Selbaf, les Fables à l'envers

Fandom : Kingdom Hearts
Genre : Parodie, Poésie, Slash, Univers Alternatif
Rating : T
Auteure : Kumaneko-san

Résumé :
Maître Renard de son piédestal juché, narguait son amie la Grenouille à en tout point l'exaspérer. Celle-ci, évitant un nouvel excès de colère, lui tint seulement mais à peu près ce vocabulaire :
« Axel. Tu nous emmerdes. »

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Ils sont à Square Enix et Disney. Les autres références ne sont pas ma propriété non plus. Celles utilisées seront indiquées en fin de chapitre pour éviter le spoil.

Avertissement : Il s'agit d'une Parodie - et donc d'un beau ramassis de conneries. Ici, on ridiculise à la fois le jeu, le fandom du jeu, et la poésie en elle même. Et qui dit fandom de Kh dit Yaoi. o/

Note : Au dernier poste, j'ai eu le malheur de conclure par un "rendez vous la semaine prochaine"... *raclement de gorge* Distorsion temporelle, on va dire. u_u"
Bref. Encore merci Mall0w pour ta review ! Sans oublier la ténébreuse Puppy Biscuit qui a remporté une brouette de glaces à l'eau de mer virtuelles ! :D (Pour les curieux, vous comprendrez mieux dans la note en fin de chapitre)

Note bis : LE VOICI ! Avec plus de DEUX MOIS de retard - presque trois, voici ENFIN le chapitre qui aurait dû être posté pour l'Akuroku Day 2014. *haaaaaaaaallelujah !*
Année un peu spéciale, puisque cette fois ci, le 14 est - ahem, était - de la partie. J'ai nommé, Xion ! Un jour historique, mesdames et - peut être - messieurs. Le prochain rendez vous de ce genre, ce sera dans un siècle. Sans rire.

Et sachant tout ça, j'ai même pas été fichu de lui rendre hommage en temps et en heure. Bouh, quelle honte. Pour ma défense, sachez que le chapitre était bel et bien écrit à cette date. Sur feuille. Et vacances d'été obligent, impossible de l'informatiser. Deuxième remarque, il s'agit tout de même du chapitre 5, sachant qu'à cette date, cette fiction n'était même pas encore postée sur le site. (Oui, c'est comme quand j'ai lu Harry Potter : tout dans le désordre. Ce chapitre a vu le jour avant même que les chapitres 1, 3 et 4 ne soient eux mêmes posés au brouillon.)

Trêve de bavardage.

Joyeux AkurokuShi Day 2014 TRES TRES TRES en retard et bonne lecture !
(... J'ai honte TT^TT)


Chapitre 5 : La bête à Bon Dieu


Avez-vous déjà eu une obsession ? Ce genre de chose dont vous devenez accro, carrément dépendant, qui fait que sans cette chose vous êtes complexé ? Et bien c'était le cas de Xion. La coccinelle était obsédée par ses points noirs dans son dos. Quatorze points noirs. Quatorze points tout ronds et d'un noir profond. Et qu'est-ce qu'elle en était fière ! Quel grand soin elle en prenait ! Elle les bichonnait tous autant les uns que les autres, sans faire de jaloux, y faisant attention comme à la prunelle de ses yeux. Quatorze prunelles dans le dos.

Elle était obsédée ? Le complexe est toujours présent. Mais il faut avouer que certains événements ont entravé la paix intérieure de la demoiselle. Car parallèlement aux obsessions, il existait les passions. Et Luxord, le Pingouin de ces bois, en avait une, de passion. Les jeux de cartes et de hasard.

