Voici le chapitre 3! Que vous dire? Merci, merci pour les reviews, elle me font toujours plaisir et réchauffe mon cœur d'auteur! Ne vous arrêtez pas en si bon chemin!
Dédicace: Merci Erick (mon cher et tendre beau-papa) pour le coup de main pour les noms… parce que mine de rien à chercher la bête rare on est vite à cour d'idées (d'ailleurs si vous en avez, hésitez pas!).
Allez je vous laisse à la lecture.
IMPORTANT: quand les dialogues de deux personnes sont précédés de / c'est qu'ils parlent en même temps.
omme l'avait prédit leurs accompagnateurs, la visite de la Cité fut des plus d'intéressantes, chacun y trouvant chaussure à son pied. Daniel s'extasia devant tous les monuments (même les toilettes publiques l'intriguèrent un bref instant), Carter bombarda leur escorte d'un bon millier de questions bourrées de termes techniques et scientifiques, O'Neill passa la moitié de son temps à taquiner Daniel et Sam et l'autre moitié à tenter de convaincre Kass Dââl de lui prêter son téléporteur.
J: Regardez: là! Un oiseau!
K.D: (avec un sourire) Vous savez, cette " ruse " cherchant à détourner mon attention était aussi utilisée sur Centuris par nos vieux guerriers.
J: (à Sam en roulant des yeux) Est-ce que mes cheveux blancs se voient tant que ça?
S: Pour être honnête, Monsieur, ce sont plutôt les cheveux noirs qui sont durs à trouver.
J: Carter... Je déteste quand vous êtes honnête.
Quand à Teal'c... Eh ben, c'est Teal'c: les hochements de têtes et les haussements de sourcils ne furent donc pas en reste. Surtout quand il surprit O'Neill en train de tenter de se fabriquer une canne à pêche à la barbe de ses coéquipiers pendant qu'ils se promenaient dans le parc.
J: Quoi?
Alors que la nuit commençait à tomber, SG-1 fut raccompagnée à ses "appartements". En fait c'était plutôt une maison située en haut d'une des plus grandes tour de la Cité. La vue était imprenable depuis la terrasse. Ils étaient restés bouche bée jusqu'à ce que Daniel découvre que chacun aurait sa chambre pour une fois.
D: Enfin une mission ou je vais pas entendre Jack me ronfler dans les oreilles toute la nuit.
La journée ayant été éprouvante, personne ne tarda à rejoindre son lit. Avachi sur son lit, les bras croisés derrière la tête, Jack observa le plafond de sa chambre avec attention pendant une bonne dizaine de minutes. C'était pourtant un plafond tout ce qu'il y a de plus banal: un plafond blanc. Mais devant la quantité d'informations qu'il avait du ingurgiter aujourd'hui il lui fallait faire le point.
"J: On dirait bien que cette fois c'est la bonne: des gens qui veulent bien partager ce qu'ils savent. Les grands patrons vont sauter de joie. En plus si on peut faire une copie de leur espèce de bouclier alors là ça sera la totale... Je vais peut-être passer Général, qui sait! (il sourit à cette idée) Enfin, tout dépend de Carter, c'est elle le ptit génie. "
Sentant de nouveau ses pensées vagabonder dangereusement à propos de son Major, Jack se mit sur pieds dans un soupir et décida qu'un peu d'air frais lui ferait sûrement du bien. La terrasse surplombait vraiment la Cité dans son intégralité. Elle s'était illuminée, éclairant la nuit d'une lueur douce et reposante.
"J: Pour peu on se croirait dans une grande ville par chez nous. Sauf qu'ici il n'y a ni Klaxons, ni pin pon d'ambulance …et que les gens marchent pieds nus dans les rues."
Un léger bruit derrière lui le fit se retourner.
S: Désolée de vous déranger, Monsieur. Je pensait que je serait seule.
"S: Sinon j'aurais pensé à enfiler autre chose qu'un short et un T-shirt pour sortir."
"J: ... Mignon ..."
Jack reporta tant bien que mal son attention sur la vue, il s'appuya sur la rambarde entourant la terrasse.
J: Vous ne me dérangez jamais, Carter.
S: (s'accoude à ses côtés) C'est magnifique. Pour peu on aurait pas envie de rentrer.
J: (sans la regarder) J'ai dans l'idée qu'il y en a un à qui ça ne plairait pas.
"J: Pourquoi est-ce qu'il faut toujours que j'amène ce gars dans la conversation?"
S: (se renfrognant un peu) C'est vrai.
