Auteur : Hiera Ramuk

Titre : Snowman

Genre : U.A., Comédie Romantique

Personnages : D

Pairing : Hide-Zou X Tsunehito ( pour le moment n.n )

Chapitre 9 :

Asagi et Ruiza quittèrent leurs chambres en même temps ce matin-là. Il était très tôt et Asagi était dans sa tenue de jogging alors que Ruzia était en pyjama. Les deux hommes se sourièrent timidement avant que le brun ne déclare d'une voix peu sûr :

« Je...je vais courire.

- Oui, fit Ruzia avec un hauchement de tête. »

Asagi se sentit un peu stupide. Bien sûr qu'il allait courire ! Il le fesait presque tout les jours et était en tenu pour. Vraiment, il ne savait pas pourquoi il ne comportait aussi stupidement. Tout en y pensant, le brun fit quelques pas vers l'escalier alors que Ruiza restait debout devant la porte de sa chambre. Asagi s'arrêta subitement et se retourna vers le blond qui le regardait avec étonnement.

« Ano...je... tu ne voudrais pas courire avec moi ? Demanda Asagi avec tellement peu d'assurance qu'il ne se reconnu pas vraiment.

- C'est que... comme je ne fais pas jamais de sport je n'ai pas de basket. Mais merci, ajouta Ruiza avec un léger sourire géné.

- Oh...et bien à tout à l'heure.

- Oui, à tout à l'heure. »

Asagi lacha un léger soupir puis se dépécha de quitter la maison. Ce qu'il pouvait se sentir idiot d'un seul coup ! Mais pourquoi lui avait-il proposé ça ? Il ne savait vraiment pas. En tout cas, Ruiza avait vraiment dû le trouver idiot. Et c'est tout en reminant ce genre de pensée qu'Asagi s'en alla courire.

Lorsque la porte se referma sur Asagi, Ruiza se prit la tête entre les mains. Il se trouvait tellement stupide ! Il n'aurait pas pu trouver autre chose à dire ? Asagi avait vraiment dû le trouver idiot. Pourtant, Ruiza ne lui avait dit que la vérité et même s'il n'aimait pas vraiment courire, il aurait été content de le faire avec Asagi. Le jeune aide-soignant soupira puis s'en alla vers la cuisine afin de préparer le petit déjeuné. Au moins, ça il le fesait sans gaffe.

OoOoO

Asagi retira ses lunettes de soleil et entra dans la galerie d'Hiroki. Aujourd'hui, elle n'était pas climatisée mais chauffée et Asagi comprennait pourquoi vu le température qu'il fesait dehors. D'ailleurs, avec un peu de chance, il neigerait encore ce soir. Asagi l'espérait, ainsi il pourrait revoir ce magnifique sourire sur les lèvres de Ruiza. Le brun fronça légèrement les sourcils à cette pensée tout en se demandant ce qui lui arrivait à la fin. Vraiment, il se comportait de manière étrange, surtout avec l'aide-soignant de sa grand-mère. D'un autre côté, Asagi devait se rattraper pour tout ce qu'il lui avait fait la semaine dernière. Il mit donc sa gentillesse et son intérêt pour Ruiza sur le compte de la volonté de se racheter. C'était une excuse assez simple mais elle lui permettait de ne pas se poser plus de question sur ce qu'il rensentait mais surtout sur cet étrange sourire qui s'imprimait sur ses lèvres chaques fois qu'il pensait à Ruiza.

Hiroki était avec une cliente. Cette dernière semblait très intéressée par un tableau en particulier et Hiroki lui donnait plus de détail quant au style de peinture et sur le peintre. Dès qu'il apperçu Asagi, il lui fit signe de patienter et son ami acquiesça, lui faisant comprendre qu'il se promènnerait un peu dans la galerie. Hiroki le rejoignit quelques minutes plus tard et la première chose qu'il remarqua fut l'étrange sac plastique qu'Asagi tenait dans la main. Hiroki le regarda de plus près et s'apperçu qu'il s'agissait d'une boîte à chaussure.

