Petit message \(°0°)/ :
1) Les personnages appartiennent à Tite Kubo :)
2) Je n'ai pas de Bêta, donc il peut y avoir des fautes ^^'
et enfin 3) Première fic postée, donc indulgence please? :3 (Grimmjow n'apparaîtra que plus tard, l'histoire doit se mettre un peu en place d'abord - les conseils et commentaires sont évidemment appréciés ^^)
- Merci pour les reviews! :3 C'est vraiment gentil de prendre la peine de me laisser un petit mot~
(Le bac est enfin passé, plus qu'à attendre les résultats! Merci beaucoup pour vos encouragements!)
Sinon, pour répondre à NaoAmatsuki Blak notamment, Grimmjow devrait faire une petite apparition bientôt ;) moi aussi je commence à m'impatienter! xD)
Et voilà le 5e chapitre, en espérant qu'il vous plaise! (un jour de retard, que je peux expliquer : j'étais au bal du lycée hier de 20h à 0h30, et en rentrant je me suis couchée directement ~)
A sniffing thing
Chapitre 5
En se réveillant le lendemain matin, Ichigo sut immédiatement que quelque chose clochait. Il n'avait pas encore eu droit à la tornade qui lui était réservée chaque jour, et la maison semblait bien silencieuse. Se hissant difficilement sur ses pieds, il fit la constatation douloureuse des séquelles de l'entraînement quasi-militaire de la veille. Ses jambes semblaient ne pas vouloir le porter, et des courbatures monstres montaient jusqu'au bas de son dos (décrit comme ça, ça fait légèrement penser à un autre type de sport, mais bon ^^). Il se dirigea en clopinant vers la porte de sa chambre, qu'il ouvrit doucement, appréhendant une attaque-éclair de son cher paternel, qui n'arriva pas.
« Oï ! Yuzu ? Karin ? appela-t-'il. »
Seul le silence lui répondit, et lorsqu'il se retourna, un rayon de soleil vint le frapper en plein visage. Une lumière s'alluma dans son crâne relativement vide de bon matin, et il se précipita vers son radio-réveil.
« KUSO ! jura-t'il, en contemplant, impuissant, le cadran qui indiquait en gros chiffres lumineux qu'il était … 8h10. »
Voilà où était le problème, il avait déjà dix minutes de retard pour son premier cours du mercredi ! Ichigo sauta dans ses vêtements, attrapa de quoi manger sur la route, puis saisit son sac, et sortit de la maison comme un diable de sa boîte. Il réussit (miracle !) à avoir son bus, qui le déposa à l'arrêt du lycée. Paniqué, le rouquin courut jusqu'aux grilles qu'il escalada avec difficulté du fait de ses muscles endoloris, et parvint à atteindre sa classe. En frappant à la porte, il jeta un coup d'œil à sa montre : 8h25.
« Record battu, se dit-il alors qu'une voix guillerette l'invitait à entrer. »
Il s'exécuta, et c'est en poussant la porte qu'il le vit : le mec au bob ! Il balaya la classe du regard, qui, malgré des cernes et quelques grimaces dues aux muscles crispés, semblait bien rire sur le dos de son professeur d'économie complètement loufoque.
« Désolé de mon retard, m'sieur, s'excusa-t'il, mon réveil n'a pas sonné.
Ce n'est rien, ce genre de mésaventure arrive souvent, même à moi, répondit-il avec un immense sourire. Assied-toi, ajouta-t'il, commençant à leur raconter son anecdote favorite sur la raison d'un de ses retards personnels. »
Etait-il réellement attardé ? Ou simplement stupide ? Se cacher derrière un vieil éventail pour ricaner en racontant une histoire débile, on trouvait mieux comme activité pour un prof. Des questions pas forcément intelligentes tournant dans sa tête, le rouquin se rendit à sa place, son rythme cardiaque ayant reprit sa cadence habituelle. Il salua ses amis au passage, et vint s'asseoir à la place que Renji lui avait gardée. Celui-ci se pencha vers lui en pouffant :
« T'as raté le meilleur ! lui glissa-t'il, soutenu par les rires étouffés de Shuuhei.
