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Salut à vous, amis lecteurs, j'espère ne pas vous avoir fait trop attendre, cette fois-ci.

Ce chapitre vous surprendra j'espère car j'ai enfin pu faire ce que je voulais avec la belle Hedwige. Comme pour Buck précédemment, j'ai suivi les pensées de la demoiselle car elle offre un point de vue inédit et permet un regard vraiment neuf et plus neutre sur nos amis humains. Bien entendu, je n'oublie pas nos deux héros!

J'espère que vous vous amuserez à lire ce chapitre autant que moi lorsque je l'ai écrit. Hedwige est intelligente et Harry...bah vous verrez bien...pauvre Drago! Un chapitre de découvertes...

Un grand merci, comme toujours à Nikushin qui me relis malgré les millier de kilomètres qui nous sépare! Son avis est précieux ainsi que son amitié. Bisous Niku!

Enjoy (^_^)

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Chapitre septième

Questions et magie

Lorsque Drago se leva le lendemain matin, ce fut pour se retrouver seul dans son lit. Intrigué, il se redressa pour constater que son invité n'était nulle part en vue. Loin de s'inquiéter; les portes étaient magiquement closes et Potter n'avait pas accès à sa magie, il alla plutôt prendre sa douche matinale. Mais la salle de bain se révéla aussi vide que sa pièce à vivre.

- Nom de...

Il commença à paniquer car ce serait encore sur lui que la faute allait retomber si le balafré se décidait à faire du tourisme mangemoresque sans le prévenir. Il retourna dans la chambre qui était aussi le salon, fit le tour de la pièce avant de se mettre jurer.

- Par Merlin, Malefoy, je ne te connaissais pas si vulgaire!

Malefoy courut presque à la fenètre dont il écarta le rideau. Harry était là, assis paisiblement, les yeux fixé sur le jardin décrépit du manoir. Il semblait paisible pour la première fois depuis qu'il avait été retrouvé. Il leva vaguement les yeux à son approche mais reporta vite son regard à sa précédente observation

Ne sachant que dire, Drago regarda à son tour à l'extérieur et dut admettre que malgré l'aspet minable du jardin, le soleil en train de se lever donnait un certain charme à la campagne. Il s'installa alors près du brun et regarda avec lui à travers les carreaux de la fenêtre. Il ignorait pourquoi mais Harry eut un doux sourire et posa sa tête contre son épaule. Cette fois, Drago ne tenta pas de demander pourquoi, il posa sa joue sur le sommet du crâne du brun et laissa échapper un soupir de contentement.

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Hedwige se laissait porter par le vent, battant parfois des ailes pour se redonner de l'élan. Elle sentait la direction qu'elle devait prendre, comme à chaque fois qu'elle portait du courrier. Trouver son maître n'était pas réelement compliqué mais quelque chose troublait la perception du lien magique qu'elle partageait sans cesse avec lui.

Elle se souvenait encore parfaitement de la formation magique qu'elle avait reçue alors même qu'elle sortait tout juste de son oeuf, lui conférant ce siyième sens propre au hibou postaux. Lorsque le jeune Potter était entré dans le magasin, elle avait senti ce lien unique que partageaient une chouette et son maître et sut qu'elle serait sa chouette. Elle avait eu tellement de chance car malgré son étourderie et sa famille détestable, Harry Potter était tendre, gentil et attentionné.

C'est pourquoi, lorsque le rouquin lui avait demandé si elle était capable de retrouver son maître, elle s'était sentie offensée: bien sûr qu'elle pouvait le retrouver, elle était SA chouette.

Un frémissement dans un coin de son cerveau lui indiqua qu'elle se dirigeait un peu trop au nord. Elle réajusta sa trajectoire d'une simple tortion de la queue et donne un coup d'aile pour mieux se propulser.

Le temps était optimal pour un vol comme celui-ci. Un vent arrière pas trop fort ni trop faible, une température fraiche mais pas glaciale et une humidité quasi absente. Voler était une joie sans pareille mais elle désirait néanmoins atteindre sa cible au plus vite. Les amis de son maître avaient réellement semblé inquiets et elle-même s'était sentie gagnée par cette inquiétude.

