Petit message \(°0°)/ :
1) Les personnages appartiennent à Tite Kubo :)
2) Je n'ai pas de Bêta, donc il peut y avoir des fautes ^^'
et enfin 3) Première fic postée, donc indulgence please? :3 (Grimmjow n'apparaîtra que plus tard, l'histoire doit se mettre un peu en place d'abord - les conseils et commentaires sont évidemment appréciés ^^)
- Merci à NaoAmatsuki Blak, ayu et Ramen96 pour les petites reviews! :3 C'est vraiment gentil de prendre la peine de me laisser un petit mot~3
Et voilà le 4e chapitre, en espérant qu'il vous plaise :3
A sniffing thing
Chapitre 4
Le lendemain matin, c'est en pleine forme qu'un Ichigo jovial arriva, à l'heure, en cours de sport. Il retrouva ses amis aux vestiaires et réussit à prendre Chad à part.
« Tu me racontes ? lança-t'il, impatient.
Raconter quoi ? demanda le métis, encore à moitié endormi, comme la majorité des élèves, excepté Yumichika toujours frais et pimpant.
Ben tu sais, Nova et toi, précisa le rouquin, en désignant le jeune homme au masque qui se changeait un peu plus loin. »
Son ami prit une teinte rosée, et lui fit comprendre qu'il y avait trop d'oreilles ici, mais qu'il lui dirait tout pendant la séance. Compréhensif, Ichigo alla se changer près de Renji, qui lui raconta à quel point sa nuit avait été mouvementée, ce qui fit bien rire le tatoué qui se trouvait juste à côté d'eux.
« T'es sérieux là ? Tu l'as vu qu'une fois et tu fais déjà des rêves bizarres ? récapitula-t'il, hilare.
Toi ça va hein ! J'y peux rien moi, ce mec est un dieu, se défendit le rouge.
Tu ne l'as même pas vu à poil, qu'est-ce que t'en sais ? ajouta Ichigo, amusé de sa réaction.
Ca se voit, c'est tout. Ok je vous dirais plus rien les gars, se braqua le babouin, boudeur. »
Ses amis ne relevèrent pas, conscient qu'il en reparlerait sous peu, et sortirent du vestiaire, Renji traînant les pieds, vexé. Lorsque les dernières filles sortirent du leur, parmi lesquelles Orihime, qui avait eu beaucoup de mal a enfiler son haut, le professeur de sport se présenta : Yoruichi. La moitié des gars commençaient à baver, Keigo le premier, devant son corps parfaitement proportionné, lorsqu'elle annonça le programme de ces deux premières heures.
« Séance d'endurance pour tout le monde. Faites-moi un quart d'heure de course à 60% de la VMA. A cette allure, vous devez pouvoir parler sans être essoufflés et théoriquement tenir pendant près d'une heure (dixit ma prof de sport).Mais on va y aller mollo pour votre premier jour. C'est parti les moucherons ! »
Une partie des élèves, majoritairement des filles, démarra la mort dans l'âme en songeant au fait qu'il ne s'agissait que d'un échauffement, et que cet effort serait suivi d'un exercice encore plus long et difficile. Shirosaki ricana en leur répliquant que ce genre de défit permettait d'augmenter les performances, mais ils préférèrent, à raison, ne pas demander de précision sur la nature des performances en question. Ichigo n'était lui-même pas un fan de course en durée, mais aujourd'hui cela importait peu. Il réussit à se hisser au niveau de Chad, et ils prirent un peu d'avance, pour être tranquilles. Le grand commença à raconter les événements :
Après la fête, il avait pris la résolution de se confier à Nova, et avait réfléchi pendant de longues heures à la meilleure manière de le faire. Il était encore incertain alors qu'il arpentait les rues, mais ses jambes l'avaient inconsciemment porté jusqu'à la maison de son ami. Il se souvint d'avoir paniqué, mais qu'il n'avait pas pu faire marche arrière, Nova rentrant à ce moment-là de son passage à la librairie. Il avait alors été poliment invité à l'intérieur, et avait bu une grande tasse de thé avant d'avoir le courage d'ouvrir la bouche pour expliquer la raison de sa venue. Son embarras était tel qu'il ne trouvait pas ses mots, et s'était tu après un cuisant échec. Nova avait cependant l'air de comprendre ce qu'il essayait de dire, et avait doucement posé sa main sur la sienne. Chad s'était alors naturellement penché vers lui et avait embrassé ses lèvres délicates après avoir baissé son masque. Il confirma à Ichigo que le bas du visage de Nova était parfait et que ce masque, purement décoratif, ne cachait absolument rien qui ne soit pas plaisant à voir.
