La grande aventure !
chap. 34 : Un homme poisson qui à les dents longues !
Info : Camille à constitué un équipage de pirate avec Pierre-André, mécanicien ; Kemi, cartographe ; Antoine, archéologue ; Alexandre, tireur d'élite ; et Morgan, cuisinier. Objectif : Grand Line ! Malheureusement, ils arrivent sur le trajet d'une tempête, et ils tombent dans un trou dans la mer. Ce dernier les emmène à Subyard, une ville sous-marine occupée par des sirènes et des hommes poisson. Ils font la connaissance de Linda, Hélène et Frannie, des sirènes, ainsi que de Cero et Élodie, des humains.
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Si vous n'arrivez pas à vous retrouver dans Subyard, un plan de la ville est disponible sur ma chaîne Deviantart, voir ici : .com (attention : site en anglais). Pareillement, les OC's que j'invente y sont.
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« -Aie aie aie... Grogna Camille. Le Dragon Khan est dans un sale état... Pierre-André va nous démolir ! »
Elle se gratta la tête puis se retourna vers Morgan, Alexandre et Élodie, qui s'enfonçaient déjà dans la forêt. Voyant qu'ils étaient partis sans elle, elle courut pour les rattraper.
« -Hé, attendez-moi ! Vous ne vous en faites même pas un petit peu pour notre bateau ?
-Si. Répondit Morgan. Mais que veux-tu ? Tu as fait tout ce que tu pouvais. La voile a été déchirée par le monstre marin, quand il a voulu nous attaquer. Et c'est normal que la coque soit aussi abîmée après avoir subit un choc comme ça. Maintenant, tu as évité le pire. Il aurait put se crasher dans les arbres... Et on ne serait peut-être jamais repartit.
-Ça m'aurait fait mal ça ! Lança Alexandre, évitant une branche. La vie sous l'océan, c'est pas un peu humide ?
-Quel humour...
-Non ça va. Rit Élodie, à qui la question s'adressait. On s'habitue au bout de quelques années.
-Des années ?
-23 ans exactement.
-23 ANS ?
-Oui, je suis arrivée ici lorsque j'avais 12 ans, quand notre navire s'est écrasé sur cette île. »
Ils calculèrent mentalement, elle avait à présent 35 ans.
« -Vous vivez à Subyard depuis tout ce temps ? Demanda bêtement Camille. Et vous espérez retourner à la surface un jour ?
-Non, à présent je suis habituée à cette petite ville. Les hommes poissons sont très aimables.
-Les hommes poissons, souffla Morgan, comme celui-là ? »
Ils regardèrent tous là où le cuistot pointait du doigt. Au-dessus d'eux, flottant dans l'eau qui entourait la bulle de protection de Subyard, un homme avec une tête de barracuda les fixait d'un œil mauvais. Il s'approcha de la bulle, puis l'agrippa de ses mains crochues et palmées, avant de sortir les dents. Élodie recula de frayeur.
« -Oh non pas lui ! »
Mais le monstre marin sortit de nulle part et fonça sur lui. Ils commencèrent alors à se battre.
« -Que ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
-C'est mauvais, très mauvais ! Balbutia Élodie. Il faut aller prévenir les autres ! Il faut se dépêcher d'aller au village !
-Pourquoi ? Cria Alexandre, déjà en train de courir.
-Il est revenu ici pour détruire Subyard ! »
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Cero ramenait Pierre-André, Kemi et Antoine hors de la forêt des couleurs, et plus précisément à "la cabane", un bâtiment construit au-dessus d'un trou qui s'enfonçait dans les profondeurs de la montagne sur laquelle était Subyard. Ils marchaient depuis plusieurs minutes sans rien dire. L'histoire du Sailing Flor avait jeté un froid. Le jeune homme ne voulait plus rien dire, et les pirates ne se voyaient pas lui forcer la parole. C'est donc avec soulagement qu'ils virent la lisière de la forêt se rapprocher. Cero sembla se décrisper au fur et à mesure qu'ils avançaient. Il changea même carrément d'humeur lorsqu'ils arrivèrent près du trou entouré de barrières.
