Auteur : Hiera Ramuk

Titre : Snowman

Genre : U.A., Comédie Romantique

Personnage : D

Pairing : heu... Hide-Zou X Tsunehito ( apparement X3 et pour le moment n.n )

Réponses aux review :

Onigiri-chan9 : Je suis super contente que ça te plaise. Parce que bon, ce genre de fic, c'est pas trop mon rayon et j'avais peur que ça soit ennuyant u.u enfin je suis rassurée n.n J'espère que tu continueras d'aimé la fic et les personnages !

eli : Ben tu sais, faut bien qu'Asagi critique la tenue de Ruiza pour se déculpabilisé de l'avoir maté XD D'un autre côté qui n'aurait pas regardé ? X3

Ajousan : ça me fait vraiment plaisir de voir que cette fic t'a motivée Xd Alors comme t'es aussi étoudit que Ruiza ? Rah là là, mais que vais-je faire de ton mon petit boulet adoré XD Bref, traive de compliment et de mot doux, moi j'attends la fic que tu m'as promis ! En attendant, j'espère que ce chapitre te plaira !

Urumi : J'espère que tu apprécira autant cette suite et que Ruiza te décevra pas ! Moi aussi je le trouve atendrissant et tout kawaii XD

Bon j'arrête mon blabla et je vous laisse lire !

Chapitre 2 :

Asagi se leva aux aurores. Ruiza dormait encore sur le canapé. Le brun le regarda longuement puis soupira de mécontentement. Bien sûr, comme grand-mère n'est pas là, elle fait la grasse mâtiné. Le brun marcha d'un pas rapide vers la cuisine et commença à préparer son petit déjeuner. Cela ne le gênait pas de le prendre seul ni de le préparer lui-même. Cela avait toujours été ainsi depuis qu'il était enfant. Ses parents étaient bien trop occupés par leur travail pour prendre le temps de s'inquiéter pour lui. Mais Asagi ne s'en était jamais plaint. Cela l'avait toujours contenté car cela avait toujours été ainsi. Sauf bien sûr lorsqu'il était chez sa grand-mère qui était toujours sur son dos. Toujours en train de me critiquer celle là. Le brun soupira puis se servit une tasse de café. Alors qu'il le buvait, son regard se porta vers le salon. Il regarda ensuite l'heure. Il était presque 7h du matin. Le brun termina son café puis remonta dans sa chambre pour se préparer. Lorsqu'il fut habillé, il redescendit au rez-de-chaussée. Ruiza dormait toujours. Par curiosité, Asagi s'approcha de lui et se rendit compte que le jeune homme, qu'il prenait toujours pour une jeune femme, tremblait. Le brun se hasarda à poser une main sur son front et constata sans grande surprise qu'il était fiévreux. Asagi soupira puis alla chercher la boîte à pharmacie. Il posa une plaquette d'aspirine sur la table basse face à Ruiza puis il prit la direction de la cuisine pour aller lui prendre de l'eau. Il revint dans le salon et posa un verre tiède sur la table. Il s'empara ensuite d'un post-it qui traînait près du sans fil et écrivit :

« Il y a du café chaud dans la cuisine. Pensez à prendre des aspirines. Rétablissez-vous bien. Asagi ( le petit fils de Kana-san ). »

Le brun posa le message sur la table basse avant de s'emparer de sa veste pour ensuite s'en aller. Après tout, il n'avait pas que ça à faire. Il avait un important rendez-vous avec un investisseur à 8h00 et il ne devait pas traîner s'il ne voulait pas arriver en retard.

