Auteur : Hiera Ramuk

Titre : Snowman

Genre : U.A., Comédie Romantique

Personnages : D

Pairing : Hide-Zou X Tsunehito ( pour le moment n.n )

Chapitre 8 :

Lorsque Ruiza descendit au rez-de-chaussée, il fut surpris de trouver Asagi encore endormi sur le canapé. Pourtant il était assez tard, quoi qu'on fût dimanche alors peut-être que c'était normal et qu'il s'accordait tous les dimanche une grasse matinée. Le blond attarda son regard sur le brun endormi avant de subitement détourner les yeux tout en rougissant légèrement. Ruiza ne comprenait pas ce qui lui arrivait ces derniers temps, car il se comportait vraiment bizarrement !

Ruiza lâcha un court soupir puis se dirigea vers la cuisine afin de préparer le petit déjeuner. Peut-être que la bonne odeur de nourriture réveillerait Asagi. Un léger sourire se dessina sur les lèvres du blond qui se dépêcha de gagner ses fourneaux.

Alors que Ruiza quittait le salon pour la cuisine, Asagi ouvrit les yeux. Il était parfaitement réveillé et cela depuis un moment déjà. Seulement, tout comme hier soir, il avait fait semblant de dormir et ne savait vraiment pas pourquoi. Il ne savait pas non plus d'où lui venait cet étrange sourire qui était collé sur son visage depuis qu'il s'était réveillé ce matin. Quoi qu'il en soit, il était de bonne humeur mais il n'avait vraiment pas envie de se lever. Cela dit, c'est la faim qui eu raison de lui. La faim et la curiosité car cela faisait un moment qu'il entendait d'étrange bruit dans la cuisine.

À pas de loup, Asagi marcha jusqu'à la cuisine où il s'appuya contre le chambranle de la porte afin d'observer Ruiza en plein travail. Le blond faisait apparemment cuire des crêpes et le brun en avait l'eau à la bouche. Lorsque Ruiza les eut toutes fait cuire et disposé en deux tas, il entreprit d'ouvrir un pot de chocolat à tartiner. Cela dit, le pot lui résistait et Asagi se détacha de la porte pour lui prêter main forte.

« Un coup de main ? Demanda le brun en s'approchant du blond jusqu'à ce que son torse ne frôle le dos de Ruiza. »

Le blond sursauta notamment aux contacts de leur corps. Sa main glissa alors sur le pot et le couvercle sauta dans le air avant de s'abattre sur le visage du blond, lui tachant ainsi le bout du nez de chocolat. Asagi pouffa de rire alors que Ruiza ne savait pas trop où se mettre. Sans réfléchir, le brun essuya de l'index le bout du nez de Ruiza et porta ensuite son doigt taché de chocolat à ses lèvres.

« Je crois pas que ça fait des siècles que je n'ai pas manger de chocolat à tartiner. »

Lorsqu'Asagi se rendit compte de se qu'il venait de faire, il tourna subitement le dos à Ruiza, prétextant d'aller s'asseoir à table afin de mieux dissimuler la rougeur qui tachait ses pommettes. Ruiza quant à lui était entièrement rouge. Le geste d'Asagi avait éveillé en lui d'étrange sensation et sentiment. Toutefois, Ruiza tacha de les oublier et prit place à table face au brun qui était déjà installé devant son assiette de crêpes. Les deux hommes se souhaitèrent bon appétit sans oser se regarder. Cela dit, au bout d'un moment Asagi releva les yeux et lorsqu'il croisa ceux de Ruiza, ils se sourirent avec un peu de gène avant de continuer à manger en silence.

« Je suppose que tu vas encore aller voir ma grand-mère ? Finit par demander Asagi.

- Oui, répondit Ruiza avec un léger sourire. Je lui apporterais son déjeuner. Vous voulez venir avec moi ? »

Surpris par cette proposition, Asagi ne su trop quoi répondre. Devant son silence, Ruiza baissa les yeux et murmura :

« Mais vous avez sûrement d'être engagement.

- Non ! S'écria le brun sous les yeux surpris du blond. Je...je t'accompagnerais. »

Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Ruiza et Asagi y répondit avec plaisir. Les deux hommes baissèrent les yeux en même temps et aucun d'eux n'aperçu la légère rougeur qui colorait leurs joues.