« Tu t'es achetté des chaussures ? S'étonna Hiroki. Mais, ce n'est pas une taille trop petite pour toi ? Ajouta-t-il en voyant le numéro de la pointure imprimé sur la boîte.

- Ano... ce n'est pas pour moi, répondit Asagi embarassé.

- Oh... c'est pour Inata ?

- Non, c'est pour un ami, répondit simplement Asagi. »

L'estomac d'Hiroki se noua en comprendrant que c'était un cadeau pour Ruiza. Alors ce qu'il craignait s'averrait exacte. Asagi aimait Ruiza. Peut-être pas consciement mais il ressentait quand même quelque chose pour lui et cela se voyait très clairement sur son visage. Hiroki adressa un sourire forcé à son ami qui ne remarqua pas vraiment son trouble. Hiroki hésita sur ce qu'il allait faire puis finalement, il décida de montrer à Asagi qu'il ne lui prendrait pas Ruiza.

« Il n'est pas terminé, mais si tu veux, je peux te montrer ce que je peins.

- Avec plaisir, répondit sincèrement Asagi. »

Hiroki afficha un sourire satisfait, puis guida Asagi vers son attelier de peinture. Il s'agissait d'une petite salle à l'arrière de sa galerie. C'était également là que reposait toutes ses oeuvres que seul Asagi avait vu. Ce dernier posa d'abors les yeux sur les tableaux qu'il connaissait déjà et qu'il trouvait magnifique. D'ailleurs, d'après lui, c'était du gachis que de les laisser enfermer dans cette pièce.

« Viens voir, fit Hiroki qui se trouvait devant un immense tableau. »

Asagi acquiesça et s'avança vers lui. Lorsque ses yeux se posèrent sur le tableau, son visage se décomposa sous le regard attentif d'Hiroki.

« Voilà la personne qui m'a redonné l'inspiration, déclara Hiroki sans lacher Asagi du regard. »

Asagi devint un peu plus blanc à cette révélation et tourna difficilement son regard vers Hiroki qui ne l'avait pas un seul instant quitté des yeux.

« La personne qui t'a redonné l'inspiration, répéta difficilement Asagi.

- Oui. La personne que j'aime et qui m'a redonné l'inspiration, ajouta Hiroki. »

Asagi fut prit d'un léger sourire nerveux. Il avait encore du mal à réaliser ce qu'Hiroki venait de lui dire. Lentement les yeux d'Asagi se posèrent encore sur la peinture. Le tableau n'était pas fini mais on reconnaissait très distinctement Ruiza dessus.

« A...alors tu es gay..., balbutia Asagi.

- Non. Les hommes ne m'intéressent pas. Je préfère les femmes, leurs courbes, leurs parfums, leurs grace.

- Mais alors...

- Je suis tombé amoureux d'une femme. Seulement, j'ai fini par réaliser que ça n'en était pas une. Ça m'a prit du temps mais j'ai finalement réussi à admettre que moi, je pouvais être amoureux et amoureux d'un homme. Ça n'a pas été facile mais je l'aime. »

Asagi se contenta de baisser les yeux tout en resserrant ses doigts sur le sac plastique qu'il tenait. Son meilleur ami était amoureux d'un homme mais surtout de Ruiza. Cela lui fesait un choc mais surtout, il avait ce petit pincement au coeur qui lui été si douloureux ! Il ne pouvait se l'expliquer mais il n'avait qu'une envie, s'en aller d'ici. Il avait d'ailleurs l'impression de suffoquer dans cet attelier dont l'air était emprinte de peinture.