« Et c'est tout ? demanda le rouquin, qui avait imaginé un scénario plus rocambolesque.
Comment ça ? demanda Chad, pour qui ce simple échange avait déjà été toute une aventure.
Vous avez pas baisé ? lança Renji, qui était arrivé depuis peu à leur niveau, explicitant l'interrogation de son ami.
Je… nous… non. Répondit-il, cramoisi.
Ca ne saurait tarder si vous voulez mon avis ! rajouta Shuuhei, qui était là, lui aussi (bonjour la discrétion !).
Arrêtez avec ça, tout le monde n'est pas obsédé par le plaisir de la chair ! soupira Rukia, que personne n'avait remarquée. Je suis contente pour toi Chad. »
Celui-ci la remercia, et il ralentit légèrement, permettant à son compagnon de venir jusqu'à lui sans trop s'épuiser.
L'échauffement arriva à sa fin, mais le reste de la séance fut une véritable torture pour l'ensemble des élèves.
A la fin de la séance, les douches arrosèrent de véritables zombies qui étaient tellement épuisés que seul le bruit de l'eau était audible, chez les garçons comme chez les filles. Ils entendirent au dehors le rire sadique de la prof de sport, comme une promesse d'encore plus de souffrances à la séance suivante…
Heureusement pour eux, le professeur de littérature passa plus de temps à leur raconter sa vie sentimentale qu'à leur demander de travailler et réfléchir sérieusement à un sujet aussi loufoque que lui. Dans la classe, tous étaient allongés sur leur pupitre, et somnolaient doucement. Il faut dire de Kyouraku avait eu l'excellente idée de plonger la salle dans la pénombre pour projeter des diapositives de ses vacances au soleil. Si bien que c'est les paupières lourdes et la démarche hasardeuse que les zombies de la 1-A croisèrent leurs homologues dans le couloir qui les menait vers l'extérieur des bâtiments, après un cours de maths au cours duquel Ryûken Ishida n'avait pas réussi à leur faire faire ne serait-ce qu'un seul exercice de niveau collège.
Le repas se déroula dans un silence relatif - on entendit Renji dire d'une voix faible que pour arriver plus vite à jeudi, il était prêt à refaire un tour de terrain – (on y croit tous), mais contribua tout de même à leur redonner un peu de force pour subir la fin de la journée. Kenpachi parut réellement déçu lorsque son amant décoloré lui annonça que leur rendez-vous du soir était annulé, pour cause de décrépitude avancée, mais il le fit asseoir entre ses jambes, son dos reposant sur son torse imposant, en lui glissant qu'il pourrait toujours dormir contre lui (roooh c'est meugnon :3). Cet élan de tendresse provoqua un pincement au cœur du rouquin qui se demanda à quel moment cette relation était devenue si… normale. Finalement ces deux brutes avaient aussi un côté mielleux. Mais c'était quand même étrange de le constater. Shirosaki avait fermé les yeux, et semblait totalement détendu dans les bras de son copain, qui passait sa main contre sa joue.