OoOoO

« Ruiza mon garçon ! Je suis contente de te voir, déclara Kana-san en apercevant le jeune homme passer la porte de sa chambre d'hôpital. A...Asagi ? S'étonna la vieille femme. Mais qu'est-ce que tu fais là ? »

Le brun ne put s'empêcher d'afficher une moue vexée et tout en riant doucement, Ruiza déclara :

« Je lui ais demandé s'il ne voulait pas m'accompagner puisqu'il ne travaille pas aujourd'hui. D'ailleurs, il m'a aidé à préparer notre déjeuner. Aujourd'hui, nous allons manger avec vous.

- Le glaçon t'a aidé à faire notre déjeuner ? Lâcha Kana-san sous le coup de la stupeur.

- Quoi c'est moi que tu traites de glaçon ! S'écria Asagi choqué. »

Ruiza pouffa de rire alors que Kana-san souriait à pleines dents. Asagi pour sa part fit la tête. Enfin, il ne bouda pas longtemps car lorsque Ruiza lui tendit sa boîte à repas, le brun le gratifia d'un magnifique sourire qui surprit sa grand-mère. Jamais Kana-san n'avait vu Asagi sourire ainsi, ce qui l'amusa assez. D'ailleurs, elle trouva Ruiza et Asagi très proche. Ils étaient même mignons à voir et étaient très assortit ensemble. Enfin, elle se garda bien de faire la moindre remarque, de peur que son petit-fils ne se braque et se ferme à Ruiza. Toutefois elle devait bien avouer que le glaçon qui lui servait de petit-fils était en train de fondre doucement au contacte de Ruiza. Elle n'en était pas totalement sûr mais pour le peu qu'elle voyant et surtout avec les sourires et les regards que ce lançaient les deux jeunes hommes, elle en était venu à la conclusion que le printemps arrivait plutôt que prévu cette année. Surtout qu'ils étaient théoriquement au début de l'hiver. Mais l'amour n'avait jamais tenu compte de ce genre de chose et elle en avait la preuve devant elle. Elle aurait sûrement dû être choqué seulement, elle ne l'était pas. Peut-être parce qu'elle désespérait de voir son petit-fils un jour heureux et sourire ainsi ? Et puis, elle avait toujours vu en Ruiza une jeune fille innocente. Elle en oubliait parfois qu'il était un homme et c'était le blond qui devait le lui rappeler la plus part du temps.

Ruiza quitta le coeur léger la chambre de Kana-san. Il venait de passer un moment délicieux. Bien sûr, il adorait Kana-san mais il avait pu déjeuner avec Asagi. Ils avaient mangé ce qu'ils avaient préparé ensemble et le jeune homme blond ne pouvait s'empêcher de sourire à cette pensée. Il ne se demandait même pas pourquoi. Il était tout simplement heureux et ne voulait pas gâcher ce petit moment par des questionnements inutiles. Asagi aussi souriait. Il se sentait bien. Tout comme Ruiza, il ne se posait pas vraiment de question, mais surtout ils avaient déjà complètement oublié ce qui s'était passé hier soir à cette réception. De la nuit dernière, il ne gardait que ce souvenir particulier qu'était celui où Ruiza s'était occupé d'Asagi qui faisait semblant de dormir dans le canapé.

Lorsqu'ils arrivèrent sur le parking de l'hôpital, Asagi se tourna vers Ruiza et lui demanda ce qu'ils faisaient à présent. Le blond s'apprêtait à lui répondre quand son sourire s'effaça en se souvenant qu'il avait rendez-vous avec Hiroki. Asagi s'en souvenait également et sa bonne humeur s'effaça aussitôt. Après avoir réfléchit un petit moment, Ruiza lui demanda :

« Vous voulez venir prendre un café avec Hiroki et moi ?

- Je ne veux pas vous déranger, répondit Asagi avec une pointe de gène.

- Nous déranger ? Mais c'est un rendez-vous entre amis ! Et puisque vous êtes son meilleur ami, je suis persuadé qu'il sera content de vous voir.

- D'accord, finit par accepter Asagi. »

Les deux hommes se sourirent puis entrèrent dans la voiture du brun qui démarra aussitôt.