« Asagi, commença Hiroki avec un sourire qui se voulait innoncent. M'aideras-tu à conquérir son coeur ? »

Asagi releva subitement les yeux alors qu'il avait l'impression de recevoir un coup de couteau de le coeur. C'était un sentiment très étrange qu'il n'avait jamais ressentit avant. Il ne savait pas très bien pourquoi il ressentait ça, mais il avait si mal ! Ses yeux lui piquaient même. Ce qu'Hiroki lui demandait, le fesait étrangement souffrir et Asagi ne comprennait pas pourquoi. C'était comme si son meilleur ami lui demandait de se jeter d'un pont pour lui. Asagi trouva la comparaison un peu stupide mais le fond c'était un peu ça.

Un sonnerie retentit. Asagi sortit de ses pensées et Hiroki lui fit signe de répondre. Mécaniquement, Asagi s'empara de son téléphone portable et lorsqu'il apperçu le numéro du fixe de sa grand-mère, son coeur se serra. C'était Ruiza. D'un geste presque douloureux, Asagi décrocha et entendit la voix pleine de vie de Ruiza :

« Asagi, je vais apporter son déjeuner à Kana-san. Est-ce que vous m'y rejoindrez ? Ou est-ce que je dois vous apporter votre déjeuner à votre bureau.

- Non, j'arrive, déclara Asagi avec un léger sourire qui fit comprendre à Hiroki que c'était Ruiza à l'autre bout du fil. »

Asagi raccrocha mais ne releva pas les yeux vers Hiroki. Ce dernier le fixait toujours en silence.

« Je dois y aller, déclara Asagi.

- Oui. »

Asagi prit la direction de la porte et alors qu'il l'ouvrait, Hiroki se retourna et déclara :

« Je vois encore Ruiza à 13h. Tu serais gentil de ne pas venir.

- Oui, je comprends, fit simplement Asagi avec un sourire forcé.

- Merci Asagi.

- Nous sommes amis, se contenta-t-il de répondre alors qu'il refermait la porte derrière lui.

- Oui, nous sommes amis, murmura Hiroki tout en fixant la porte close. »

Asagi prit une profonde inspiration puis quitta la galerie de son meilleur ami. Il avait perdu sa bonne humeur et toute motivation. Lorsqu'il fut dans sa ferrari, il poussa un profond soupir et se prit la tête entre les mains. Hiroki aimait Ruiza. Et Ruiza ? L'aimait-il aussi ? Asagi se mordit douloureusement la lèvre inférieur pour tenter d'oublier ce pincement au coeur qui lui fesait tellement de mal. Après quelques minutes, Asagi finit par démarrer sous le regard d'Hiroki qui le regardait depuis sa galerie et qui analysait chacune de ses réactions. Asagi était amoureux de Ruiza. Hiroki en était certain. Il l'avait vu sur son visage tout à l'heure et le voyait encore dans son comportement. Seulement, il était hors de question qu'Hiroki le lui laisse. Ruiza était pour lui et pour personne d'autre.

Lorsqu'Asagi fut garré dans le parking de l'hôpital, il regarda longuement la boîte à chaussures qui était posée sur le fauteuil passager. Un triste sourire se dessina sur ses lèvres et il sortit de sa voiture sans la prendre. Durant tout le trajet jusqu'à la chambre de sa grand-mère, il ne fit que penser et repenser aux paroles d'Hiroki. Elles ne voulaient pas le quitter et il n'arrivait pas à les oublier. Pourtant, il aurait aimé le faire car elles lui fesaient tellement de mal.

« Vous voilà enfin Asagi ! S'écria Ruiza lorsque le brun poussa la porte de la chambre. »

Asagi ne put s'empécher de répondre à son sourire bien que le sien soit teinté d'une grande tristesse. Kana-san le remarqua mais ne fit pas la moindre réflexion. Elle resta silencieuse et les laissa discuter. Ruiza tendit à Asagi son déjeuner et le brun le remercia avant de déclarer :

« Bon, je dois vous laisser. J'ai beaucoup de chose à faire.

