Bonjour tout le monde! Bon, concrètement c'est le premier vrai chapitre de cette fiction. J'espère pouvoir vous retrouver par la suite! Un coucou à clia et un grand merci pour sa reviews, je suis certaine que je la retrouverai avec plaisir au fil des futurs chapitres. Bonne lectures à toutes et à tous.

On dit à tous et à toutes.

Je dis ce que je veux! En plus, on ne dit pas "les dames d'abord"?

Ta logique est nulle.

Chut, laisse les lectrices/lecteurs profiter de la fiction.


-ROSE ROXANE MAY WEASLEY !

Rose grimaça à l'entente de son nom complet. Du moins sa famille avait-elle renoncé à la tradition d'offrir les prénoms des grand-mères, mais elle ne s'en sortait pas bien pour autant. Par tout les poils du griffon d'or, qu'est-ce qui avait prit à sa mère de l'appeler « Roxane » juste à cause d'un fichu bouquin ! Une pièce de théâtre de quelques siècle en plus (1) ! D'autant que c'était toujours mauvais signe quand son père utilisait la totalité de l'appellation. Surtout quand il hurlait au point qu'on l'entendait jusqu'en Écosse.

-OUI ?

-ICI JEUNE FILLE !

La jeune femme se dirigea vers le salon en soupirant. Elle y trouva son géniteur, furieux – comme d'habitude – et un morceau de tissus entre les mains.

-Je peux savoir ce que c'est ?

-Hum... On dirait un t-shirt.

-JE SAIS QUE C'EST UN T-SHIRT. JE VOUDRAIS SAVOIR POURQUOI LES AFFAIRES DE TON FRERE SE TROUVENT A LA PLACE DES TIENNES DANS LA VALISE!?

-Parce qu'il part à ma place ?

-NE RÊVE PAS JEUNE FILLE !

Hermione soupira et jeta un sort d'insonorisation sur la pièce. Plus que deux jours avant le départ, se dit-elle. Plus que deux jours.

Scorpius Malefoy acheva de ranger ses affaires à la main. Par la barbe de Merlin, il ne pensait pas qu'il aurait l'interdiction formelle d'utiliser la sorcellerie ici ! Moldus, d'accord ! Âge de pierre, pas d'accord ! En plus, son camarade de chambre était également un de ces primitifs. Du moins le lycée qui les accueillait ne semblait pas trop mal fréquenté. L'internat était acceptable, un petit village proche permettait de ne pas se couper totalement du monde, les professeurs bien formés dispensaient des cours variés adaptés aux élèves. Les bâtiments dataient un peu mais de récentes rénovations avaient amélioré le confort général. Du reste, il n'était pas seul dans cette galère. Des cris alertèrent son attention vers la cour. Il remarqua avec un sourire que son unique raison de venir ici, hormis se faire bien voir des professeurs, venait d'arriver. Quelle autre rousse aurait pu tempêter de la sorte ? Quelle autre fille tout court aurait pu produire autant de bruit ? Scorpius détailla longuement la silhouette vêtue de rouge et de noir. L'opulente chevelure de flamme volait au gré de ses mouvements de tête rageurs, les pauvres éducateurs pas encore habitués à ce phénomène ambulant ne savaient que faire, et la moitié de l'Angleterre menaçait de perdre son sens de l'audition si personne n'intervenait afin de calmer la fameuse Rose Weasley. Heureusement pour les britanniques, un certain jeune homme aux cheveux noirs intervînt. Un dénommé Albus Potter. Le Serpentard eut un sourire effrayant. Enfin les éléments pour la destructions des si grands héros de la guerre était en place.