Asagi et Ruiza n'avaient pas quitté sa chambre depuis cinq minutes que Kana-san reçu la visite de son médecin. Ce dernier lui apportait ses derniers bilans de santé et apparemment, tout était normal. Son coeur avait reprit une activité des plus normal et ne semblait plus montrer le moindre signe de faiblesse. En entendant cette bonne nouvelle, Kana-san ne fut pas aussi heureuse que le médecin l'aurait pensée. En effet, si elle était guérie, alors elle serait obligée de rentrer chez elle. Dans ce cas là, plus rien ou presque ne retiendrait Asagi en ville et il retournerait à Tokyo. Après avoir longuement réfléchit Kana-san déclara :

« Docteur, vous êtes sûr qu'il ne serait pas plus prudent de me garder quelques jours ? »

Le médecin la considéra un moment puis fini par accepter pour le cas où. Lorsqu'elle fut seule, un large sourire de victoire se dessina sur les lèvres de Kana-san.

OoOoO

Hiroki était en avance comme d'habitude. Il avait bien évidement attendu ce moment toute la matinée. Après tout, chaque minute passée seul avec Ruiza était un véritable délice pour lui. Le brun sourit largement à cette pensée. Il devait vraiment être très amoureux de blond. Seulement, lorsqu'il vit Asagi entrer avec Ruiza dans le salon de thé, son sourire s'effaça et son visage devint subitement pâle. Que faisait-il là ? Hiroki n'avait jamais prévu ça ! Asagi n'avait pas le droit de venir. Il ne pouvait pas lui voler ces quelques minutes en intimité avec Ruiza !

« Bonjour Hiroki. Comme Asagi ne faisait rien, j'ai pensé qu'il pouvait venir puisque vous êtes les meilleurs amis qui soient.

- Tu as bien fait, déclara Hiroki avec un sourire forcé. »

En temps normal, Hiroki l'aurait sûrement pensé seulement, là ce n'était pas le cas. D'ailleurs, ce n'était pas tant Asagi qui le dérangeait mais plutôt sa complicité avec Ruiza. Surtout qu'ils ne se connaissaient pas depuis très longtemps. D'ailleurs, les voir assis côté à côté en était presque douloureux pour Hiroki qui se sentait suffoquer. Il avait même l'impression d'avoir un couple sous les yeux. Et à chaque sourire qu'ils s'échangeaient, le coeur d'Hiroki se brisait un peu plus en morceau. Pourtant, il n'avait normalement pas de quoi s'en faire. Asagi n'aimait pas les hommes et puis il avait Inata. Il n'avait aucune raison d'en avoir après Ruiza. Et puis, il n'avait pas le droit de l'aimer...parce que si toi aussi tu l'aimes Asagi, alors moi, je n'ai plus aucune chance avec lui...

« Hiroki tout va bien ? Questionna Ruiza en inclinant légèrement la tête sur le côté.

- Si, tout va bien, répondit Hiroki avec un léger sourire teinté de tristesse. Je me demandais seulement si j'arriverais à finir mon tableau.

- Alors tu t'es réellement remis à peindre ? S'étonna Asagi.

- Oui. J'ai en quelque sorte retrouvée l'inspiration, déclara Hiroki.

- Est-ce que ce serait grâce à cette mystérieuse femme dont tu m'as parlé ? Questionna Asagi.

- Une femme ? S'étonna Ruiza. Hiroki, tu ne m'avais pas dit que tu n'avais pas de petite amie ?

- Je n'en ais pas, répondit Hiroki alors que son coeur s'était serré sous la question de Ruiza. Mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas amoureux.

- Oh ! Et bien j'espère qu'elle répondra à tes sentiments, répliqua Ruiza avec un sourire amical.

- J'espère aussi, murmura douloureusement Hiroki.

- Tiens ! Ça me fais pensé que je n'ai toujours pas vu ta galerie, déclara Ruiza.

- Et bien demain je t'y emmènerais si tu veux, répondit Hiroki.

- Oui, j'aimerais beaucoup, fit Ruiza tout souriant. »

Hiroki répondit à son sourire avant de poser les yeux sur Asagi. Les deux vieux amis se regardèrent longuement à peu comme s'ils se lançaient silencieusement un défi.

