Auteur : Hiera Ramuk
Titre : Snowman
Genre : U.A., Comédie Romantique
Personnage : D
Pairing : heu... Hide-Zou X Tsunehito ( pour le moment n.n )
Chapitre 4 :
Asagi se leva encore le premier. Du moins il le devina car il ne vit Ruiza nul part. Enfin, dans le fond cela lui importait peu car il n'était pas là pour ce jeune homme mais pour son travail et accessoirement pour sa grand-mère. Quoi que cette dernière n'avait pas vraiment besoin de lui. Elle se portait comme un charme même si les médecins la gardaient toujours en observation pour le cas où son coeur viendrait encore à faire des siennes. Mais Asagi n'était pas inquiet pour elle et savait qu'elle ne rechuterait pas.
Une fois prêt, le brun prit la direction de la cuisine afin d'y prendre son petit déjeuner ou plutôt un simple café noir car il ne mangeait jamais le matin. Il n'aimait pas ça et il était bien content que sa grand-mère ne soit pas là car sinon elle l'aurait obligé à manger. Asagi grogna en pensant à la vieille femme et sans se rendre compte de ce qu'il faisait, il ouvrit le réfrigérateur alors qu'il n'en avait pas besoin. Toutefois, alors qu'il s'apprêtait à le refermer, il aperçu deux assiettes pleines. Surpris, le brun les prit tout en fronçant les sourcils. Ce n'était pas bien difficile de savoir d'où elles venaient. Asagi soupira puis les remit en place. Ruiza avait encore cuisiné pour lui la veille. Mais pourquoi ne lui avait-il pas dit ? S'il l'avait fait, Asagi aurait annulé son dîner. Ce n'était pas si grave puisqu'il s'agissait d'un repas à l'extérieur. Il aurait très bien pu le reporter. Ce qui n'était pas le cas de ces plats qui semblaient l'attendre désespérément dans le réfrigérateur. D'ailleurs, Ruiza ne semblait pas avoir touché à son assiette et Asagi se sentait un peu coupable.
Le brun prit une profonde inspiration puis sortit l'une des deux assiettes. Il prit une boîte en plastique et déposa à l'intérieur les pintades à la citronnelle. Il les mangerait pour le déjeuner bien qu'il n'avait pas pour habitude d'emporter le nécessaire avec lui. Quoi que cela lui permettrait de gagner du temps en mangeant dans son bureau. Lorsqu'il eut terminé de préparer ce qui lui servirait de déjeuner, Asagi vida sa tasse de café d'un trait et partit.
Alors que la porte se refermait sur lui, Ruiza sortit de sa chambre et eut à peine le temps de l'entrevoir. Le blond soupira puis descendit mécaniquement les escaliers pour prendre la direction de la cuisine. Là, il bailla et s'étira puis ouvrit le réfrigérateur afin de sortir du jus d'orange. Alors qu'il s'emparait de la bouteille, il aperçu un post-it collé sur la seule assiette de pintade qui restait.
« Je me suis permis d'en prendre pour mon déjeuner. Merci. Asagi. »
Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Ruiza qui serra la bouteille de jus d'orange contre lui. Sa déception de la veille venait de s'envoler et une nouvelle journée s'annonçait à lui.
OoOoO
Le téléphone portable d'Asagi sonna et le brun releva les yeux du dossier qu'il consultait afin de les poser sur l'écran de son portable. Il s'agissait d'Inata. Un léger sourire se dessina sur les lèvres du brun qui prit l'objet sonnant et vibrant dans ses mains pour décrocher.
« Bonjour Asagi.
- Bonjour Inata. Alors que me vaut ce coup de fil ?
- mmm... C'était pour savoir si tu voulais déjeuner avec moi. »
Asagi s'apprêtait à répondre oui quand ses yeux se posèrent sur la boîte en plastique qu'il avait emmené avec lui ce matin. À l'intérieur se trouvait ce que Ruiza lui avait préparé hier soir et Asagi avait prévu de le manger ce midi. Aussi le brun déclara-t-il :
« Je suis désolé Inata, mais j'ai d'autres engagements.
