La grande aventure !

chap. 35 : Une histoire de famille. Frannie, reviens !

Info : Camille à constitué un équipage de pirate avec Pierre-André, mécanicien ; Kemi, cartographe ; Antoine, archéologue ; Alexandre, tireur d'élite ; et Morgan, cuisinier. Objectif : Grand Line ! Malheureusement, ils tombent dans un trou dans la mer. Ce dernier les emmène à Subyard, une ville sous-marine occupée par des sirènes et des hommes poisson. Ils font la connaissance de Linda, Hélène et Franni, ainsi que de Cero et Élodie. Mais un adversaire fait son apparition : Que veut-il ?

.

« -Tu te trompes... »

La phrase de Stucker résonna dans les esprits.

« -J'ai un enfant moi aussi, et je cherche juste à la protéger... De vous. »

Il fixa Frannie, qui soutint son regard.

« -Ce n'est quand même pas... Avança Antoine. C'est sa fille ?

-Je crois bien. Lui murmura Pierre-André en retour. Il y a un air de famille.

-C'est vrai qu'ils ont, commença Pierre, comment dire... Le même teint ? »

Kemi recula et se replaça à côté de ses amis, son ardeur remplacée par un intérêt non dénué de peur. Elle avait réagit un peu rapidement sur ce coup-là.

« -Frannie, reviens à la maison. Ici, c'est rempli de ces inutilités qui ne peuvent même pas respirer sous l'eau. Je te somme de revenir !

-Jamais ! Je suis bien ici, mieux que je ne l'ai jamais été autre part !

-Dans ce cas... Je vais devoir prendre les mesures nécessaires ! Tu ne veux pas rentrer à cause de ces humains ? Eh bien, je vais anéantir Subyard ! Cet endroit ne ressemblera même plus à un champ de ruine quand j'en aurais finit avec lui !

-Alors ça pas question ! Rétorqua Pierre-André. On t'en empêchera ! Nous, les pirates du Dragon Khan !

-Vous cinq ? Se moqua Stucker, comptant Cero dans le lot. Cinq petits humains contre nous ? Mais même si j'étais seul, vous n'arriveriez pas à me battre ! »

Ponctuant magnifiquement sa phrase, trois autres hommes poisson tombèrent autour de lui, créant une vague de poussière. Comme lui, ils étaient passés à travers la bulle juste au-dessus d'eux. Lorsque l'écran de fumée disparut, les nouveaux intrus furent visibles. Il y avait parmi eux une sorte de bête étrange avec des pinces de crabe et un corps de Bernard l'Hermite, ainsi que des cheveux noirs. Sa bouche n'était en fait qu'une mâchoire de crustacé. Un deuxième avait plutôt l'allure d'un homme tout à fait normal, mais avec un torse beaucoup plus musclé que la moyenne, rendant ridicule la taille de ses jambes. Il arborait une coupe à la mode des chevaliers et des lames remplaçaient ses avant-bras. L'autre se tapait un ventre digne du sergent Garcia, avec une veste déchirée et un chapeau de marin. Avec ses piques plaqués sur tout le corps, il était sans aucun doute un poisson globe.

« -Ces hommes poissons font tous partis des plus fort de la Calm Belt du Nord. Informa Stucker. Et ils sont à mes ordres !

-C'est quand même réduit. Glissa Kemi.

-On défendra Subyard avec nos vies ! Rétorqua Frannie. N'est ce pas les filles ?

-Oui ! La soutint Linda.

-Mmm... Hésita Hélène. C'est dangereux quand même.

-Mon équipage sera de la partie ! Lança Camille. »

Les hommes poissons se retournèrent. De la forêt sortaient, totalement essoufflés, le reste du groupe de pirate. Ils étaient accompagnés d'Élodie qui peinait à tenir le rythme.

« -Capitaine ! Firent, joyeux, les membres du Dragon Khan.

-Il est là ! Paniqua Élodie, remarquant Stucker. Comment il à fait pour nous passer devant ?

-Arg ! Des monstres ! Sursauta Morgan.

-Ce sont des hommes-poisson. Le corrigea Alex. Mais c'est vrai que ceux que j'ai vu tout à l'heure étaient moins moches.

-Élodie, il va détruire Subyard pour de bon cette fois ! La prévint Cero. Il est...

-ÇA SUFFIT ! Hurla le barracuda. Bavardage d'humain ! Ils ne sont forts qu'à ça ! Mais je vais vous faire taire ! Deren, Yamada, Gonta. Les passerelles là-bas ! »

Il pointa du doigt la cabane. Quatre escaliers lui servaient de support et l'empêchaient de tomber au fin fond du trou. Cette position, bien que dangereuse, était plus pratique pour permettre aux scientifiques d'étudier l'état du trou. Dès l'ordre donné, les trois larbins de Stucker foncèrent vers la cabane et se placèrent chacun devant une passerelle. Un des scientifiques à l'intérieur remarqua qu'il y avait un problème. Il prévint les autres et ils sortirent en courant par la seule passerelle qui n'était pas gardée. Ils vinrent grossir les rangs. Cero demanda à Linda, Hélène et Élodie d'aller au village avec les scientifiques, afin de le faire évacuer.

« -Mais... Rétorquèrent-elles. On ne va pas vous laisser ici !

