Un pacte avec la mort
Disclaimer : Les personnages de Pirates des caraïbes ne sont pas à moi, ils sont à la compagnie Disney.
Hormis certains personnages sortant tout droit de mon imagination plus que loufoque.
Couple : Capitaine Jack Sparrow & Elizabeth Swann, William Turner & Elizabeth Swann, Capitaine Jack Sparrow & Angelica, et plein d'autre dont vous aurez la surprise à mesure que votre lecture avancera.
Note : Cette histoire commence après le quatrième film de Pirates des caraïbes : La Fontaine de Jouvence.Pour tout vous avouez, je ne sais pas quelle taille aura cette histoire. D'un commun accord avec moi même j'ai décidé d'inventer la plupart des lieux où iront les personnages. De plus je fais ça à la demande de ma petite princesse, elle se reconnaitra. C'est pour toi ma princesse.
Chapitre 1 :
Inquiétudes
Cela faisait déjà une semaine que le majestueux Black Pearl avec à son bord le Capitaine Jack Sparrow et son équipage voguait vers le sud. Comme tout bon commandant, Jack avait ordonné la réparation et le nettoyage complet du navire. Il avait réparti les tâches à ses hommes avec son éternel sourire énigmatique. Il voulait que son Pearl adoré soit rutilant. Brillant comme la plus belle des étoiles, comme le plus beau des joyaux. Il souhaitait qu'aucun autre navire ne soit plus beau que le sien. Qu'il impressionne tout le monde. Mais par dessus tout il voulait impressionné une seule personne. Il voulait l'impressionner plus que tout au monde, celle qui était la plus importante pour lui.
Sa faisait déjà dix ans maintenant. Dix ans qu'il lui avait permit, à l'aide d'une chaloupe, de rejoindre l'île où il avait du l'abandonner. Oui il appelait ça comme ça. Ni plus ni moins. Il l'avait abandonner. Il le regrettait, amèrement. Il aurait voulu l'emmener avec lui. Continuer de voguer avec elle. Il voulait continuer ce jeu qu'ils avaient commencés sur l'île déserte.
Le capitaine Jack Sparrow était perdu dans ses pensées. Ses yeux fixaient sans vraiment les voir les remous de la mer alors qu'il était accoudé nonchalamment au bastingage. Lui et ses hommes se dirigeaient encore et toujours vers le sud. Il se rapprochait de plus en plus de son but. Plus la distance s'amenuisait, plus son excitation augmentait.
Il voulait détruire la compagnie des Indes qui les empêchait d'être tous ensemble. Cette maudite compagnie l'empêchait de voir son sourire. Il devait la détruire. Et après seulement il pourrait être libre de la retrouver, de les retrouver. Mais pour le moment il devait attendre.
- Bugger, soupira-t-il en se passant une main lasse sur la figure.
Il revissa un peu mieux son tricorne sur la tête, par dessus son bandana rouge et ses breloques. Puis Sparrow prit une dernière grande inspiration remplissant ses poumons de l'air vitale. L'instant suivant, il se rendait dans sa cabine qui était plongé dans la pénombre. Sur le pont l'équipage mettait tout en œuvre pour faire avancer le navire fantôme vers le sud.
Enfermé dans sa cabine, il repensa à son compas qui lui indiquait avec force et exactitude ce qu'il désirait le plus au monde. D'un geste inconscient il alla le prendre à sa taille avant de l'ouvrir. Il regarda l'aiguille tourner sur elle-même un cour instant avant de se fixer vers l'est. Il s'en était douté.
Depuis dix ans et cinq mois elle n'avait pas bouger. Elle avait sûrement trouver une maison et reprit une vie normale loin de la piraterie. Loin de l'océan. Loin de lui. Dix ans et six mois qu'il avait sauver le jeune Turner en lui prenant définitivement la vie. Il lui avait fait transpercer le coeur du précédent capitaine : Davy Jones. Et il avait ainsi fait de lui le nouveau capitaine du Hollandais volant. Dix ans et six mois qu'il lui avait permit de le rejoindre. Dix ans et six mois qu'elle l'avait laissé derrière elle pour choisir le pirate novice. Elle avait aussi choisi une vie calme où elle passerait son temps à attendre son cher époux. Tout cela dans une maison bien chaude et bien douillette. Un petit confort à elle. Un confort où lui il n'avait pas sa place. Dix ans et six mois qu'elle s'était marier à William Turner deuxième du nom.
