La grande aventure !

chap. 37 : Un duo de choc ! Les tireurs contre l'homme-poisson.

Info : Camille à constitué un équipage de pirate avec Pierre-André, mécanicien ; Kemi, cartographe ; Antoine, archéologue ; Alexandre, tireur d'élite ; et Morgan, cuisinier. Objectif : Grand Line ! Malheureusement, ils tombent dans un trou dans la mer qui les emmène à Subyard, une ville sous-marine occupée par des sirènes et des hommes poisson. Ils font la connaissance de Linda, Hélène et Frannie, ainsi que de Cero et Élodie. Mais un adversaire fait son apparition. Arriveront-ils à le battre et à sauver Subyard ? Partie 2 de cette épique bataille.

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Cero tourna la poignée de la salle de maintenance, mais elle était bloquée. Il tira dessus, s'appuyant avec un pied sur le mur, mais elle ne céda pas. Il recula pour prendre de l'élan et l'enfonça. Une vague s'écrasa contre ses genoux alors qu'il essayait de pénétrer dans la pièce.

« -Hein ? C'est quoi toute cette eau ? Ah j'y suis. Le fait que les tuyaux aient étés sectionnés à fait dérailler la C103 et imploser le système. J'espère que ce n'est pas la même chose dans la salle des fusibles. »

Justement, l'électricité était faible. Une seule fenêtre étroite faisait office d'éclairage et Cero devait faire attention à où il allait. Même s'il connaissait bien les lieux, il n'était pas à l'abri d'un quelconque objet qui pourrait le couper. À propos de couper... Il se demanda comment se débrouillaient les enfants. Il n'aurait pas dû les laisser, mais il devait absolument régler ce problème avant que la situation ne dégénère. Le niveau d'eau baissait. Maintenant que la porte était débloquée, elle s'échappait tranquillement à travers toute l'usine.

« -Enfin ! La vanne d'arrêt d'urgence ! S'écria Cero lorsqu'il la vit. Plus qu'à la tourner et... Quoi ? C'est bien ma veine ! Elle est hyper dure ! Je n'arrive pas à la faire bouger d'un centimètre ! Il faut que je trouve une sorte de levier. Alors voyons... Mince ! J'aurais du garder mon arme ! »

Il chercha des yeux une autre barre du même type, mais la pièce était clean. Un bureau, quelques machines, ... Bref, le bordel habituel d'une salle d'usine. Soudain, au plafond, il vit d'énormes tuyaux qui traversaient la salle. Évidement, ils étaient conducteurs d'eau, et il ne pouvait pas les utiliser, mais...

Oh et merde ! Il devait rejoindre les pirates au plus vite ! Il n'avait pas le temps d'aller chercher autre chose ! Il arracha le tuyau le plus rouillé qui se mit immédiatement à cracher des trombes d'eau sur lui. Déséquilibré, Cero glissa et tomba dans l'eau. Il se releva de suite, mais elle lui montait déjà jusqu'aux genoux. Pourquoi ne s'évacuait-elle pas ? Arg, cette fichue porte s'était refermée ! Bon, tant pis, la vanne !

Cero joua des coudes pour atteindre son but. Les diverses affaires qui flottaient et l'eau qui lui arrivait déjà à la taille l'empêchait d'avancer convenablement. Dès qu'il vit la vanne, il se jeta dessus et plaça la barre en travers. L'eau lui arrivait au menton et sa blessure au cou le piquait au contact de l'eau salée. Il respira un bon coup et plongea. Il tenta de tourner la vanne, mais elle était trop dure. Donnant tout ce qu'il avait, il mit un grand coup de bras dans son essai, et la vanne bougea. Il remonta et prit une dernière grande inspiration avant que la salle ne soit remplie d'eau, puis redescendit en apnée. La vanne se referma beaucoup plus facilement à présent, et Cero tourna jusqu'à ce qu'il n'y arrive plus. En manque d'air, il nagea vers la porte. Malheureusement pour lui, elle s'était rebloquée, et avec le poids de l'eau, il n'arriverait jamais à l'ouvrir ! Surtout qu'il lui fallait la tirer ! Il appuya ses deux pieds contre le mur et agrippa la poignée. Un, deux, trois ! Il tira et tira et tira, s'interdisant de lâcher ou de penser une seconde qu'il ne réussirait pas. Ça y est ! L'eau commençait à s'engouffrer par la porte ! Cero dût encore redoubler d'efforts pour maintenir la position. Quand tout à coup, le tuyau qu'il avait utilisé, entraîné par l'aspiration, lui cogna la tête. Le jeune homme lâcha son emprise et la porte se referma lourdement. Il n'en pouvait plus. Il ne tiendrait pas plus longtemps sans respirer. Il commença à couler. Il jeta un coup d'oeil désespéré à l'objet qui avait provoqué sa fin et qui descendait doucement au sol, comme lui.