Rose s'affala sur son lit en soupirant. Elle n'avait pas hâte du tout de commencer les programmes moldus, comme ces « matez ma tique » (2) et autres choses ennuyeuses. Sa mère avait bien tenté de lui en parler au cours des années passées, sans le moindre succès. En tout cas, Rose venait de trouver l'Enfer : pas de baguette ni d'aide magique pour les six prochaines semaines. L'horreur complète. Sans parler de cette fameuse colocataire encore absente. Probablement une autre de ces petite midinettes bien proprettes qui passent leur temps à minauder devant le premier garçon un peu bien fait ayant le malheur de tomber sous leurs yeux. Autant dire que si le fichu Serpentard avait été là, elles en auraient mouillé leurs culottes juste à l'apercevoir. Rose eut un léger sourire et oublia quelques temps ses misères. Au moins elle n'aurait pas à supporter l'odieux et arrogant Scorpius Malefoy. Cet affreux personnage se faisait un plaisir de la torturer depuis leur entrée à Poudlard. Ils avaient toujours été opposés. Il était le favori des professeurs, le travailleur, le fils à papa, la fierté de sa famille, le parfait petit préfet. Autant il était le mignon petit agneau sans tâche – du moins au niveau de son dossier, pour le reste... – autant elle était la bête noire des enseignants. Une honte pour la famille du survivant, la pire chose jamais arrivée au monde sorcier excepté Voldemort et ses Mangemorts, une sale petite rebelle à l'origine des pires histoires jamais arrivées à Poudlard. Elle alliait l'intelligence de sa mère, le sale caractère de son père, l'inventivité de deux de ses oncles et la témérité d'un autre pour le pire plutôt que pour le meilleur. Pendant longtemps, sa grand-mère paternelle l'avait comparée au frère aîné de son père, Charlie, avant de doucement évoquer le défunt Fred et son jumeau Georges. Surtout Georges en fait. Depuis la grande bataille, chacun évitait de parler de celui des deux frères qui n'avait pas survécu sous peine de glacer l'assemblée, voir de l'inonder sous les larmes de Molly. C'était sa mère qui avait, la première, parlé à la petite Rose de la guerre. Elle pensait que ses enfants ne devaient pas ignorer le passé et s'en servir pour éviter les erreurs futures. Hugo avait également eut droit à son temps d'explication quelques années après. Deux coups espacés retentirent dans la pièce. Albus. Le cousin de la jeune fille s'aventura dans la pièce malgré le risque d'ouragan.

-Comment es-tu rentré ?

-Ce n'est pas comme à Poudlard. Ici les chambres sont toutes au même endroit, garçons à droite et filles à gauche.

-Sympa. Plus besoin de se cacher pour aller dans ton dortoir.

-Moui. Pas de bêtises Rose.

-Voyons, tu me connais !

-Oui, et c'est bien ce qui m'inquiète.

-Je peux savoir ce que tu sous-entends ?

Ils se regardèrent avant d'éclater de rire. Ils étaient comme jumeaux. Ben qu'adorant son jeune frère, Rose lui aurait sans hésitation préféré ce grand garçon de dix-sept ans aux cheveux noirs et aux yeux charmeurs d'un magnifique vert. Même si ils s'entendaient comme larrons en foire, ils avaient leurs différences. Albus aurait souhaité que sa cousine soit un peu moins « vive » tandis que cette dernière voulait qu'il se lâche plus. Calme et bon élève, le second de la fratrie Potter n'était pas aussi habitué aux retenues que l'aînée des Weasley-Granger.

-Trêve de plaisanterie, comment trouves-tu cet endroit ?

-Plutôt agréable, ça ne fait pas de mal de changer.

-Sors de ma chambre, blasphémateur ! Lança Rose à son cousin en même temps que l'oreiller censé accueillir sa tête pour la nuit. Il connut un destin différent en atterrissant avec autant de douceur qu'une plume– comprenez « autant de douceur qu'un canard enragé » – sur le visage d'Albus.

-C'est toi qui voulait mon avis !

-Et bien je ne le veux plus ! Na !