- Lizzie, lâcha Jack dans un souffle. Ce n'était qu'une supplique, aussi faible que la plus lourde chute d'une plume.
Ça faisait dix ans et demi maintenant qu'il souffrait en silence du manque. Elle lui manquait. Elle, sa dangereuse pirate. Son assassine. Sa traîtresse. Mais aussi et par dessus tout sa reine. Mais elle ne lui appartenaient pas. Elle était à Will, elle est toujours à Will. Cet homme qu'elle ne pourrait voir qu'une fois tout les dix ans. Pendant vingt-quatre heures. Une seule et unique journée.
Elle avait choisi le calme, la tranquillité, la routine d'une vie normale loin de tout conflit. Elle avait choisit une vie qu'il ne pourrait pas lui donner. Lui était un pirate, un vrai, un pur. Comme le disait la chanson, lui il était un forban, sans âme et sans cœur. Au contraire de Turner qui lui était devenu pirate par obligation et pour une question de promesse. L'ex-forgeron était un homme d'honneur. Un preux chevalier qui vole toujours au secours de tout le monde même si il doit y laisser sa vie.
Non, lui n'est pas comme Turner, il ne l'avait jamais été. Il est un homme qui flirte avec le danger à longueur de journée. Jack Sparrow rime avec liberté, découverte, intrigue mais aussi danger et aventure. Et surtout pas tranquillité. Et elle, elle avait tournée le dos à ça. Elle avait tourné le dos à son rêve d'enfant. Elle lui avait tournée le dos pour ouvrir les bras à la tranquillité et la sérénité que lui donnait le capitaine du Hollandais.
En pensant à ça, le maitre du bateau lâcha un rire cynique. Quelle ironie du sort, elle avait surtout ouvert ses bras à Will. Et surement pas que ses bras par ailleurs.
Puis il n'avait pas pu s'y opposer alors il avait sourit. Simplement. Il lui avait souri. De cet aire cynique et insensible, indifférent à tout. Qu'aurait-t-il pu faire d'autre? Il ne voulait pas l'obliger, elle était libre. Alors il avait fait semblant de s'en fiche, comme si elle n'était pas importante pour lui. C'est ce qu'il lui avait fait croire. C'est ce qu'il avait fait croire à tout le monde.
Mais il avait failli craquer quand elle s'était approchée de lui sur le pont du Black Pearl. Que voulait-elle faire? Le prendre dans ses bras? L'embrasser comme la dernière fois? Ou simplement lui faire une bise? Il n'en savait rien. Encore maintenant il n'en savait rien. Mais il l'avait vu. Il n'avait rien louper de ce petit geste sûrement inconscient. Il l'avait vu, il l'avait regarder avec attention. Il l'avait détailler et l'avait trouver tellement belle quand elle avait passée sa langue sur ses lèvres pour les humidifier. Il avait aussi vu la lueur dans ses yeux et la petite rougeur qui était nait sur ses joues.
Il l'avait aussi senti hésitante. Pourquoi hésitait-elle? Et sur quoi hésitait elle? Etait elle en train de choisir avec qui elle voulait rester? Choisissait-elle entre lui et Will? Surement. Puis elle avait choisit. Il l'avait vu choisir. Elle avait choisi la carte William Turner. Il l'avait su en voyant ce petit sourire forcé et ironique ses dessiner sur ses lèvres. Puis elle l'avait regardé et cette fois avait fait un vrai sourire. Elle lui avait au moins donné ça.
Elle avait été magnifique, tout simplement splendide. D'une grâce et d'une majesté féérique, comme une reine. On aurait dit un ange. Et elle lui manquait. Il aurait préféré rester dans le purgatoire de Davy Jones. Rester seul avec cette amertume et cette colère qu'elle avait fait naitre en lui après l'avoir piégé et tuer en le livrant au Kraken. Comme ça au moins il n'aurait pas eu à souffrir du manque de sa présence de cette manière.
- Un ange... Bugger, la voix du capitaine s'élevait dans un murmure rauque et laborieux. Lizzie... mon ange.