Il allait en rester là ? Mourir noyé. Après tout, il vivait sous l'eau. Il savait bien que ça allait se terminer comme ça.

Il laissa partir les quelques bulles d'air qui lui restaient. Elles allèrent s'éclater au plafond... S'éclater ? Il donna un coup de pied au sol et remonta à la vitesse d'une fusée, et prit une bruyante respiration. Déboussolé, il s'accrocha à ce qu'il put pour ne pas couler à nouveau. De l'air ! DE L'AIR ! L'aspiration avait emporté suffisamment d'eau pour créer une petite poche d'air. Assez pour qu'il puisse respirer. Il reprit ses esprits. Son instinct de survie le fit réfléchir à un nouveau plan. Son regard se posa encore sur le tuyau en métal. Il avait une idée. Il hésita à replonger, mais le fit néanmoins. Il attrapa la barre et donna un coup dans la serrure. La pression de l'eau aidant, la porte céda au premier coup. Elle se brisa en deux et l'eau s'évacua en grosses vagues hors de la pièce. Cero fut emporté par le mouvement. Couché par terre, il rit de sa bêtise, puis pleura de joie.

« -Pffff... Ah ah ah.. AH AH ! Je suis encore en vie ! »

Il leva les bras, victorieux, et resta cinq secondes à reprendre son souffle, puis il chercha à se redresser. Mais ses jambes tremblaient, et il retomba à quatre pattes.

« -Allez, encore un effort ! S'encouragea-t-il lui-même. On n'en a pas fini ! Il faut battre le poisson ! »

Il réessaya, sans succès. Il se calma alors, prenant son temps et s'entourant avec ses bras.
Allons, c'était fini. Il n'avait plus rien à craindre. Et il avait encore un devoir à accomplir, Subyard n'était pas encore sauvée !

Ses jambes se remirent à lui obéir.

« -Ouais ! C'est reparti ! J'arrive les jeunes ! »

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Deren s'énerva.

« -Cesse de courir sale UmoiNE, tu me tapes sur les nerfs c'est insupportaBLE !

-Ah bon ? Alors pourquoi tu ne m'attrapes pas ? »

Kemi retrouva la sortie et bondit à l'extérieur. Elle continua à courir un instant pour s'éloigner de l'usine, et s'arrêta, essoufflée. Deren se stoppa, aussi fatigué qu'elle.

« -Ça y est tu as finI ta crise de folIE ? Je vais pouvoir t'exterminER pour te la faire la bouclER ! »

Bon. Elle l'avait emmené dehors. Et maintenant ? Antoine sortit à son tour de l'usine.

« -KEMI !? Ça va ? »

Deren se retourna vers lui.

« -Tiens ? Tu n'es pas resté bien gentiment couchÉ ? Tu es plus bête qu'il n'y parAIT.

-T'es revenu ? Fit Kemi avec joie.

-Team work ! Fit Antoine avec un accent presque réel.

-Ah ! Je te reconnais mieux là !

-Ce n'est pas pour vous dérangER, mais il me semble que le combat est engagÉ. Enfin, puisque vous aimez lambinER, je vais vous redonner un coup de fouET. »

Il mit ses bras le long du corps, et se remit à tournoyer. Antoine en profita pour faire le tour et rejoindre Kemi.

« -Il recommence son truc de la toupie ! S'inquiéta Antoine. Et comment ça se fait qu'il n'ait pas mal à la tête ?

-Il à pas de cerveau c'est pour ça.

-Je ne peux pas utiliser mon fruit du démon pour l'arrêter... Si je fais quoi que ce soit, je risque de faire des tensions sur la bulle et elle pourrait éclater !

-Aussi simplement ? Shit !

-Mais attends, ça veut dire que s'il crée lui-même des courants, je dois...

-Cuting TornadO ! Hurla soudainement Deren. Deuxième NivEAU.

-Ouah ! Fit Kemi, sentant à présent le vent que dégageait l'offensive de l'homme-poisson. Il est passé au niveau deux ! »

À l'extérieur, son attaque avait une portée beaucoup plus grande, et sa puissance n'en était pas pour le moins diminuée, car il avait augmenté la cadence. La bulle semblait ne pas trop apprécier. Elle ondulait déjà sous la pression de l'attaque de Deren.

