Dans pas longtemps hm?
Heu... oui bon j'ai un peu exagéré. Mais c'est ce syndrome de la page blanche aussi!
Ouais, ouais, ouais. On dit ça.
Mais je me rattrape avec ce chapitre non?
Non.
Bon... hum... mes plus sincères excuses aux lectrices pour mon retard. J'espère que vous apprécierez ce chapitre. J'en profite pour faire une petite dédicace à une personne qui lit ma fiction et qui se reconnaîtra. A mon petit chaperon rouge favori, j'espère que tu iras bientôt mieux et je serais toujours là pour toi. Merci de me soutenir dans cette aventure qu'est l'écrture. Pas la peine de me répondre, je voulais juste que tu saches que je pense à toi. Voilà. Et puis un coucou rapide à mon petit ange aussi.
Bouh. Je vais pleurer.
Halte à l'ironie et place à la fiction!
Clia~ Thanks! La suite est ici et encore pardon pour le retard. J'espère que cela te conviendra.
Ninon~ Merci pour ce compliment et bonne lecture.
Le lendemain, Rose était fatiguée. Elle avait dû se lever aux aurores pour préparer les éléments nécessaires à son plan, avant de regagner son lit afin que personne ne remarque qu'elle était sortie. Maintenant habillée et coiffée, elle se tenait avec June devant la porte de la salle à manger. Elle décompta lentement dans sa tête. Quand elle atteignit le zéro, des cris et dégoût retentirent. La sorcière ouvrit la porte en souriant et admira son œuvre.
Il s'avère que dans cette école, les élèves commencent tous à manger à la même heure. Après avoir bien calculé son coup, Rose avait déterminé que personne ne verrait ses « petits arrangements » avant que le repas ne soit entamé. Elle avait donc rempli de boue les pichets opaques, soigneusement fourré les serviettes impeccablement pliées avec des insectes morts, enduit les couverts d'huile irritante, ciré les bancs à la colle. Donc les élèves tentaient maintenant de s'enfuir malgré leurs vêtements accrochés à leurs sièges, tout en se grattant les mains et en hurlant d'horreur à cause des insectes. June éclata de rire. Les deux jeunes femmes s'avancèrent dans les allées. Soudain, Rose sentit une main se poser sur son épaule. Elle se retourna lentement et adressa un grand sourire à Scorpius.
-Rose ?
-Oui ?
-Tu sais ce que je vais devoir faire ?
-Bien entendu. Donc tu dois aussi savoir ce que moi je vais faire.
-Me suivre gentiment sans faire d'histoires ?
-Pas exactement.
La rousse se tourna vers la table la plus proche et s'empara du pichet le plus proche. Elle renversa la totalité de la boue sur la magnifique chemise blanche du préfet. Les dents serrées, Scorpius supportait l'injure. Mais uniquement parce qu'il savait ce qui allait suivre. En effet, une haute silhouette féminine s'avançait entre les allées d'un air furieux.
-ROSE WEASLEY !
-Au moins tu t'en tires avec seulement six heures de colle réparties sur la semaine. Pas si mal non ?
-Mouais.
-En plus, ça en valait la peine si c'était pour voir leurs têtes non ?
-Mouais.
-Merde Rose ! Qu'est-ce qui ne va pas à la fin !?
-J'ai les crocs.
-C'est tout ?
-Comment ça c'est tout ?
-Tu as fais la tronche toute la matinée parce que tu avais faim ?
-Ben... oui.
June soupira et secoua la tête. Elle mourait d'envie d'exploser le crâne de sa colocataire sur la table, mais elle n'était pas certaine de s'en sortir après. En plus l'ambiance dans la chambre serait vraiment nulle après. Apercevant un certain brun, la jeune femme en profita pour changer de sujet.
-Au fait, je crois que ton cousin veut te causer.
-Qu'il aille se faire voir.
Le sorcier s'avança dans la salle. Les enseignants discutaient encore entre eux de l'événement du matin-même, imitant leurs élèves une fois n'était pas coutume. Il était rempli d'un étrange mélange de rage et de peur, comme à chaque fois qu'il allait voir Rose. Il admirait sa cousine pour son aplomb, mais admettait qu'elle était parfois une vraie chieuse. C'est pourquoi il admirait aussi sa tante pour supporter, en plus du peu patient oncle Ron, une pareille chose. Chose se trouvant à l'heure actuelle en pleine observation d'une de ses mèches de cheveux lui retombant dans les yeux avec une fascination étonnante. Albus se planta devant la rousse et l'appela, sans obtenir de réponse. Il retenta sa chance une nouvelle fois, sans parvenir à tirer la lionne de sa contemplation. Il essaya alors le tout dernier recours.
-Rose Roxa...
Une main aux doigts déliés vînt immédiatement se plaquer sur sa bouche. Elle détestait qu'il la nomme par son prénom complet, et l'en empêchait à chaque fois par pur réflexe. Il vît deux dents blanches mordiller la lèvre inférieure, un des nombreux tics de la jeune femme. Coincée, elle dû le suivre dans un couloir vide. Il l'entraîna dans une salle tout aussi déserte et referma la porte sur eux.