C'est sur ces paroles d'une grande maturité que Rose s'enferma dans un mutisme boudeur et dans ce qui serait sa chambre pour les semaines à venir.

Albus tapota le coussin qu'il tenait maintenant à la main et attendit en décomptant patiemment. Quand il fût arrivé à dix, le battant se rouvrit violemment sur une rousse de mauvaise humeur qui lui arracha ce qu'elle lui avait lancé à la tête quelques instants auparavant.

-C'est mon oreiller !

Elle re-claqua la porte aussi sec. Le jeune sorcier sourit. Rose ne restait jamais fâchée très longtemps, du moins pas avec lui. Elle était aussi fidèle à ses amis que rancunière envers ceux qui lui faisaient du mal. Généralement, la liste des-dits ennemis n'était pas très longue, personne n'osant défier la renarde enragée de Gryffondor sous peine de voir son espérance de vie raccourcir assez rapidement. Il resta quelques instants devant la porte, jusqu'à ce qu'une jolie brune passe devant lui en lui jetant une œillade avant d'ouvrir la porte et de pénétrer dans la chambre. Il s'éclipsa sur le champ, ne tenant pas particulièrement à assister au meurtre sanglant de cette pauvre innocente. La malheureuse ne savait pas encore à quoi elle s'exposait en rentrant dans la cage du fauve, mais elle n'allait pas tarder à le découvrir. Quand elle verrait ce qui allait vivre avec elle durant les six prochaines semaines, elle ferait sans le moindre doute une syncope. Si Rose ne l'avait pas assommée avant.

La Gryffondor fixa d'un regard noir celle qui osait la déranger en phase de colère. Elle était brune, grande, avec des membres déliées, sanglée dans un accoutrement plus sombre que l'humeur de la rousse (un véritable exploit donc). Un piercing brillait à son oreille, ses yeux charbonneux jaugeaient la rousse sans vergogne.

-Tu veux ma photo ?

-Sans façons, je ne tiens pas à conserver l'image d'une horreur pareille.

-Dommage tu m'auras sous les yeux pour les six prochaines semaines. Sache néanmoins que le déplaisir est partagé.

Elle restèrent silencieuses quelques instants jusqu'à ce que la tension retombe. La brune tendit la main à sa colocataire en signe d'amnistie.

-June.

-Rose.

-C'est quoi ce prénom de merde ?

-Un prénom de merde. Mais ne t'y fies pas, je ne pique pas.

-Ah oui ?

-Oui. Je préfère mordre.

Quelques instants après, par une sorte de miracle, les deux jeunes filles riaient ensemble. Et pour la première fois depuis son arrivée, Rose pensa que le séjour pourrait être amusant en fin de compte.

Le pauvre Neville Londubat expira bruyamment. Il avait été, à son grand malheur, chargé de l'encadrement du séjour. Enfin, il pouvait s'estimer heureux malgré tout. Certes, Rose Weasley avait encore fait des siennes. Mais au moins elle s'était contentée de hurler et contrairement à la dernière fois où elle avait piqué une crise, personne ne s'était retrouvé nettement plus petit, ressemblant vaguement à un spaghetti rose et vivant. Les soucis d'administration avaient été réglés, les élèves installés, les parents informés. Il pouvait enfin souffler.

-Et au niveau des mecs ?

Enfin sur la même longueur d'onde, Rose et June avaient passé une grande partie de leur jour de congé à parler de tout et de rien. Rose avait ainsi appris sur sa colocataire qu'elle était à moitié américaine par sa mère et que c'était le onzième établissement qu'elle fréquentait. La sorcière avait bien entendu dû lui cacher ses propres origines, mais heureusement June n'aimait pas les histoires de famille ce qui avait permit d'éviter en grande partie le sujet. Elles étaient passé d'une rapide présentations à la musique, de la musique aux soirées, et des soirées à la musique de nouveau. Finalement, elles abordaient maintenant un sujet différent en la personne des membres sur sexe opposé.

