Auteur : Hiera Ramuk

Titre : Snowman

Genre : U.A., Comédie Romantique

Personnage : D

Pairing : heu... Hide-Zou X Tsunehito ( apparement X3 et pour le moment n.n )

Note : Voilà le chapitre 3 ! J'espère que ça va continuer à vous plaire n.n

Chapitre 3 :

Asagi partit très tôt. Il avait beaucoup à faire en ville et avait prit beaucoup de retard la veille en s'occupant entre autre de Ruiza. D'ailleurs avant de quitter la maison de sa grand-mère il s'était assuré que le jeune homme n'avait pas fait de rechute. Mais à première vue Ruiza n'avait pas refait de fièvre et dormait paisiblement. Asagi l'avait couvert correctement puis était parti. Il devait rejoindre le siège social que l'entreprise familiale possédait en ville. Il devait s'assurer que tout s'y passait bien et consulter quelques dossiers avant de faire le point sur la masse de travail qui le retiendrait dans sa ville natale et ainsi pouvoir fixer une date de départ. D'ailleurs dans son calcule, il ne prenait plus en compte la santé de sa grand-mère qui malgré le fait qu'elle soit toujours gardée en observation se portait comme un charme. Asagi se disait même que c'était elle qui l'enterrait tellement elle était résistante au temps. Pas étonnant vu son sale caractère.

Ruiza se réveilla peu après le départ d'Asagi. Il avait un peu mal au dos mais surtout il était un peu déçu. Il s'était donné du mal hier soir et tout ça pour rien car Asagi n'était pas rentré dîner. C'est fini, je ne me donnerais plus jamais du mal pour ce sale type ! Ruiza soupira puis s'étira. Même s'il avait mal au dos, il avait quand même bien dormit. D'ailleurs, il se demandait quand il avait bien pu quitter la cuisine pour s'étendre sur le canapé. Mais aussi pourquoi il n'était pas monter directement dans sa chambre. Après une courte réflexion le jeune homme haussa des épaules et n'y accorda plus d'importance. Après tout, ce n'était pas important.

La première chose qu'il fit en se levant fut d'aller ouvrir les baies vitrées se trouvant dans le fond du salon. Ruiza avait besoin d'air frais et puisqu'il était encore tôt, il ferait un peu de ménage avant de préparer le déjeuner de Kana-san qu'il espérait pouvoir cette fois lui apporter intacte.

Mais avant toute chose, un copieux petit déjeuner s'imposait. Auparavant, Ruiza ne déjeunait pas le matin mais c'était Kana-san qui lui en avait donné l'habitude. Elle lui disait toujours qu'une bonne journée commençait par un bon repas. Ruiza allait donc se faire plaisir ce matin car il en avait le temps contrairement à la vieille. Mais hier matin, il n'avait pas été d'humeur à manger. Sûrement à cause du rhume qu'il couvait mais il était guérit. Et il le devait à Asagi. Dans le fond, il n'est pas si mauvais que ça. Ruiza poussa un court soupir et entra dans la cuisine. Là, il fut surpris de ne plus voir sur la table ce qu'il avait préparé la veille. Il fronça un moment les sourcils et ouvrit le réfrigérateur. Là, il découvrit son assiette emballée dans un papier film. Il y avait un post-it collé sur l'emballage. Ruiza le prit et y lu : « Merci pour le dîner, c'était vraiment très bon. Asagi. ». Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Ruiza qui oublia sa déception de la veille. Après tout, Asagi avait finalement mangé ce qu'il lui avait préparé et c'était ce qui comptait.

« Bon, il est temps de manger ! S'écria le jeune homme pour lui-même. »

Le café était déjà prêt. C'était Asagi qui avait dû en faire ce matin avant de partir pour le travail. Ruiza réfléchit un moment puis décida qu'il se lèverait plus tôt demain matin afin de préparer le petit déjeuner pour le fils de sa patronne. Cela ferait sûrement plaisir à Asagi et puis, le blond aurait moins l'impression de ne rien faire dans cette maison qui n'était pas la sienne.

Après un bon petit déjeuner, Ruiza fit la poussière au rez-de-chaussée. Il ne toucha pas à l'étage par manque de temps mais le ferais sûrement dans l'après-midi après avoir rendu visite à Kana-san. Pour l'heure, il devait lui préparer son déjeuner car elle ne devait sûrement pas aimer la cuisine de l'hôpital. Il lui prépara des petites brochettes aux trois viandes. Il savait qu'elle en raffolait et si cela pouvait lui permettre de guérir plus vite c'était tant mieux.