Raconte, proposa son ami.
Ce mec, commença le rouge, en entrant dans la classe…
Il s'est tordu la cheville en mettant son bob, à cause de ses chaussures farfelues carrément instables, et s'est étalé de tout son long devant l'estrade ! continua Shuuhei.
Son bob s'est envolé et a atterrit de l'autre côté du bureau. Le prof a rampé comme un con pour aller le chercher ! termina Renji, hilare.
J'aurais bien aimé voir ça ! commenta Ichigo avant de porter son attention sur son sac. »
Il entreprit de sortir ses affaires, ouvrant son sac dans l'optique d'en extraire son trieur et sa trousse. En sortant le premier objet, il laissa s'échapper un hurlement involontaire.
« Qu'est-ce que … Bordel, Shiro !
Monsieur Kurosaki, souligna Urahara, coupé dans sa 3e anecdote, mais toujours avec le sourire, surveillez donc votre langage. Que se passe-t'il donc ? »
Sur le moment, Ichigo ne sut que répondre, et, rouge de honte, replongea ce qu'il venait de sortir au plus profond du sac, qui n'était visiblement pas le sien.
« Euh… Excusez-moi, mon frère… s'est trompé de sac ce matin, réussit-il à dire.
Oh je vois. Peut-être pourriez-vous aller procéder à l'échan… »
Urahara fut de nouveau coupé, cette fois par le frère en question, qui venait d'ouvrir la porte et se dirigeait vers le rouquin, envoyant un « s'cusez » au professeur étonné.
« J'me suis gouré de sac, tiens, lui dit-il en lui tendant le sien »
Ichigo le saisit, et lui rendit le sien, heureux de s'en débarrasser. Shirosaki remarqua la gêne de son jumeau et lui dit, un sourire satisfait sur le visage :
« Pas b'soin de rougir comme ça Ichi, c'est que des capotes et quelques photos, c'est pas comme si tu t'en étais jamais servi ! »
Et c'est sur ces paroles qu'il quitta la salle, tout content, lui adressant un petit salut de la main. Le rouquin ne savait plus où se mettre, et les autres élèves éclatèrent franchement de rire devant les yeux écarquillés du professeur au bob, qui ne semblait pas s'attendre à un langage pareil. Après quelques minutes, celui-ci haussa les épaules et reprit sa petite histoire là où il avait été contraint de la laisser. Ichigo soupira longuement. Son frère ne changerait donc jamais ? Il était habitué à ses bêtises, mais il se serait bien passé de voir toutes ces photos de Kenpachi, une lueur bizarre dans les yeux, plus ou moins habillé, et parfois accompagné de Shiro dans des postures, disons, compromettantes. Il est vrai que son jumeau avait été plutôt précoce, pourtant ce genre de choses l'étonnerait toujours.
Les deux heures de mathématiques passèrent relativement vite, en partie à cause des exercices à faire que Ryûken avait dit ramasser en fin de séance – chose qu'il n'avait pas faite (et oui, les profs cherchent toujours des techniques pour faire bosser leurs élèves feignants) -. Au vu de leur nombre, la 1-A avait jugé préférable de remettre les conversations à plus tard et de se mettre sérieusement au travail. Les élèves quittèrent la salle avec la cervelle en surchauffe, pour profiter d'une pause d'une dizaine de minutes qu'ils n'avaient pas eues entre les deux heures de torture cérébrale.
Ukitake se servit ensuite de l'heure d'étude pour avancer dans le cours d'Histoire du Japon qu'il n'était pas parvenu à faire la veille, suite au traumatisme immédiat infligé aux élèves par la vision d'un certain narcissique à la tignasse couleur barbe-à-papa. La classe semblait bien plus concentrée et nettement plus silencieuse. Tous paraissaient vivement intéressés par leurs ancêtres samouraï, et prenaient en note chaque petite précision, écoutant avec attention différents récits originels qui leurs furent contés.
Le professeur à la chevelure argentée les regarda quitter la salle avec un sourire discret quand vint la pause du midi. Alors que le dernier élève sortait, Kyouraku se glissa dans la pièce avant de la refermer avec précaution.