J: Alors... Ça... Ça avance pour le mariage?
"J: C'est ça, enfonce le couteau dans la plaie. C'est pas possible d'être aussi bête! Je dois être un peu sado, moi."
S: Pete veut faire quelque chose d'assez grandiose, il a déjà choisi les fleurs, le traiteur, le lieu, envoyé les invitations, tout ça...
"S: Super, Sam. Te voilà en train de parler de ton mariage avec ton supérieur hiérarchique dont, au passage tu es légèrement mordue. Vraiment, super. Je suis maso ou quoi!"
"J: Dis rien, tais-toi..."
J: La mienne a du se perdre.
"J: Et si je m'écoutait de temps en temps?"
S: (qui ne comprend pas) La vôtre, Monsieur?
Il avait été trop loin pour pouvoir espérer s'en tirer avec une pirouette cette fois. Il prit une profonde inspiration.
J: Mon invitation.
S: Ah.
Un silence s'installa. Sam se contenta de continuer d'observer la vue. Comprenant qu'elle n'en dirait pas plus, Jack décida qu'aller passer sa frustration et sa colère sur le polochon de sa chambre était sûrement la meilleure idée qu'il ait eue de la soirée.
J: (en faisant demi-tour) Bonne nuit Carter, pensez à aller dormir.
"S: Dis quelque chose bon sang! D'un autre côté ça serait pas raisonnable. Et puis ça ne le regarde pas qui j'invite à mon mariage!"
S: C'est Pete.
"S: Ça c'est délicat. Bravo."
Jack s'arrêta à quelques pas de la porte et se tourna lentement vers elle.
J: Ecoutez, Carter. C'est pas grave si ...
S: Il pense que vous êtes une menace, qu'on est trop proches, un tas de conneries de ce genre.
"S: De plus en plus subtile!"
J: Ah.
Sam gardait les yeux baissés, trop incertaine de sa réaction si elle venait à croiser le regard de Jack.
S: J'ai eu beau lui dire que nous étions de simples amis et que j'étais aussi proche de vous que de Daniel ou Teal'c mais rien à faire, il ne me croit pas.
"J: Est-ce qu'elle se rend compte qu'elle me poignarde un peu plus à chaque mot?"
J: Laissez tomber, Carter. De toute façon j'ai déjà quelque chose de prévu ce week-end là.
Surprise par le ton désinvolte de son Colonel, Sam leva les yeux.
J: (avec un haussement d'épaules) Bah oui, c'est le week-end spécial Simpson's sur le câble. Je peux pas rater ça!
S: (avec un sourire) Oui, c'est vrai.
J: Allez, bonne nuit, Major.
S: Bonne nuit, Monsieur.
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Appartement de SG-1 / 07:00:D: Vous avez vraiment une sale mine, Jack.
J: Merci, Daniel. C'est toujours un plaisir de prendre le petit dej' avec vous.
Les deux hommes s'étaient levés en même temps, alors qu'une agréable odeur leur avait chatouillé les narines. La table du salon avait été approvisionné en nourritures aussi différentes que variées. A voir la façon dont ils s'étaient jetés sur les plats, on aurait pu croire qu'ils venaient de courir un marathon. Devant les traits tirés de son ami, Daniel s'inquiéta.
D: Mal dormi?
Sam fit son entrée.
S: Bonjour tout le monde. Ça sent drôlement bon!
"J: Elle a pas gardé son pyjama. dommage."
J: (à Daniel) On peut parler d'autre chose?
Voyant que Sam semblait elle aussi ne pas avoir passé une bonne nuit, Daniel se garda bien d'insister.
"D: J'espère qu'ils ont rien fait de grave ... Vu comment ils évitent de se regarder, il a du se passer quelque chose. Ça m'énerve de pas savoir!"
S: (devant le regard insistant de Daniel) Quoi?
D: Rien, rien... Alors quel est le programme de la journée? (Fut: joli détournement de conversation!)
J: Teal'c a émis le souhait de voir comment les soldats Centuriens étaient entraînés.
D: (étonné) Ils ont des soldats?
J: C'est plutôt une mesure dissuasive, histoire de... Et puis j'en sais rien moi!
"D: Note pour le reste de la journée: Jack est à prendre avec des pincettes."
J: Bref, Teal'c est partit avec Kass Dââl tout à l'heure.
Le reste du petit déjeuner fut pris dans le silence le plus complet, chacun semblant plongé dans ses pensées. Une heure plus tard Radma Ré était venu les chercher et les avait emmenés à l'autre bout de la ville visiter le fameux "bouclier d'Aras".