- Oh... vous ne restez pas déjeuner avec nous ? Murmura Ruiza avec déception.

- Non, répondit Asagi en baissant les yeux. »

Il les salua tout deux puis partit le coeur lourd de la chambre sous le regard inquisiteur de Kana-san qui sentait qu'il s'était passé quelque chose. Lorsqu'Asagi fut seul dans le couloir, il ferma douloureusement les yeux avant de s'en aller. Après tout, il ne pouvait pas se permettre de compromettre les chances d'Hiroki avec Ruiza. D'ailleurs, il se demandait si c'était le fait de découvrir des tendances homosexuel à Hiroki ou si c'était le fait de découvrir qu'il était amoureux de Ruiza, qui le perturbait le plus.

OoOoO

Hiroki était en avance comme à chaque fois. Il attendait d'ailleurs Ruiza avec bien plus d'impatience que d'habitude. Et il savait que cette fois, Asagi ne viendrait pas gacher ce moment intime et priviligier qu'il aurait avec le jeune homme blond. Ce dernier ne tarda pas et dès qu'il passa la porte du salon de thé, le visage d'Hiroki s'éclaira. Ruiza prit place face à lui et commanda comme à chaque fois, un simple café. Hiroki avait déjà le sien face à lui et tout en le finissant, il discuta de tout et rien avec Ruiza. Lorsqu'ils eurent bu la totalité de leurs tasses, Hiroki proposa à Ruiza de lui faire visiter sa galerie. Le blond était enchanté à cette idée et suivit le brun avec plaisir jusqu'à sa voiture afin qu'il le conduise à sa fameuse galerie.

Il s'agissait d'une vaste salle où on pouvait trouver toutes sorte d'oeuvre d'art. Et pas seulement des tableaux ! Mais comme Hiroki le lui avait expliqué, il n'exposait aucune de ses oeuvres. Ses dernières restaient bien cachées dans une arrière salle et peu de personne pouvait se vanter de les avoir vu. Cette déclaration piqua au vif la curiosité d'Hiroki mais il refusa catégoriquement de les lui montrer. Sous l'insistance de Ruiza, le brun finit par lui dire :

« Et bien, peut-être qu'un jour je te les montrerais.

- Quand ? Demanda le blond avec de grand yeux d'enfant à qui on venait de promettre un cadeau.

- mmm... peut-être quand nous serons devenu plus proche, répondit malicieusement le brun. »

Ruiza lui adressa une petite mou boudeuse qui fit rire Hiroki. Ce dernier ne résista d'ailleurs pas à l'envie de lui pincer les joues, ce qui fit d'avantage bouder le blond.

« Bon, on continue la visite ? Demanda Hiroki.

- Oui ! S'écria Ruiza ravie. »

Un sourire satisfait se dessina sur le visage d'Hiroki qui au fond de lui commençait à penser qu'une ouverture était peut-être possible avec le blond. Enfin, pour l'heure ils n'étaient qu'amis et Hiroki savait qu'il ne devait pas aller trop vite. Mais puisqu'il venait d'écarter Asagi de la course, il n'avait plus de soucis à se faire. Il pouvait faire tranquillement la cours à Ruiza sans se préoccuper de rien.

OoOoO

Asagi n'avait déjeuné qu'à 13h. Et encore, même s'il adorait la cuisine de Ruiza, il n'avait pas eu très bon appétit. C'était comme si sa gorge était bien trop nouée pour avaler le moindre aliment et il ne savait pas pourquoi. Mais il n'y avait pas que sa gorge qui allait de travers. Il y avait également tout le reste. Son estomac, son esprit, et son coeur... Ce dernier était serré et ça en était tellement douloureux ! Mais le pire, c'était peut-être qu'il ne savait pas pourquoi il était dans cet état. Et puis, il y avait ce qu'Hiroki lui avait dit ce matin. Chacune des phrases de son meilleur ami raisonnaient douloureusement dans son esprit et ne voulaient pas le quitter. Et puis, il y avait Ruiza. Ce nom sonna douloureusement dans l'esprit du brun qui ferma les yeux tout en serrant des poings. Pourquoi est-ce que ce nom lui provoquait-il tous ces sentiments étranges et contradictoire ?