Ruiza ne se leva que vers 9h. Il n'était pas en pleine forme mais avait plutôt bien dormi. Lorsqu'il se redressa, il fut surprit de trouver une couverture posée sur lui. Il ne se souvenait pas non plus d'avoir retiré ses bottes. Son regard fut alors attiré par le post-it collé sur la table basse. Le châtain s'en empara et le lu. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Finalement, le petit fils de Kana-san n'était pas un glaçon comme elle se plaisait à le prétendre. Il était plutôt plein de petites attentions, même envers l'inconnu que Ruiza était pour lui. Le blond suivit donc ses conseils et prit deux aspirines avant de prendre la direction de la cuisine où il prit son petit déjeuner. Il ne devait pas trop traîner parce qu'il devait cuisiner pour le déjeuner de Kana-san et cette fois-ci, il espérait que ce sale type en voiture rouge ne gâcherait pas tout encore une fois. En y repensant, Ruiza fulmina de rage. Si jamais il se retrouvait face à ce mal poli, il lui dirait ses quatre vérités. Ruiza soupira puis repensa à ce petit mot qu'Asagi lui avait laissé. Il se demandait bien à quoi pouvait ressembler le petit-fils de Kana-san. Cette dernière n'avait aucune photo de lui adulte. Ruiza ne l'avait donc vu qu'en petit garçon sur de vieille photo. En tout cas, il devait être bien différent du sale type qu'il avait croisé la veille par deux fois.

Il avait apparemment plut dans la nuit. C'est ce que remarqua Ruiza en quittant la demeure de Kana-san. Il y avait de grosses flaques partout et Ruiza priait pour qu'aucun chauffard ne l'éclabousse. Après tout, il s'était donné du mal pour le déjeuner malgré son extrême fatigue. Apparemment les aspirines n'avaient pas eu beaucoup d'effet sur lui. Enfin, ce n'était pas un petit rhume qui le terrasserait. Après tout, Kana-san souffrait de bien plus et elle comptait sur sa visite. Ruiza ne pouvait pas la décevoir. Surtout qu'elle s'était montrée d'une gentillesse infinie avec lui. Elle mais aussi son petit-fils. Ce fameux mister glaçon qui au final ne devait pas être si froid que ça. Sur cette pensée, Ruiza se fit éclabousser par une voiture passant à vive allure à côté de lui. Le blond s'arrêta dans sa marche et s'essuya le visage d'un geste mécanique avant de regarder la Ferrari rouge, la même que la veille disparaître au loin. Ruiza ne l'insulta pas bien que l'envie ne lui manquait pas. Il se contenta de soupirer profondément.

Asagi arqua un sourcil et observa le jeune homme blond à travers son rétroviseur, se demandant s'il allait de nouveau s'arrêter. Le brun était prêt à le faire quand il se souvint de quelle manière le blond l'avait traité la vieille. Il décida donc de l'ignorer. De toute façon, il n'avait aucune envie de se faire humilier comme la dernière fois. Alors tant pis pour ce jeune homme. Il ne devait tout simplement pas avoir de chance. Asagi continua donc de rouler vers l'hôpital. Il avait terminé son programme de la journée et devait à présent aller voir ce vieux dragon qui lui servait de grand mère. Le brun s'arrêta à un feu rouge et observa les environs. Là, il aperçu un boutique de fleur.

« - Et pourquoi viens-tu les mains vides ?

- Je...heu...

- Mal élevé. »

Asagi grimaça en se souvenant de ce que sa grand-mère lui avait dit la veille et dès qu'il put, il se gara afin de lui acheter des fleurs. Au moins, il ne se ferait pas critiquer pour se présenter une fois de plus avec les mains vides.

OoOoO

« Je hais ce sale type, déclara Ruiza en entrant tel un zombi dans la chambre de Kana-san. »

Lorsque la veille femme l'aperçu, elle éclata de rire et le jeune homme soupira profondément avant de poser le panier sur la table à côté de sa patronne.

« Tu t'es encore fais éclabousser ? Présuma Kana-san.