Un jour qu'il jouait avec Xaldin le Porc-épic, Cid la Belette et Marluxia le Paon naturiste, il eut l'idée de louer gratuitement les services de coccinelles. Il en attrapa plusieurs pour les mettre dans un sac. Chacune portait un numéro suivant le nombre de points gravés dans son dos, et aucun n'était représenté par deux fois. En effet, sa lubie du jour fut de fabriquer - kidnapper - des jetons innovants pour sa soirée loto, d'où l'intérêt de posséder des numéros uniques. C'est bien entendu ce qui posa problème à notre chère Xion. Quand elle rejoignit ses congénères dans l'urne, le numéro 14 était déjà présent. Mais Luxord ne put se résoudre à tout simplement la relâcher. Ah, ça non ! Les coccinelles, c'est bien trop rare. En réalité, le seul qui lui manquait en cet instant était le numéro 8. Alors plutôt que de tout bêtement lui dessiner un quinzième point sur les ailes, le Pingouin et ses compagnons s'entêtèrent à lui gratter le dos pour en faire disparaître quelques-uns. Un scandale !

Elle passa quelques heures dans le tambour de cette machine à laver manuelle, où aucune coccinelle ne fut guère mieux traitée qu'un linge blanc taché aux fruits rouges. Ces mêmes quelques heures durant lesquelles ils jouèrent avec leur loto révolutionnaire. Puis ils constatèrent une chose étrange. Certains numéros ne sortaient jamais. Le 13, par exemple, n'était jamais, jamais sorti. Phénomène qui mérita investigation. Inspection faite, il s'avéra que la vieille chaussette faisant office d'urne était percée sur le gros orteil. Qu'importe. Ils enchaînèrent bien vite avec une partie de poker au cours de laquelle Marluxia - déjà pas bien vêtu - se fit plumer en beauté.

Ils abandonnèrent leurs coccinelles, ne prêtant aucun intérêt à la malheureuse Xion qui se portait en deuil. Longtemps, très longtemps elle pleura la perte de ses merveilleux points noirs. Elle refusait même de se montrer en public. Puis vint le jour où elle décida enfin de se bouger le coccyx. Elle devait récupérer ses points, quoi qu'il lui en coûte.

Dans un premier temps, elle alla voir le Raton laveur. Vexen avait une grande réputation dans le domaine scientifique. Peut-être pourrait-il l'aider à les retrouver, ses précieux disparus. Elle alla le chercher à la rivière, et le vit en pleine expérience avec la Grenouille qui criait une flopée d'injures toutes plus inventives les unes que les autres. Face à ce spectacle, elle hésita quelque peu. Quoi qu'il lui en coûte. Sa décision fut donc vite prise. En réalité, il ne fit pas bien attention à ce qu'elle lui racontait – ni à la Grenouille qu'il avait déjà oubliée. Il avait bien autre chose en tête. Comme sa collection d'insectes épinglés qu'il se devait de compléter. Coccinella septempunctata, de la famille des Coccinellidae, dit Coccinelle dans le langage courant. Voilà le spécimen qui lui manquait. Quand elle eut fini son récit et qu'elle lui demanda son aide, Vexen ne se fit pas prier. Il l'accepta, le mettant même en confiance. Il fallait qu'il l'attrape. Le Raton laveur lui proposa de le suivre jusqu'à son laboratoire où il pourrait l'examiner. Quelle joie s'empara de la demoiselle ! Le scientifique allait tout régler elle en était convaincue. Pas à un moment elle ne douta de la véracité de ses dires.

Il lui présenta son local, ses quelques expériences qui le rendaient si fier, puis lui offrit un siège le temps qu'il aille chercher son matériel. Confiante, elle prit ses aises. Le temps sembla s'allonger, toute fébrile qu'elle était, si bien qu'elle eut trois fois l'opportunité de détailler le laboratoire. Et quelle ne fut pas son horreur lorsqu'elle aperçut le cadre à papillon accroché au mur. Dans quel plan foireux s'était-elle encore glissée ? Mais il était trop tard, car Vexen revenait enfin. Il s'adressa à elle comme on s'adressait à une bête blessée. Maintenant que ses mauvaises intentions lui sautaient aux yeux, elle en eut la nausée.

- Finalement je crois que ça ira, je saurai m'en remettre.

- Allons très chère ne tremblez pas, ce n'est pas si douloureux que cela laisse paraître.

Apeurée, notre petite Coccinelle se ratatina sur elle-même. Mais alors que Vexen se rapprochait dangereusement un air de psychopathe déformant ces traits, un grand bruit de verre brisé se fit entendre. Du coin de l'œil, elle vit un jeune moineau rentrer dans la pièce.