Soudainement, elle s'arrêta, battant énergiquement des ailes pour se maintenir dans les airs. Le signal avait disparu. C'était impossible!

Elle avança un peu et soudain le signal revint, derrière elle cette fois. Il était là, quelque part! Elle descendit dans un piqué digne de la feinte de Wronsky et laissa ses yeux la guider, chose inhabituelle chez elle. Il n'y avait pas grand chose dans les environ, la campagne était rase, franchement minable et dans un tel état d'abandon que même les animaux sauvages semblaient fuir l'endroit. Et elle vit les ruines.

Elle en fit le tour tranquillement et la tention dans son plumage confirma ce qu'elle pensait. La zone était magiquement protégée. Elle s'approcha donc encore et une sensation électrique lui apprit qu'elle venait de passer une barrière.

Enfin, elle l'apperçut à travers une fenêtre du vieux manoir dissimulé sous l'illusion des ruines. Il semblait serein et angoissé à la fois et elle retint un roucoulement d'indignation en voyant le blond près de lui. Elle se souvenait de ce prétentieux blondinet qui avait osése moquer de sa blancheur dans la volière. Elle, au moins, avait la décence de ne pas fienter sur son maïtre ou ses amis!

Mais son maître semblait paisible, aussi elle décida de ne pas les perturber, elle avait de l'éducation, elle! Aussi, elle effectua une large boucle et reprit le chemin du retour avec l'information que les amis de son maître voulait: Elle savait où son maître se trouvait.

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- Potter?

Le soupir que poussa l'intéressé et le regard blasé qu'il lui envoya le déstabilisèrent: Mais pourquoi le Gryffondor passait-il son temps à réagir chaque fois de façon différente.

- Hem...Je...Je ne voulais pas te perturber dans ta contemplation...

- Et bien...c'est raté!

- Raaah, mais cesse de faire ton serpentard, bon sang, je ne sais plus comment réagir avec toi!

Harry le regardait toujours de la même façon et haussa les épaules avant de retourner à son occupation. Drago imita alors avec talent le poisson hors de l'eau. Potter l'avait simplement ignoré et l'avait envoyé promené avec une nonchalance que tout Serpentard aurait admirée ou enviée.

Il retournait désepérément son cerveau avec l'espoir de trouver un moyen de lancer la conversation. Il allait devoir passer deux jours en sa compagnie et bien que voir Harry paisible le calme d'une certaine manière, cela le rendait également extrêmement nerveux en lui donnant beaucoup trop de temps pour penser aux baisers de Potter.

Comme il aurait été plus simple d'avoir juste à soigner son corps inconscient!

- Potter?

-...

- Potter?

-...

- Bordel, POTTER!

- Mais quoi à la fin?

- Pourquoi ton corps absorbe-t-il la magie de guérison? Tu as mis quelques secondes à te remettre de blessures qui auraient demandées quelques jours dans la situation où tu te trouvais.

- Ah...

Et Malefoy se retrouva de nouveau à imiter le poisson lorsque son invité tourna la tête et l'ignora simplement. Mais comment pouvait-il? Il tentait de comprendre, de le soutenir et lui... Fulminant soudain, il ne tint plus, attrapa le brun par son col et lui colla une droite.

Harry chuta maladroitement en tenant d'une main sa joue, le regard fuyant. Malefoy le surplomba et se pencha en avant. Harry vissa son regard émeraude dans le sien.

- Maintenant, tu vas me répondre, merde?

- Sinon quoi, Malefoy? Tu vas me frapper? Oh attends, non, c'est déjà fait! Son regard se fit dur. Pourquoi te dois-je des explications? Il se leva pour se planter devant le serpentard. Tu te rappelles? Je suis prisonnier! Je n'ai AUCUN compte à te rendre! Si je ne veux pas répondre, ce n'est pas ton comportement de gamin péteux qui va me faire changer d'avis! Maintenant, tu es gentil, fous-moi la paix, bordel!