Tout à coup, une flèche d'air fonça dans leur direction. Par réflexe, Kemi jeta une de ses gommes dessus. Lorsque les deux se rencontrèrent, la gomme se fit déchiqueter et la flèche s'évapora. Ils ressentirent juste un coup de vent venir finir sa course sur leurs visages.

« -Wahou ! C'est fort ça ! S'étonna Antoine. »

D'autres pics fusèrent dans tout les sens de la tornade de Deren. Kemi ne pouvait pas se permettre de tout contre-attaquer en envoyant ses gommes, et il ne lui en restait pas assez pour lui permettre cela. Elle esquiva les dernières en faisant des figures, quand un détail la titilla :

« -Oh non ! Il faut protéger la bulle avant qu'elle ne soit percée !

-Arg ! Vite ! »

Ils s'y ruèrent. Antoine tira dans une flèche afin de la supprimer et en évita deux autres. Maintenant qu'il était à l'extérieur, il pouvait tirer, et pourtant, ils ne tiendraient pas longtemps comme ça. Cero n'avait pas l'air de revenir, il devait tenter le tout pour le tout.

Ces flèches étaient faites d'air... Avec son pouvoir, s'il arrivait à trouver le bon calcul, il pourrait annuler les attaques de Deren ! Tout en veillant à ne pas créer plus de tensions sur la bulle bien sûr. Il se tint droit, cherchant à percevoir les mouvements de l'air, et se concentra. Dès qu'une attaque leur arriva dessus, il l'annula avec un vent contraire.

« -Ouais ! L'encouragea Kemi. C'est cool ! Mais il vaudrait mieux supprimer carrément Deren, parce que là, on n'est pas en bonne position ! »

Antoine s'occupa des attaques de leur ennemi, tout en jetant un regard inquiet à la bulle. Elle ondulait légèrement.

« -Facile à dire ! Mais attends... Oui, voila ! Je sais ! Kemi, t'as encore des gommes ?

-Yes !

-Ok, je vais ralentir Deren. Vise-le quand tu pourras !

-Bien ! »

Antoine fixa son ennemi. L'air qu'il entraînait dans sa tourbillonnade formait une spirale. Créer un vent contraire pareil symétriquement serait une nouvelle épreuve pour lui, mais il devait y arriver ! Il ne prit pas plus de temps pour réfléchir.

« -Anti-Tornado ! »

Deren ralentit. Des flèches passèrent à ras du visage de l'archéologue. Il grimaça face à ces nouvelles blessures mais continua sans y prêter garde. L'homme-poisson se demanda ce qu'il se passait alors que son allure diminuait encore.

« -Kemi, quand tu peux ! »

La cartographe observa les vas et viens de son objectif. Elle prit une gomme spéciale qu'elle se réservait en cas d'urgence, Une gomme au cœur en métal. Elle se concentra. Le visage de Deren passa, encore, encore, encore, ... LÀ !

« -Last Chance Eraser ! »

Elle lança si fort, qu'elle ne put se retenir et tomba en avant. Son épaule lui fit un mal de chien. La gomme fusa. Deren ne vit pas l'objet arriver et elle le percuta en plein dans la tête. Cela l'arrêta de suite. Il dévia en cercles. Sortant de nulle part, Cero franchit la porte de l'usine. Il sursauta en voyant l'homme-poisson passer devant lui.

« -Cero ! Cero ! L'appelèrent Antoine et Kemi. Achève-le ! Un coup sur la tête ! »

Le jeune homme comprit de suite. Il agrippa fermement sa barre de fer et assomma Deren. Le poisson fit une culbute arrière et ne se releva pas. Les enfants prirent une minute pour se demander s'ils y étaient vraiment arrivés. Cero s'assit à même le sol.

« -Kemi... On l'a battu ?

-Oui, je crois bien.

-Alors, on a gagné ? »

La cartographe lui fit un grand sourire.

« -Évidement ! Tu ne nous en croyais pas capable ? »

Il lui sourit en retour.

« -Bien sûr que si ! C'est pour ça qu'on est des pirates !

-On a mérité notre place dans le groupe, on a enfin abattu un ennemi ! Wooooo !

-C'est triste de dire ça à la limite de Grand Line, mais t'as raison ! Whohou ! »

Ils crièrent en choeur. Cero les regarda et partagea leur joie. Les pirates mirent leur mains l'une sur l'autre et les levèrent à trois.

« -Un... Deux... Trois !

-AU DRAGON KHAN ! »