Une fois le repas terminé, Ruiza le mit dans un petit panier puis quitta la maison avec sous parapluie sous le bras. Quoi qu'il espérait ne pas en avoir besoin mais surtout, il suppliait le ciel pour qu'Asagi ne lui fasse pas prendre de douche sur le bord de la route.

OoOoO

Il était près de 11h. Généralement Asagi ne déjeunait que vers 13h mais il savait que c'était à cette heure-ci Ruiza allait voir sa grand-mère et puisqu'elle souhaitait aussi le voir, Asagi décida de sortir plus tôt de son bureau afin de prendre le jeune homme qui devait encore être chez sa grand-mère. Ainsi, ils pourraient ensemble aller voir Kana-san. Sur cette idée remplit de bonne attention, Asagi quitta le siège social de l'entreprise familiale qu'il dirigeait et prit la direction de chez sa grand-mère. S'il roulait aussi vite, c'était pour ne pas rater Ruiza et il espérait arriver avant qu'il ne soit partit. Sans prendre garde, Asagi accéléra au moment de rouler sur une flaque d'eau qui éclaboussa par mégarde le passant se trouvant sur le trottoir. Le brun jura et son visage se décomposa lorsqu'il reconnu un peu tard Ruiza.

Ruiza se tenait debout sur le trottoir. Il n'en revenait pas. Ce type faisait vraiment exprès. À ce point là, ça en devait du sadisme. Oui, ça devait être quelque chose comme ça. D'une main tremblante de rage, le blond s'essuya le visage. Mais ce n'était tant d'être mouillé qui le préoccupait le plus, c'était surtout que le repas que de Kana-san tombait une fois de plus à l'eau.

Asagi gara le plus rapidement sa Ferrari et en sortit à toute vitesse avant de se précipiter vers le jeune homme blond pour se confondre d'excuse. Il était vraiment très embarrassé de ce nouvel incident et ne cessait de répéter qu'il était désolé pour ça. Ruiza l'écouta sans rien dire. Il était vraiment furieux et sur le point d'exploser. D'ailleurs il explosa : « Fermez-là ! Je commence à en avoir marre de vous ! ». Surpris par cet excès de colère, Asagi ne su trop quoi répondre à part un vague désolé qui ne contenta pas vraiment Ruiza. Ce dernier lui tendit son panier trempé puis le contourna et s'en alla, le laissant ainsi sur le trottoir avec son air bête. Asagi réfléchit un moment avant de lancer un regard au blond qui s'éloignait. S'il le laissait comme ça, il risquait d'attraper une fois de plus froid et sa grand-mère le lui reprocherait encore. Le brun lui courut après et lorsqu'il fut à sa hauteur, il lui attrapa le bras pour l'empêcher de s'en aller.

« Attendez, je vais vous ramener pour que vous vous changiez.

- Laissez tomber, je vais le faire chez un ami, déclara Ruiza en se défaisant de sa main. »

Asagi n'insista pas et le regarda disparaître au coin d'une rue. Le brun soupira puis posa les yeux sur le panier qu'il tenait. Il avait bien évidement prit l'eau et encore une fois par sa faute. Asagi soupira puis rejoignit sa voiture. Il plaça le panier sur le siège passager et prit la direction de la demeure de sa grand-mère. Là, il se gara dans l'allée et quitta sa voiture avec le panier sous le bras. Il le posa sur la table de la cuisine avant de le fixer longuement tout en croisant les bras sur son torse. Il avait encore gâché le déjeuner de sa grand-mère mais aussi les efforts de Ruiza. Sur cette pensée, Asagi se prit la tête entre les mains puis retira sa veste noir. Il la posa sur une chaise et ouvrit le panier afin de savoir ce que le blond avait cuisiné. Des petites brochettes aux trois viandes. C'était ce que sa grand-mère cuisinait le dimanche lorsqu'ils partaient en pique-nique. Asagi n'en avait pas mangé depuis des lustres et il ne savait pas en faire. Le brun s'assit sur une chaise et fixa ce délicieux plat imbibé d'eau tout en se demandant ce qu'il pourrait faire pour rattraper sa maladresse.