L'artefact se trouvait sous un immense dôme opaque d'où l'on voyait s'échapper un mince filet de lumière montant vers le ciel.
J: (avec un sifflement) Joli.
R.R: (un sourire enfantin aux lèvres) Vous allez voir: c'est encore mieux à l'intérieur. Venez.
Et il avait raison! Après avoir franchit une porte puissamment gardée, nos trois amis entrèrent dans une salle que seule le rayon lumineux déjà aperçu au dehors illuminait. Celle-ci était bleu pale, avec des reflets dorés qui miroitaient sur la paroi du Dôme.
S: (épatée) C'est… (à Radma Ré) C'est magnifique.
D: En effet.
R.R: Je viens souvent ici quand le poids des responsabilités m'accable. Je laisse mon esprit vagabonder.
D: Je peux comprendre ça.
Un couple semblait les attendre au pied de l'immense socle d'où la lumière jaillissait. Alors qu'ils s'approchaient, Radma Ré fit les présentations.
R.R: Permettez moi de vous introduire, chers amis. Voici…
J: (interromps tout bas) Piéde Chèz et Bouya Bess?
R.R: Kââl But et Pouss Touadlâ.
Dans un toussotement, Sam tenta (plutôt mal) de dissimuler son envie d'éclater de rire, tandis que Jack se concentrait (difficilement) pour garder une expression stoïque sur le visage.
"D: Des vrais mômes ces deux là!"
Visiblement, Radma Ré ne s'était aperçu de rien et continua les présentations.
R.R: Ce sont nos deux meilleurs experts techniques et linguistiques travaillant sur le bouclier d'Aras.
"J: Y'en a toujours que pour les autres! Pourquoi y'a jamais d'expert… en pêche par exemple, je sais pas moi!"
Pouss Touadlâ: (les saluant) C'est un honneur de rencontrer les habitants venus d'un autre monde.
R.R: Bien. Je vous laisse entre vous mes amis. Et si il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour vous, n'hésitez pas à demander à Kââl But de me contacter.
Alors qu'il faisait mine de suivre Radma Ré des yeux alors qu'il les quittait (en fait c'était juste une pathétique tentative pour ne pas éclater de rire), Jack décida qu'il était temps de mettre son équipe au travail. Il respira un grand coup et, le regard toujours perdu vers la porte que Radma Ré venait de franchir, il donna ses ordres.
J: Bon, voilà ce qu'on va faire. Daniel vous allez donner un coup de main au Major et …(il se tourne)
" J: … et visiblement vous avez commencé sans moi!"
Déjà penchée sur l'artefact, Sam releva les yeux vers son supérieur. A coté d'elle, l'archéologue prenait furieusement des notes dans son carnet.
S: Pardon. Vous disiez, Monsieur?
J: Rien, Major. Continuez comme ça… Vous tenez le bon bout. Je vous laisse les commandes pendant que je vais faire une ronde dans le coin.
D: (sans le regarder) Le parc est à gauche en sortant.
J: (à Sam) Si vous trouvez qu'il ne travaille pas assez vite vous avez l'autorisation de le frapper.
S: (sérieuse) A vos ordres mon Colonel.
Après un sourire victorieux à Daniel, Jack fit demi tour.
"J: Mince, j'aurais pris à droite, moi!"
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Cinq heures plus tard:
De retour de sa "ronde", Jack O'Neill pénétra sous le Dôme. S'il n'avait pas jeté à l'instant un coup d'œil à sa montre, il aurait pu jurer qu'il venait tout juste de quitter ses compagnons: ils étaient exactement à l'endroit où il les avait quittés tout à l'heure. Sam était agenouillée, un panneau de contrôle ouvert devant elle, branchant, débranchant ses appareils de mesure tout en échangeant des commentaires avec Kââl But.
J: A force de loucher là dessus vous allez abîmer vos beaux yeux Sam.
"J: J'ai dit ça à voix haute? Faut croire que la pêche me relaxe un peu trop: un compliment et son prénom dans la même phrase! Bravo vieux."
Bizarrement, la jeune femme ne semble rien remarquer. Pas de joues rougissantes ni de bafouillage comme Jack s'y attendait. Juste son air habituel de gamine ayant un nouveau jouet.