-Disons que je ne suis pas pour les relations long terme.

-T'as déjà couché ?

-Bien sûr ! Ce n'est pas une vraie relation ! Quoi que certains rapports puissent durer... un certain temps disons.

-Je vois ce que tu veux dire. T'as quelqu'un en vue ?

-Pas vraiment. Et toi ?

-Disons que j'étais en manque de proie intéressante, mais j'ai croisé un beau brun devant la porte tout à l'heure.

-Albus ?

-Tu le connais ?

-Un peu.

-Un ancien coup d'un soir ?

-Mon cousin.

-Ah. Est-ce que ça te dérangerais si...

-Je ne fourre pas mon nez dans ses affaires de cœur. C'est une convention entre nous. Fais ce que tu veux. Juste un truc : il n'est pas naïf, mais pas non plus ce que l'on peut appeler un tombeur.

-Encore puceau ?

-Pas du tout.

-Tu en sais long sur lui dis donc. Sinon j'ai aussi croisé un blond, mais il a l'air un peu trop « délégué de classe, élève parfait » pour que je tente ma chance. Je les préfère moins sérieux. En plus il avait un je ne sais quoi d'un peu effrayant.

-Je comprend ton point de vue.

June avait remarqué que l'humeur de sa camarade de chambre s'était assombrie, sans en comprendre la cause. Elle ne pouvait évidemment pas savoir que des garçons correspondant à sa description n'étaient pas légion, et qu'elle avait immanquablement évoqué celui que Rose voulait à tout prix éviter. Rose le croyait à des lieu d'ici, à Poudlard, et elle avait horreur de se tromper. June lui proposa une sortie pour lui changer les idées et l'entraîna dans la forêt à proximité. La jeune femme retrouva avec un plaisir dissimulé un des éléments de ce cher Poudlard. Peut être l'un des seuls qu'elle appréciait. Elle adulait l'odeur des bois, adorait sentir l'humus sous ses pieds, vénérait la douce clarté diffuse si particulière à ces lieux. Elle recouvra intégralement sa bonne humeur grâce à cette courte sortie. Elle en oubliait presque l'affreux blond, le cauchemardesque séjour et la privation de sorcellerie. Ce n'est que bien plus tard que les deux jeunes femmes retournèrent à leur chambre, regonflées à bloc et prêtes à reprendre les cours le lendemain.

Scorpius avait décidé de sortir un peu de sa chambre, fatigué d'avoir travaillé à ses plans futurs, et ne le regrettais pas. Jamais il n'aurait pu prévoir à qui avait été attribuée la salle d'en face, mais il n'était pas déçu du résultat qui servait au mieux ses ambitions. Car en sortant de la pièce, l'héritier Malefoy était tombé nez à cheveux avec une sorte de crinière rousse ne pouvant appartenir qu'à une personne.

-Bonjour Weasley.

1- Les connaisseurs auront compris que j'évoque ici la magnifique pièce de Rostand « Cyrano de Bergerac ». Ceux qui ne savaient pas peuvent me remercier, vous venez de gagner une super référence pour vos futurs cours de français. Ceux qui s'en fichaient bah... dites-vous que rien ne vous obligeais à lire cette note.

2-Oui, excusez-moi pour ce jeu de mot totalement crottique.


J'espère que vous avez aimé! Si c'est le cas

Ou que ça ne l'est pas

Il y a les reviews! N'hésitez pas, ça fait toujours plaisir. Au revoir tout le monde, et à la prochaine!

EDIT DU 14/03! Une excellente amie m'a fait remarquer que j'avais fais erreur au niveau du prénom de la colocataire de Rose. Même ma fatigue n'excuse pas une telle erreur, et je tiens à préciser qu'elle se prénomme bien "June". Je remercie de tout coeur cette amie et m'excuse pour la gêne occasionnée. Un nouveau chapitre sortira sous peu.