- Mais pourquoi tu m'as embrassé alors?! Son ton était suppliant, ses yeux montrait une palette d'émotions totalement inédites et lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il venait de demander, il vira au rouge tomate, détournant la tête dans l'espoir de cacher sa gène.

La réponse ne venant pas, il se tourna vers Harry qui contemplait le plafond et semblait vraiment réfléchir. Enfin, son regard renconra les orbes grises de Drago. Il haussa les épaules:

- Bah je sais pas.

Et il retourna à la fenêtre, laissant Malefoy planté là, comme un idiot.

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Une musaraigne et une souris! Le patriarche soit loué, elle n'avait pas eu à les pourchasser longtemps. Et quel délice!

Après presque seize heures de vol, sans véritable pause, Hedwige s'était enfin posée et l'heure de l'en-cas étant arrivé, elle s'était mise en chasse. Il était hors de question qu'elle fasse les heures de vol restantes sans avoir mangé, bu et dormi, ce n'était pas prudent.

Durant sa formation, on lui avait maintes fois montré qu'un hibou reposé et frais ne se trompait que très rarement lors de la livraison postale comparé à un hibou épuisé. Aussi, après quelques longues heures de vol, elle aimait se poser, lisser ses plumes, retirer les quelques abîmées et se remplir l'estomac. Ainsi le vol suivant serait aussi optimal que le précédent et elle pourrait même se préparer à repartir pour une éventuelle autre mission au lieu se s'étaler lamentablement de fatigue comme certain de ses collègues. C'était indigne d'une chouette des neiges!

Une fois propre et rassasiée, elle laissa ses pensées vagabonder vers ceux à qui elle tenait. Il y avait Coquecigrue, le petit hibou du rouquin. Une petite boule d'énergie mais un humour décapant et très raffraichissant. Pattenrond était un chat d'une grande noblesse. Il ne sortait jamais les griffes devant elle et ne grognait jamais contre un oiseau en sa présence. Même mieux, il la saluait toujours en entrant dans une pièce où elle se trouvait.

Et enfin, il y avait Buck, l'hyppogriffe. Il était séduisant et elle avouait avoir un faible pour lui. Elle ne pouvait pas avoir de descendants, ayant été stérilisée à la naissance, comme la plupart des hiboux postaux: elle se moquait donc de ne pouvoir avoir de rapport avec le bel animal. De toute façon, cela ne servait qu'à la reproduction chez son espèce, aucun intérêt donc.

Elle n'ignorait pas que Buck avait des envies mais elle savait de source sûre que l'animagus chien le menait régulièrement voir Hagrid qui gardaient quelques membres de son espèce. Il pouvait bien prendre des amantes, elle s'en fichait. Elle aimait le regard jaune qu'il posait sur elle, le chatoiement de ses plumes sous sa gorge et elle aimait plus que tout voler avec lui, même s'ils n'avaient que peu d'occasion.

Sur toutes ces bonnes pensées, elle rentra la tête dans son cou, s'ébroua et ferma les yeux, laissant le sommeil la cueillir doucement en écoutant le bruissement des aiguilles du sapin qu'elle avait choisi pour abri.

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Drago allait commettre un meurtre. Le silence le tuait à petit feu et le brun ne semblait absolument pas concerné par l'agitation autour de lui. Drago avait laissé un sillon bien visible dans son tapis à force de tourner en rond en cherchant une idée d'activité.

Il aurait été un véritable mangemort, il aurait pris tout son temps pour torturer Harry et lui tirer des gémissements mais voila, il souhaiter l'aide du brun et nul doute que s'il lui venait l'idée de le torturer, le brun le laisserait tomber sans le moindre remors.

Et bon sang, toujours les mêmes questions qui revenaient. Pourquoi le brun avait-il absorbé la magie de guérison et pourquoi, bordel, l'avait-il embrassé s'il ne l'aimait pas?!