Asagi soupira profondement et se prit la tête entre les mains. Il devait arrêter de se poser toutes ces questions qui n'avait pas lieux d'être. Ruiza était l'aide soignant de sa grand-mère. Il était un jeune homme très agréable. Mais surtout, il était celui dont Hiroki était amoureux. Or, Hiroki était son meilleur ami. Asagi l'aiderait donc à conquérir le coeur du blond dans la mesure du possible. Tu vois Asagi, il n'y a rien de compliqué là dedans. Tu vas seulement aider ton meilleur ami. Rien de plus. Asagi ferma douloureusement les yeux et s'enfonça un peu plus dans son fauteuil. Il devait arrêter de se torturer mentalement pour rien. Après tout, ce n'était pas comme s'il était amoureux de Ruiza.

OoOoO

Il était presque 20h. C'était rare qu'Asagi reste aussi tard à son bureau. Enfin, lorsqu'il était à Tokyo, il pouvait travailler des nuits entières dans son bureau, mais là c'était la première fois qu'il y restait aussi longtemps. À dire vrai, il n'avait pas envie de rentrer chez sa grand-mère et même si ses affaires étaient prêtes, il ne pouvait se résoudre à s'en aller du siège social de l'entreprise de sa famille. Il resta donc assis dans son fauteuil à fixer la fenètre. Il ne pensait à rien du moins il essayait de le faire mais ce n'était pas évident. Il avait toujours les paroles d'Hiroki dans sa tête et elles tournées en boucle lui rappelant que son meilleur ami était amoureux de Ruiza et qu'il ne devait rien faire pour compremettre ses chances de conquérir le coeur de son bien aimé.

« Mais je ne ferais rien..., lacha subitement Asagi avant de se mordre douloureusement la lèvre inférieur. »

Il ne ferait rien. C'était ce qu'il se répétait même si dans le fond cela lui fesait mal. Pourquoi ? Il commençait à redouter la réponse et fesait en sorte de ne pas la voir. Ce n'était pas la meilleure des solutions mais c'était la sienne. Asagi soupira encore une fois puis jeta un coup d'oeil à son planning. Il avait presque terminé ce qu'il avait à faire dans cette ville. Bientôt, il pourrait s'en aller. Après tout, sa grand-mère se portait comme un charme et avait Ruiza pour s'occuper d'elle. Sa présence n'était donc pas nécessaire. On pouvait très bien se passer de lui. Le brun soupira puis posa les yeux sur la fenètre. Dehors, il neigeait. Asagi écarquilla les yeux et se leva pour s'approcher de la vitre. C'était différent de hier. Il ne s'agissait pas de petit flocon. Il neigeait véritablement. Ruiza... Un léger sourire se dessina sur les lèvres du brun qui s'empara de son manteau et de ses clefs. À cet instant, Asagi ne pensait à plus rien, sauf peut-être à Ruiza. Le blond adorait la neige et Asagi voulait le revoir sourire comme hier soir.

