Allo tout le monde ! Voilà un chapitre tout neuf tout chaud de l'histoire de Lydia et Denver. Au menu : Une interview scandaleuse, des flash-backs émouvants, des souvenirs que vous attendiez avec impatience, la mention d'un nouveau personnage dont on avait fait un peu illusion il y a de cela plus de 5 chapitres mais qui est très important et un vrai coupable dans la vraie vie.
Un petit coucou à Dulanoire et Lalina15, merci les filles, vos commentaires sont très importants pour moi et je dois (encore oui) le souligner ^^
Capsule statistiques insolites (oui c'est nouveau et c'est grâce au merveilleux outils statistique de Fanfiction ^^) : Vous avez été 31 à faire un tour sur l'un ou l'autre des chapitres :D De plus, la mention visiteur exotique va à cette personne de Singapour qui a été consulté mon prologue ^^ (j'avoue, j'adore pouvoir regarder ça et sa me rend vraiment heureuse de voir que certaines personnes me lisent bien qu'elles s'abstiennent de commentaires :P)
Disclamer: Vous commencez à connaître la chanson, mais rien de l'univers de Hunger Games ne m'appartient, je dois tout à Suzanne Collins.
Bon, là vous devez vous dire «C'est bien beau tout ça Mag, mais tu pourrais pas arriver à l'histoire s'il-te-plaît?» (oui oui je vous mets des mots dans la bouche, si j'ai pas raison faites-moi le savoir :P) alors oui, je me tais et on se revoit plus tard! Bonne Lecture les Cocos!
Morphine et les fleurs
10 – Les feux de la rampe – Partie 1
-Accueillons maintenant Mademoiselle Lydia St-James du District 6, gagnante de la 63e édition des Hunger Games! Rappelez-vous mesdames et messieurs comment elle nous avait éblouis lors de son passage avec sa faculté à se servir des plantes présentent dans l'arène pour nous offrir un spectacle tout en rebondissements!
Nous avions préparé ce moment toute la journée et c'était maintenant à moi d'entrer en scène. Des heures et des heures devant le miroir à garder un visage impassible alors que Denver parlait sans arrêt dans le but de faire passer une émotions sur mon visage. J'avais un vrai masque de cire, masque que je devrai porter tout le temps que je passerai sur cette estrade. Tout le temps. Depuis le tout début, le plan de Denver repose sur une aliénation de ma personne et malgré mes progrès fulgurants, c'était encore le meilleur choix que nous avions devant nous.
Le seul membre restant de mon équipe de préparation, outre Denver et l'équipe médicale, était un jeune homme fade du nom de GreySound, un designer spécialement recruté par Denver qui avait produit deux habits aux allures de goudrons fondu pour notre présentation à l'entrevue. Je me suis donc retrouvée avec une longue robe informe grise et noire sur les bras sans artistes maquilleurs ou coiffeurs pour me mettre en valeur et maintenant je suis rendue au moment fatidique alors que j'avance vers Caesar sur cette scène illuminée de milles feux, la démarche saccadée par la rigidité de l'étoffe composant ma toilette.
-Comment allez-vous Lydia?
À cette question, j'offre à l'animateur des jeux un regard des plus perdus et indifférent que son visage à lui s'en laisse même affecter. Il me regarde d'un air insistant faisant pression de ses yeux pour me soutirer une réponse. Il sait assurément que j'ai retrouvé la voix, le Capitole a des yeux partout… Soudain un léger bourdonnement s'élève de l'oreillette que porte Caesar :
-On m'informe Mesdames et Messieurs que Mademoiselle St-James est victime d'un trouble de la voix qui l'empêche malheureusement de répondre à nos questions. Mais ne soyez pas trop déçu, nous allons tout de même être en mesure de présenter la candidate extraordinaire qui se trouve sur notre plateau!
À ce moment mon masque s'est fendillé un peu, que voulait-il dire? Comment peut-il ? Il n'était jamais arrivé dans l'histoire des jeux qu'un candidat soit incapable de communiquer au point où il lui était impossible de compléter l'entrevue. Nous nous attendions à ce qu'ils me renvoient et que mon tour se conclue très rapidement… Comment ce fait-il que le Capitole puisse réussir à contrer aussi aisément nos plans? C'est injuste, c'est injuste et pourtant Caesar est en train de commencer à réciter un texte bourdonnant à son oreille, fruit des organisateurs des jeux…
-Nous avons connus Mademoiselle St-James alors qu'elle n'avait que 14 ans lors de la 63e édition des Jeux de la Faim. Comme moi, vous avez du suivre avec enthousiasme l'évolution de ses jeux, comme vous le faites à chaque année. Pourtant, cette histoire vous la connaissez. Vous serez sûrement plus intéressés à connaître la Lydia St-James d'après les Hunger Games, avouez que vous raffolez de détails croustillants sur nos champions!