L'instant suivant Jack prenait une bouteille de rhum neuve encore couverte de poussière. Il les avait monté des cales un peu plus tôt. Il la déboucha à l'aide de ses dents avant d'en boire la moitié en une seule fois. Il ne prenait la peine de respirer vraiment que lorsque le besoin se faisait vraiment trop fort. Il avait du mal à respirer et une douleur sourde lui vrillait la tête. Mais à chaque fois qu'il se plongeait dans ses souvenirs, il ne regrettait que plus intensément de ne pas l'avoir retenu. Il aurait du.
Elle était la seule. La seule femme à qui il avait presque tout donner. Il avait abandonner son précieux Black Pearl pour elle. Il avait abandonné la vie éternelle pour elle. Il lui avait même abandonné sa liberté. Sa liberté qu'il chérissait tant. Mais Elizabeth avait été plus importante que tout ça. Même à la fin, son bonheur à elle avait été plus important que le sien. Lui qui avait toujours été un homme égoïste. Qui ne pensait qu'à lui. Lui qui n'hésitait pas à sacrifier les autres pour son bien être. Il lui avait tout donner. Si elle le lui avait demander, il aurait tout abandonner pour elle. Pour un seul de ses sourires. Pour entendre sa voix et voir ses lèvres bouger encore une fois en l'appelant.
Mais malgré tout elle s'était méfiée de lui. Elle était restée loin de lui. Elle lui était restée totalement inaccessible. Elle est à Will, et avant tout à elle même, mais en aucun cas à lui. Il s'était montré honorable, digne de confiance. Il avait changer pour elle et ça n'avait rien donner. À la place, elle l'avait utilisé. Elle avait utilisé le désir qu'il lui vouait pour le piéger. Elle s'était jouée de lui. Encore une fois ce souvenir lui revenait en mémoire, comme une profonde hantise.
Mais il ne lui en voulait même pas. Il s'en voulait à lui même. C'est lui qui s'était fait avoir. Après tout, elle était un pirate, non ? Plus qu'un simple pirate elle était devenue la reine des pirates. Et elle s'était comporter comme tel. Belle, impérieuse, sans appel. Elle ne lui avait pas laissé le choix. Et elle ne lui avait pas non plus laissé la moindre chance de se défendre. Au contraire, il avait été fier d'elle, et il est toujours fier de ce qu'elle avait pu faire. Il est fier de ce qu'il avait fait d'elle. Il avait rencontrer une jeune femme de la haute société aux manières soignées et réfléchies et en avait fait un pirate. Plus que ça, il en avait fait la reine des pirates en utilisant la ruse. Il avait dupé tout les autres capitaine qui était réunit ce jour là.
Une nouvelle fois, la main du capitaine vint s'emparer de la bouteille à demi-vide et la porta jusqu'à ses lèvres gercées. Quelques secondes plus tard il relâchait le goulot pour reprendre son souffle. Il en avait presque oublié de respirer. Il apprécia la brûlure de l'alcool et la laissa balayer son chagrin et sa douleur. Le choc brutale du cul de la bouteille contre la table fut puissant. Il créa un grand bruit sourd qui exprimait à peine un dixième tant sa frustration était forte.
Au dehors de la cabine, l'équipage au complet pu entendre le vacarme qu'avait fait le capitaine. Gibss ferma les yeux alors qu'une vague de tristesse grandissait en lui. Un chagrin chaque jour plus grand comme une flammèche devenant un incendie monstrueux. Petit à petit, il perdait inexorablement son capitaine. Petit à petit, il le voyait dépérir. Chaque jour il s'effaçait un peu plus jusqu'à disparaitre complètement. Il le voyait changer, devenant un homme sans plus aucune envie de vivre. Sans plus aucun sentiment mise à part une profonde tristesse teinté de douleur qui le rongeait toujours un peu plus de l'intérieur et qui le tuait toujours un peu plus.
Pourtant le vieille homme continuait d'espérer en se disant que peut être que si ils trouvaient le trésor, Jack retrouverai le moral. Alors il redeviendrai peut être normal. Il trouverai peut être une chose qui serait plus importante qu'elle. Et il redeviendrai le grand Capitaine Jack Sparrow qui rendait la vie si difficile aux autorités du monde entier. Mais pour cela il fallait qu'il fasse vite avant que Jack change pour de bon. Il fallait qu'il oubli Elizabeth Sawnn, la nouvelle madame Turner.