« Mais oui ! S'écria-t-il soudain en se redressant. »

Asagi se précipita vers l'ordinateur de bureau se trouvant dans la bibliothèque et se connecta sur le net afin de chercher la recette de ces fameuses brochettes. Lorsqu'il trouva son bonheur, il imprima sa trouvaille et reprit la direction de la cuisine afin de réparer les choses.

OoOoO

Tsunehito arqua un sourcil puis laissa entrer Ruiza en mode zombi dans son appartement. Le blond était dans un sale état. Ses cheveux n'étaient plus très blonds et ses vêtements étaient tout tachés. Tsunehito n'avait pas besoin d'être devin pour savoir qu'il y avait une Ferrari rouge derrière tout ça. Cela le fit un peu rire car c'était quand même la troisième fois en trois jours. À croire que c'était devenu un rituel.

Le brun prit le manteau de son ami et lui désigna la salle de bain. Ruiza y marcha de manière mécanique et peu après qu'il y soit rentré, l'eau se mit à couler. Tsunehito soupira puis prit la direction de sa chambre afin de sortir des vêtements propre à son ami. D'ailleurs il s'agissait des siens, ceux que Tsunehito avait lavé pour lui suite à la première rencontre de Ruiza et Asagi. Tsunehito connaissait tous les détails de ce qui s'était passé puisque Ruiza lui avait téléphoné hier soir pour s'occuper en attendant le retour du petit-fils de sa patronne.

Tsunehito lança un regard à sa montre et constata qu'il devait se rendre à son travail. Le brun soupira puis entra dans sa cuisine où un homme châtain était en train de faire la vaisselle. Tsunehito l'enlaça tendrement puis lui demanda :

« Tu peux t'occuper de Ruiza ? Je dois y aller moi.

- Bien sûr, ne t'en fais pas. »

Le châtain se retourna et lui caressa tendrement le visage avant de déposer un baiser sur son front. Un large sourire se dessina sur les lèvres de Tsunehito qui le remercia par un baiser à la commissure des lèvres. Il s'empara ensuite de son sac et enfila rapidement ses chaussures avant de s'en aller.

On frappa à la porte de la salle de bain et Ruiza déclara que c'était ouvert. Il entendit la porte s'ouvrir et le blond coupa l'eau pour sortir de la douche et ainsi s'emparer des vêtements que Tsunehito lui apportait. De toute façon, son ami l'avait déjà vu nu des tonnes de fois et puis, ils se connaissaient depuis la martenelle, alors cela l'indifférait un peu. Toutefois, Ruiza ouvrit largement en bouche en voyant face à lui un homme qui n'était pas Tsunehito. Le blond lâcha un cri de surprise un peu tard et s'empara d'une serviette qui traînait afin de s'entourer la taille avec. Le châtain retint un rire devant la pudeur mais surtout devant les joues rouges de Ruiza.

« Mais vous êtes qui ? Lâcha le blond.

- Hide-Zou, tu t'en souviens ?

- Mais... où est Tsunehito ?

- Il vient de partir travailler. J'étais venu t'apporter tes vêtements. »

Le châtain les lui tendit puis s'en alla tout en souriant alors que Ruiza était toujours aussi rouge de honte. Ce que c'était embarrassant !

Une fois habillé, Ruiza sortit timidement de la salle de bain et trouva Hide-Zou dans le petit salon. De toute façon il ne pouvait pas le rater car la porte de la salle de bain donnait directement sur cette pièce. Le châtain lui adressa un sourire dans lequel on voyait très distinctement qu'il se retenait de rire. Cela embarrassa un peu plus Ruiza qui voyait bien que prendre une tasse de thé avec cet homme était inévitable. D'ailleurs Hide-Zou l'avait déjà servit. Ruiza s'assit face à lui avec tellement de gène qu'il n'osa pas le vraiment le regarder.

« Ne soit pas embarrassé, déclara Hide-Zou. Un corps nu reste un corps nu.

- Mais... mais...

- C'est parce que je suis gay ? Mais tu sais, ce n'est pas pour ça que je te sauterais dessus. J'aime Tsunehito. »

Ruiza se contenta de lui faire un oui de la tête et but d'un trait son thé vert, se brûlant ainsi un peu la langue. Hide-Zou étouffa un petit rire puis lui répliqua :

« J'espère vraiment qu'on pourra devenir ami. Ça serait embêtant qu'on ne s'entende pas alors que je sors avec ton meilleur ami.