Son rire complice avec la foule n'a rien de rassurant, ce revirement de situation ne me dit rien qui vaille…
-Il semblerait que l'ange que nous avons connus lors de la tournée de la victoire n'était qu'une jolie façade pour masquer la jeune femme aux mœurs débridées et à la morale flexible qu'elle était. Avouez mes chers qu'il y a de quoi craquer pour les petites rebelles, ponctue une fois de plus Caesar en insérant un rire dans son discours.
-En effet, la serre chérie de notre gagnante était en effet une couverture qui lui servait de point de rencontre avec d'autres jeunes gens peu recommandables pour des soirées dépravées.
Non! Ce n'est pas vrai! Pas vrai! Mes larmes me montent aux yeux… les soirées à la serre… les soirées à la serre…
«Ly… Ly… Je n'en peux plus Ly…» murmure le vent dans la nuit alors que je suis couchée sur le sol froid de mon royaume, seule avec mes fantômes. «Fais quelque chose Ly… Fais quelque chose…» Mais qu'est-ce que je peux faire pour toi petite? Après toutes ces nuits passées ici à t'écouter, t'encourager, te rassurer… J'ai écouté Bel. Jusqu'à la fin j'ai compris. Mais je ne pouvais pas te donner une raison de vivre si toi tu n'en pouvais plus… Je ne pouvais rien faire…
-De plus, après avoir brillamment mené la petite Bel Greewood à la victoire, elle a fait plonger celle-ci dans son mode de vie et a exercé une terrible influence sur la petite ce qui a mené au résultat que nous connaissons malheureusement…
Non. Bel. Je n'ai pas fait ça… Je n'ai pas fait ça…
«Oh Ly, tu es tellement coincée!» se moque gentiment de moi Bel en me narguant de deux petits pots de plastique lors de l'un de nos rendez-vous hebdomadaires à la serre.
- Tu sais, juste une dose ce n'est pas grand-chose, poursuit-elle, et ça va te faire un tel effet que tu m'en remercieras!
-Tu sais Bel… Je ne crois pas que ce soit une bonne idée…
-Mais si je te le dis! Allez essaie, c'est très bon pour oublier ces petits pilules là!
-Bel, je ne crois pas que ce soit le moyen… Je sais que tu vis très mal la mort de Kyle, mais ce n'est pas une solution. Je comprends ce que tu vis chérie, il y a d'autres moyens de passer au travers…
-Ah oui? Vraiment? crache Bel qui devient alors agressive et refrognée. Tu comprends ce que c'est quand une sale garce joue a pourchasser ton petit frère dans une arène en le faisant zigzaguer sur des dizaines de mètres en le visant avec ses flèches. Bien sûr que tu comprends ce que ça fait de vivre avec ça.
-Peut-être pas, mais je veux t'aider, je veux être là pour toi Bel…
La jeune femme éclate en sanglots devant moi et s'écroule contre un plan de travail maculé d'engrais.
-Et la garce. Elle a été mentor l'année suivante. De son frère. Et elle a réussi. Cette salope a réussi alors que moi j'ai échoué.
Je m'approche doucement de ma grande amie, m'assoie à ses côtés et passe mon bras autour de ses épaules. Dans un réflexe elle se colle contre moi, toujours secouée de sanglots…
-Lydia St-James est donc une créature surprenante et sans cœur, avouez que vous ne vous y attendiez pas! Jamais elle n'a pris de blâme pour la surdose de médicaments qui a coûtée la vie à votre bien-aimée Bel Greenwood.
Alors que je pousse la porte de mon royaume, je sens dans l'air que quelque chose est différent. Les pots sont déplacés, des fleurs sont arrachées et une enveloppe froissée …
«Ly… je suis désolée mais c'est trop. Elle, elle rentre chez elle et voit sa famille réunie. Moi, je vois une famille brisée. Je n'ai pas été à la hauteur mon amie, ma mentor. Ça fait mal de vivre Lydia donc je m'en vais. Pardonne-moi et puisse le sort te rester favorable car je sais que tu sauras vivre heureuse.
Avec beaucoup d'amour.
Bel
-xxx-»
Cette lettre me fait l'effet d'un coup de poignard. C'est impossible, elle ne peut pas… elle ne peut pas… Pourtant, force est d'admettre que Bel n'est plus, alors qu'au détour d'une allée, je vois son corps étendu, ses cheveux auréolant son visage en une douce masse brune, son visage en paix et ses yeux fermés. Elle tient dans ses mains un lys… une rose… un œillet… et une marguerite…
Et là trop c'est trop. Je n'en peux plus, mon masque me brûle alors que Caesar touche quelques mots quant à l'avantage d'un cœur de pierre pour gagner une telle compétition. Les caméras font un gros plan sur mon visage flasque et cireux et tout le monde peut voir rouler une larme le long de ma joue. C'est injuste. Trop injuste. Cruel. Mesquin. Deux préposés me raccompagnent en coulisse sous les applaudissements polis de la foule. Dans d'autres circonstances, j'aurais été démolie d'apprendre le sort de Bel et pourtant, là, je suis en furie. Qu'ils aient osé se servir d'elle contre moi, qu'ils aient démolis qui je suis et en aient ri avec le public.