Une fois au complet, la bande du rouquin décida de squatter le toit, et s'engagea dans les escaliers, Hitsugaya en tête. Mais lorsque celui-ci atteignit les hauteurs, il se figea, fit un pas en arrière et chuchota aux autres :
« Finalement ce n'est pas une si bonne idée, on peut aller faire un tour dans le parc, nan ?
Hein ? Pourquoi, tu étais d'accord pourtant ? demanda Ichigo sans comprendre. »
Renji commençait à s'impatienter et ne trouva rien de mieux à faire que d'ouvrir à la volée la double-porte de la cage d'escalier, qui s'encastra bruyamment dans les murs environnants. Six têtes vaguement étonnées se tournèrent vers eux, et l'une d'elles courut à leur rencontre.
« Tôshiro ! s'écria-t'elle.
Mon dieu, tuez moi… soupira l'intéressé, comprenant qu'il n'avait aucune échappatoire cette fois-ci.
Je te trouve enfin ! A croire que tu fais exprès de te cacher, lança la rousse à très forte poitrine en enlaçant le jeune homme, plongeant de fait sa tête au cœur de ses deux volumineuses protubérances mammaires.
Nan, pas du tout voyons… répondit-il, fusillant du regard un Renji plutôt désolé de son manque de réflexion.
Venez vous installer avec nous, proposa Matsumoto, enthousiasmée. »
Elle tira son petit prisonnier jusqu'à son groupe, le présentant rapidement. Il se fit d'ailleurs la remarque que cette proposition ressemblait plus à un ordre qu'à autre chose, avant de se retrouver en présence des cinq autres élèves, de niveaux différents. Ses amis le rejoignirent, mais Ichigo traînait le pied. Il serait incapable de regarder Kenpachi en face.
« Yo Ichi ! Tu t'es remis de ta mésaventure de ce matin ? lança son double, amusé.
Euh… je…. Ouais. Bafouilla-t'il, évitant soigneusement de regarder dans leur direction.
Ouais, je vois le genre, ricana Shiro, donnant un petit coup de coude dans les abdos de son copain, avec qui il partit dans un fou rire agaçant, rejoints par le rire discret de Soi Fon, qui avait visiblement eu vent de l'histoire.
Abrutis, maugréa le rouquin avant d'aller s'asseoir près des deux tatoués. »
Plusieurs discussions débutèrent, depuis Yumichika qui fit une réflexion sur la santé mentale de certains professeurs, jusqu'à Shirosaki et ses sujets cochons, en passant par Renji et, enfin bref tout le monde a compris. Puis les sujets se croisèrent un peu, et tous les 1e année se lamentèrent sur le fait qu'ils sentaient leur âme les quitter à mesure que la journée se déroulait et que les dernières heures approchaient. L'idée de sécher le cours d'EPS s'imposa à tous ces pauvres esprits, mais fut rejetée avec déception : pas dès la rentrée tout de même. Hitsugaya tentait quand-à-lui de ne pas s'énerver, alors que Matsumoto lui proposait de comparer la taille de sa paire de pastèques avec celle de ses amies. Shiro dit de suite que Rukia était éliminée d'office, Tatsuki de même, ne faisant « clairement pas le poids en matière de nibards ». La sportive regarda le décoloré d'un air las – elle connaissait les jumeaux depuis longtemps et ne réagissait presque plus aux sarcasmes de Shiro – tandis que la plus petite jetait un œil rageur vers les poitrines des quatre filles restant en course : Orihime, Nell, Harribel et Matsumoto. Le décoloré ne s'était pas risqué à vexer son amie d'enfance, et tous attendaient qu'Hitsugaya procède à la comparaison. Rougissant, celui-ci croisa les bras.