- Oui c'est vrai, fit Ruiza en relevant enfin la tête pour lui sourire. »

Hide-Zou répondit à son sourire puis Ruiza se leva et déclara qu'il devait aller voir Kana-san à l'hôpital. Hide-Zou acquiesça et le raccompagna jusqu'à la porte. Les deux hommes se serrèrent la main et Ruiza le salua avant de s'en aller sous le regard bienveillant du châtain.

OoOoO

Asagi frappa puis entra dans la chambre d'hôpital de sa grand-mère. Le brun lui adressa un sourire et la vieille femme fut assez surprise de le voir arriver avec un panier sous le bras. Elle arqua même un sourcil et le regarda d'un drôle d'air, se demandant même si les médecins n'avaient pas annoncé à Asagi qu'il serait bientôt un riche héritier. Agacé par le regard suspicieux de sa grand-mère Asagi posa le panier sur le table et déclara :

« Ruiza a oublié le panier qu'il t'avait préparé. »

Kana-san fut assez surprise car Ruiza lui avait dit qu'Asagi avait encore gâché le déjeuner qu'il lui avait préparé. Toutefois Kana-san ne fit aucune remarque et s'empara du panier. Elle y trouva effectivement des brochettes aux trois viandes mais ce n'était pas celles que Ruiza lui avait préparées. Un large sourire se dessina sur le visage de la vieille femme qui comprit que le véritable cuisinier de ce plat était son petit-fils. Toutefois, elle ne fit aucune remarque et le remercia de sa gentillesse avant de goûter les brochettes sous le regard inquiet d'Asagi qui espérait avoir été à la hauteur. Devant la mine satisfaite de sa grand-mère, le brun fut rassuré et déclara qu'il devait s'en aller. Kana-san le remercia de sa courte visite, accentuant sur le fait qu'elle était très courte, et Asagi s'en alla tout en grognant. Quoi qu'avant de passer la porte il aperçu Ruiza endormit les bras et la tête posé sur le lit de Kana-san. Mais Asagi ne l'avait pas aperçu puisque sa grand-mère le dissimulait et que Ruiza se trouvait de l'autre côté du lit. Zut... il a dû lui dire pour le panier... quoi qu'elle ne m'a pas fait de réflexion... Asagi la salua une dernière fois sa grand-mère avant de s'en aller cette fois pour de bon. Après tout, il n'avait pas que ça à faire.

Ruiza ne se réveilla qu'une petite demi-heure plus tard. Après s'être étiré, il s'excusa auprès de Kana-san qui lui déclara :

« Ne t'en fais pas mon garçon. Tu as eu une dure journée. Rentre tôt.

- Mais...

- Ne t'en fais pas pour moi. »

Ruiza lui fit un oui de la tête puis bailla et quitta la chambre d'un pas encore endormi. C'était vrai qu'il avait eu une journée riche d'émotion, mais elle n'était pas terminée, quoi qu'il espérait qu'elle s'achève dans le plus grand calme. D'ailleurs, il rentrerait directement à la maison et ne traînerait pas en route. Après tout, il ne prendrait pas le risque d'encore se faire éclabousser par un sale type pour ne nommer personne.

Hiroki ferma de loin sa voiture et marcha rapidement jusqu'à l'entrée de l'hôpital. Il avait dans l'intention de rendre visite à Kana-san qu'il appréciait vraiment beaucoup malgré le fait qu'il n'ait pas beaucoup le temps de la voir. Mais la vieille femme ne lui en voulait pas et le remerciait toujours pour les coups de téléphone qu'il lui passait de temps en temps. Ce qu'Asagi ne faisait jamais ou rarement. Alors qu'Hiroki marchait dans le hall, son regard se posa sur elle. C'était cette jeune femme qui l'avait envoyé balader lorsqu'il l'avait abordé en boîte de nuit. Elle portait un long manteau noir, une écharpe ainsi qu'un jeans d'après ce qu'il peut voir. Un sourire se dessina sur le visage du brun qui lui attrapa le bras lorsqu'elle passa à côté de lui.