- Je sais pas ce qu'il a contre moi, mais je n'ai vraiment pas de chance. »

Ruiza éternua alors et Kana-san lui tendit un mouchoir en papier. Le jeune homme la remercia et se moucha bruyamment. La vieille femme l'observa longuement puis lui déclara : « Enlève ton manteau et va le faire sécher dans la salle de bain ». Ruiza acquiesça et se leva tout en enlevant son survêtement mouillé. Il prit ensuite la direction de la salle de bain et tout en l'accrochant, il déclara :

« Votre petit-fils s'est montré très agréable avec moi.

- Vraiment ? S'étonna t-elle.

- Oui. Il m'a couvert hier soir alors que je m'étais endormi sur le canapé et m'a préparé de quoi me soigner ce matin.

- Ça m'étonne de lui ça. »

Ruiza se contenta de rire doucement avant de s'emparer d'une serviette afin de sécher un peu ses cheveux humides. On frappa alors à la porte de la chambre d'hôpital de Kana-san qui déclara que c'était ouvert. Asagi ouvrit la porte et la salua tout en lui tendant un bouquet de fleur. Kana-san le considéra avec suspicion et déclara : « Non, je ne suis pas allergique à ça. Tu ne me tueras pas comme ça ». Asagi soupira de rage et posa négligemment le bouquet sur la table près du panier trempé de Ruiza. Lorsque le regard sur brun se posa sur lui, il fronça les sourcils.

« C'est Ruiza qui me l'a apporté, déclara Kana-san avec un léger sourire. »

Asagi s'enleva de l'idée qu'il s'agissait du jeune homme qu'il avait éclaboussé puisque Ruiza était une jeune femme. Mais la coïncidence était tout de même prenante.

« Kana-san je me suis permis de vous emprunter une servie...ette. »

Ruiza resta bouche ouverte lorsqu'il aperçu Asagi dans la chambre de sa patronne. Le brun était tout aussi choqué. Il s'agissait du jeune homme qu'il avait éclaboussé il y a moins d'une heure.

« Vous..., lâcha Ruiza.

- Ruiza, je te présente Asagi mon petit fils. Asagi, je te présente Ruiza, mon aide-soignant, déclara Kana-san avec un large sourire.

- Mais... tu m'avais dit que c'était une femme, balbutia Asagi.

- Vraiment ? Tu es sûr ? Répliqua Kana-san avec un petit sourire moqueur.

- Je...je vais vous laisser Kana-san, murmura Ruiza. Vous...vous avez sans doute beaucoup de chose à dire. »

Ruiza les salua respectueusement avant de s'en aller le plus rapidement possible. Lorsque la porte se referma sur lui, Kana-san regarda du coin de l'oeil son petit-fils et lui demanda :

« Le sale type en Ferrari rouge qui l'a éclaboussé par deux fois, ça ne serait pas toi ?

- Ano... je...

- Je te conseille de le ramener à la maison. Il n'a pas l'air bien et si jamais il lui arrive quelque chose, je ne fais pas cher de ton héritage mon cher petit, ajouta-t-elle avec une pointe de sadisme. »

Asagi lâcha un juron puis salua sa grand-mère avant de partir à la poursuite de ce jeune impertinent. Il le trouva titubant dans le parking de l'hôpital. Ruiza faisait peine à voir. Il semblait vraiment malade et son teint pâle inquiéta assez Asagi. Ce dernier lui empoigna le bras et lui déclara :

« Je vais vous ramener.

- Non, je vais rentrer en bus, ne vous en faite pas, répliqua froidement Ruiza en se dégageant de sa main.

- J'insiste. Si vous avez attrapez froid, c'est de ma faute. »

Ruiza soupira puis suivit le brun jusqu'à sa voiture rouge. Jamais il n'aurait imaginé que le sale type en Ferrari était le petit-fils de Kana-san. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Ruiza en repensant à tout le mal mais aussi tout le bien qu'il avait pensé d'Asagi alors qu'il s'agissait d'une seule et unique personne. Au final, ça en était presque risible et il en aurait sûrement ris s'il n'était pas aussi fatigué. D'ailleurs, dès qu'il fut dans la voiture du brun et qu'elle démarra, il ferma les yeux pour se laisser bercer tout le long du trajet. Asagi avait laissé tourné un disc. C'était une musique assez douce et elle permettait de couvrir le blanc qui s'était installé entre eux. D'ailleurs ce silence était assez pesant pour Asagi qui se sentait honteux pour plusieurs raisons. Il était bien sûr embarrassé d'avoir éclaboussé par deux fois Ruiza mais surtout, il y avait ce qui s'était passé la veille ! Asagi l'avait véritablement reluqué en pensant qu'il s'agissait d'une femme. Or Ruiza était un homme et cela faisait une énorme différence.