La journée se passa sans plus d'action. Pour le Pearl tout semblait au plus calme. Peut être trop calme. L'équipage s'ennuyait. Le rhum baissait petit à petit, l'ambiance se faisait de plus en plus morose. Et le capitaine - sans vraiment s'en rendre conte - tombait petit à petit dans une dépression toujours plus noire, plus sombre et plus douloureuse. Le second, Gibss, espérait que la destination que le capitaine lui ai indiqué ne soit plus très loin. Il voulait mettre fin le plus rapidement à ce massacre qui régnait en maître sur tout le navire.
Par obligation, il se dirigea vers la cabine du maitre du navire. Il savait qu'il allait se faire renvoyer à peine rentrer, mais il devait s'assurer qu'ils n'avaient pas déviés et combien de temps il leurs faudrait avant d'arriver. Arrivé devant la double porte noire inclinée, Gibss prit le temps de respirer lentement et profondément avant de se décider à pousser la porte.
Une fois à l'intérieur, il plissa le nez et souffla de dégout. L'air ambiant était chaud et difficile à respirer. De plus une légère odeur de renfermé venait taquiner les sens du second déjà mal à l'aise. Un mouvement dans la pénombre qui recouvrait le coin gauche de la cabine attira son attention. Il lui fallu plusieurs secondes afin de s'habituer au manque de lumière. Une fois cela fait il réussit enfin à discerner son capitaine. Il était affalé dans son fauteuil, la mine sombre et la tête basse.
Un rapide coup d'œil sur la table permit à Gibss de savoir que son Capitaine était déjà alcoolisé à un stade avancé. Un simple déduction à la vue du nombre de cadavre de bouteilles regroupées sur la table de bois noir. Il lui faudrait tout son calme et tout son courage pour affronter le regard lourd de chagrin et les réprimandes sans fondements dont Jack allait le gratifier. C'est après avoir toqué trois petits coups secs contre la porte derrière lui qu'il avança prudemment à pas de loup avec une lenteur calculé. Il laissa le temps au brun de se rendre conte de sa présence. Mais l'homme en question ne bougeait pas, savait-il seulement qu'il était là ?
- Jack ?
La voix du vieille homme était mal assurée. Devant lui se trouvait un homme vide de toute joie, de toute vie. Était il trop tard ? Le capitaine Jack avait-il déjà disparut ? Il ne reconnaissait plus rien dans l'homme devant lui qui aurait pu être le légendaire Jack Sparrow. On aurait pu prendre n'importe qui et lui mettre les vêtements. Il aurait pu passé pour le vrai Capitaine en tout et pour tout. Ce spectacle brisa un peu plus le cœur du marin qui vouait une véritable adoration pour cet homme. Cet homme l'avait sauvé de la misère, de l'ivresse quotidienne dans laquelle il était tombé. Mais qui lui avait avant tout sauvé la vie mainte et mainte fois.
C'est en se remémorant ces instants qu'il prit une résolution. Il ramènerai la joie de vivre à son capitaine quoi qu'il lui en coute. Et même si il devait pour cela ramener, attacher ou même enfermer cette Elizabeth. Oui c'est vrai, elle les avait sauvé mais elle hantait aussi le Black Pearl de manière omniprésente pour le maitre du bateau. Et celui ci était plus important aux yeux de Gibss que son bien être à elle. Même si il savait bien que Jack ne serait pas d'accord. Et risquait aussi de l'envoyé au fond de l'eau si on la touchait.
Mais pour cela, il fallait déjà qu'il réussisse à parler au pirate. Il n'avait toujours pas esquissé le moindre petit mouvement à l'arrivée de son second dans sa cabine. Il prit une chaise à coté de lui et s'assit face à l'homme ivre.
- Capitaine, souffla Gibss d'une douce voix.
Cette fois, sa voix sembla ramener l'ivrogne à la réalité car il releva la tête. Il posa un regard lourd et fatigué sur son second. L'homme fort et vaillant avait laisser place à un homme fatigué, usé. Des cernes enflées et d'un noir profond avaient prises place sous les yeux rougis par le manque de sommeil du pauvre diable. Sa peau avait pâlit et la maigreur prenait ses droits sur son corps. On pouvait apercevoir facilement que le temps et le manque de nutrition correct avait creusé les joues du Capitaine.