Asagi entra comme une tornade chez sa grand-mère. Il se déchaussa en vitesse et fila à la cuisine. La table était mise pour deux mais Ruiza n'avait pas touché à son assiette. Il n'était même pas à la cuisine. L'estomac d'Asagi se noua et il quitta la pièce avec dans l'idée d'aller frapper à la porte de sa chambre. Alors qu'il traversait le salon, Asagi s'arrêta net. Ruiza était là. Il était assis face à la baie vitrée et avait les bras autour de ses jambes repliées. Asagi entendit un léger reniflement et il fronça les sourcils tout en s'approchant du blond. Ce dernier se moucha doucement sous le regard du brun qu'il ne pouvait pas voir puisqu'il lui tournait le dos. Asagi le regarda longuement. Son estomac lui fesait mal et il aurait voulu se précipiter vers Ruiza pour lui demander ce qui n'allait pas. Pourtant, il ne bougea pas. Pourquoi ? Parce qu'il avait justement peur de ce qu'il avait envie de faire. Pourquoi donc ressentait-il cette envie folle de serrer le blond dans ses bras ? Pourquoi ne suportait-il pas de le voir pleurer ou triste ? Pourquoi... Et il y avait tant d'autres questions qui se bousculaient dans son esprit et qui l'empéchaient de faire quoi que se soit.

Ruiza s'essuya les yeux et lorsqu'il les releva pour les poser sur la baie vitrée, il apperçu Asagi dans le reflet. L'estomac du blond se noua et son coeur ratta un battement avant de se mettre à battre la chamade. Avec une certaine maladresse, Ruiza se leva pour se retourner vers Asagi. Le blond lui sourit tout en essuyant les coins de ses yeux. Mais Asagi n'en était pas pour autant rassurer. Ruiza avait pleuré et il ne le rassurerait pas avec un simple sourire.

« Je suis désolé, déclara Asagi. »

Surpris, Ruiza l'interrogea du regard et le brun tendit sa main pour effacer une larme qui coulait le long de la joue de Ruiza. Ce dernier ne put s'empécher de rougir mais il ne put également décrocher son regard d'Asagi qui lui souriait tendrement.

« Je suis désolé d'arriver si tard, réprit le brun.

- Ce n'est pas grave, répondit Ruiza avec un léger sourire. J'étais occupé à regarder la neige et je n'ai pas vu le temps passé. C'est bête... je me suis mis à pleurer d'un coup... Mais ça fait tellement longtemps que j'attendais la neige. Je crois que je pourrais l'attendre toute ma vie s'il le fallait. Avec un peu de chance, demain elle sera encore là et je pourrais peut-être faire un bonhomme de neige.

- Un bonhomme de neige ? S'étonna Asagi en retirant enfin sa main de la joue de Ruiza.

- Oui ! C'est surtout pour ça que j'attends la neige. Pour pouvoir faire un bonhomme de neige, ajouta Ruiza en souriant comme s'il se souvenait de quelque chose d'agréable.

- Alors j'espère qu'il neigera toute la nuit. »

Ruiza lui fit un oui de la tête et Asagi lui proposa de passer à table. Le blond acquiesça à nouveau et les deux hommes prirent la direction de la cuisine.

OoOoO

Hiroki posa son pinceau et contempla sa toile. Elle avait beaucoup avancé et ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle soit complètement achevé. C'était également une question de temps avant que le coeur de Ruiza ne lui appartienne complètement. D'ailleurs, Asagi n'était plus une menace alors il n'avait pas s'en faire car jamais son meilleur ami ne lui ferait du tord.

OoOoO

Ruiza était déjà monté se coucher. Asagi en avait fait autant mais au moment de rejoindre son lit, il se souvenu du cadeau qu'il avait laissé dans sa voiture. Ne pensant plus à ce que lui avait déclarait Hiroki dans la journée, et n'étant préoccupé que par Ruiza, Asagi se dépécha de rejoindre sa ferrari qui l'attendait dehors sous la neige. Le brun frissonna lorsqu'il fut dehors et se dépécha de récupérer la paire de basket qu'il avait acheté pour Ruiza. Lorsqu'il eut la boîte en main, un léger sourire se dessina sur ses lèvres et instinctivement, il leva les yeux vers la fenètre qu'il s'avait être celle de Ruiza. Son sourire se fit plus prononcé et il retourna à l'intérieur, bien au chaud. Demain, il les offrirait au blond et lui proposerait de courire avec lui. Asagi avait d'ailleurs hatte d'y être.

À suivre...