Après le repas, la classe d'Ichigo avait une heure d'étude, avec leur professeur principal. Celui-ci arriva un peu en retard, et peinait à refaire son nœud de cravate qui était mystérieusement aussi froissée que sa chemise. Ukitake constata avec joie que les élèves étaient dans un état comateux profond, et n'allaient donc pas pouvoir lui faire de remarques bien placées. Se doutant bien que ses élèves n'étaient actuellement pas aptes à produire quoi que ce soit, il renonça à leur dire de commencer les exercices de mathématiques qu'ils n'avaient pu faire avant le déjeuner. A la place, il décida de leur demander comment se passait leur premier jour, et s'ils avaient des observations à faire. Les adolescents reprirent vie dans la seconde, et le fragile professeur eut droit à un concert de protestations concernant les « méthodes honteusement diaboliques » de leur prof d'éducation physique. Quand le débat cessa, Ukitake leur avoua d'un air compatissant qu'il ne pouvait rien y faire, et que Yoruichi dirigeait ses cours d'une main de fer depuis des années, sans avoir une seule fois accepté de changer ses méthodes. Aucune exception.
« Elle n'écoute personne, finit-il par dire. Le conseil des professeurs en a maintes fois discuté, elle n'en fait qu'à sa tête, mais c'est l'une des meilleures dans son domaine. Oui, ajouta-t'il, songeur, le seul problème, c'est qu'elle ne connaît ni la pitié, ni la mesure, ni la compassion. »
Les élèves se regardèrent, appréhendant déjà le cours du lendemain soir. Ils n'auraient sûrement pas la force de rester éveillés après ça. Peut-être même n'arriveraient-ils pas jusqu'à chez eux. En rampant peut-être.
L'heure se termina sur cette note pas très réjouissante, et Ukitake laissa place à leur professeur de physique-chimie. Kami-sama ! Qu'est-ce que c'était que ça encore ? Les élèves ouvrirent grands leurs yeux alors qu'un étrange squelette rose glissait jusqu'à l'estrade.
La 1-A mit un certain temps avant de comprendre que ce qui se trouvait devant eux était un être humain (ou du moins humanoïde), de type masculin (à confirmer) qui tentait de faire une entrée remarquée et remarquable (euh… fail ?). La créature remonta ses bras en suivant les courbes de son corps squelettique, et arrêta ses mains devant ses yeux, cachés par un loup blanc. Les élèves levèrent un sourcil, un mélange d'agacement et d'incrédulité peint sur le visage. Perplexe, Renji se pencha vers Shuuhei et glissa un « il est sérieux là ? » qui fut interrompu par le début de la tirade de ce qui était sensé être leur professeur de physique-chimie.
« Observez ! Vous avez, devant vos yeux ébahis, le superbe, l'illustre, l'extraordinaire, l'inimitable, le… commença-t'il de sa voix haut perchée. »
Ichigo tourna la tête, blasé, vers ses amis tatoués, qui étaient apparemment dans le même cas. Ils avaient échappé à un vagabond dérangé (pour l'instant) mais avaient hérité d'un mégalomane narcissique au goût prononcé pour les entrées se voulant spectaculaires.
«…, le génialissime, le magnifique, l'inégalable, le plus charismatique, le plus… »
Cela faisait déjà dix bonnes minutes que cet illuminé listait des adjectifs qui flattaient son ego suffisamment démesuré, et, d'un seul coup, se tut.
Les élèves redressèrent la tête vers lui –certains avaient commencé à somnoler -. Il était de dos, une main sur le bord de son masque. Il laissa s'écouler une minute, durant laquelle les micro-sommeils reprirent le dessus, avant de se retourner vivement, retirant son masque et s'écriant :
« SZAYEL APORRO GRANTZ - ! »
Les élèves sursautèrent les filles lâchèrent des cris horrifiés, et les autres manquèrent de tomber avec leur chaise. Une fois le choc passé (on n'a pas idée de faire ce genre de frayeur à de petits 1e années innocents…), ils regardèrent d'un air dégoûté ou ennuyé le phénomène à la toison rose. Celui-ci mit quelques minutes à s'en rendre compte, bien trop occupé à faire voleter ses cheveux après y avoir passé ses mains, et les toisa d'un regard noir.