Il s'agissait du brave Ventus venu sauver sa meilleure amie Aqua de l'aquarium de ce savant fou. Aqua, une Asagi Voilée, une Koi de la sous-famille des Cyprinus carpio carpio. Un spécimen très apprécié par le maître de lieux pour ses couleurs gris bleuté et rouge tirant au rose. Le moineau n'était cependant pas de cet avis. Il voyait en la belle Carpe davantage de sympathie que d'intérêts à la collection. Un autre volatile fit bientôt son apparition. Vanitas, venu prêter main-forte à son cousin. Pas qu'il soit d'un naturel volontaire, bien au contraire, mais il avait lui-même d'autres desseins pour la Carpe. Le Corbeau présentait pour cette dernière une attirance des plus malsaines. Ventus bien sûr, convaincu du bien-fondé de son cousin, n'y voyait que du feu. Un vrai pigeon. Du point de vue de Vanitas, Aqua restait de toute façon inutile entre les mains grossières du Raton. Il n'aurait rien à tirer d'elle dans ce fichu aquarium, ce qui était fort ennuyeux. Il était également curieux de voir la jeune femme lui en être reconnaissant. Pourrait-il lui exiger le moindre de ses fantasmes ? Pour sûr, ce serait une situation intéressante.

Pour en revenir à notre affaire, Xion profita de la confusion semée dans le labo par cette intrusion pour se sauver fissa. Elle se mit à faire de mauvais rêve les nuits suivantes. Les récents événements l'avaient réellement déroutée. Elle se voyait dans un monde fait d'une multitude de points, alors qu'elle, s'en retrouvait presque dénudée. De ses cauchemars elle se réveillait en sueur, jusqu'à bientôt manquer cruellement de sommeil. Ils vinrent alors hanter son esprit éveillé elle voyait dorénavant le monde pixelisé de ronds. Elle était devenue folle.

Alors qu'un jour elle volait dans une direction tout à fait aléatoire, Elle vit un drôle de spectacle. Du genre de ceux qui ferait tourner la tête à n'importe qui. Mais elle ne se rebuta nullement. Au contraire. Dans une de ces hallucinations où tout n'était que point, elle crut distinguer des grains de beauté sur la nuque de la Grenouille - qu'elle croisa donc une seconde depuis la perte de ses points. Mais parlons d'abord de la scène qui se déroulait devant ses yeux de je-m'en-foutiste. Au sol, Demyx, saucissonné comme un redoutable criminel. Debout à ses côtés, prêt à abattre sur lui sa patte d'ours large comme six couvercles à poubelle, Lexaeus. Et puis finalement, Saix, qui indiquait à ce dernier la procédure à suivre, rayonnant de son large sourire édenté. Non, Xion n'avait pas compris qu'il s'agissait d'une exécution publique sans public, et qu'à tout moment l'Ours pouvait appliquer la sentence promise à la Grenouille par le Roi lui-même. Saix l'envoyé royal, Lexaeus le bourreau, et Demyx le condamné. Bien qu'il fût évident que le mauvais sourire du Loup avait quelque chose de personnel, que l'Ours avait tout sauf envie de suivre les directives du premier, et que les fausses larmes de la Grenouille n'avaient pour unique but que d'amadouer le second en suscitant sa pitié. Mais non, la coccinelle, ça, ça lui passait par-dessus l'épaule. Rien à foutre. Elle voulait ses points.

Elle se posa donc sur cette nuque et gratta les grains de beauté comme une forcenée. Elle désirait tant les détacher et les prendre pour elle ! Ce type - qu'elle ne connaissait d'ailleurs ni d'Eve ni d'Adam - n'en avait sûrement pas autant besoin qu'elle. Surtout s'il était condamné à finir écrasé. Les doigts de l'Ours vinrent la dégager en douceur. Mais qu'ils la laissent récupérer ses points en paix ! Merde alors.