OoOoO

Hiroki était assis sur le bord du lit de Kana-san et avait un bras autour des épaules de la vieille femme. Son regard était tourné vers la fenêtre et ses yeux humides traduisaient légèrement la douleur qu'il ressentait au fond de lui. Dès qu'elle l'avait vu, Kana-san s'était tout de suite rendu compte que quelque chose clochait. Cependant, elle avait bien vu que le jeune homme n'était pas en état de parler, aussi ne lui avait-elle pas posé de question. Elle préférait le laisser tout lui raconter lui-même.

« Grand-mère, commença finalement Hiroki après avoir longtemps cherché ses mots. Je crois que j'ai un rival.

- Vraiment ? Ça sera bien la première fois.

- Oui... Et je crois qu'il a une longueur d'avance sur moi.

- Mais ça ne va pas te décourager ?

- Non. Seulement, je crois qu'ils s'aiment mais qu'ils ne le savent pas encore.

- Alors tu le connais lui aussi ?

- Oui et même très bien.

- Oh...Et bien, fait de ton mieux pour la séduire mais si elle ne veut vraiment pas de toi, alors ne t'impose pas.

- Oui Grand-mère. »

Kana-san plaça ses bras autour d'Hiroki et le serra tendrement. Le jeune homme se blottit contre celle qu'il considérait comme sa grand-mère et une larme roula sur sa joue. C'était bien la première fois qu'il pleurait pour quelqu'un. Mais il avait si mal. Ce rendez-vous qui aurait dû être merveilleux avait fini par être atroce. Tout ça parce qu'Asagi était là. Tout ça parce qu'Hiroki avait vu ce que son meilleur ami ne semblait pas voir. Mais peut-être qu'il se faisait des idées. Peut-être que s'était sa jalousie de prétendant qui lui faisait voir des rivaux partout. Du moins il l'espérait même si au fond de lui il n'en était pas convaincu.

OoOoO

Ruiza avait passé le reste de l'après-midi à faire le ménage au rez-de-chaussée. Dépoussiérant les meubles, arrosant les plantes, lavant les vitres des fenêtres et de la baie vitrée située dans le fond du salon. Asagi pour sa part s'était installé sur le canapé et était sur son ordinateur portable. Mais il ne travaillait pas. Il avait fait semblant de le faire tout l'après-midi et avait passé son temps à regarder Ruiza faire le ménage. Lorsque le blond lui tournait le dos, le brun le regardait plus ouvertement mais baissait toujours subitement la tête quand Ruiza faisait mine de se retourner. Bien évidement, le jeune aide-soignant ne se doutait de rien et donnait le coeur à l'ouvrage notamment pour oublier ces étranges palpitations qu'il ressentait dans la poitrine. Il pensa même qu'il devrait consulter un cardiologue au cas où. Après tout, ce qu'il avait était peut-être grave. Quoi qu'il mettait ça sur le compte de la fatigue et des émotions fortes. Ses palpitations mais aussi ses crises de larmes.

Vers 18h00, Ruiza rejoignit la cuisine et commença à couper de la viande en petit cube. Asagi qui ne pouvait plus le voir, se penchait de temps à autre afin de savoir ce que fabriquait le blond. Las de ne pas pouvoir le voir sauf en tendant le cou vers la cuisine, le brun finit par se lever et l'y rejoignit avec pour prétexte de l'aider. Après tout, Ruiza devait être fatigué après avoir gesticulé tout l'après-midi et un peu d'aide était toujours la bien venu.

« Je peux t'aider ?

- Non merci. J'ai fini, déclara Ruiza en reposant son couteau. »

Asagi fronça des sourcils car la viande était toujours aussi crue et en morceau dans le saladier. Devant l'incompréhension d'Asagi, Ruiza pouffa de rire et déclara qu'ils mangeraient de la fondue ce soir. Le visage d'Asagi s'éclaira d'un sourire et le blond le lui rendit timidement avant de remettre la viande dans le réfrigérateur. Après tout, il était bien trop tôt pour dîner.