« Ne tentez pas de vous mesurez à moi, bande de larves ! s'écria-t'il. Vous ne serez jamais à la hauteur, tas de cervelas dégénérés ! ajouta-t'il, tel un possédé (même si, soyons réaliste, rares sont les esprits qui voudraient le posséder), constatant que son pseudo-regard menaçant n'avait aucun effet. »
Au cours de ce qui restait de l'heure déjà bien entamée par ses âneries, Szayel leur expliqua d'une voix se voulant magistrale les grands points qui seraient abordés au cours de l'année, sans oublier de leur proférer des injures concernant la « liquéfaction avancé de leur cerveau », le « suicide imminent de leur dernier neurone » - souffrant d'une « solitude perpétuelle et irréversible » -, ou encore leur manque de goût pour les « choses parfaites » telles que lui.
Quand la sonnerie retentit, l'ensemble de la classe se rua dehors, interrompant leur professeur dans son énième discours visant à expliquer la « chance, que dis-je, le privilège » de l'avoir comme instructeur. Celui-ci quitta la salle d'un pas énervé, grommelant que « la gelée composant leur encéphale flétri » ne leur permettait pas de voir combien il était un « être exceptionnel à l'intelligence et au charisme bien supérieurs à la moyenne mondiale et même interplanétaire » (Devrais-je préciser que sa théorie d'une vie extraterrestre était basée sur le fait qu'il s'agirait d'esprits supérieurs aux humains et qui, tous sans exception, seraient à son image ? - tout le monde peut rêver après tout…).
De retour en classe, les élèves furent particulièrement bruyants, émettant des critiques plus ou moins pertinentes sur l'hurluberlu dont ils venaient, bien malgré eux, de faire la connaissance au grand damne d'Ukitake, qui ne pouvait élever la voix, de peur de la perdre, et finit par abandonner, se contentant de les observer en faisant des origamis à son bureau.
Ils furent cependant recadrés quand vint l'heure du dernier cours. Leur professeur de mathématiques, Ryûken Ishida, était déterminé à leur faire rattraper tous les exercices qu'ils n'avaient pas fait le matin. Et c'est ce moment que choisit la fatigue due à l'entraînement de Yoruichi pour refaire surface. Les pauvres adolescents luttèrent pour rester éveillés, tentant sans gros succès d'avancer dans leurs exos, qu'ils n'avaient aucunement envie de finir pour le cours du lendemain. Leur professeur fut d'ailleurs plutôt clément, puisqu'il ne leur en donna que deux à finir, que la majorité termina avant de partir, préférant partir plus tard, mais la conscience tranquille. Tous savaient en effet que leur état de fatigue les rendrait sourds à leur volonté, déjà minime, de faire leur travail à la maison, après une journée épuisante de cours. Et l'étude de fonctions de référence n'était pas particulièrement intéressante en soi, ce qui ne les aidait pas à se concentrer.
Les élèves finirent enfin l'étude des variations de leur jolie hyperbole de fonction inverse, avant de remballer, dans le calme, leurs affaires et de quitter la salle.
Le petit groupe se sépara rapidement : Shuuhei raccompagna Kira, les deux amis habitant dans la même direction, et le second tatoué fit un bout de chemin avec le rouquin - Orihime étant sortie à l'heure, de même qu'Hitsugaya, qui avait fini les exercices en un temps record -.
En rentrant chez lui, Ichigo prévint qu'il ne mangerait pas, et se laissa tomber sur ses draps, sans prendre la peine de se changer, après avoir difficilement monté les escaliers menant à sa chambre. En quelques instants, il sombra dans un sommeil sans rêves, sous le regard attendri de sa petite sœur venue lui souhaiter une bonne nuit.
...o0o...
Voilà! :3 La suite de l'histoire dans deux semaines (ça sera juste le soir de ma dernière épreuve, youpi!) !
N'hésitez pas à laisser des commentaires, ça me fait vraiment plaisir de les lire! \(^0^)/
( si quelqu'un est intéressé, le lien de mon tumblr est sur mon profil :) )