- Comment vous sentez vous, Jack ? Demanda le nouveau venu avec douceur, prenant garde à ne pas brusquer son commandant.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Rétorqua aussitôt le brun d'une voix rauque et agressive.
- L'équipage et moi-même sommes inquiet pour vous Capitaine.
- Vous m'en direz tant !
Le second baissa le regard. Il avait du mal à réaliser l'agressivité dont faisait preuve Jack. Lui qui était d'ordinaire si joyeux, calme, toujours avec cet air de légèreté et de désinvolture. À présent il ressemblait plus à un homme grincheux et malpoli.
- Capitaine, pouvez vous au moins me dire si nous sommes toujours sur le bon cap ? Si nous n'avons pas déviés. Et combien de jour de trajet nous reste-t-il ?
À ces mots, le brun tourna la tête vers la table non loin et la releva afin de voir les cartes de navigation éparpillées sur celle-ci. Puis il tourna de nouveau son regard sur son second.
En apercevant les yeux noirs fixé sur lui, Gibss sentit ses intestins se contracter. Elle était là ! La lueur d'antan était là. Faible mais elle était bien là ! Au fond des orbes d'encre de chine se trouvait un faible scintillement d'excitation. Cette flamme d'excitation, cette petite folie qui avait toujours habité, vécu, brûlé dans les beaux yeux du Capitaine n'était pas encore éteinte, c'est ce qui le rendait si exceptionnel. Et elle était revenue, elle rougeoyait comme une braise enfouit sous la cendre qui luttait pour survivre. Tout n'était pas perdu. Ils pourraient encore ramener leur Capitaine. Mais il fallait faire vite.
Joshaeme fut tiré de ses réflexions en voyant Jack se pencher afin prendre son compas qu'il avait laisser tomber un peu plus tôt sans s'en rendre conte. L'instant d'après, le compas était ouvert et Sparrow et son second puent y voir la direction indiquer. À la grande surprise de Gibss, ils ne suivaient pas du tout la direction indiqué par le compas. Alors que la panique commençait à le gagner, il vit l'homme face à lui esquisser un faible sourire qui ne dura qu'une ou deux secondes.
- Capitaine ?
- Nous sommes sur la bonne route.
- Mais comment savez-vous ça? Le compas nous indique la direction opposer.
- Oui je sais, mais j'utilise la déduction. Alors voyons voir.
Sans autre mot, Jack tira le fauteuil sous lui jusqu'à la table et se pencha sur les cartes. Sans perdre plus de temps Gibss l'imita sans mot dire. Il regarda attentivement son commandant faire ses calcules et en déduire des informations de manière incompréhensible pour le plus vieux.
- Tu m'as demandé combien il nous restait de temps avant d'être à destination, c'est bien cela?
- Oui c'est ça, lâcha le vieille homme précipitamment.
- Nous y serons demain dans la fin de journée. Maintenant que tu as tes informations, sors de ma cabine. Et veille à ce que tout aille bien sur le bateau. Je peux te faire confiance ?
- Oui capitaine !
Sans un mot de plus et après une brève inclinaison respectueuse de la tête, il quitta la cabine. Il prit soin de bien refermer la porte derrière lui. Il se sentait rassuré et il allait faire en sorte que l'équipage le soit aussi. Ensemble ils allaient faire de leur mieux afin d'atteindre l'île en milieu d'après midi si ça ne pouvait être pour midi.
Dans sa cabine, Jack s'autorisa un nouveau sourire qui - cette fois - dura plus longtemps. Ils étaient bientôt arrivé. Il lui fallait à présent penser à comment faire une fois sur place pour trouver ce dont ils auraient besoin. Alors qu'il débouchait une nouvelle bouteille du précieux liquide, il la leva en l'air trinquant au retour de l'aventure. Mais presque immédiatement il se rembrunit, ne pouvant stopper les souvenirs qui une fois de plus envahissait son âme. Une fois encore ils réduisaient à néant le peu de joie de vivre fraichement revenu avec les questions de son second et ami.