« J'ai pensé que ça serait agréable puisqu'il fait vraiment froid ce soir, déclara Ruiza après s'être lavé les mains à l'eau chaude. »

Le blond frissonna et baissa les manches de son pull qu'il avait relevé pour couper la viande. Asagi ne l'avait pas quitté de yeux et souriait toujours. Gêné par son regard fixe et insistant, Ruiza baissa les yeux et prit la fuite dans le salon toujours sous le regard d'Asagi qui laissa s'écouler un petit moment avant de l'y rejoindre. Après tout, il ne voulait pas donner l'impression de le suivre. Le brun le trouva devant la baie vitrée du salon. Ruiza regardait le jardin intérieur et son regard semblait perdu au loin. Asagi fit demi-tour vers la cuisine et alla leur préparer du chocolat chaud. Il ne savait pas d'où lui venait cette subite envie mais il avait envie d'en boire un avec Ruiza.

« Tiens. »

Ruiza sursauta et se retourna vers Asagi qui lui tendait une tasse. Le blond étira malgré lui largement les lèvres et le remercia tout en s'emparant de l'objet chaud qui faisait du bien à ses mains trop froides.

« J'espère qu'il va neiger, lâcha Asagi.

- Il neige rarement l'hiver ici. Nous n'avons que de la pluie comme toute la semaine. Mais j'aimerais bien qu'il neige.

- Nous en aurons peut-être pour Nöel.

- Vous restez jusqu'à Nöel ? Demanda Ruiza en se retournant vers lui. »

Devant le sourire et les yeux remplit d'espoir du jeune homme blond, Asagi ne su trop quoi répondre. Il n'avait pas réfléchi à ce qu'il disait jusqu'à maintenant et à présent, il était assez embarrassé de ce qu'il allait répondre à Ruiza.

« Et bien... si mon travail le permet et si grand-mère ne va pas mieux, alors je resterais aussi longtemps que possible.

- Oh...je comprends, murmura Ruiza en baissant les yeux. »

Asagi baissa les yeux et se maudit pour avoir refroidit ainsi l'ambiance. Il avait également fait perdre son sourire à Ruiza qui ne disait plus rien.

« Ano...je...je vais faire chauffer l'huile pour la fondu, déclara Ruiza en se détachant de la baie vitrée. »

Asagi acquiesça d'un signe de la tête et le regarda s'éloigner sans rien pouvoir faire. Seulement, il ne savait pas vraiment quoi dire. Après tout, il ne pouvait pas se permettre de rester trop longtemps dans cette ville. D'ailleurs, il y était depuis suffisamment longtemps à son goût. Seulement, pour la première fois il ne voulait pas s'en aller. Du moins, il n'attendait pas son départ avec impatience comme à chaque fois. Le brun se demandait bien pourquoi mais dans le fond, la réponse importait peu puisqu'il n'était pas prêt à l'admettre. Asagi vida sa tasse et alors que ses yeux se posaient sur le jardin, son visage s'éclaira. Il neigeait. Un large sourire s'imprima sur son visage et il se précipita vers la cuisine. Lorsqu'il y fut, il posa la tasse sur la table et s'empara du bras de Ruiza qui était plus que surpris par son étrange comportement.

« Mais qu'est-ce que vous faite Asagi, balbutia Ruiza en se laissant entraîner vers le salon.

- Viens voir. »

Asagi l'entraîna dans le salon, puis vers la baie vitrée qu'il ouvrit. Ils atterrirent alors pied nu dans le jardin et Ruiza l'interrogea du regard sans comprendre se qui se passait. Asagi lui tenait toujours le poignet et lui faisait face tout en souriant. À ce sourire, le blond baissa les yeux en rougissant. Il ne les releva qu'en sentant quelque chose de froid sur sa main. Surpris, Ruiza releva les yeux et s'aperçu qu'il neigeait. Il neigeait très peu mais suffisamment pour faire bondir hors de sa poitrine le coeur de Ruiza. Il adorait la neige et n'en avait pas revu depuis si longtemps ! Depuis qu'il avait 9 ans pour être exacte. Mais il en gardait un si beau souvenir.

La neige ne tomba pas longtemps mais le sourire de Ruiza lui, dura toute la soirée. C'était comme s'il se souvenait de quelque chose d'agréable mais Asagi n'osa pas le questionner à ce sujet. Il ne voulait pas paraître indélicat. Et puis, simplement le voir sourire lui suffisait.

À suivre...