-Bon, tu le fais ton speech qu'on en finisse ?
-Un peu de sérieux veux-tu, Rose ?
-Je ne veux pas. Dépêche, j'ai un repas à aller piquer aux cuisines.
-Tu ne changeras donc jamais, soupira Albus en levant les yeux au ciel.
-Jamais, confirma Rose.
Le sorcier se mit à tourner en rond, implorant mentalement Merlin de lui donner une idée pour convaincre cette fichue rebelle de revenir dans le droit chemin. Malheureusement, le grand mage devait être très occupé avec Arthur et ne lui vînt pas en aide. Pas du tout. Le pauvre adolescent allait devoir improviser, en espérant que cela irait. Il se lança.
-Rose, on en a déjà parlé. Cela ne peut plus durer. Cela ne doit plus durer. À chaque histoire que tu créées, tu te rapproches un peu plus de l'interdiction de magie et du renvoi. Tes farces qui sont de moins en moins innocentes mettent en péril ton avenir
-Et par conséquent celui de la famille et de l'ordre. Tu crois que j'ignore tout cela ?
-Non. Je ne le crois pas. Je pense juste que tu n'as pas conscience de la répercussion que peuvent avoir tes agissements. L'ordre...
-A besoin de moi. Je le sais aussi.
-Alors pourquoi est-ce que tu continues ?
-Parce que. Peut être que j'ai envie d'avoir ma propre vie.
-De quoi parles-tu ? Tu n'es pas heureuse ?
Albus n'avait jamais prévu que Rose exploserait à cet instant précis. La rousse bondit et se retrouva face au jeune homme, si proche qu'il pouvait voir les pupilles remplies de rage. Elle le terrifiait quand elle était dans cet état. Elle commença à hurler plus qu'à crier, réduisant en miettes les pauvres tympans du sorcier.
-HEUREUSE ? HEUREUSE ? ALORS QUE JE NE SUIS QU'UN OBJET JETABLE POUR UNE FAMILLE DE DEGENERES ? TU ME FAIS BIEN RIRE, ALBUS SERVERUS POTTER. VOUS ME FAITES TOUS BIEN RIRE AVEC VOS AIRS DE SAINTE NITOUCHE. VOUS DITES OEUVRER POUR LE BIEN COMMUN, ET POUR CELA VOUS SACRIFIEZ LES MEMBRES DE VOTRE PROPRE FAMILLE. TU CROIS QUE JE NE SAIS RIEN DE VOS PETITES DISCUSSIONS LE SOIR ? BIEN AU CONTRAIRE, J'ECOUTE CHACUNE D'ENTRE ELLES. JE SAIS CE QUE VOUS PROJETEZ. JE SAIS AUSSI QUE CERTAINS ESPERENT QUE C'EST MOI QUI PARTIRAI. APRES TOUT, SI LA HONTE DE LA FAMILLE NE REVIENT PAS, QUELLE IMPORTANCE !? TU VEUX QUE JE TE DISE ? CERTAINS SEPRENTARDS SONT MILLES FOIS PLUS FREQUENTABLES QUE VOUS.
Stupéfait, Albus demeura incapable de bouger quand la rousse passa la porte. Juste avant de la claquer derrière elle, elle lui lança du ton le plus froid existant
-D'ailleurs, je me demande si je ne ferai pas mieux d'aller les rejoindre eux.
Le bruit sec que produit le panneau violemment ramené contre le cadre se répercuta dans la salle. Le sorcier ne put se déplacer qu'après de longues minutes et courut immédiatement écrire une lettre à ses parents. Ils devaient savoir ce qui se passait. Eux sauraient quoi faire, et peut être même pourraient-ils la raisonner.
Lentement, une ombre se détacha du mur et se faufila silencieusement hors de la pièce. Scorpius était plus que satisfait. Il était euphorique. Jamais il n'aurait pensé qu'il serait si simple d'en apprendre plus sur l'ordre ainsi. Si son père avait su... le Serpentard avait envie de siffloter tant sa réussite avait été facile. Il ne s'autorisa qu'un sourire satisfait. Un Malefoy ne s'abaissait pas à des démonstrations inutiles. Il se repassa mentalement la scène, notant chaque détail. Et même un Malefoy ne pouvait empêcher les hormones d'agir. Le blond se surprit donc à penser à des éléments insoupçonnés. Comme le point auquel une certaine rousse en colère pouvait être jolie.
June remarqua assez rapidement que Rose ne revenait pas. Inquiète, elle entreprit de faire un petit tour dans les recoins où sa colocataire aurait pu se trouver, sans pouvoir lui mettre la main dessus. La cloche annonçant le début des cours sonna. S'en préoccupant peu, l'adolescente repartit en quête de celle qu'elle considérait déjà comme une amie. Quand elle aperçut une tâche vive au milieu des teintes pâles des herbes folles, du côté des ruines, elle se précipita dans cette direction. Elle s'arrêta en voyant que la rousse n'était pas seule. Malgré ses scrupules, elle se cacha derrière un mur de pierre à moitié au sol et écouta la conversation.