- Oh... est bien tant pis. »
Asagi la salua puis raccrocha. Il s'enfonça ensuite dans son fauteuil et s'empara de la boîte en plastique. Un sourire se dessina sur son visage mais il était encore trop tôt pour déjeuner et goûter à ce que le blond lui avait préparer. Asagi reposa alors la boîte dans un coin de son bureau et se remit au travail pour une petite heure.
OoOoO
Cette fois-ci, Ruiza s'était préparé aux pires. Il avait enfilé un imperméable complètement étanche et avait recouvert son panier d'un sac plastique. Même s'il doutait qu'il croiserait Asagi, il était prêt pour le cas où. Quoi qu'il se trouvait légèrement ridicule habillé de la sorte puisqu'il ne pleuvait pas. Mais il avait plut hier soir et les routes étaient inondées de flaque. Alors même si ce n'était pas Asagi qui le faisait, un autre pouvait très bien l'éclabousser. Alors tant pis s'il avait l'air idiot comme ça. Et puis le ridicule ne tuait pas.
Ruiza s'empara de son panier étanche et quitta le domicile de Kana-san pour aller lui rendre visite à l'hôpital et aussi pour enfin lui apporter un repas digne de ce nom. Il lui avait cuisiné cette fois-ci un gratin de pomme de terre aux herbes et espérait que cela lui plaise. Quoi que Kana-san n'était pas très difficile et adorait tout les plats qu'il lui préparait. Alors Ruiza ne se faisait pas vraiment de soucis.
Hiroki rentrait de la galerie d'art qu'il possédait dans le centre ville lorsqu'il aperçu au loin Ruiza. Il le reconnu tout de suite. Ou plutôt, il la reconnu immédiatement puisqu'il restait persuadé qu'il s'agissait d'une femme. Hiroki prit la direction qu'il avait vue Ruiza emprunté et ralentit de manière à rouler au pas près du blond qui marchait sur le trottoir. En se sentant observé mais surtout en remarquant l'étrange comportement de la voiture qui roulait à côté de lui, Ruiza tourna la tête et reconnu le sourire d'Hiroki. Le blond s'arrêta tout en soupirant d'exaspération et le brun coupa le moteur tout en continuant de sourire.
« Je peux vous déposer quelque part ? »
Ruiza prit le temps réfléchir à cette proposition avant d'y répondre. Elle tombait plutôt bien car s'il traînait trop, le gratin risquait de refroidir. Aussi décida-t-il de répondre favorablement à la proposition du brun. Hiroki en était réellement ravie et voyait là une ouverture pour engager la conversation avec le blond. Ce dernier monta dans le coupé noir d'Hiroki qui lui demanda après avoir démarré :
« Où dois-je vous déposer très chère ?
- À l'hôpital s'il vous plait, répondit simplement Ruiza.
- Vous allez voir un parent ?
- En quelque sorte.
- J'ai l'impression que vous ne m'aimez pas beaucoup.
- Vous avez tout compris. »
Hiroki éclata de rire à cette réponse. Décidément, cette jeune femme était d'une franchise déconcertante ! Mais cela ne la rendait que plus charmante aux yeux du brun qui mourait d'envie d'en savoir un peu plus sur elle. Quelques minutes plus tard, Hiroki s'arrêta devant l'entrée de l'hôpital. Ruiza le remercia et alors qu'il s'apprêtait à s'en aller, Hiroki lui saisit le poignet en déclarant : « J'aimerais beaucoup vous revoir ». Ruiza fit mine de réfléchir puis répliqua : « Mais pas moi. Merci encore ». Le blond lui adressa un sourire et le salua de la main tout en entrant dans l'hôpital. Hiroki resta bouche ouverte de surprise. Elle ne manquait pas de culot pour lui parler comme ça. Mais il adorait les femmes de caractère et encore plus celles qui lui résistaient alors, cette magnifique blonde, il allait tout faire pour la séduire.
