Immortal Nightmare.
«Encore ce cauchemar...» Je me rassis dans le lit seulement trois heures après m'y être couché. Je jette un coup d'œil à mes côtés et m'adosse au mur.
Tout petit déjà je faisais ce même cauchemar, mais il y a peu, tout avait refait surface, sans doute pour cette fameuse raison... Dans cet enfer, comme lorsque j'étais enfant, tout commence par une longue chute. Puis, j'atterris dans une espèce de terre parallèle à la notre. Seul un spectre blanc et lumineux m'accompagne dans cette aventure. Il possède une voie familière, une voie disparue depuis bientôt trois ans, celle de mon père.
En marchant dans ce monde inconnu, je croise plusieurs dessins effrayants et surtout: un monstre fait de masse noir et aux yeux blancs et brillants. Ce monstre, après plusieurs séances chez le psychologue, j'ai découvert qu'il représentait ma mère tandis que le spectre bienveillant, représentait mon père.
Il est vrai que je n'ai pas eu une enfance des plus heureuses. Des parents divorcés, une mère dépressive et alcoolique par dessus le marché. De ma naissance à mes cinq ans, j'ai été battu tous les soirs sans aucune raison. J'étais cloitré dans ma chambre, lisait et relisait le même et unique livre mettant en scène une famille aimante, tout en serrant mon ours en peluche offert par mon père. Tous les soirs, je faisais le même cauchemar en espérant que cette fois-ci, il se termine bien. Mais jamais ce n'a été le cas. J'ai été le souffre douleur d'une femme saoule et dépressive. Jusqu'au soir où cela à déraper.
Un de ces soirs, elle a débarqué dans ma chambre pour passer sa colère, elle m'a frappé tellement fort que j'en suis tombé dans le coma. Pendant un petit instant, elle s'en ai voulu et m'a emmené à l'hôpital. Là, les médecins découvrirent que ma mère m'en faisait voir de toutes les couleurs. C'est ce jour là que mon calvaire fut terminé. Mon père est arrivé. Je me souviens de ses mots, ces mots si doux qui m'avaient fais sourire pour la première fois:
«Oh mon chéri je suis tellement désolé... Papa est là maintenant, il ne laissera plus personne te faire du mal, bonhomme. Je te le promets, parole de Kwon YoungHwan.»
A partir de ce jour, le cauchemar n'était plus et n'avait jamais refait surface, même à sa mort il y à trois ans. Juste depuis quelques mois, depuis que l'amour de ma vie, ma future femme, ma chérie m'a annoncé cette nouvelle... Je pose ma main sur le ventre arrondi de ma compagne et murmure:
«Ne t'en fais pas, papa sera la, jamais tu ne vivra ce que papa a dut supporter... Je te le promets, parole de Kwon JiYong.»