Denver accoure vers moi l'air inquiet et désolé. Il me prend dans ses bras pour me réconforter. Il a tout faux. Je lui murmure discrètement :
-Ils ne me briseront pas.
Les jours qui suivirent le départ de Bel ne laissèrent que bien peu de traces dans ma mémoire… tout comme les semaines, les mois et les années suivantes d'ailleurs… Denver était introuvable depuis qu'il avait entreprit son tour du monde, le Capitole sortit donc M. Walker de sa retraite pour qu'il puisse reprendre le rôle de mentor laissé vacant par les deux personnes les plus chères à mon cœur. Je n'ai jamais été bien proche de John Walker, je n'avais pas eut le besoin, comme Denver, de faire de lui une figure paternelle. Pourtant, il ne restait que lui pour comprendre ce que j'ai vécu.
L'homme que j'ai revu quelques semaines avant la moisson n'avait pourtant plus grand-chose du Walker que je connaissais. Les yeux vagues et les traits affaissés, il n'avait plus rien d'un champion. Sa voix était désintéressée, comme si ce n'était pas lui qui parlait, comme s'il lisait un texte :
-On a la vie dure petite. Les gens croient que parce qu'on a gagné les Jeux et la gloire, on est hors de porté de tout et nos vies ne connaissent plus de jours noirs. Jamais ils ne nous plaindrons petite. Jamais ils n'accepteront que nous sommes des humains comme les autres et que nous ayons vécu des choses qui nous ont transformés, marqués, jusque dans chaque fibre de notre être.
Il prit une pose et porta à sa bouche, successivement, une poignée de pilules vertes et une bouteille d'eau-de-vie…
-Chaque soir tu dois te réveiller au milieu de la nuit avec le visage des gens que tu as tués qui flottent devant tes yeux. Pour toi, ça doit être souvent le petit Caël, les gens t'en ont fait baver pour ça… Mais il y a d'autres soirs où tu as l'impression que tu as tué Bel de tes propres mains en ne laissant pas le soin aux jeunes de Districts différents lui faire la peau…
Walker prit une nouvelle goulée d'alcool et de médicaments, son timbre de voix se faisait de plus en plus bas et de plus en plus lent alors que, moi, je buvais ses paroles qui faisaient échos à mon âme en peine :
-Tu as mal en ce moment. Chaque absence est un coup de poignard. Chaque souvenir est une blessure physique. Et la seule solution est de laisser couler. De se déconnecter. De prendre une pilule de plus. Et une gorgée d'eau-de-vie…
Le regard de Walker se perdit à ce moment dans la contemplation d'un point au loin. Je ne savais pas ce qu'il y voyait, mais je pouvais voir qu'il ne ressentait plus rien, qu'il ne pensait plus. Qu'il ne pouvait être que bien. À ce moment, j'étais jalouse. Découragée.
Walker ne répondait plus, je n'avais plus d'autre choix que de partir. Je quittai donc sa maison au village de champions pour me diriger vers la mienne, quelques dizaines de mètres plus loin, non sans attraper au passage, une poignée de pilules vertes sur la table et une bouteille d'eau-de-vie…
J'ai été mentor aux 69e Hunger Games. Pourtant, il ne me reste de la petite fille que j'ai guidée, qu'un subtil éclat dans des yeux marron.
Lys.
Roses.
Œillets.
Marguerites.
Et voilà| Vous savez tout *ou presque, j'ai plein de trucs encore en réserve*! J'espère que vous avez apprécié mais je dois toutefois faire un petit mea culpa. Je me suis rendue compte après l'écriture des deux derniers chapitres que j'avais réussi à bousiller la chronologie des évènements : Le jugement des compétences par les juges devrait se faire avant l'entrevue et non-pas après. Il est malheureusement trop tard pour faire les ajustement nécessaires sans perdre le fils de l'histoire. Certains d'entre-vous n'auraient peut-être même pas remarqués cette petite erreur mais il fallait que je la mentionne.
Pour la suite. vous devez vous attendre à ce qui va se passer, il ne me reste plus qu'à vous rappeler que la soirée des entrevues n'est pas terminée ;) Sinon portez un peu plus attention à Denver, on ne sait jamais quels indices et détails je peux vous glisser sous le nez :P
On se dit à la prochaine, je me donne un mois pour compléter le chapitre suivant, compte-tenu que j'ai recommencé l'école et tout et tout et que le temps est de plus en plus difficile à trouvé pour l'écriture de fictions.
N'hésitez pas à m'écrire par-contre, parlez-en à Dulanoire et Lalina, il arrive que je glisse des petits scoops ou que je jase personnages quand je réponds :P
À plus!
Mag -xxx-