C'est son cellulaire qui le ramena à la réalité. Hiroki le sortit de sa poche et sans regarder le numéro de l'appelant, il le porta à son oreille en déclarant :
« Oui ?
- Hiroki, c'est Inata.
- Oh ! Ina-chan. Alors que se passe-t-il avec ton prince ?
- mmm... est-ce que vous déjeunez ensemble ?
- Non pourquoi ?
- Parce qu'il vient de me dire qu'il avait d'autre engagement.
- Peut-être qu'il s'agit d'un dîner d'affaire.
- Peut-être..., soupira la jeune femme avec une pointe de déception.
- Bon, écoute. De toute façon, je devais passer le voir. Alors je te dirais si jamais tu as du souci à te faire.
- Merci Hiroki ! Tu es un amour !
- On me le dit souvent, répondit simplement le brun avant de raccrocher. »
Hiroki redémarra puis prit la direction du bureau d'Asagi afin de partir en quête d'informations sur son mystérieux engagement. Quoi qu'Hiroki était persuadé qu'il s'agissait d'un déjeuner d'affaire et rien de plus. Mais s'il pouvait rendre service en rassurant Inata qui était folle d'Asagi depuis le lycée, alors il pouvait bien allait jeter un coup d'oeil sur ce que faisait son meilleur ami.
OoOoO
On frappa à la porte de son bureau et Asagi déclara que c'était ouvert. Le brun reposa ses yeux sur son déjeuner qu'il mangeait avec appétit. Même froid, c'était un régale et il ne regrettait pas d'en avoir emporté avec lui, ni d'avoir refuser de déjeuner avec Inata. Ruiza avait véritablement un don pour la cuisine.
« Asagi je te dérange ? Demanda Hiroki qui venait d'entrer.
- Non, répondit le brun tout en posant sa boîte en plastique sur la table. »
Hiroki referma derrière lui et s'assit en face de son ami tout en fronçant les sourcils. Asagi l'interrogea du regard et son ami lui demanda :
« Ton rendez-vous a été annulé ?
- Hein ?
- Inata m'a dit que tu avais des engagements pour ce midi.
- Oh...heu... oui, ça s'est décommandé à la dernière minute, mentit Asagi avec un léger embarra qu'Hiroki décela immédiatement.
- Vraiment ? Et que manges-tu ? Demanda sournoisement Hiroki en s'accoudant au bureau d'Asagi.
- Heu...
- Tu l'as préparé ce matin ? C'est rare que tu emportes ton déjeuner au travail.
- Ce n'est pas moi qui l'ai fait, avoua Asagi.
- Ah bon ? Ta grand-mère est déjà sortit de l'hôpital ?
- Ce n'est pas elle non plus c'est Ruiza.
- Ruiza ? S'étonna Hiroki. Oh ! L'aide soignante de ta grand-mère.
- Oui voilà, répondit Asagi en baissant les yeux sur ce qu'il mangeait pour poursuivre son repas.
- Je vois qu'Inata a de la concurrence, plaisanta Hiroki.
- N'importe quoi, soupira Asagi.