« -Il est bientôt midi. Je connais un bon restau en ville, vous me suivez ?
-On aimerait bien, mais nos Berrys sont restés au bateau.
-C'est pas tout les jours qu'on a des invités ! Surtout ici-bas ! Venez. C'est moi qui paye. »
Tout à coup, la porte de la cabane s'ouvrit et des personnes en sortirent. Il y avait quatre jeunes et un scientifique.
« -Je les connais ces filles ! Dit soudain Cero. Elles viennent souvent me voir, elles sont très sympathiques !
-Et là, repris Antoine, c'est notre clandestin ! »
Le scientifique qui était sorti avec eux les pointa du doigt. Pierre et les trois sirènes pivotèrent sur leurs talons et bondirent de joie lorsqu'ils virent leurs amis qui étaient déjà en train de les rejoindre.
« -Je vois que vous êtes en bonne compagnie, je vous laisse alors. Sourit le scientifique.
-Merci beaucoup ! »
L'homme poisson rentra en fermant la porte derrière lui. Ils descendirent alors de la passerelle qui soutenait la cabane et s'arrêtèrent sur le gazon.
« -Aaaaaah ! Les pirates ! Je suis bien content de vous revoir ! Chougna Pierre. J'ai été trimbalé de part et d'autre de cette ville sous-marine sans arrêt depuis que j'ai été éjecté du bateau.
-Te plains pas ! Soupira Kemi. Elles sont magnifiques...
-Mais non voyons ! Rougit Hélène avant de changer de sujet. Cero, on t'a amené cet Umoin qui est tombé du Grìs Hulot. Mais je vois que tu en as trouvé d'autres.
-Oui. Voici Antoine, Kemi et Pierre-André. Et ces sirènes sont Linda, Hélène et Frannie.
-SUGEI ! Lança Antoine. Des vraies sirènes ! C'est trop classieux ! Hé, dites, comment vous faites pour circuler sur la terre ferme ? Normalement c'est pas possible avec cette queue de poisson !
-Ce mec est très perspicace. Murmura Frannie sur un ton ironique.
-C'est grâce à ces bulles d'air qu'on a autour de la taille ! Répondit Linda en tourbillonnant sur elle-même. Ça nous fait voler un petit peu et on peut se déplacer comme ça ! »
Pour démontrer qu'elle avait juste, elle s'éleva de quelques centimètres, sa queue de poisson bâtant l'air lui permettant d'avancer comme si elle était dans l'eau. Pierre et les trois pirates en restèrent époustouflés. Puis, au lieu de redescendre, son regard se porta au loin et elle fixa ce qui la dérangeait.
« -Hé ! Le monstre est bizarre... Il fait des mouvements étranges tout seul.
-Ah bon ? Demanda Cero alors qu'Hélène et Linda rejoignaient leur amie. Il fait quoi ?
-C'est vrai ! S'écria presque la poulpe. Il tourne en rond dans l'eau... Comme s'il se battait tout seul.
-Le monstre ? Eut le temps de placer Pierre-André. Le monstre marin qui nous a attaqué ? »
Cero lui répondit par un signe de tête.
« -Oui. Il reste dans les environs de Subyard, on ne sais pas pourquoi. Peut-être qu'il pense protéger son territoire ? Figurez-vous qu'il est très fort ! On l'a vu battre des mastodontes qui faisaient trois fois sa taille ! »
Il y eut une acclamation admirative de la part des trois pirates. Ce n'est pas tout les jours qu'ils avaient à faire à quelque chose comme ça. Kemi soupira.
« -Grand Line réserve bien des surprises. Et pourtant, se reprit-elle, on est encore sur la Calm Belt.
-C'est grâce à cela que notre petite ville a put subsister. Continua Cero. S'il n'était pas là, je pense qu'il y a longtemps qu'elle aurait été ravagée par d'autres...
