notes: cela ne m'appartient toujours pas.
remerciements: merci a Lounacat pour le béta!
Camus resta agenouillé un long moment, mais la porte restant close il se dut se résigner à se lever, seulement ses jambes refusèrent de le soutenir et il retomba contre la porte.
- Milo... gémit-il une fois à terre d'un ton que nul n'aurait jamais cru entendre un jour sortir de sa bouche.
Ce nom murmuré ressemblait au cri d'un être à l'agonie, et le Verseau recroquevillé contre la porte close du huitième temple en avait tous les signes, bien qu'il tenta à nouveau de se lever en s'aidant de la porte.
Lorsque Milo entendit le bruit sourd et son nom prononcé dans cette voix mourante, il ne réfléchît plus, se leva et ouvrit la porte à la volée, il eut juste le temps de rattraper Camus qui s'effondrait à nouveau, il tomba à genoux.
- Camus! s'écria-t-il quand il vit l'état de son ami blotti dans ses bras.
Jamais il n'avait vu le fier chevalier des glaces ainsi, à croire que sa confession lui avait pris ce qui lui restait d'énergie, il était pâle, sans réaction ou presque. Camus sentit la chaleur des bras de son ami autour de lui et s'y accrocha comme si sa vie en dépendait. Milo le souleva dans ses bras et le porta sur son canapé, mais le français refusait de le lâcher.
- Camus, lâches moi, demanda t'il et bien que le ton fût doux, le onzième gardien le lâcha rapidement et se roula en boule comme pour se protéger.
Le Grec soupira et se passa une main sur le visage, il n'en revenait pas, il n'aurait jamais cru que Camus puisse un jour se montrer ainsi, même devant lui. Il s'agenouilla à côté du canapé et posa sa main sur l'épaule de son ami pour le rassurer.
- Camus, désolé, je n'aurais pas dû dire cela comme ça.
Le verseau leva des yeux embués vers son ami et vit les larmes sur les joues du scorpion d'or. Il leva la main pour les essuyer mais s'arrêta au dernier moment, se souvenant soudain que le huitième gardien n'avait pas répondu à ses sentiments. Milo vit le mouvement interrompu et avança la tête pour que sa joue épouse la main de Camus avant de poser la sienne dessus.
- Pardonne-moi! supplia-t-il, le regard dans celui de Camus, tentant d'y faire passer tous les regrets qu'il se sentait incapable d'exprimer. Le maître de l'eau enleva sa main et se redressa pour s'asseoir sur le canapé, le scorpion le regarda faire, anxieux.
- Te pardonner quoi? demanda Camus d'une voix rauque.
- De me rejeter? ajouta-t-il doucement en détournant les yeux.
- De ne voir en moi qu'un ami, et encore je me demande si cela est toujours vrai, murmura-t-il encore lorsque Milo ne répondit pas.
Il n'osait pas regarder dans la direction de son ami et le Grec ne parlait toujours pas, Camus était au supplice.
- Ça suffit soupira t'il en se levant.
- Je me suis assez ridiculisé comme ça, chuchota t'il avant de prononcer à haute voix, je prends ton silence comme réponse, et je ne t'import…
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il se retrouvait propulsé dans le canapé avec Milo sur ses genoux, visage dans son cou et larmes qui lui coulait dessus.
- Non, ne pars pas… Je t'en prie, gémit Milo.
- Ne m'abandonne pas… Pas encore… pleura-t-il dans le cou du Verseau.
Camus ne comprenait plus mais il ne laissa pas l'opportunité lui échappait et enlaça son amour.
- T'abandonner ? mais…
Milo releva la tête pour regarder Camus, les yeux pleins de larmes.
- Tu es mort, Camus… se lamenta le scorpion, tu es mort et tu m'a laissé… deux fois, et la deuxième c'est moi qui ai failli te faire disparaître… et ça… ça…
Il se dégagea des bras de Camus.
- Je ne le supporte pas… Toutes les nuits Camus, toutes les nuits je rêve que je t'étrangle et que je ne m'arrête pas à temps, hurla t'il.
- Milo tenta Camus
- Non, ça me rend dingue, tu comprends, dingue. C'est tellement réel!
Le Verseau regardait Milo marcher de long en large alors qu'il vociférait sur ses cauchemars, il se leva et l'attrapa par le bras.