- Bon, je te laisse finir de déjeuner. Il faut que je rassure Inata en lui disant que sa potentielle rivale est une aide-soignante. »
Asagi se contenta de rire doucement tout en continuant de manger. Alors Hiroki aussi croyait qu'il s'agissait d'une femme. Enfin, s'il venait à croiser Ruiza, il se rendrait rapidement compte que sa grand-mère l'avait également roulé. En faite, elle avait inventé cette idée pour tenter d'appâter Asagi et l'obliger à venir plus souvent la voir. C'était mal connaître son petit-fils qui n'était pas un coureur de jupon et qui n'avait jamais voulu voir à quoi ressemblait cette aide-soignante. Au contraire, Asagi lui avait rétorqué : « Oh ! Puisqu'il y a à présent quelqu'un qui s'occupe de toi à domicile, je viendrais moins souvent. ». Kana-san avait donc obtenu le contraire de ce quelle souhaitait faire en mentant sur le sexe de Ruiza. Mais apparemment Hiroki y croyait dur comme fer. Quoi qu'à l'entendre, on comprenait qu'il n'était pas intéressé et qu'il devait se l'imaginer horrible et sans raffinement. Asagi sourit à cette pensée. Ruiza était loin d'être horrible et sans raffinement. Il était même très séduisant pour un homme. Enfin, Hiroki n'en serait pas pour autant intéressé puisqu'il était hétérosexuel. Et ce serait un comble que le Dom Juan qu'il était, tombe amoureux d'un homme ! Non, ce serait trop drôle. Asagi ria même à cette idée absurde.
OoOoO
« Ton gratin était délicieux mon garçon ! S'écria Kana-san.
- Merci, répliqua le jeune homme en rougissant. »
Kana-san ne résista pas à l'envie de lui pincer les joues tant elle le trouvait mignon. Mignon à croquer, ce qui n'était pas le cas d'Asagi qui était un véritable glaçon dont on ne pouvait jamais arracher un sourire sincère. Vraiment, Kana-san aurait aimé que son petit-fils soit un peu plus comme Ruiza. Enfin, Asagi était tel qu'il était et elle l'aimait quand même.
« Quand sortez-vous de l'hôpital ?
- Je ne sais pas encore, soupira la vieille femme avec dépit. Mais en tout cas j'ai hâte. Surtout que j'ai encore du mal à croire que l'homme des neiges puisse se montrer aussi gentil avec toi et j'aimerais bien le voir de mes yeux.
- Kana-san ! Ne parlez pas comme ça de votre petit-fils !
- Mais c'est vrai. Il est aussi froid qu'un glaçon. Il a toujours été comme ça de toute façon.
- Bon, je vais vous laisser vous reposer.
- Alors à demain Ruiza. »
Ruiza lui adressa un grand sourire enfantin puis lui fit un énorme câlin avant de s'en aller avec le sourire aux lèvres. Il était vraiment content de la voir en pleine forme. Après tout, Kana-san était un peu comme sa grand-mère. Du moins, il la considérait comme telle.
« Ah ! Te voilà enfin ! S'écria une voix familière. »
Ruiza s'arrêta net dans le couloir de l'hôpital et se retourna pour apercevoir Hiroki qui marchait vers lui tout en souriant. Ruiza leva les yeux aux plafonds et soupira profondément. Décidemment, ce qu'il pouvait être pot de colle celui là ! Il ne semblait toujours pas découragé. Pourtant Ruiza pensait lui avoir bien fait comprendre qu'il n'était pas intéressé.
« Bon, j'espère que vous êtes à présent libre pour un café ? Demanda Hiroki en s'arrêtant devant le blond.
- Vous n'abandonnez jamais ?
- Jamais.
- Je ne suis pas ce que vous croyez. Les hommes ne m'intéressent pas. »
Hiroki fut assez surpris part cette révélation, mais elle expliquait beaucoup. Voilà pourquoi cette jeune femme n'était pas tombée sous son charme. Elle était lesbienne. Mais Hiroki n'en était pas pour autant décourager. Il aimait la difficulté et il était prêt à relever le défi. Il lui ferait comprendre qu'il valait toutes les femmes du monde et qu'il n'y avait rien de mieux que d'avoir un homme dans sa vie.
« Laissez-moi vous faire changer d'avis ? Déclara Hiroki.
- Laissez tomber, répliqua Ruiza en lui tournant le dos.