« Hors de question. Et arrêtez de me fixer comme ça, souffla-t-'il. »
La bande éclata de rire, avant de demander, en connaissance de cause, à un Nova qui se glissa prudemment derrière son compagnon : il ne le ferait pas non-plus, et Chad y veillerait. La grande demanda également à Ishida et Kira, qui manquèrent de s'enfuir en courant lorsqu'elle fit mine de s'approcher. Ikkaku fut ensuite désigné, et, sans se dégonfler, alla près d'elle, puis hésita, jetant un œil autour de lui, histoire de voir s'il s'agissait d'une blague. La rousse attrapa son poignet et écrasa sa main sur un des melons de miss « Kurosaki-kuuun », qui s'écarta en rougissant.
« Suivante ! s'exclama la rousse avant de poser la main du chauv… - oups - du rasé tour à tour sur un des siens puis sur ceux de ses amies. Alors, qui a gagné ? »
Ikkaku secoua vivement la tête – ce n'était pas une blague finalement – et annonça, un peu indécis, qu'il pensait que la blonde était gagnante. Un coup d'œil à sa gauche lui apprit que Yumichika n'avait pas apprécié ce petit jeu, et contemplait son torse résolument plat en murmurant des injures. Alors que « le sale crâne d'œuf à coquille vernie» s'apprêtait à lui assurer qu'il n'avait pas besoin de se soucier de ce détail, Neliel sauta au cou de son amie au teint halé, posant allègrement ses mains sur les deux gagnants, et déposa un baiser sur ses lèvres.
« Evidemment, ma chérie c'est la meilleure ! clama-t'elle, satisfaite d'avoir raison.»
Yumichika sembla cesser de bouder lorsqu'il comprit qu'aucune de ces deux « vaches à lait » ne se mettrait en travers de leur amITIE (oui, bien sur…).
Lorsque la pause fut finie, le groupe se sépara pour rejoindre les classes respectives. La 1-A avait ses deux premières heures d'éducation à la vie domestique, enseignée par une certaine Unohana. Les élèves la suivirent pour faire connaissance avec les cuisines du lycée. Le programme du jour, cuisine à l'occidentale : brochettes de bœuf à la coriandre et au citron, puis une compote d'ananas à la vanille (ça existe, je l'ai trouvé dans un bouquin de cuisine). La femme aux longs cheveux noirs tressés leur indiqua qu'ils seraient seuls pour cette séance, qu'ils trouveraient le livre de cuisine dans le tiroir sous le plan de travail, le nécessaire dans les divers placards et réfrigérateurs, et qu'elle serait là en cas de problème. Ils se hâtèrent de trouver la bonne page, Unohana ayant insisté pour qu'ils utilisent l'index.
« Toujours commencer par regarder les différents temps de préparation, cuisson et refroidissement lorsqu'il y a plusieurs choses à préparer, pour pouvoir s'organiser correctement. Je vous rappelle que vous n'avez que deux heures, ajouta-t'elle. »
Ichigo détailla attentivement les durées : le plat impliquait vingt-cinq minutes de préparation et cuisson et une heure de macération. Une expression d'impuissance sur le visage, Ichigo tourna la tête vers Renji, qui lui fit comprendre que cela signifiait que la viande devait mariner pendant une heure. Le rouquin le remercia d'un sourire. Son ami vivait seul depuis quelques temps, ses parents n'ayant pas supporté ses préférences sexuelles, et avait vite appris à se débrouiller seul pour les choses essentielles. Cette matière ne lui poserait aucun problème, à part peut-être pour la couture. Il se replongea dans le bouquin, et lut que la compote nécessitait trente minutes de préparation et cuisson pour quinze minutes de refroidissement. Dans ce cas, il lui semblait logique de commencer par le plat, et d'utiliser l'heure de macération pour la réalisation du dessert (bah oui, ça lui arrive de réfléchir - quand il est obligé).
« C'est parti, se dit-il, commençant à rassembler les ingrédients dont il avait besoin. »
D'abord, couper le bœuf en morceaux réguliers. Ok, pour le moment ça n'avait pas l'air bien compliqué. Ichigo se saisit du couteau à viande et commença à la découper en quarante morceaux, comme indiqué. Un coup d'œil vers un Renji concentré lui montra que ses morceaux auraient pu être plus réguliers. Tant pis, la suite. Il déposa la viande dans une terrine, et ajouta l'huile, le citron, le thym, la coriandre et le poivre dans des proportions à peu près exactes, puis mélangea le tout.