Harry, quant à lui fixait la fenêtre d'un air absent. Contrairement à ce que croyait son geolier blond, il n'admirait pas la campagne, il n'y avait d'ailleurs rien à admirer, non, il réfléchissait. Hermione s'était toujours moquée du fait qu'il était capable de rester des heures à réfléchir alors qu'il était simplement incapable de se concentrer sur quelque chose plus de trois secondes si le quelque chose en question n'avait aucun intérêt pour lui.

Il cherchait activement un moyen d'agir mais toujours, les handicaps imposés par les mangemorts lui revenaient en tête, limitant si bien ses possibilités qu'il ne voyait aucun moyen de s'en sortir. Comment diable avaient-ils pu le couper de sa magie? Et pourquoi Malefoy voulait-il de son aide. Sa tante dirigeait les mangemorts, il aurait dû en profiter mais non.

Agacé, il poussa un imperceptible soupir et se retira en lui-même pour essayer d'atteindre sa magie. Il n'avait pas osé retenter l'expérience, de peur que le sort dont il avait été victime ait eu une incidence quelconque sur sa puissance magique.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il sonda son puit de magie de trouver, comme englobant sa magie scellée, une petite réserve de magie pure. Il voulut l'atteindre mais cette magie sembla fuir à son contact, se hérissant comme un chat furieux, comme si elle ne lui appartenait pas vraiment. Il tilta et repensa alors à ce que Malefoy avait mentionné.

- Malefoy?

Drago se retourna si vite qu'il fit craquer ses vertèbres, envoyant une douleur aiguë dans son dos. Il jura et regarda Harry qui le regardait, mordillant sa lèvre pour s'empêcher de pouffer. Un Malefoy n'était jamais surpris! Agacé, il répondit en grinçant des dents.

- Oh ça va, Potter, Ca va faire des heures que j'attends que tu parles un peu, alors vas-y accouche au lieu de rire comme un macaque!

- J'aurais cru qu'un Malefoy aurait un peu de classe en parlant, se fusse-t-il tordu le cou...

- Le Malefoy, il t'emmerde!

- Je me disais, aussi... Il se reprit: Je me demandais, que disais-tu à propos de ma guérison?

- Et c'est maintenant que tu percutes que ce n'est pas normal de guérir aussi vite? (Harry fit rouler ses yeux d'un air agacé et croisa ses bras) Ton corps a bu la magie en quelque sorte, il a cicatrisé en quelques minutes!

- ...bu la magie, ça doit être ça.

Harry semblait retourné dans sa méditation intérieure, ce qui énerva le blond au plus haut point.

- Cesse de marmonner!

- Calme tes hormones tyranniques et laisse-moi penser en paix.

- Ah non, tu ne fais que ça, penser, et moi j'attends toujours mes putains de réponses!

- Je ne sais pas pourquoi je cicatrise et si je t'ai embrassé...je sais pas moi, je devais en avoir envie, voilà tout! Ca y est tu as tes réponses, content?

- Potter, on n'a pas "juste envie" d'embrasser celui qui a été son pire ennemi durant des années.

- Cesse ton mélodrame, Malefoy! Mon pire ennemi, c'était Voldemort, pas toi. Tu étais juste un foutu connard qui passait son temps à vouloir qu'on le remarque, c'est tout.

- Espèce de...

- Et maintenant que finalement, je te remarque, tu rales, sérieusement tu es vraiment désespérant!

Drago ferma la bouche, ne finissant même pas son insulte. Potter le remarquait? Et pourquoi s'intéressait-il soudain à ce qu'il avait dit quelques heures auparavant?

- Pourquoi voulais-tu savoir ce que j'avais dit à propos de ton corps?

- Y'a-t-il quelque chose qui empèche d'utiliser la magie ici?

- Encore des questions? Mais je t'en pose moi...

- Oui, tu m'en poses et ça me gonfle parce que même quand je te réponds, tu n'es pas content de mes réponses!