- Non, lâcha Hiroki en lui empoignant le bras. Je ne laisserais pas tomber. Je veux vous connaître. Et tant pis si je n'ai aucune chance. Je veux simplement vous connaître. Alors accordez-moi cette faveur, s'il vous plait. »
Sans le lâcher, Hiroki fit un pas vers lui et Ruiza baissa la tête de manière à mettre de la distance entre leurs deux visages.
« Bon, un simple café et après vous me ficherez la paix, rétorqua Ruiza en soupirant de rage.
- Bien sûr, répondit Hiroki avec un sourire victorieux. »
Ruiza recula afin de mettre plus de distance entre eux puis le suivit jusqu'à sa voiture.
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« Hide-Zou ! Ce salon de thé est magnifique ! S'écria Tsunehito qui était pendu au bras de son amant. Mais ça ne doit pas être donné de prendre un café ici, ajouta le brun avec un petit soupir.
- Mais rien n'est trop beau pour toi mon ange, déclara le châtain collant sa tempe à celle de son amant qui ferma les yeux.
- Tu es un amour ! S'exclama le brun en resserrant son étreinte sur le bras de son petit ami. »
Hide-Zou le fit asseoir à une table avant de prendre place face à lui. Un serveur vint ensuite leur apporter la carte et Tsunehito la parcouru des yeux. Tout était si cher ! Et il se demandait si son amant faisant bien de l'emmener ici.
« Tout va bien ? S'inquiéta Hide-Zou en posant une main sur celle de son cher et tendre. »
Tsunehito soupira faiblement puis referma la carte et regarda son amant avec un léger sourire :
« Hide-Zou, ne fait pas de folie pour moi. C'est vraiment superflue.
- Mais je veux que nous gardions un agréable souvenir de notre premier rendez-vous. Jusqu'à maintenant, on ne s'est retrouvé qu'en boîte de nuit. Cette fois, je veux que ce soit différent. Surtout que maintenant c'est officiel.
- Tu es vraiment un amour, répliqua Tsunehito en serra sa main entre les siennes. »
Les deux amoureux se sourirent puis replongèrent dans leur carte qui offrait tout un choix de thé, café, boissons chaudes ou froides, ainsi qu'accompagnement tel que pâtisserie, viennoiserie et autres. Un véritable plaisir pour les yeux mais aussi pour le palais. Et tant pis pour les kilos, Tsunehito avait de la marge et pouvait se le permettre. Alors qu'il s'apprêtait à interpeller l'homme de sa vie, son regard fut attiré par la porte du salon de thé qui venait de s'ouvrir sur deux hommes. L'un d'eux était Ruzia. Surpris, Tsunehito fronça des sourcils et tenta de reconnaître l'homme qui l'accompagnait. Mais visiblement, il ne le connaissait pas.
« Quelque chose ne va pas mon coeur ?
- Non, tout va bien, répondit Tsunehito avec un petit sourire. Il y a simplement Ruiza qui semble être en charmante compagnie. »
Surpris, Hide-Zou se retourna et aperçu effectivement Ruiza en compagnie d'un homme brun.
« Mais Ruiza est hétérosexuel, non ? Répliqua Hide-Zou.
- Oui, mais l'homme qui l'accompagne ressemble à un Roméo en chaleur, soupira Tsunehito.
- Oh... dans ce cas, pauvre Ruiza.
- Oui, répliqua Tsunehito en pouffant de rire. D'ailleurs, rien qu'à sa tête, on voit qu'il n'est pas ravi d'être là. Mais ça me fait quand même plaisir de voir qu'il a une vie sociale. Il a toujours eu très peu d'ami en dehors de moi.
- Et bien, je tacherais d'être aussi son ami, déclara Hide-Zou en entrelaçant ses doigts avec ceux de son amant qui fondait littéralement pour sa gentillesse mais aussi pour son sourire. »
De son côté, Ruiza ne passait pas un moment aussi romantique et agréable. Loin de là, il était plutôt exaspéré par toutes les petites attentions qu'Hiroki avait à son égard.