S: C'est fascinant! Grâce aux relevés que j'ai effectués pour le moment – et Daniel et moi n'avons pu traduire qu'une infime partie des données – je peux affirmer que la façon dont cette énergie semble relayée aux cristaux, en s'appuyant sur une conductibilité semblant résulter d'une manipulation minérale intense, est tout bonnement… révolutionnaire! Vous n'avez pas idée des services que ça pourrait nous rendre si l'on arrivait à l'adapter à bon nombre de nos technologies terrestres.
J: Non. (hausse les sourcils) Mais c'est chouette! Et vous, Daniel, vous vous êtes amusé autant qu'elle j'espère?
S: (faussement choquée) Hey! Je ne me suis pas…
J: (lève un doigt pour la stopper) T-t-t-t-t! N'essayez même pas de nier.
"S: Et le pire c'est qu'il a raison."
L'archéologue, tout aussi excité que Sam, montra à Jack une liasse de croquis.
D: Cette écriture est bien loin de tout ce que j'ai pu voir jusqu'ici. On y retrouve des influences d'Ancien, quelques traces d'un dialecte que nous avons rencontré sur P3X754 – ce que je n'explique pas – et même parfois des similarités avec le Latin. Regardez, ce socle à vos pieds raconte la vie d'Aras et pourquoi il donna ce bouclier aux Centauriens…
J: (le coupe) Chouette histoire?
D: (lève les yeux de ses papiers) Hein? Euh…oui.
"D: Bon, il a l'air d'avoir récupéré depuis ce matin. J'ai plus de raison de l'épargner".
D: (avec un sourire) Visiblement vous avez passé un bon après midi vous aussi.
J: Bof, la routine vous savez. J'ai fait un tour du propriétaire, tout ça…
Daniel et Sam échangèrent un regard entendu, un sourire au coin des lèvres.
J: (à Daniel) Quoi?
D: Sam ne vous dira rien à cause de tous vos trucs de cour martiale, etc… mais je ne vais pas me gêner. Alors, Jack: c'était comment la sieste?
"J: Comment il a … Pourtant j'ai enlevé tous les brins d'herbe que j'avais dans les cheveux. C'est que c'est coriace ces machins-là! Et j'ai laissé la canne à pêche près du lac, alors quoi?"
J: (stoïque) Je ne vois pas de quoi vous voulez parler mon petit Danny.
D: (toujours souriant) Oh, oui, pardon, j'ai du me tromper. Les traces d'herbe sur votre joue ça doit être une illusion d'optique, je dois être fatigué.
S: C'est ça quand on fait des traductions toute la journée.
"J: Et m…!"
J: Vous savez à mon âge, les rides apparaissent un peu plus chaque jour.
D: (marmonnant assez fort pour être entendu) Baratineur…
J: Pardon?
D: (avec un sourire franc) J'ai rien dit. Vous savez à votre grand âge on commence aussi à avoir des petits problèmes de surdité.
"J: Un de ces quatre je vais lui faire bouffer son calepin!"
Optant pour une approche plus subtile, Jack poussa un soupir. Cette fois il devait s'avouer vaincu.
J: Bon, vous en avez fini tous les deux? On peut rentrer à la maison et aller se payer un bon steak?
D & S: Non!
/ D: J'ai encore beaucoup de texte à traduire et sans l'aide de Pouss Touadlâ il y peu de chance que…
/ S: Cet appareil est très complexe et s'il on veut vraiment en tirer toutes les informations possible, je…
J: (lève les mains) On se calme! Combien de temps?
/ D: Un mois!
/ S: Une bonne semaine!
J: On va faire un compromis. Disons… deux jours.
D & S: Mais…
J: Chut! Y'a pas de mais… Et arrêtez de parler en même temps vous me donnez mal au crâne. Deux jours. (se tourne vers Kââl But et Pouss Touadlâ) Enfin à condition que ça ne dérange pas trop nos hôtes qu'on traîne encore quelques temps dans le coin, bien sur.
Kââl But: (souriant) Nous serions ravis de profiter plus longuement de votre compagnie.
J: C'est réglé! J'irais passer un coup de vortex au Général tout à l'heure. Pour le moment tout ce dont j'ai envie c'est d'une bonne part de gâteau…ou quelque chose du genre.
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Alors qu'est-ce que vous en dites? Des reviews siou plait!
Jack réussira-t-il à retrouver sa canne à pêche qu'il a planqué près du lac? Teal'c aura-t-il au moins une réplique? Daniel finira-t-il par céder à son envie d'étrangler Jack avant qu'il ne lui fasse manger son calepin? Tout ceci vous le saurez (peut-être) au prochain chapitre!
