes yeux. C'est injuste. C'est impossible, ça ne peut pas se terminer comme ça! Denver, ma forteresse, mon amour… Pas une deuxième fois…

Tu étais parti courir le monde comme tu en avais toujours rêvé et tu n'es jamais revenu, maintenant que tu vois où est-ce que ça m'a mené tu vas tout abandonner à nouveau? C'est injuste. C'est impossible. Je ne peux pas laisser ça arriver, je m'élance du lit, je ne peux pas baisser les bras et laisser notre histoire se finir comme ça.

Je cours à sa recherche dans notre suite. J'aperçois un éclair de cheveux blonds et lui saute presque sur le dos tellement mon accolade est violente. Je veux qu'il me sente, qu'il sente ma détermination, ma force.

-Non, soufflai-je à son oreille à notre étonnement à tous les deux. Non, ce n'est pas fini. Bats-toi pour mon amour et je me battrai pour toi dans l'arène. Pour nous Denver. Nous.

Je prends l'initiative de déposer un baiser dans le creux de son cou tout en ne relâchant pas ma prise.

-On va y arriver Denver. Je te le promets.

-J'aimerais tellement chérie… J'aimerais tellement qu'on ait notre deuxième chance…

-On va l'avoir. Ais confiance. Répliquai-je en déposant ma tête sur son épaule.

Il se dégage de mon emprise et me prend les épaules de manière à ce que je lui fasse face.

-Je t'aime Lydia St-James.

-Je t'aime aussi Denver Hale, répondis-je avec une pointe d'émotion dans la voix.

Il m'attire vers lui et je me perds dans ses bras alors qu'il dépose une multitude de baisers dans mes cheveux. Non, rien n'est perdu, il n'est pas question que je ne le perde. Il n'y a que ça d'important, vivre pour lui et pour tous les autres qui ont croisé notre chemin et qui n'ont pas eut notre chance…


Et voilà, j'espère que vous avez apprécié ce petit chapitre de transition :) Pour la suite attendez-vous à une entrevue avec Ceasar, des flash-backs et des étincelles sur la scène avec un chapitre intitulé Les Feux de la Rampe.

Bisous

Magg