« Au faite, je ne connais toujours pas ton nom, déclara Hiroki tout en posant sa tasse sur la table.
- Parce qu'on se tutoie maintenant ?
- J'aimerais simplement faire un peu plus ta connaissance, déclara Hiroki en posant sa main sur celle vêtu de gant de Ruiza. »
Le blond retira immédiatement sa main sous les sourires et les rires retenus de Hide-Zou et Tsunehito qui les observaient depuis l'autre bout de la salle.
« Ruiza, lâcha le blond. Voilà comment je m'appelle.
- Ravie de faire ta connaissance Ruiza. Et que fais-tu dans la vie ?
- Et toi ?
- Je tiens une galerie d'art dans le centre ville.
- Oh. Et bien moi je suis sans diplôme et je sers d'homme à tout faire pour une personne généreuse qui à bien voulu donner un toit à l'empoter que je suis.
- Il ne faut dire ce genre de chose. Je suis sûr que tu sais faire tout un tas de chose très intéressante. »
Ruiza mit un certain temps avant de se rendre compte du double sens de la phrase. Il se demanda même si c'était lui qui avait l'esprit tordu ou s'il avait un véritable pervers devant lui.
« Mais qu'entends-tu par homme à tout faire ? Ou plutôt femme à tout faire ? Demanda Hiroki avec un léger sourire.
- Femme à tout faire ? »
Ruiza fut alors prit d'un rire nerveux. Alors ce type pensait encore qu'il était une femme ? Le pauvre, il risquait d'avoir une sérieuse surprise et Ruiza ne raterait pas l'occasion de lui donner cette douche froide en levant le malentendu.
« Je crois qu'il y a une méprise, commença le blond.
- Vraiment ?
- Oui. Je ne suis pas une femme.
- Pardon ? Lâcha Hiroki dont le visage était subitement devenu pâle.
- Je suis un homme. Alors je vais m'en aller. Toutes mes excuses. »
Ce fut la bouche grande ouverte de surprise et le visage décomposé qu'Hiroki suivit Ruiza des yeux. Il venait de draguer un homme. Lui, le plus grand playboy de cette ville. Le tombeur de ces dames, il venait de draguer un homme. Maintenant qu'il y pensait, la voix de Ruiza était bien trop grave pour être celle d'une femme, seulement il s'était laissé envoûté par sa beauté. Sa beauté ? Mais qu'est-ce que je raconte ! Hiroki se prit la tête entre les mains avant de prendre une profonde inspiration. Il devait se calmer et remettre ses idées en place.
« Je crois qu'il vient de se faire plaquer, lâcha Hide-Zou qui n'avait rien manqué de la scène.
- Ruiza n'aime pas les hommes, soupira Tsunehito. Bon, où en étions nous ? »
Hide-Zou lui adressa un léger sourire avant de serrer tendrement les mains de son petit ami qui était aux anges.
OoOoO
Hiroki était debout devant la grande fenêtre du salon de son appartement où il pouvait observer les lumières de la ville endormie. Il tenait un verre de whisky dans la main et le buvait sans penser à rien en particulier. Ce qu'il avait découvert cet après-midi le perturbait encore. Cela faisait presque quatre jours qu'il n'arrêtait pas de penser à cette femme et voilà qu'il découvrait qu'il s'agissait d'un homme. Cela lui avait fait un sérieux choc car jamais il n'avait autant désiré une femme. Seulement, Ruiza n'en était pas une. Il était un homme et cela changeait beaucoup de chose. Hiroki se posait même de sérieuse question sur lui-même. Était-ce normal de tomber sous le charme d'un homme ? En tout cas, c'était un comble pour lui qui était un playboy de première. Il avait toujours revendiqué cette étiquette. Il en avait toujours été fiere et n'avait jamais souhaité se fixer avec une femme. Seulement, ce qu'il avait ressenti pour elle... Au fond de lui, il y avait eu cette petite voix qui lui avait chuchoté qu'avec elle, cela serait différent d'avec les autres. Dans un sens, cette petite voix n'avait pas tord puisqu'il n'y avait rien de plus différent que de sortir avec un homme. Seulement c'était impensable. Hiroki n'était pas gay ! Et s'il s'était intéressé à Ruiza c'était uniquement parce qu'il avait cru qu'il était une femme. Rien de plus.