Asagi gara sa voiture dans l'allée de la maison de sa grand-mère. Il ne coupa pas le moteur car il avait dans l'idée de repartir après que Ruiza soit descendu mais ce dernier ne bougeait pas. Le brun fronça les sourcils et l'appela mais le blond n'eut aucune réaction. Asagi posa alors une main sur son épaule et constata de Ruiza dormait. Le brun guida alors une main sur le front du blond et constata qu'il était brûlant de fièvre. Asagi poussa un profond soupir puis coupa le moteur et descendit de voiture. Il se dirigea ensuite du côté passager et ouvrit la portière de Ruiza. Il le détacha puis le porta. Que faire d'autre ? S'il ne prenait pas soin de lui, il risquait encore de se faire savonner par sa grand-mère et n'avait pas besoin de ça. D'ailleurs, c'était une chance que le blond soit si léger et Asagi n'eut aucun mal à la porter.

Ne sachant dans quelle chambre était installé Ruiza, Asagi le posa sur le canapé. Le blond ne s'était toujours pas réveillé et semblait vraiment mal en point. Asagi soupira profondément et le couvrit avec la couverture qui était pliée et posée sur la table basse. Il s'assit ensuite sur le sol, à côté du canapé et se prit la tête entre les mains. C'était de sa faute si Ruiza était malade et sa grand-mère ne manquerait pas de le lui rappeler. Le brun devait donc s'occuper de lui. Il n'avait pas d'autre choix.

Un léger gémissement tira Asagi de ses pensées. C'était Ruiza. Il tremblait. Il avait froid. C'était un peu normal puisque ses vêtements étaient encore humides. Asagi devait donc le lui enlever. Au final, c'était peut-être une chance que Ruiza soit un homme car cela aurait été embarrassant pour tout les deux s'il avait dû le faire si le blond avait été une femme. Asagi lui enleva donc sa chemise mouillée. Ruiza se laissa faire. Il était bien trop fatigué et avait bien trop de fièvre pour réagir. De toute façon, à aucun moment le brun n'eut de geste déplacé puisque les hommes ne l'intéressaient pas. Il se contenta de lui enlever sa chemise et son jeans. Il les mit ensuite au sale et couvrit Ruiza d'une seconde couverture. Il se rendit ensuite dans la cuisine et se mit aux fourneaux pour lui faire de la soupe. C'était ce que sa grand-mère lui faisait lorsqu'étant petit il venait ici et qu'il tombait malade après avoir trop longtemps joué sous le pluis. Une soupe aux poireaux. Rien de tel pour se remettre d'un rhume. Asagi se souvenait qu'il avait horreur de ça mais que c'était efficace. D'ailleurs avec un peu chance, ça permettrait à Ruiza de se remettre rapidement de son rhume.

Lorsque la soupe fut prête, Asagi en versa dans un bol qu'il apporta au salon. Il le posa sur la table passe et le laissa refroidir le temps qu'il s'empare de la boîte à pharmacie. Il en sortit le vicks chinois de sa grand-mère. Il avait horreur de ça également. Mais il savait que cela soulageait durant les fortes fièvres.

« Ruiza-kun, réveilles-toi, répliqua Asagi en lui remuant légèrement l'épaule droite. »

Ruiza poussa un petit grognement puis ouvrit faiblement les yeux.

