Un pacte avec la mort

Disclaimer : Les personnages de Pirates des caraïbes ne sont pas à moi, ils sont à la compagnie Disney.

Hormis certains personnages sortent tout droit de mon imagination.

Couple : Capitaine Jack Sparrow & Elizabeth Swann, William Turner & Elizabeth Swann, Capitaine Jack Sparrow & Angelica, et plein d'autre dont vous aurez la surprise à mesure que votre lecture avancera.

Note : Cette histoire commence après le quatrième film de Pirates des caraïbes : La Fontaine de Jouvence. Pour tout vous avouez, je ne sais pas quelle taille aura cette histoire. D'un commun accord avec moi-même j'ai décidé d'inventer la plupart des lieux où iront les personnages. De plus je fais à la demande de ma petite princesse, elle se reconnaîtra. C'est pour toi ma princesse.

Chapitre 4 : Mauvaise humeur

Cela faisait déjà plusieurs heures qu'ils avaient rejoint la taverne où Gibss était rester cuver pendant de longues heures en solitaire. Le nombre de cadavres de bouteilles et d'hommes ivres avait considérablement augmenté à l'inverse du nombre de femmes de joie qui lui avait baissé. Jack Sparrow se dirigea à nouveau vers la table à laquelle ils étaient attablés plus tôt. Reica le suivait lentement tout analysant calmement tout ce qui se trouvait autour d'eux.

La chaleur ambiante des salles avait augmentée de façon radicale quant à elle et une odeur de transpiration, d'alcool, de vomi, de sang, et de sexe mêlé avait prit place. Elle s'attela alors à refroidir la pièce et a chasser cette odeur nauséabonde de façon imperceptible pour améliorer le bienêtre de son maitre. Ces efforts furent récompensés quand elle vit Jack souffler furtivement avant de remettre son tricorne correctement puis de lisser son manteau.

Après s'être assit le capitaine du bateau en bois sombre reprit son activité favorite en commandant une nouvelle bouteille de rhum qu'il ouvrit peu après l'avoir reçu en main propos d'une des dernières serveuses.

La nuit était plus qu'entamée, la lune était à présent à son zénith et de multiples étoiles décoraient le ciel. Le diable esquissa un petit sourire, il était à peine visible mais il n'échappa tout de même pas au capitaine.

- Qu'est-ce qui te fait sourire, Démon ? Demanda-t-il, la regardant d'un œil noir en haussant un sourcil.

Le susnommé démon sourit encore plus à cette question puis elle souffla une faible phrase mais qui sonna aux oreilles du brun comme si elle les avait dites haut et fort.

- Vous remarquez chaque détail, n'est-ce pas Capitaine ?

Pour toute réponse il souffla puis bu encore un peu de sa nouvelle bouteille malgré tout bien entamée.

- Tu ne réponds pas à ma question.

- Je repensais juste à vos mots d'un peu plus tôt.

Cette phrase eu le mérite d'arraché l'homme à sa beuverie. Il pose la bouteille sur la table puis leva un regard interrogatif sur la femme debout près de lui. Dans un nouveau haussement de sourcil il l'invita à continuer.

- Cela faisait bien longtemps qu'un humain ne m'avait pas demandé avec autant de conviction de rester auprès de lui.

- C'est donc cela, lâcha-t-il avec un sourire cynique. Serais-tu sentimentale ?

À ces mots les deux pupilles cuivrés se posèrent sur l'homme en rougeoyant quelque peu.

- Corde sensible hein ? Ricana le concerné, décidant de ne pas insister.

Il se remit alors à boire calmement et plus aucun mot ne fut échangé.

A l'autre bout de la pièce, à travers les lambeaux de tissus de se qui avait sans doute été un rideau, un homme restait les yeux inlassablement fixé sur cet étrange couple. Et plus particulièrement sur cette femme qu'il n'avait encore jamais vu à l'inverse de l'homme. Oh oui, il ne connaissait que trop bien cet homme pour lui avoir sauvé la vie et pour avoir été sauvé par celui-ci. Et ô combien il le haïssait pour s'être tant jouer de lui. Il le trouvait en compagnie d'une nouvelle femme, encore.

Combiens d'hommes allait-t-il faire souffrir ainsi comme lui ? Combiens d'hommes allaient perdre leur compagne comme lui avait perdu la sienne pour le bien être du grand capitaine Jack Sparrow ?

Oui, il haïssait cet homme. Et il s'était promit qu'il se vengerait. Il allait lui faire payer sa traîtrise. Mais en attendant il devait se montrer patient. Il fallait attendre le bon moment. Alors il restait là à les observer.