« Bon, je laisse mariner au frais, mais il faudra remuer de temps en temps. Pourvu que je n'oublie pas… soupira-t'il. On passe au dessert. »
A la fin des deux heures, les élèves alignèrent assiettes et ramequins, et leur professeur les observa d'un œil expert.
« Kurosaki, il faut utiliser les instruments de mesure, c'est plus sûr, mais ça m'a l'air pas mal tout de même. Hisagi, il faut faire plus attention au temps de cuisson, Abarai … parfait et très joliment présenté, et Inoue …, elle marqua un temps d'arrêt, scrutant d'un air inquiet le contenu les récipients. Est-ce que c'est du parmesan sur les brochettes ? Avec de la crème fraîche ? commença-t'elle, optimiste. Et des… cubes de saumon dans la compote ? finit-elle en voyant, étonnée, l'emballage près de l'évier.
C'est du sucre-glace, madame, répondit-elle en souriant, avec un peu de crème anglaise. C'est très bon avec, vous voulez goûter ?
… Je vois. Je te crois sur parole, esquiva Unohana désireuse de finir sa journée en bonne santé, avant de s'adresser à l'ensemble des élèves. Pour votre premier cours, j'ai choisi de la nourriture occidentale, pour vous donner envie d'essayer quelque chose de nouveau. Les prochaines séances seront plus classiques. Mercredi suivant, le cours sera consacré aux travaux ménagers, pour laisser la cuisine aux autres classes. Nous procéderons par roulement sur trois semaines. Il est par ailleurs probable que nous organisions un concours entre les classes de 1e année. »
Après avoir tout nettoyé, avec plus ou moins de technique – Shuuhei était apparemment nul pour ça, contrairement à son ami tatoué -, les élèves sortirent des cuisines et se dirigèrent dans la cour, pour profiter de la pause de l'après-midi. Le groupe de la 1-A alla retrouver ses acolytes de 1e année. Un Yumichika outré leur raconta de suite que leur professeur venait de l'obliger à abîmer ses « délicates mains » en les plongeant dans un seau rempli de produit pour laver le sol (dissout, faut pas abuser), avant de le faire récurer le lino. Il ajouta sur le tas que ce professeur était « une monstruosité » qui lui avait « brûlé les yeux au troisième degré tellement il était repoussant, et en plus affublé d'un nom de fille, pour qui il avait l'air de se prendre avec une faute de goût incroyable ». Il pesta contre ce « Charlotte » jusqu'à ce qu'il ajoute :
« Deux heures affreuses qui vont être suivies d'une mise à mort lente et douloureuse, pour bien finir cette superbe journée ! »
Le groupe se figea un instant, consultant les autres du regard alors que la sonnerie retentissait, comme un long râle d'agonie. Sans attendre plus longtemps, tous se ruèrent vers les grilles du lycée qu'ils dépassèrent sans ralentir, et continuèrent leur course jusqu'à un petit parc, à une quinzaine de minutes de leur lieu de torture. Là, ils s'arrêtèrent enfin, soufflant bruyamment sous l'intensité de l'effort.
« Alors finalement on sèche dès le troisième jour… constata Chad, tenant toujours la main de Nova dans la sienne.
Il semblerait en effet, souffla Ishida, remettant ses lunettes en place.
Vous êtes conscients qu'ELLE va réellement nous tuer à la prochaine séance ? fit remarquer Yumichika, bataillant contre quelques mèches rebelles. »
Un silence accablé suivit cette phrase. Tous en avaient pleinement conscience, au fond. Quand la prof verrait que seuls Shiro, SoiFon, Tatsuki et quelques rares autres seraient présents… Il ne fallait même pas y penser. D'ailleurs, Ichigo était presque sûr d'avoir entendu son jumeau planifier quelque chose avec la montagne de muscles qui lui servait de copain, donc il devait sécher, lui aussi.
« De toute façon, je n'ai pas l'intention de retourner voir cette folle aujourd'hui, lâcha Shuuhei, passant nonchalamment sa main derrière sa nuque, alors qu'il s'asseyait sur une balançoire.