- Et c'est pour ça que tu m'évites… Mais Bordel Milo pourquoi ne pas m'en avoir parlé? Assena-t-il alors que Milo tentait de lui échapper sans le regarder.
- Mais tu ne comprends pas! Et si je ré- essayait!
- Mais Milo, pourquoi voudrais-tu m'étrangler?... raisonna le maître de l'eau et le glace.
Dans tes songes c'est parce que tu croyais que j'étais un ennemi, je ne le suis plus, c'est ta culpabilité qui te ronge...mais et retiens bien ce que je vais dire, tu n'a fait que ce que tu devais faire cette nuit-là, articula t'il.
- je… je … Milo bafouillait, était-ce aussi simple que ça, pensa t'il. Ce serait-il ronger les sangs pour rien alors qu'en parlant avec Camus…
Il leva les yeux sur Camus qui le regardait, ses yeux bleus, d'ordinaire si froid, exprimaient toutes ses émotions. Milo eut un spasme et s'entoura de ses bras, n'osant aller vers Camus.
- Pardon murmura-t-il.
- Encore une fois, pourquoi demandes tu pardon? Insista Camus, priant intérieurement.
- Pour…Milo regarda le sol... t'avoir évité, ne pas être venu te parler et nous avoir évité tout ça.
Camus soupira, il avait sa réponse, il en prendrait son parti, il prit une profonde inspiration.
- La prochaine fois qu'une idée aussi folle te passe par la tête, vient m'en parler, les amis, il déglutit ce mot lui faisait mal, c'est fait pour ça. exprima t'il calmement.
- Bon vu que cette histoire est éclaircie je vais...
- Camus… interrompit Milo en le poussant vers le canapé, le verseau se laissa faire.
- Je n'ai pas fini… je t'ai entendu tu sais… tout ce que tu as dit, je n'ai pas rater un seul mot.
Camus regarda ses mains posées sur ses genoux pour éviter les yeux du Scorpion, Milo ne put réprimer un sourire, son ami ressemblait à un enfant attendant sa punition, non, Le français n'était plus un enfant mais un homme amoureux et souffrant d'attendre de savoir si ses sentiments était partagés. Milo s'approcha de lui et lui releva la tête, il se perdit dans les yeux océan de Camus qui se laissa faire.
- Je suis un idiot Camus, il vit l'espoir renaître dans le regard de son ami et sourit.
- De ne pas t'avoir parlé, de ne pas avoir compris pourquoi ces rêves me perturbait tant. Tu es le plus courageux de nous deux, ceux qui disent que tu n'as pas de coeur sont des imbéciles, et je suis le plus heureux des hommes et aussi le plus chanceux…
Tout en parlant Milo s'était penché se rapprochant du visage de l'autre chevalier..
- Parce que je t'ai à mes côtés, acheva doucement Milo avant de poser ses lèvres sur celle de son bien-aimé.
Camus émit un bruit de soulagement et approfondis le baiser tout en attirant Milo sur lui, scorpion qui se laissa faire avec plaisir et passa ses bras autour du cou de son amour tout en s'installant confortablement sur ses genoux. Milo s'écarta légèrement, Camus le regarda inquiet mais le scorpion lui sourit tendrement.
- Je t'aime, Camus annonça t'il en caressant la joue de Camus tendrement.
Camus sourit de bonheur et serra Milo fortement contre lui.
- Et si on montait dans ton temple ?
- Pourquoi ?
- Parce que je crois qu'on a encore quelques petites choses à mettre au point et que je te connais, tu seras plus à l'aise dans ta maison, minauda Milo aguicheur.
Camus éclata de rire
- Tu me connais vraiment bien et de toute façon je dois rassurer les jumeaux et Shura.
- Comment ça ?
- On ne savait pas comment tu réagirais si je forçais ta porte, camus baissa la tête, je ne pensais pas que je n'aurais pas le courage de le faire.
Milo lui releva le menton et l'embrassa chastement.
- Tu as plus de courage que tu ne le crois. Allons-y avant qu'ils décident de débarquer. Dit-il en se levant.
Camus sourit et attrapa la main que Milo lui tendait, il ne voulait plus le lâcher.
note: il y aura encore un chapitre, c'est prévu, mais quand... au moins la porte est ouverte! :) laissez des Reviews ça pourrait l'encourager! niark