Aussitôt éloignée elle revint à la charge, grattant de plus belle des points qui n'existaient que dans son imaginaire. Après plusieurs tentatives, la main ennemie cessa de l'importuner au grand soulagement de la Coccinelle. De l'autre côté de la main en question, un Lexaeus totalement attendri, convaincu de la détresse de la jeune fille pour son bien-aimé. Quant à Demyx, en grand chatouilleux qu'il fut, il ne parvenait plus à jouer la comédie convenablement. Fallait-il d'abord qu'il arrête de rire plus fort qu'une hyène.

- C'est ton amoureux ?

- Ce sont mes points !

- Lexaeus ! Coupe moi ça en deux vite fait, ordonna Saix. (1)

- Et la Coccinelle ?

- Discute pas et obéis.

- Non. Elle est innocente. Et lui retirer son amant lui ferait beaucoup de peine.

Le Loup le toisa d'un œil mauvais.

- Sais-tu ce que tu risques pour ce que tu viens de dire ? Trahirais-tu ton propre Roi en contestant sa décision pour une insignifiante Coccinelle?

- Jusqu'à preuve du contraire, je suis le bourreau de Sa Majesté. Je songerais à me flageller plus tard, s'esclaffa l'Ours. Mais dans l'immédiat, je demande une audience avec le Roi lui-même.

On ne sut pas bien ce que se dirent l'Ours et le Supérieur durant cet entretien. Et le mystère restera entier. Quant aux rumeurs, elles allaient bon train à travers le peuple de Selbaf. Si certains affirmaient que Lexaeus était assez malin pour convaincre même le pire des bornés, d'autres émettaient des hypothèses peu catholiques sur la nature de la relation que ces deux individus entretenaient dans l'ombre du trône. Saix, quant à lui, était d'une humeur particulièrement massacrante - plus que de coutume, cela s'entend. Quoi qu'il en soit, voici ce qu'il résulta de cet entretien.

Par son acharnement, Xion venait de sauver la vie de la Grenouille. La peine de mort s'était transformée en simples travaux d'intérêt général accompagnés d'un bon sermon pour la forme - quelque chose comme « Ne plus jamais manquer de respect envers autrui en présence de Sa Majesté ». On racontait que le Lion Roi avait cru à un message divin, et qu'il n'avait pu ignorer la parole de Dieu, des trucs comme ça. Pas que le peuple ne fût fait que de mécréants, mais il faut dire que la version officielle ne convenait pas à grand monde et qu'il y avait manifestement baleine sous roche. En conséquence à tout ceci, la Coccinelle fut renommée la bête à Bon Dieu. Si elle n'avait pas retrouvé ses points, elle y avait au moins gagné en réputation… et en emmerdes. Parce que maintenant, la Grenouille la suivait à la trace. Il ne lui manquait plus que ça, un stalker.

Sauf que Xion, là-dedans, bah elle en avait rien à faire de la popularité et tout ça. Tout ce qu'elle désirait, c'était retrouver ses points. Ses précieux points. Et elle avait finalement compris que ce ne serait pas la Grenouille qui pourrait lui venir en aide. Après s'être assuré de l'avoir semé, elle se laissa quelque peu traîner par le vent. Si on pouvait bel et bien tourner la page sur l'épisode de l'exécution, son périple à elle était loin de toucher à sa fin. Elle fit diverses rencontres, toutes plus inutiles et inintéressantes les unes que les autres. Notamment celle avec le Singe.

Sora ne l'avait pas même écouté une seconde, bien trop occupé à faire d'elle une présentatrice Météo. Il coinçait notre pauvre amie sur le bout de son doigt tendu vers le ciel, dans l'espoir que celle-ci dépolirait ses ailes pour prendre son envol et annoncer ainsi un lendemain ensoleillé. Bien sûr, il ne put s'empêcher de forcer un peu le destin. Il refusa tout simplement de la laisser redescendre, le vilain. Et Xion fut bien obligé de bouger au bout d'un certain temps, ne serait-ce pour se ravitailler. Le comportement de son ami la déçue franchement. Niais à se laisser distraire par une telle superstition.