Il reporta finalement son attention sur la femme et quelle ne fut pas sa surprise quand il la vit regarder dans sa direction. Un regard froid, sévère et prometteur de bien des misères. Sans qu'il ne s'en rende conte, ses jambes reculèrent une à une, puis il fit demi-tour et s'enfuit sans demander son reste.

Il courrait à travers les ruelles sales de la petite île de Carga, île au sol noirâtre et à la végétation plus rocailleuse que végétale. Il manqua de tomber plusieurs fois, glissant sur la poussière, se cognant dans une planche qui trainait là, trébuchant sur un caillou. Mais il ne pouvait pas s'arrêter, son corps ne pouvait pas, et son esprit lui restait terrorisé de ce qu'il avait vu dans les prunelles de cette femme.

Il avait vu qu'elle n'était pas heureuse d'être ainsi observée, mais il la trouvait belle, si belle. Il était terrifié par sa beauté et sa froideur. Il savait qu'il souffrirait en s'approchant d'elle. Alors il fuyait, encore et encore. Mais son esprit ne pensait qu'à y retourner. Il ne pensait qu'à aller la voir à nouveau, et la voler à Sparrow. Lui faire ressentir ce que lui avait ressenti.

Il savait, s'il revoyait encore cette femme, la folie le gagnerait entièrement. Elle avait déjà ravagée une partie de son âme, attisé par la haine envers le capitaine. Mais cette fois c'est un déchirement pour l'attirance et la peur de souffrir à cause de cette femme qui risquait de le rendre encore plus fou.

Soudain, ces pas ralentirent jusqu'à s'arrêter. Il s'assit au pied d'un gros rocher et ramena ces genoux vers lui. Puis une main où il commença à se ronger les ongles sans même s'en apercevoir. Son esprit réfléchissait à toute allure. Ces yeux cherchaient frénétiquement cette femme dans leur champ de vision. Un coup il souriait, la seconde suivante il tremblait de peur, pour ensuite se mettre à rigoler frénétiquement.

Il ne remarqua même pas que la folie venait déjà de le gagner entièrement.

De son côté, la jeune femme avait regardé cet homme s'enfuir sans demander son reste. Elle en avait eu marre qu'il les observe comme ça depuis qu'il était arrivé dans la taverne en début de soirée. Elle avait été surprise de constater qu'il ne la suivait pas quand elle était sortie. Mais la déception avait vite fait surface quand son capitaine était venu la retrouvé et qu'il l'avait suivi en toute impunité.

Elle les avait senti approcher bien avant qu'il ne puisse la voir et elle s'était arrangé pour que l'homme perde la trace de son maitre et face demi-tour. Mais le voir a nouveau les espionner à leur retour à la taverne avait jouer avec ces nerfs. Cet humain abusait de sa patience et elle avait fini par lui montrer.

Elle avait senti toute la haine et le mépris qu'il avait pour son maitre. Il lui avait suffi d'un seul coup d'œil pour voir ce que l'homme avait vécu, chacune de ses souffrances, chacun de ses sentiments positif comme négatif. Elle savait exactement comment brisé cet homme. Mais plus que ça elle savait que sa santé mentale était plus qu'en danger. La folie planait au-dessus de cet homme comme un rapace le ferait au-dessus d'un animal en train d'agoniser.

Alors elle l'avait regardé, d'un regard froid et calculateur. Un regard qui n'augurait rien de bon. Et il s'était enfuit. Elle l'avait regardé s'enfuir. Elle avait continué à suivre sa présence jusqu'au rocher où il s'était reposé. Ce même rocher où il avait finalement commencé à perdre pied jusqu'à tomber définitivement dans la folie. Et tout ça sans qu'il ne s'en rende conte.

Il fallait qu'elle continue de le surveiller, pour le bien être de son capitaine. Parce qu'une personne folle était bien plus dangereuse qu'une personne seine d'esprit qui savait exactement ce qu'elle faisait.

Un esprit fou est quelque chose d'imprévisible qu'il faut surveiller au quotidien sous peine d'être prit de surprises particulièrement désagréables.

Elle reporta finalement son attention sur son capitaine. Elle l'observait calmement, le détaillait, analysant chaque cicatrice, chaque marque, chaque geste présent chez cet homme si particulier. Et elle gravait au fond de sa mémoire chaque chose qu'il avait vécue. A présent elle était celle qui le connaissait le mieux. Peut-être même mieux qu'il ne se connaissait lui-même.

Mais elle voulait continuer de l'observer. Elle voulait qu'il la surprenne encore. Parce qu'avec lui le temps serait bien moins ennuyeux. Oui elle le savait cet homme, ce Jack Sparrow, était tout ce qu'il y avait de plus intéressant, de plus surprenant, de plus exaltant. Elle pouvait presque dire qu'elle allait s'amuser avec lui.