« Qu'est-ce qui se passe ? Demanda le blond d'une voix faible alors qu'il se redressait. »

Les couvertures glissèrent sur son torse nu et Asagi s'assit derrière lui. Il lui désigna le bol et Ruiza le remercia tout en le prenant d'une main tremblante. Lorsqu'il commença à manger, Asagi ouvrit le vicks pour s'en enduire les doigts, non sans grimacer à ce contacte qu'il trouvait écœurant. Il massa ensuite le dos nu de Ruiza qui n'eut aucune réaction. Le blond avait de toute façon compris rien qu'à l'odeur de quoi il s'agissait. Et puis, ils étaient deux hommes. Que pourrait-il se passer ? Rien.

Lorsqu'Asagi eut terminé de le masser, il referma le vicks et se leva pour aller se laver les mains au plus vite, et ainsi s'enlever cette sensation graisseuse qu'il avait sur les mains. Ruiza le remercia faiblement et Asagi se contenta de lui dire de manger. Quand le blond eut terminé, il s'étendit de nouveau et se recroquevilla sur lui-même. Asagi le regard longuement puis alla faire la vaisselle. Il ne pouvait rien faire de plus.

Asagi s'était installé dans le salon. Il avait descendu son ordinateur portable et l'avait posé sur la table basse. Il s'était ensuite adossé au canapé où Ruiza dormait et travaillait en silence, lançant de temps à autre un coup d'oeil à son malade afin de savoir s'il n'avait besoin de rien mais surtout pour savoir si la fièvre tombait ou pas. Il était toujours sur son PC lorsque son téléphone portable vibra sur la table basse. Asagi le prit en main et regarda le cadrant afin de savoir qui le dérangeait en plein travail. Il s'agissait d'Hiroki. Un sourire se dessina sur les lèvres du brun qui se leva pour s'éloigner tout en prenant l'appel.

« Que diras-tu de venir boire un verre avec moi beau gosse ? Demanda malicieusement, Hiroki. »

Asagi regarda sa montre et s'approcha de Ruzia tout en demanda à Hiroki de patienter. Il posa sa main sur le front de l'endormi et constata avec soulagement que la fièvre était tombée.

« Très bien. On se rejoint à l'endroit habituel ? Demanda Asagi.

- Oui, alors à tout de suite. »

Asagi raccrocha et lança un dernier regard à Ruiza qui semblait dormir paisiblement. Il monta ensuite dans sa chambre et se changea rapidement. Avant de quitter la maison, il s'accroupit à côté de Ruiza et lui murmura :

« Je vais m'absenter. Je ne serais pas long. Juste une heure ou deux pas plus.

- Moui..., répondit faiblement le jeune homme en ouvrant à peine les yeux. »

Asagi lui adressa un léger sourire puis se leva et s'en alla en fermant bien à clef derrière lui au cas où.

OoOoO

Asagi et Hiroki étaient assis au bar du QG. C'était là qu'ils venaient lorsqu'ils avaient envie de boire un verre tranquillement et de discuter de tout et de rien. Asagi lui raconta entre autre sa petite mésaventure avec l'aide soignant de sa grand-mère, en se gardant bien de lui dire qu'il l'avait prit pour une femme et qu'il avait par mégarde laisser traîner ses yeux sur un point bien précis. D'ailleurs, Hiroki riait déjà alors il était inutile d'ajouter les détails embarrassants. Asagi se demandait encore comment il avait pu prendre Ruiza pour une femme. D'un autre côté, il ne l'avait pas vraiment regarder, sauf peut-être ses fesses mais il n'en était pas fier. Et puis, il ne l'avait pas fait exprès. De toute façon, tout était de la faute de sa grand-mère qui lui avait dit que Ruiza était une femme. Mais quelle idée de raconter un tel mensonge ! Asagi ne comprenait vraiment pas sa grand-mère quoi qu'il ne l'avait jamais compris et ne souhaitait pas comprendre cette vieille folle.