Encore une fois, elle se laissa emmener au gré du vent. Puis elle fit la rencontre de Zexion. Elle fut outrée. Outrée de ne pas avoir pensé à lui plus tôt. Le Zèbre était un excentrique. Réservé, certes, mais un excentrique quand même. En plus il possédait un gros livre rempli de formules abracadabrantes qui, elle en était persuadée, pouvait rendre chauve une souris, ou encore transformer un cerf en paon. S'il avait des rayures, peut-être pourrait-il lui indiquer comment récupérer ses points. Comme avec Vexen et Sora auparavant, elle lui expliqua ses tracas. Et contrairement aux deux autres, Zexion l'écoutait religieusement, attendant avec la prestance d'un moine bouddhiste la fin de son récit. Lorsque ce fut à son tour de parler, il lui conseilla simplement de demander de l'aide à Axel. Ses rayures à lui étaient naturelles, mais le Goupil avait bien eu la lubie de se faire tatouer de drôles de triangles renversés sous les yeux. Il lui recommanda toutefois de se méfier de lui. Qui sait quel coup tordu serait-il capable de sortir de son chapeau. Xion le remercia infiniment. Son conseil était simple mais réfléchi. Elle s'en alla d'un battement d'ailes à la rencontre du concerné, à nouveau plein d'espoir.

Mais elle désenchanta bien vite face au Renard. Comme cadeau de bienvenue, il avait essayé de la gober. Pour s'amuser, disait-il. Quel accueil. Et alors qu'elle tentait vainement de lui parler, lui s'amusait comme un fou à sauter dans tous les sens pour l'attraper, n'écoutant pas un traître mot de son malheur.

Résignée, elle retourna voir le Zèbre. Son second conseil fut d'approcher l'imbécile heureux par le biais de Roxas. D'après ce qu'il avait vu, le Goupil n'était pas sans intérêt pour la Souris. Elle acquiesça. Sur ce coup, elle devait se montrer aussi rusée que le Renard. Bien qu'il ne soit manifestement pas bien compliqué de se montrer plus calculateur qu'une andouille courant après des papillons…

À nouveau elle le remercia mille fois, puis partie sur-le-champ. Littéralement. Elle alla chercher la Souris dans les champs.

A lui, elle se garda bien d'ébruiter tous les détails de son histoire. Les conseils du Zèbre par exemple. Elle lui demanda au nom de leur amitié de l'accompagner voir le Goupil, car elle n'osait le faire seule par timidité. Sans pitié pour son ami, la demoiselle. Roxas ne voulait pas décevoir sa camarade après une si longue mésaventure. Mais il s'agissait d'Axel, ce qui n'était pas pour le rassurer des masses. Pas qu'il craigne pour sa vie, mais depuis leur dernière rencontre, il trouvait les agissements d'Axel pour le moins… étrange à son égard. Lorsqu'elle le vit pesait des arguments invisibles sur sa balance tout aussi imaginaire, elle eut peur de s'essuyer un refus. Alors la coccinelle lui fit les yeux de chien battu. Et il ne tint pas plus longtemps. Xion ne put s'empêcher de lui sauter au cou.

Cette fois-ci, la réaction du rouquin se fit bien différente. Il les salua en ronronnant à moitié.

- Axel, le salua Roxas en retour, plus distant que le vautour qui lui faisait face. J'ai avec moi une amie de qui j'aimerais que tu écoutes les malheurs je te prie.

Xion lui parla alors de jeton de loto, de savant fou et de condamné avant d'aborder le sujet des tatouages. Son interlocuteur se fit pensif un court instant. Quel intérêt de lui venir en aide sans en tirer au moins quelques profits ?

- J'ai peut-être de quoi te sortir de ce puits, mais sache qu'avec moi rien n'est gratuit.

Xion était prête à y mettre le prix.

- Roxas, toi qui es présent, tu tombes à pic, je n'aurais pas besoin de te mettre au courant.

La souris le regarda interloquée, ne sachant pas vraiment où le Goupil voulait en venir.

- Pour ce service en contrepartie, j'exige de Roxas qu'il sorte avec moi un après-midi.

Le concerné avala sa salive par le mauvais trou.

- Qu- Quoi ? Alors ça pas question !