À cette pensée, le démon ricana un peu s'attirant un regard désapprobateur de la part du maitre du navire. Quelle ironie, elle qui ne s'était plus amusée depuis des années. Des dizaines d'années. Ou peut-être même des centaines. En fait elle ne savait plus. Cela faisait bien trop longtemps qu'elle s'ennuyait.

Un bruit sourd résultat de la rencontre d'un cul de bouteille avec une table en bois tira le démon de ses pensées. Le capitaine se leva difficilement de sa chaise en bois puis se mit en tête de faire quelques pas. Il chancela manquant de tomber un coup d'un côté, l'autre coup de l'autre. La femme s'empressa d'estomper le trop plein d'alcool présent dans le sang de l'homme afin qui parvienne a marcher droit. Ainsi ils regagnèrent le sombre bateau amarré au port.

Le capitaine se hâta vers sa cabine où il se laissa tomber sur le lit sans même prendre le temps de se déshabiller. Le diable qui l'avait silencieusement suivit ricana un instant devant ce spectacle et s'attela a retirer un a un les vêtements trop gênant pour le bon sommeil de son maitre.

Une fois sa tâche accomplie elle quitta la pièce aussi silencieusement qu'une ombre refermant en même temps les lourds rideaux de velours qui ornaient les fenêtres de la cabine. D'un petit bond puissant elle se propulsa jusqu'en haut du mât où elle s'assit le dos contre se dernier une jambe étendue devant elle, l'autre pendant mollement dans le vide contre la voilure repliée.

Elle resta là à observer les gens fourmiller à travers les rues de l'île. Le soleil se levait paresseusement à l'horizon. Elle grimaça à cette constatation. Le soleil, elle le méprisait pour la souffrance qu'il lui causait, mais en même temps elle voulait continuer de le voir, de se balader sous ses rayons. Alors elle resta là à le regarder naitre dans le ciel.

Elle vit les matelots regagner le navire un à un regagnant leur hamac pour un repos bien mérité après avoir fait la fête avant que les ordres du capitaine ne les fassent repartir vers le large.

La journée était déjà bien avancée quand elle vit enfin le capitaine sortir de sa cabine pour marcher sur le pont du navire, respirant l'air frais matinal. Il parcouru longuement son bateau caressant le bois comme si il s'agissait d'un trésor. Elle secoua la tête à cette pensée, comme elle pouvait être bête parfois, bien sûr que le Black Pearl était le trésor de Jack Sparrow. Il avait risqué jusqu'à sa vie pour le garder. Les humains pouvaient s'attacher à des choses si insignifiantes.

Elle le vit ensuite disparaître dans les entrailles du navire pour examiner le reste. Elle suivit son parcours en se focalisant sur sa présence. Une fois son tour finit elle le vit remonter et quitter le navire. Elle le regarda s'éloigner puis s'éclipsa a son tour dans la partie la plus sombre du navire pour y dormir à son tour, elle garda tout de même suffisamment de conscience pour veiller sur son maitre.

De son coté, Jack Sparrow parcourrait les rues les unes après les autres. Il voulait trouver une femme pour se sortir deux visages féminins des pensées, tout du moins il espérait pouvoir y arriver. Finalement c'est dans une taverne, comme la plupart du temps, qu'il trouva une fille de joie prête à passer du temps avec lui. Il lui avait suffi de quelques paroles enjôleuses pour la faire tomber dans ses bras.

Ensemble ils gagnèrent une chambre miteuse mais suffisante pour une activité comme celle qu'il s'apprêtait à faire. Il s'assit sur le lit et lui fit un signe de la main, lui demandant d'approcher. Elle s'exécuta sans rechigner, avançant et mouvant exagérément ses hanches de façon aguicheuse. Elle se pencha et chercha à l'embrasser mais il s'esquiva en enfouissant son visage dans son corsage.

Il fit remonter ses mains le long du corps de cette femme qui avait trop souvent été utilisée et malmenée. Même au travers de sa robe il pouvait sentir les imperfections, les jambes manquantes de fermeté, ses fesses plates, ses cotes qu'on ne sentait que trop bien à cause de la malnutrition, de même pour le bas des reins bien trop saillant. Cette catin n'était pas parfaite loin de là mais il s'en contenterait. Si elle pouvait ne serait-ce qu'un peu le tirer de ses pensées négatives et déprimantes.

D'un geste rodé il défie les lacets qui retenaient la robe défraichie de la femme. Elle glissa rapidement au sol dévoilant un corps galeux et maigrelet. Sans même prendre le temps de savourer cet instant il se glissa dans sa chaleur avec un seul but en tête. Les minutes passèrent les unes après les autres.