« En tout cas, je suis content de savoir que ta grand-mère va bien. Je passerais quand même la voir.

- Ne te sens pas obligé Hiroki.

- Je le ferais avec plaisir. Tiens ! N'est-ce pas Inata ? Quelle coïncidence !

- Coïncidence ou manigance de ta part ? Rétorqua Asagi en regardant la jeune femme avancer vers eux.

- Qui sait, soupira Hiroki en se levant. Bon, je dois y aller. Bonne soirée, très cher ami. »

Hiroki salua Inata puis se dépêcha de s'en aller avec un sourire jusqu'au oreille. Asagi soupira puis salua la ravissante jeune femme qui venait de prendre place à côté de lui.

« Ça faisait longtemps Asagi, déclara Inata.

- Oui, c'est vrai.

- Je suppose que tu n'as pas encore dîné ?

- Non.

- Alors, allons manger quelque part pour fêter ton retour. »

Asagi regarda sa montre. Il était presque 19h. Ruiza n'avait plus de fièvre à son départ et devait sûrement dormir.

« Très bien. Allons-y alors, mais laisse moi t'inviter, déclara Asagi en lui offrant son bras. »

Inata le prit avec plaisir et le suivit jusqu'à la sortie du bar.

OoOoO

Il était 19h quand Ruiza ouvrit les yeux. Il se sentait bien mieux et le devait à Asagi bien qu'il était également le responsable de son rhume. Le jeune homme soupira puis se redressa. Il s'enroula dans les couvertures et monta dans sa chambre afin de s'habiller. Après tout, il n'allait pas rester en boxer ! Ce n'était pas vraiment décent.

Une fois habillé chaudement, Ruiza descendit à la cuisine. Asagi ne tarderait pas à rentrer et aurait sûrement faim. Il restait bien de la soupe aux poireaux mais le jeune homme doutait que le brun ait envie d'en manger, pourtant ce n'était pas mauvais. De toute façon, Ruiza adorait les légumes !

« Bon, pour le remercier de sa gentillesse, je vais lui faire une de mes spécialités, déclara Ruiza à haute voix pour se donner du courage. »

Le blond mit tout d'abord son tablier rose à dentelle, c'était un cadeau de Kana-san, et disposa sur la table tout ce dont il avait besoin de pour préparer son curry de poisson. Il se mit ensuite au travail. Il devait d'abord faire cuire une première fois ses tranches de tazare avant d'y ajouter le curry, la tomate, les oignons et les herbes. À première vu, cela paraissait facile, mais ce n'était pas le cas. Le plus dur résidait dans les deux cuissons qu'on faisait subir au poisson et il fallait faire attention qu'il ne soit pas trop cuit à la fin. Mais Ruiza n'était plus un débutant et était sûr qu'Asagi apprécierait ce petit plat de remerciement. De toute façon, Ruiza n'était bon qu'à ça. Cuisiner et faire le ménage. Il n'avait jamais été très doué à l'école et n'était pas diplômé pour être aide-soignant. C'était pour ça qu'il devait beaucoup à Kana-san qui faisait tellement pour lui. D'ailleurs, Asagi avait de qui tenir car dans le fond, ce n'était pas réellement un sale type. Il n'y avait qu'à voir comment il s'était occupé de lui toute la journée. Ruiza lui en était sincèrement reconnaissant car c'était grâce à lui qu'il se sentait mieux, même s'il n'était pas totalement guérit.

Lorsque son plat fut cuit, Ruiza mit la table et attendit patiemment que le petit-fils de sa patronne rentre. De toute façon, il n'en avait pas pour longtemps. Asagi lui avait d'ailleurs dit qu'il rentrerait avant le dîner. Alors il n'allait pas tarder.