-Il vient par ici ! Les interrompit Frannie. »
Le monstre marin nagea jusque au-dessus d'eux. Il était vraiment immense. C'est là qu'ils virent qu'il y avait quelqu'un qui se battait contre lui.
« -Qui c'est ce fou ? Fit Pierre-André. Un autre homme poisson ? Il a pas deux grammes de jugeote pour s'attaquer à un monstre pareil. »
À mesure que les combattants nageaient vers eux, on les apercevaient plus distinctement.
« -S... STUCKER ! Merde ! Laissa tout à coup échapper Cero. Il est de retour ! Les enfants il faut qu'on se barre !
-Plus vite ! Lança la fille poulpe, poussant ses amis vers l'épaisse verdure. Allez vous cacher dans la forêt !
-Hein ? Quoi ? Pourquoi ? Tenta de comprendre Pierre. C'est lui Stucker ? Mais pourquoi on doit s'échapper ?
-Parce que s'il vous voit... Commença Linda, il risque de vous tuer. »
À cet instant, l'homme poisson finit son ennemi d'un puissant crochet du droit. Le monstre marin, assommé, coula tout doucement vers le flanc de la montagne. Et avant que ni les pirates, ni les habitants de la ville sous-marine n'aient put rejoindre leur cachette, Stucker passa à travers la bulle qui protégeait Subyard. Il chuta vers eux, et atterrît entre le petit groupe et la forêt. Il se releva immédiatement, puis les toisa d'un air furieux.
« -FRANNIE ! Beugla-t-il finalement. »
La sirène, qui n'avait pipé mot depuis qu'ils avaient vu cet homme poisson à tête de barracuda, s'était repliée sur elle-même. Elle semblait beaucoup moins assurée depuis qu'il était là.
« -Frannie mais qu'est-ce que tu fais là ? Cracha-t-il. Au milieu de tout ces... Humains...
-Lâche-moi... Répondit-t-elle après un temps d'hésitation.
-Trop TROP ! Il y en a trop ! Continua-t-il sur la même lancée. La dernière fois que je suis venu il n'y en avait plus que deux ! Et on les a laissé en vie à cause de toi ! Par ce que tu m'avais supplié de ne pas les tuer !
-Alors qu'est tu fous ici ? Hurla en retour la jeune sirène. Tu es venu m'espionner ?
-J'étais passé voir si ça allait, mais je constate que non ! Il y a tellement d'humains ici ! Ça me dégoûte. Déjà le fait que tu vives dans un trou à rat comme ça ! Une terre si sèche qu'elle se décompose sous nos pas... »
Disant ceci, il souleva le pied, faisant valser la poussière autour de lui.
« -Tout à l'heure, j'en ai vu QUATRE ! Quatre humains dans cette fichue forêt ! Comment tu explique ça ? Avoue-moi que tu en as caché avant que je parte !
-D'abord, pourquoi j'aurais fait ça ?!
-Je ne sais pas, pour la même raison que tu voulais sauver les deux autres ?
-Ils étaient des ENFANTS ! S'énerva Frannie, espaçant chaque mot. Tu aurais tué des enfants ?
-Ils n'étaient pas enfants, ils étaient humains ! Et un humain est... »
Il jeta un oeil aux cinq intéressés présents, chercha ses mots, mais ne les trouva pas. Rien n'exprimait son dégoût. Kemi reprit la parole.
« -Quoi ? Un humain est quoi ? »
Antoine lui tapota l'épaule, mais elle le repoussa et avança même d'un pas en direction de l'homme poisson. Pierre trembla de peur à sa place, un mètre derrière elle.
« -Je devine que vous ne portez pas les humains dans votre coeur, mais pourquoi des enfants ?
-Tous des ordures pour moi. Ou des futurs traîtres.
-Tu n'as donc pas de clémence ?... Pas de conscience ? Je me doute que quelqu'un comme toi n'a jamais dût avoir d'enfants.
-Tu te trompes. J'ai un enfant moi aussi,et je cherche juste à la protéger... de vous. »