Aucun des deux n'avaient remarqué qu'ils s'étaient rapprochés jusqu'à n'être qu'à quelque centimètres de distance. Ce ne fut que lorsqu'Harry se tut que Malefoy remarqua ce fait et s'écarta en rougissant. Harry l'observa se détourner en croisant les bras. Il ne savait toujours pas pourquoi sa magie avait été d'une façon ou d'une autre scéllée ni même si c'était volontaire. Et plus que tout, il voulait savoir ce qu'était cette magie sauvage présente dans son corps.

- Oui.

- Malefoy si tu ne construit pas une phrase avec sujet, verbe, complément, je n'ai aucune chance de comprendre de quoi tu me parles.

Malefoy semblait sur le point d'exploser mais il répondit tout de même:

- Oui, il y a une magie bloquant tout sorcier non habilité. C'est le même genre de protection qu'à Poudlard avec la barrière anti-transplannage.

- Je suppose que ma magie n'est pas la bienvenue, huh?

- Vraiment? Tu crois? Tu le fais exprès ou tu es vraiment stupide, Potter?

Harry ne releva pas la moquerie mais se retira en lui-même alors que Malefoy l'insultait dans toutes les langues possibles. Il tenta cette fois de s'approcher franchement de cette étrange magie, tendant une main invisible et, se rappelant qu'elle tentait de s'échapper, elle cessa l'approche subtile avant de la la saisir à bras le corps. Il la projeta en dehors de son corps sans peine mais sans contrôle, faisant exploser un vase. Drago fit un bond spectaculaire.

- Bordel mais comment t'as fait ça.

- Ma magie n'est pas la bienvenue, huh?

- Je me tue à te le dire! Même les plus puissant sorciers ne peuvent passer cette protection!

- Donc si c'est bien de la magie que je viens de faire et que la mienne n'est pas la bienvenue...à qui appartient-elle?

Cette fois, il ne reçut aucune remarque de la part de Drago car celui-ci se posait soudain la même question.

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- J'ai froid

- Je sais ma belle, je sais mais je n'ai pas de solution.

La jeune femme se pressa contre son compagnon d'infortune, tremblante et affablie. La fièvre la faisait transpirer alors même qu'elle se sentait transie jusqu'aux os.

- Elle nous a privé de couverture cette fois. La dernière fois, c'était la nourriture durant deux jours, on ne va jamais s'en sortir.

- Aie confiance en Drago ma belle, jamais il ne nous laissera là. Tu te souviens? Il a dit qu'il trouverait Potter pour nous aider.

- Mais que veux-tu qu'il fasse? Il est lui-même au service de Bellatrix et tu sais comme moi que malgré sa folie grandissante, elle reste extrêmement méfiante. Et puis Potter a disparu... J'aimerais juste avoir un lit bien chaud et un endroit plein de lumière. J'en ai marre du noir!

- Chut ma puce, calme-toi. Tu es malade et tu as froid, il faut tenter de te reposer.

- Me reposer? Et où ça? Sur ce sol dégoutant, trempé et puant?

- Et si je te proposais mes bras et mon torse?

- ...

- Tu n'as que mon épaule pour l'instant, je me montre généreux, là tu sais?

Avec un petit sourire mutin la jeune femme se blottit contre le torse de son partenaire qui noua solidement ses deux bras autour du corps menu et tremblant.

L'odeur musquée emplit ses narines et aussitôt calma ses pensées agitées. Elle enfouit son nez contre le cou offert, oubliant un instant sa situation et son futur plus que compromis.

- Tu avais raison, je me sens mieux, là.

Le jeune homme sourit et posa sa tête sur la chevelure emmêlée de son amie. Il caressa sa tête, l'entendant soupirer de contentement. Le seul avantage que sa compagne soit malade était que son corps brûlant le réchauffait à son tour. Lorsque finalement elle s'endormit, il écouta sa respiration un peu précipiée et leva le regard vers le plafond

"Je t'en supplie, Drago, fais vite, Pansy ne tiendra plus longtemps...et moi non plus."