« Excusez-moi. »

Ruiza se retourna vers l'homme qui venait de lui attraper le bras et le regarda d'un drôle d'air. Il se demandait même ce que ce type qu'il ne connaissait pas lui voulait.

« Vous ne vous souvenez pas de moi ? Demanda Hiroki en lui adressant son habituel sourire séducteur. »

Embarrassé, Ruiza lui fit un non de la tête et le sourire si sûr de lui d'Hiroki s'effaça. C'était bien la première fois qu'une femme ne se souvenait pas de lui. Mais c'était ce qui lui plaisait chez cette inconnue qu'il avait espéré revoir. Et démaquillée, elle restait tout aussi belle.

« Je suis Hiroki. On s'est rencontré il y a deux soirs de ça.

- Oh... le type de la boîte de nuit, déclara Ruiza d'une voix rendu faible par la fatigue ce qui atténua son côté grave et qui conforta Hiroki dans l'idée qu'il s'agissait d'une femme.

- Oui, répondit le brun avec un large sourire. Que diriez-vous de prendre un verre. Nous pourrions faire plus ample connaissance.

- Non. »

D'abord surpris d'une réponse aussi directe, Hiroki finit par sourire. Décidément, cette femme n'était pas comme les autres ! C'était d'ailleurs la première fois qu'on lui répondait de cette manière.

« Je suis fatigué, ajouta Ruiza en soupirant. Alors allez faire ce que vous avez à faire dans cet hôpital. Au revoir.

- Attendez ! Je ne connais même pas votre prénom !

- Vous n'en avez pas besoin car on ne risque pas de se revoir. »

Sur ces mots, Ruiza s'en alla tout en bougonnant qu'il devait être un aimant à gay ou quelque chose dans le même genre car il était impensable que cet homme le prenne encore pour une femme. Enfin, cela se voyait qu'il était un homme ! Ruiza soupira et décida d'oublier cet imbécile. Il avait mieux à faire, comme rentrer chez Kana-san pour terminer le ménage.

Hiroki regarda Ruiza s'en aller avec un sourire idiot sur le visage. C'était bien la première fois qu'une femme le repoussait de cette manière, mais cela lui donnait encore plus envie de la connaître. Tout en continuant à sourire le brun prit la direction de la chambre de Kana-san. Lorsque la vieille femme le vit, elle comprit immédiatement qu'il se passait quelque chose. Elle n'avait de toute façon qu'à regarder la mine réjouie d'Hiroki pour savoir qu'il y avait une femme là dessous. Quoi que le brun en avait toujours eu une multitude dans sa vie mais ne s'était jamais attaché à aucune.

« Alors comment s'appelle-t-elle ? Demanda directement la vieille femme. »

Hiroki ne sourit qu'un peu plus et après avoir refermé la porte derrière lui, il alla déposer un baiser sur le front de la grand-mère de son meilleur ami. Il s'assit ensuite sur le bord du lit et passa un bras autour des épaules de Kana-san et déclara tout en soupirant légèrement :

« Hé bien grand-mère, je ne sais pas justement.

- Vraiment ? S'étonna Kana-san.

- Oui. Je l'ai croisé deux fois et elle a refusé de me donner son prénom et de prendre un café avec moi.

- C'est bien la première fois qu'une femme te résiste.

- Oui. C'est pour ça que je ferais tout pour la revoir.

- C'est la première fois que je te vois comme ça. Serais-tu en train de tomber amoureux Hiroki ?

- Peut-être... »