-Alors on sèche Rose ?
-C'est Weasley pour toi, Malefoy.
-Quelle froideur.
-Et c'est toi qui me dit cela ? Pars d'ici.
-Non.
-Pourquoi ?
-Je te l'ai dit plus tôt. Ces ruines me plaisent bien, j'ai envie d'y rester.
-Depuis quand les serpents obéissent à leurs envies et non à leurs ambitions ?
-Les deux sont si intimement liés qu'il est impossible de les dissocier.
-Un exemple ?
-Voyons... je veux le pouvoir. C'est autant une ambition qu'une envie.
-Donc tu ne suis que tes ambitions et tes envies ?
-Il m'arrive d'y résister.
-Tiens donc... j'aimerai bien voir ça.
-Un exemple simple. Je rêve de te punir selon mes envies, mais je ne le fais pas.
-Tes envies ? Ou tes besoins ?
-Là encore, les deux sont très liés ma Rose. Assouvir cette envie m'éviterai certainement l'étape drague avant le lit. Donc comblerait un besoin avec un minimum d'efforts.
-Je ne t'ai pas déjà demandé de partir ?
-Et qu'ai-je répondu ?
-Aucune idée, je ne t'écoutais pas.
Déjà dégoûtée, June avait peur de comprendre. Peur de ce qui pouvait suivre. Elle avait reconnu l'intello au timbre de sa voix, et ne pouvait imaginer un instant Rose entre ses bras. Elle se détourna silencieusement, s'éloigna discrètement, et courut aussi rapidement que possible dès qu'elle se trouva hors de vue. Ses recherches avaient duré assez longtemps pour mener à la pause déjeuner. Elle fonça vers sa chambre et percuta quelqu'un au passage. Quand elle se rendit compte qu'il s'agissait du brun que Rose lui avait désigné comme étant son cousin, elle tenta de faire marche arrière. Seulement, elle n'était manifestement pas la seule à avoir bonne mémoire.
-Je t'ai vue avec Rose ce matin. Tu la connais bien ?
-Qu'est-ce que cela peut te faire ?
-Je la cherche.
-En quoi c'est mon problème ?
-En rien, excuse-moi.
-Et qu'est-ce que tu lui veux à Rose hein ?
-Nous sommes de la même famille. Je dois absolument lui parler.
-Pourquoi ?
-Disons que... je voudrais m'excuser. Je lui ai parlé sans savoir ce qu'elle pensait et je l'ai blessée.
Sans savoir de quoi il parlait, June sentait que c'était aussi important pour lui que pour Rose. Elle n'hésita qu'un bref instant avant de lui faire signe de la suivre. Elle le mena aux ruines, sauf que la rousse n'y était plus. N'y restait que sa veste.
Les mains retenues en hauteur, Rose ne pouvait que haleter sous les caresses brûlantes dont on couvrait son corps. L'inconnu ne s'était pas même encore attaqué à la partie la plus intime de son anatomie qu'elle était déjà bouillante. Une seule main, large par-rapport à celles de la jeune femme, suffisait à maintenir ses deux poignets. L'autre flattait sa gorge, parcourait la vallée de ses seins, suivait chaque courbe avec une attention tranquille. Elle le savait excité, elle le sentait. Pourtant il se retenait à l'extrême, ne la rendant qu'encore plus impatiente de le sentir en elle. Elle gémit quand sa langue rejoignit les doigts dans le ballet de sensualité. Cette dernière suivit un trajet très précis, commençant par le ventre et terminant par la gorge. Arrivée à la mâchoire, elle se détourna vers les lèvres fines de la lionne et s'en empara avec une fougue presque violente. C'est alors que Rose se réveilla, encore remuée du rêve qu'elle venait de faire. Elle remit son t-shirt, déplacé au cours de son sommeil, et se releva. À sa grande satisfaction, personne ne l'avait retrouvée. Pas de dérangement, donc, hormis ce rêve. Ce n'était pas le premier qu'elle faisait. Mais c'était le premier où elle pouvait reconnaître cette haleine mentholée si particulière. Une odeur que jamais elle n'aurait dû sentir en rêve. Elle se releva et s'aperçut qu'elle n'avait plus sa veste. Elle avait dû la laisser dans l'herber là-bas quand elle était partie vers un lieu moins fréquenté.
-Quelle poisse, marmonna la rousse avant de partir chercher le vêtement égaré.
Elle ne remarqua pas la silhouette adossée à un arbre non loin de là, qui la regardait en souriant.
Voili voilou
Voilèèèreuh! La voile s'envole en volant hips!
Mince, l'a encore trop bu l'autre. Bref, j'espère que ce chapitre vous a plu et que je vous retrouverai sous peu. En attendant... (yeux du chat Potté) Reviews?