-Je serais plus tranquille en vous sachant à l'abri. Nos invités ont l'air de savoir se débrouiller en combat, et on a besoin de Frannie pour raisonner son père. »

En effet, chacun avait à présent le regard rivé sur l'homme barracuda dont les yeux brillants signifiaient qu'il était prêt à en découdre au moindre signal.

« -Et où est-ce qu'on va aller ? Questionna Hélène.

-Les habitants peuvent tous respirer sous l'eau, non ? Vous allez sûrement trouver une cachette sous-marine. Filez maintenant. »

Elles partirent avec les scientifiques. Soudain, Stucker se déplaça vers la quatrième passerelle de la cabane, et Frannie comprit ses intentions.

« -Ah non ! Tu ne vas pas faire ça ?! Les gens d'ici ont mit si longtemps à la construire ! Et tu ne te rends pas compte des dangers !

-C'est ta dernière chance pour rentrer, après quoi... »

La sirène requin tenait à sa liberté. Mais au fond, elle savait que son père n'hésiterait pas à tout raser. Frannie eut rapidement fait son choix.

« -Je vais vous suiv...

-Pas question ! Tu restes ici. La coupa Camille. »

La capitaine, qui en avait profité pour rejoindre le groupe, s'était fait expliquer la situation. Et en aucun cas elle n'acceptait ça.

« -La vie est trop courte pour être vécue avec des chaînes. C'est pour ça qu'on est devenu pirates. Ils peuvent tous en témoigner. »

Les pirates hochèrent la tête.

« -Fais seulement ce que tu décides, et devient ce que tu as toujours eu envie de devenir... C'est notre philosophie.

-Ah ah ! Si tu crois que ma fille va se faire embobiner comme ça ! Rit Stucker. Par un discours d'humain !

-Je... Reste.

-QUOI ?

-Désolé de vous mettre ça sur le dos. S'excusa Frannie en s'adressant aux pirates. Est-ce que je peux compter sur votre aide pour sauver Subyard ? »

Ils lui répondirent d'un hochement de tête.

« -Je t'ai laissé trop longtemps ici. Tu as été corrompue par leur langue de vipère.

-Oh ça va maintenant, hein. Bouda Alexandre. »

Stucker empoigna alors agressivement la passerelle de ses deux mains, et commença à la soulever. D'un commun accord, les trois autres firent de même. La cabane était à présent soutenue par la seule force des hommes poisson.

« -Non ! Attendez ! Paniqua Cero. »

Trop tard. Ils brisèrent les passerelles, et la cabane s'effondra sur elle-même avant de tomber au fond du trou.

« -Vous... Vous êtes fous ! On ne sait pas ce qui risque de se passer à présent !

-Je vais m'occuper de cette cité. Gonta, fait exploser cette bulle. Et quand l'eau aura tout envahit, il nous sera plus facile de finir le travail.

-Ok Stucker. Fit le poisson globe avant de partir. »

-Mais ça va tout ravager ! Stressa Alexandre. Il nous faut un plan de bataille ! On ne peut plus ne faire que les écouter parler.

-Eh bien, réfléchit la capitaine, vas-y ! Et prends Pierre avec toi ! Il pourra t'aider avec ses potions.

-Quoi ? Moi ? Mais je n'ai même pas mon sac ! Il est resté sur votre bateau !

-Non, fit Morgan, je l'ai prit avant de venir.

-Oh... Soupira Pierre, qui aurait bien aimé rester en dehors des combats. C'est trop gentil, merci. »

Alexandre et Pierre se mirent à poursuivre Gonta après que le clandestin ait récupéré son sac.

« -Stucker, qu'est ce qu'on fait ? Des Umoins sont partis arrêter Gonta.

-Et tu penses vraiment qu'ils vont réussir ? Rétorqua l'homme barracuda. Non, je pense qu'on peut se permettre de laisser faire. D'ailleurs, on va s'occuper en attendant. Même si l'eau envahit tout, ces crétins des sirènes sont bien capables de venir reconstruire et de revivre ici. Yamada, tu vas au village. Je veux qu'il n'en reste plus rien. Deren, toi, tu prends l'usine d'eau douce. »

Les deux intéressés se séparèrent.

« -Non ! Cria Cero, courant après l'homme poisson au torse démesuré. Pas l'usine !

-Antoine, Kemi. Allez l'aider ! Il ne s'en sortira peut-être pas tout seul ! »

Les tireurs obéirent.

« -Bien, il ne reste que nous. On va au village tout les trois et on te laisse Stucker je suppose ? Raisonna Morgan.

-Oui. Mais Frannie reste avec moi. Répondit la capitaine.

-Frannie ? Reprit-il. Mais... Elle va se battre ?

-Je ne pense pas. Mais cet homme poisson, c'est son père. »

Il y eut un silence.

« -Ne me dites pas que ? Oh non ! Vous le saviez déjà ? Et mince ! Moi qui voulais faire une grosse révélation...

-T'es en retard... Maugréa le mécano.

- Bon, allez-vous-en ! Au village, ouste !

-Alors on va devoir les battre avant de passer à table ? Comprit Pierre-André dramatiquement, suivant Morgan dans la direction ou était parti le Bernard l'Hermite. »

Le barracuda les observa un instant. La sirène vint aux cotés de la pirate.

« -Frannie. Se présenta-t-elle rapidement.

-Camille.

-Comment tu as su que c'était mon père ? »

La capitaine marqua une pause, cherchant les mots justes.

« -Il t'a regardé avec tant de tendresse. »