OoOoO

Une fois rentré chez Kana-san, Ruiza se changea immédiatement pour adopter une tenu plus adapter à ce qu'il allait faire : le ménage. Le blond se vêtit d'un vieux t-shirt, d'un jeans plutôt ample bien qu'un peu trop taille basse à son goût. Il noua enfin un foulard autour de son sa tête afin de protéger ses cheveux de la poussière. Il mit également des gants en caoutchouc puis commença à faire la chasse à la poussière dans tout l'étage. Cela l'occupa jusqu'au crépuscule, heure à laquelle Asagi rentra du travail. Ruiza était encore en train de nettoyer les coins des marches de l'escalier lorsque le brun ouvrit la porte de chez sa grand-mère. Ce qui lui fit face fut par conséquence le fessier de Ruiza. Le t-shirt du jeune homme était légèrement remonté et son jeans un peu trop bas, donnant ainsi une superbe chute de reins en panorama. Devant cette vue, Asagi arqua un sourcil et resta complètement muet. Cela dit, il se reprit très vite en rappelant que Ruiza était un homme et pas une femme. Asagi se racla donc la gorge et Ruiza se releva en sursaut. Dans sa précipitation, le blond se prit les pieds dans son jeans trop grand et perdit l'équilibre, tombant ainsi en arrière. Asagi le rattrapa de justesse et le jeune homme se retrouva plus ou moins dans ses bras. Embarrassé, Ruiza lui adressa un timide sourire tout en le remerciant. Asagi lui répliqua que se n'était rien mais ne déserra pas son étreinte sur le jeune homme. Les deux hommes se fixèrent longtemps avant que Ruiza ne se rende compte qu'il était toujours dans les bras du petit-fils de Kana-san. Les pommettes du blond prirent une légère teinte rose et tout en s'excusant, Ruiza se détacha de ses bras pour fuir vers la cuisine sous le sourire amusé d'Asagi qui trouvait vraiment ce jeune homme étrange. Lorsque Ruiza eut disparu de son champ de vision, Asagi monta à l'étage et se fit couler immédiatement un bain pour se détendre de sa journée.

Ruiza pour sa part resta dans la cuisine. Il retira lentement le foulard qui retenait ses cheveux tout en fronçant les sourcils, s'interrogeant sur l'étrange sentiment dont il était prit. En effet, son coeur battait plus vite que la normal quoi que sa petite chute l'avait vraiment effrayé. Cela devait donc être dû aux émotions qu'il s'était faites en glissant dans l'escalier. Cette option lui plut assez et Ruiza décida de ne plus y penser. Il observa l'horloge de la cuisine et remarqua que l'heure du dîner approchait et puisqu'Asagi était rentré tôt, alors il cuisinerait pour deux.

Après son bain, Asagi se mit immédiatement sur son ordinateur portable. Plus vite il terminerait ses affaires en cours dans cette ville, plus vite il retournerait à Tokyo. Une sonnerie retentit, et le brun s'empara de son téléphone portable qui sonnait sur son bureau. Lorsqu'il aperçu le nom d'Inata inscrit sur l'écran, un sourire se dessina sur ses lèvres.

« Bonsoir mademoiselle, déclara Asagi en décrocha.

- Bonsoir Monsieur. J'ose espérer que vous n'avez pas encore dîné.

- Non pas encore.

- Que dirais-tu de dîner avec moi alors ? Cette fois c'est moi qui t'invite.

- mmm... dans ce cas je passe te prendre dans vingt minutes.

- Alors à tout de suite Asagi. »

Le brun reposa son téléphone portable et se leva pour se changer et mettre une tenue plus adapter pour un dîner à l'extérieur. Une fois prêt, Asagi descendit au rez-de-chaussée où il chercha Ruiza du regard sans l'apercevoir.

« Ruiza ! »

Le jeune homme apparu devant la porte de la cuisine avec un grand sourire auquel le brun répondit automatiquement.

« Je sors dîner. Alors bonne soirée.

- Oh... Et bien bonne soirée, déclara le blond avec un sourire de circonstance. »

Asagi le salua puis s'en alla. Lorsque la porte se referma derrière lui, les yeux de Ruiza lui piquèrent. Tout de fois, il ne pleura pas. Il lui en fallait plus. Seulement il s'était encore donné du mal pour rien. Ruiza soupira puis se tourna vers la table qu'il venait de dresser inutilement pour Asagi et lui. Le blond couvrit les deux assiettes de pintade à la citronnelle et les rangea dans le réfrigérateur. Il n'était plus d'humeur à manger. Une fois la cuisine propre, il monta directement se coucher bien qu'il ne trouva pas le sommeil. Il resta allongé dans son lit, fixant le plafond et serrant dans ses bras un oreiller. Le temps s'écoula mais il ne s'en rendit pas compte. Il ne sortit de ses pensées que lorsqu'un bruit de moteur se fit entendre. Par réflexe, Ruiza se leva et se dirigea vers la fenêtre donnant sur la cours. Là, il aperçu Asagi sortir de sa voiture. Le blond lança un regard au réveil près de son lit. Il était près de 23h. Ruiza soupira puis reprit place dans son lit où il serra à nouveau son oreiller dans ses bras.

À suivre...