« Bon, mon très cher Hiroki. Tu vas oublier cette histoire et le plus vite sera le mieux. »
Hiroki but d'un trait son verre puis soupira et se dirigea vers son canapé où il s'y laissa tomber. Il laissa traîner son verre vide sur sa table basse en verre puis se prit la tête entre les mains. Il n'arrivait pas à se sortir Ruiza de la tête même maintenant qu'il savait que c'était un homme.
OoOoO
Asagi était installé sur le canapé du salon et consultait ses mails avec son ordinateur portable. Il aurait très bien pu rester le faire dans sa chambre, mais il avait eu la soudaine envie de travailler dans le salon. Alors il avait laissé parler ses envies sans trop se poser de question. Une vibration l'interpella et fut suivit d'une sonnerie. Asagi détourna les yeux de l'écran de son ordinateur portable pour le poser sur celui de son téléphone. C'était Inata qui l'appelait. Un léger sourire se dessina sur les lèvres du brun qui décrocha sans plus attendre :
« Oui ?
- Asagi ! Mmmh... comme je n'ai pas eu mon déjeuner, aurais-je le dîner avec toi ? »
Les lèvres du brun s'étirèrent un peu plus avant qu'il ne soit attiré par un bruit venant de la cuisine. Asagi se pencha sur le côté pour jeter un coup d'oeil vers la dîtes cuisine et aperçu Ruiza en plein ouvrage. Le brun hésita un moment puis déclara :
« Je regrette Inata, ça sera pour une prochaine fois.
- Oh... tu aimes tant que ça te faire désirer, hein ?
- Bien sûr.
- Bon et bien tant pis pour toi. Aller passe une bonne soirée Asagi.
- Toi aussi. »
Asagi posa son téléphone sur la table basse puis l'observa un moment avant de se lever tout en retirant ses lunettes. Il prit ensuite la direction de la cuisine et resta un moment appuyé contre le chambranle pour regarder Ruiza s'agiter dans tous les sens. Le brun se demandait bien ce qu'il préparait pour le dîner. En tout cas, l'odeur était très alléchante. Asagi finit par se détacher de l'entrée et avança un peu plus dans la cuisine. Alors que Ruiza était penché sur une marmite, le brun regarda au dessus de son épaule pour savoir ce qu'il cuisinait. Ruiza se retourna à cet instant et le percuta tout en sursautant.
« Excusez-moi, je...je ne vous avais pas vu, balbutia Ruiza toujours prit en sandwich entre Asagi et la gazinière.
- C'est de ma faute. Ne vous en faîte pas. Je peux peut-être vous aider ?
- mmmh... il ne reste plus que la table à mettre, déclara Ruiza en croisant les bras sur son tablier et en fronçant les sourcils.
- Dans ce cas je m'en charge, répliqua Asagi tout en souriant. »
Ruiza ne put s'empêcher de répondre à son sourire. Décidemment, l'homme des neiges n'était pas aussi froid que Kana-san le disait. De toute façon elle exagérait toujours.
« Et qu'est-ce que vous nous avez préparé de bon ? Questionna Asagi tout en mettant la table.
- Un curry de poulet. J'espère que vous aimerez répliqua Ruiza en commençant à les servir.