OoOoO

Asagi raccompagna Inata jusqu'à la porte de chez elle et après avoir ouvert son appartement, la jeune femme lui demanda s'il ne voulait pas entrer prendre un dernier verre. Asagi sourit à cette invitation lourde de sous-entendu et de conséquences, et remit une mèche châtain derrière l'oreille d'Inata avant de lui murmurer : « Peut-être une autre fois ». La jeune femme parut déçue mais après tout, Asagi avait toujours été comme ça. Il avait toujours aimé se faire désirer. Du bout des doigts, le brun lui caressa la joue puis la salua et s'en alla sous le large sourire de la jeune femme.

Lorsqu'Asagi fut assis dans sa voiture, il lança un regard à sa montre. Il était presque 23h. Il avait beaucoup traîné mais Ruiza devait certainement dormir. Après tout, il avait eu une longue journée et avait besoin de se reposer pour se remettre de sa maladie. Le brun soupira puis démarra et prit la direction de chez sa grand-mère.

Après avoir garé sa voiture, Asagi rentra directement. Dès qu'il fut dans le hall, il alluma la lumière et aperçu le canapé vide. Ruiza était donc monter se coucher dans sa chambre. C'était sans doute mieux qu'un canapé. Il allait donc mieux et s'était rétabli. C'était une bonne chose. Asagi éteignit la lumière et son regard fut attiré par la cuisine alors qu'il venait de poser un pied sur la première marche. Il recula tout en fronçant des sourcils et marcha lentement vers la pièce allumée. Là, il découvrit avec surprise Ruiza endormi sur une chaise et avachi sur la table. Le brun soupira avant que son regard ne soit attiré par deux assiettes servis. Personne n'y avait touché. Ruiza n'avait même pas touché à celle posée près de lui. L'estomac d'Asagi se noua et il se sentit coupable. Il aurait dû rentrer plus tôt mais comment aurait-il prévu que Ruiza irait mieux et qu'il lui ferait de quoi dîner ? Asagi n'était pas habitué à ce qu'on s'occupe de lui. Il avait toujours dîné seul, sauf peut-être quand il venait passer quelques jours de vacances chez sa grand-mère.

Asagi hésita longuement puis s'approcha de Ruiza. Ce dernier dormait à point fermé. Le brun murmura son prénom mais le blond n'eut aucune réaction. Le petit-fils de Kana-san soupira puis prit Ruiza dans ses bras pour le porter jusqu'au canapé. Il ignorait toujours où se trouvait sa chambre et puis, le canapé n'était pas si terrible. Une fois qu'il l'eut allongé, Asagi le couvrit avec les deux couvertures qui se trouvaient encore sur le canapé. Il s'assit à côté de Ruiza puis dégagea le visage du jeune homme qui étaient couvert de mèche blonde. Après l'avoir regardé un moment, le brun rejoignit la cuisine et fixa longuement la table où était encore disposer les plats. Il ne pouvait pas laisser ça comme ça. Il débarrassa alors la table, couvrant l'assiette de Ruiza avec un film plastique avant de la mettre au réfrigérateur. Lorsqu'il s'empara de celle que le blond lui avait préparé, son estomac fut de nouveau prit de crampe. C'était la première fois que quelqu'un lui accorder une telle intention. Asagi réfléchit un moment puis se décida à mettre son assiette au micro-onde. Il allait la manger. Il n'avait pas spécialement faim mais il se forcerait. Après tout, son malade s'était donné du mal pour lui, même si Asagi ne lui avait rien demandé.

Lorsque l'assiette fut chaude, Asagi la retira avec précaution du four à micro-onde et la posa sur la table. Il commença à manger et fut surpris du goût. C'était vraiment excellent. Le blond était plutôt doué et même si Asagi n'avait pas faim, il prenait quand même plaisir à manger ce que Ruiza lui avait préparé.

Après son second dîner, Asagi lava sa vaisselle sale puis éteignit la cuisine. En traversant le salon, il s'arrêta devant le canapé où Ruiza dormait paisiblement. Le brun s'accroupit devant lui et remit derrière son oreille une mèche blonde avant de lui murmurer : « Merci. C'était très bon. »

à suivre...