Ce n'est qu'en début de soirée qu'il ressorti de la chambre, laissant derrière lui sa compagne de quelques heures. Elle y avait mit tout son cœur et tellement d'efforts, mais même avec ça il n'avait pas réussi à les oublier. Il décida de regagner son bateau et a trouver son second pour organiser le ravitaillement. Il avait prit sa décision, ils lèveraient l'ancre le lendemain.

Alors qu'il arpentait le pont, une vision comme il les adoré se montra à lui. Son Pearl était là, amarré au port et flottait calmement sur la mer endormi. Derrière lui le soleil descendait lentement pour disparaître derrière l'étendue d'eau. Le capitaine sourit l'espace d'une seconde, fière du spectacle qui se produisait devant lui, avant de reprendre sa marche d'un pas plus assuré.

Une fois à bord il fit rapidement le tour du bâtiment dans le but de trouver son second, mais il dut se rendre à l'évidence qu'il n'était pas sur les lieux. Une idée germa alors dans son esprit et il s'empressa de regagner le pont de son petit trésor en bois noir.

Reica, viens, dit-il alors d'une voix neutre, testant pour la première fois un appel envers son démon.

L'instant suivant la femme démon apparu à la façon d'un brouillard. Elle fixa l'homme qui l'avait appelé attendant la suis des évènements. Lui de son coté, prit quelques secondes pour la contempler, elle était pareil que la journée précédente, mais une étrange impression lui tenait les trippes. Et cette impression émanait d'elle, comme si il y avait quelque chose de changé. Mais il n'y fit pas plus attention que ça.

- J'ai besoin de toi pour trouver Gibss, je ne sais pas où il est. Peux-tu le localiser ? Demanda-t-il en connaissant malgré tout déjà la réponse.

- Mais bien sur, répondit-elle dans un sourire. Il est dans une des tavernes de la ville.

Jack la regarda quelques secondes, réfléchissant à l'heure qu'il était, puis il réalisa.

- Déjà ? Dit-il en s'exclamant.

- Cela vous étonne-t-il vraiment de votre seconde, souffla-t-elle dans un rire bas.

- C'est vrai, tu as raison, ricana-t-il à son tour. Très bien, dans ce cas allons-y.

Pour toute réponse elle place une main sur sa poitrine à l'emplacement du cœur et s'inclina quelque peu.

Ensemble ils quittèrent le sombre navire pour regagner la terre ferme et les sols recouverts de lattes en bois. Leurs bottes claquaient bruyamment à chacun de leurs pas. Petit à petit, la jeune femme vint se mettre un peu en avant de son capitaine afin de le guider à travers les rues mal famées de la petite ville qu'était Carga. Petite ville oubliée du monde où régnaient la faim, la misère et la maladie.

C'est une quarantaine de minutes plus tard qu'ils rejoignirent la taverne de l'enfant déchiquetée où ils trouvèrent le second en train de siroter une boisson à la couleur rouge noire des plus douteuses. Sur les murs on pouvait voir des mains d'enfants imprimées d'une peinture rouge semblable à du sang. Un tableau vieillit par le temps trônait sur le mur juste en face de la porte d'entrée, il représentait une petite fille tenant un doudou, surement l'enfant dont parlait l'enseigne de la taverne. Dans des coins, sur des étagères ou pendent aux lustres on retrouvait des peluches en forme de poupée, d'ourson, des créatures marines ou terrestres plus abimées les unes que les autres.

Jack déglutit difficilement à cette vue en se demandant comment son second avait réussi à trouver le moyen de s'enterrer dans un endroit pareil.

C'est un endroit pour toi, démon, il devrait te plaire, lâcha-t-il dans un ton quelque peu hargneux et méprisant.

Elle le regarda alors d'un air quelque peu attristé avant de lui répondre.

Je ne suis pas un tel monstre au point d'apprécier de voir des enfants être torturer.

C'est sur ces mots qu'elle disparut, vexée et déçue de la manière dont la voyait celui qui était à présent son maitre. Elle regagna son antre pour méditer sur ces mots qu'elle venait d'entendre et la nature de son être. Après tout, peut être que cet homme, le capitaine Jack Sparrow avait raison.

De son côté lui, Sparrow se demandait ce qu'il avait bien pu dire pour qu'elle le prenne ainsi. N'était-elle pas un vrai monstre qui se fichait de qui pouvait bien souffrir et mourir devant elle ? Qu'est-ce que ça changeait qu'il soit un enfant, un adulte, une femme, ou un homme, un vieillard ou un nouveau-né pour elle ?