- Marché conclu ! cria aussitôt Xion.

Incrédule et consternée, la Souris regarda celle qui était censée être son amie mais qui pourtant venait délibérément et sans son accord de vendre son âme au Diable en personne. Axel jubila.

- Alors c'est parfait. Reviens ce soir petite Coccinelle, et je repeindrais tes ailes. Quand à toi, Roxas, je t'attendrais ce week-end dans le pré.

- Mais... Je n'ai même pas donné mon accord !

- Mais Xion, si. C'est avec elle que j'ai fait le deal, d'abord.

- Quelle injustice ! J'en suis quand même un peu le principal concerné !

- Pour les réclamations, Chéri, on se reverra dans le pré.

Xion se sauva avant de devoir subir les foudres dûment méritées de la part du trahi, tandis que le Renard claironnait tel un vainqueur investi. La Souris se trouva bien stupide, seule, devant le Goupil qui ne faisait de lui qu'une bouchée du regard. Il songea à s'éclipser lui aussi.

- Puisqu'il semblerait que je n'ai pas mon mot à dire, je crois qu'il serait temps pour moi de prendre congé, se risqua-t-il.

- Tu comptes déjà partir ? Ne t'inquiète pas, nous avons tout notre temps pour discuter !

En cet instant précis, Roxas ne se félicita pas - mais alors pas du tout - d'être aussi bonne poire.
Mais maintenant que la Coccinelle s'est envolée, il s'agit d'une autre histoire.


Note : Merci d'avoir lu !
Le format de ce chapitre est peut être un peu particulier. Il s'agissait du format initial, puisque je le rappelle, ce chapitre est l'un des premiers à avoir été posé sur papier. (J'aime le papier. C'est ma phase brouillon). Ici il y a peu de dialogues pour des rimes, alors ça passe (j'espère?). En plus c'est assez fun à faire. Mais de là à faire ça avec tous les chapitres, définitivement non ! Quelle horreur ! :x

Sinon, un argument pour expliquer ce format de chapitre, je voulais apporter un léger coté « épique » à la chose. Ceci dit, cet aspect n'est pas développé comme il aurait pu l'être. Peut être qu'une prochaine fois je ferais une vraie parodie de récits épiques.

Autrement, j'ai encore de quoi publier pendant deux ou trois bons mois (si aucun retard n'est à déclarer, ce qui serait assez étonnant en fait). On arrive même à quatre mois grâce aux contributions de Puppy Biscuit ! *clap clap clap* Au delà de ça, mon stock de sources ne sera plus très épais. Et qui dit plus de récit à parodier, plus de parodie ! Si vous souhaitez ajouter votre pierre, balancez moi vos références (Z'aurez droit à une dédicace dans le chapitre concerné et à une glace à l'eau de mer virtuelle). La seule condition est qu'il faut qu'elles restent un minimum cohérentes avec l'univers (les références hein, pas les glaces bande de morfales). Par review, par Mp, même par fax si ça vous fait triper, peu importe. Comprenez seulement que je ne suis pas télépathe. \o/

Indice sur le prochain chapitre... Non, en fait c'est impossible de donner d'indice sans spoiler tellement il sera court ! xD

Références :

- La légende de la Bête à Bon Dieu, autrement dit de la Coccinelle.

Dans cette parodie, les faits n'ont pas tant été modifiés. C'est l'histoire d'un innocent condamné injustement à la peine de mort. Lors de son exécution, une coccinelle est venue se poser sur sa nuque. Le bourreau a tenté de la faire partir, mais elle s'obstinait à revenir. L'exécution a alors été suspendue, puisqu'il s'agissait d'une époque où le peuple était guidé par la croyance. Plus tard, le véritable criminel fut attrapé, graciant ainsi le précédent condamné. C'est pour cela que la Coccinelle fut renommée « Bête à Bon Dieu ».

- Petit clin d'œil aux Inconnus, dans leur sketch la Révolution. ;) (1)
Sur le moment, j'ai trouvé que ça collait plutôt bien avec la scène. ^^ Vidéo ajoutée à la playlist youtube !

A la prochaine !