C'est pour ça qu'on est tous ici, en même temps, conclut Hitsugaya, pas plus sérieux qu'eux sur ce coup-là. »
Écartant toute trace de culpabilité de leur esprit, les sécheurs discutèrent pendant quelques dizaines de minutes, puis choisirent leur occupation de fin d'après-midi, jugeant préférable de rentrer chez eux au moins à la même heure que d'habitude, pour éviter les soupçons. C'est ainsi que le groupe se sépara : Miss melons, Rukia et Ishida optèrent pour un passage au commerce du coin, ayant chacun quelques courses à faire et Nova proposa d'une voix timide une sortie chez le glacier à son compagnon, qui accepta avec un large sourire. Les autres se concertèrent rapidement, dès lors que Renji eut fini de charrier le jeune couple sur le fait qu'une « glace c'est très hot » et qu'ils finiraient donc ce qu'ils n'avaient pas fait chez Nova la dernière fois.
« Un tour au Hueco Mundo ça vous tente ? questionna Shuuhei.
Le pub le plus connu du Rukongai? Ca craint là-bas, nan ? nota Hitsugaya, soucieux.
Pas tant que ça, répliqua le tatoué brun.
Attend une minute, c'est celui où ton groupe va se produire dans peu de temps, c'est ça ? tilta le babouin (tiens, son cerveau est branché ?).
Ouaip, acquiesça-t'il, tout sourire. Stark, Aizen et Il Forte sont plutôt doués pour la persuasion, et ils connaissent plein de gens de ce coin, notamment la gérante du pub.
Bon, dans ce cas… abdiqua le plus jeune.
Ikuzo ! Lança un Ikkaku réjoui, appuyé sur l'épaule de son top model préféré. »
Les autres approuvèrent et prirent le chemin de la gare. Une fois arrivés, ils achetèrent un ticket aller-retour pour le quartier le moins bien fréquenté de la capitale – surnommée Soul Society, étant donné qu'elle paraissait être un paradis sur terre pour ces petits ados aux penchants rebelles -, en prenant bien garde de choisir la bonne formule. Avec leur look, ils étaient absolument sûrs de se faire contrôler par le premier flic qui passerait, c'est pourquoi ils avaient pris la précaution de se changer avant l'expédition : si le lycée apprenait qu'ils allaient dans un pub au lieu d'assister au cours de Yoruichi, ça barderait pour eux. Ils descendirent ensuite sur le quai, et patientèrent le temps que la tête de métal ne pointe son nez hors du tunnel, une dizaine de personnes se retournant sur leur passage.
« Ces humbles créatures savent apprécier la beauté personnifiée, glissa Yumichika, faisant voleter ses cheveux parfaitement lissés autour de son visage. Nous sommes magnifiques ! finit-il en élevant sa main droite, la seconde posée sur le cœur, dans un soupir mélodramatique qui fit rire le petit groupe. »
Leur RER arriva peu après, dans un courant d'air froid, et ils montèrent dans une rame avec le bon nombre de sièges libres, où ils prirent place, tous les sept. A l'arrêt suivant, une vieille dame à l'air fatigué se retrouva debout, si bien que le charmant Yumichika lui laissa gracieusement sa place, et alla s'asseoir sur les genoux d'Ikkaku, lui volant par la même occasion l'une de ses oreillettes.
Les jeunes hommes fixaient tous le paysage défilant sous leurs yeux, calmement, respectueux des autres passagers, étonnés de leur attitude exemplaire. Ils les avaient, à première vue, jugés comme des délinquants. Comme quoi : l'habit ne fait pas le moine…
...o0o...
J'espère que le chapitre vous a plu! :3 La suite de l'histoire dans deux semaines~
N'hésitez pas à laisser des commentaires, ça me fait vraiment plaisir de les lire! \(^0^)/
Enfin les vacances!~ Je vais en profiter pour avancer et (enfin) faire intervenir celui pour qui vous êtes là! x)
Bonne soirée/journée :)
( si quelqu'un est intéressé, le lien de mon tumblr est sur mon profil :) )