- Merci de vous donner autant de mal. »
Ruiza releva les yeux pour les poser sur Asagi qui le fixait tout en souriant. Le blond se sentit étrange et ne put supporter le regard insistant du brun sur lui. Il baissa donc les yeux sans savoir que ses pommettes s'étaient teintées de rose. C'était léger, mais Asagi le remarqua et ne sourit qu'un peu plus. Il n'était pas vraiment habitué à faire rougire les hommes, mais Ruiza était un peu spéciale.
Ruiza se sentit tout drôle de dîner avec Asagi. Cela faisait presque quatre jours qu'ils vivaient sous le même toit et c'était la première fois qu'ils se retrouvaient réellement dans la même pièce, qui plus est pour dîner. Le blond était même un peu embarrassé et ne savait pas trop quoi dire. D'ailleurs, il était tellement nerveux que son estomac lui fessait un peu mal. Asagi se rendit compte de la gène de son vis à vis et releva les yeux vers lui. Ruiza lui adressa un sourire gêné puis baissa les yeux. Le brun sourit puis déclara :
« C'est vraiment très bon.
- Vraiment ! S'écria Ruiza en relevant les yeux tout en souriant. »
Asagi ne put s'empêcher de rire doucement. Ruiza avait des réactions si enfantines parfois. Il pouvait s'enflammer pour un rien et ensuite paraître tout gêné. Au final, il ressemblait encore à un adolescent. Ruiza piqua du nez et Asagi reprit :
« J'ai beaucoup aimé la pintade de ce midi.
- Si vous voulez je peux vous préparer votre déjeuner. »
Surpris, Asagi ne répondit pas tout de suite et Ruiza s'excusa tout en baissant les yeux. À dire vrai, Asagi n'était vraiment pas habitué à ce qu'on prenne soin de lui. Il n'avait eu que sa grand-mère qui était à ses soins, ce qui l'avait toujours agacé. Mais étrangement, de la part de Ruiza, cette proposition ne l'énervait pas.
« Pourquoi pas. Si ça ne vous dérange pas bien sûr.
- Dans ce cas, je vous ferais votre déjeuner le temps de votre séjour ici. Je vous l'apporterais directement à votre bureau. Comme ça, vous mangerez chaud.
- Merci beaucoup.
- Ça fait aussi partie de mon travail. »
Le sourire d'Asagi s'affaissa légèrement et Ruiza se maudit d'avoir sortit une telle réplique. Toutefois, le brun ne poursuivit pas cette conversation et changea de sujet, ne laissant pas à Ruiza le temps de rattraper ce qu'il avait dit précédemment. Cela dit, le reste du dîner se passa sans incident et ils purent discuter de tout et rien. Lorsqu'ils eurent terminé de manger, Asagi insista pour l'aider à faire la vaisselle et Ruiza ne put lui dire non. Il fut même très touché par son geste. Une fois tout rangé dans la cuisine, ils montèrent se coucher en même temps et Asagi vit enfin dans laquelle des chambres Ruiza était installé. C'était celle qui en générale n'était attribué à personne. Même lorsqu'il y avait beaucoup d'invité, Kana-san refusait d'attribuer la chambre du fond à qui que ce soit car elle était un peu spécial pour elle. Aussi, Asagi fut-il surprit qu'elle ait installé Ruiza là bas. Enfin, le brun avait arrêté de tenter de comprendre son excentrique de grand-mère.
Les deux hommes se saluèrent en se souhaitant bonne nuit et rentrèrent chacun dans leur chambre. Dès que Ruiza fut dans son lit, il s'y laissa tomber tout en souriant. Il avait rarement passé une soirée aussi agréable. Et jamais il n'aurait imaginé qu'Asagi pouvait être si gentil. Il n'avait vraiment rien avoir avec le glaçon que Kana-san lui avait décrite. Vraiment, elle jugeait très mal son petit-fils et Ruiza le lui dirait demain. Après tout, elle se devait de savoir que son petit-fils était un homme adorable. Ruiza n'oublierait d'ailleurs jamais ce dîner qu'il venait d'avoir avec lui.
À suivre...
