Lecteur de toujours, bonjour ! Je viens de passer mon dernier partiel ! Ouf !!! Qui s'est bien passé, heureusement pour moi. Vous voyez, je reprends comme promis mon rythme de parution habituel pour votre plus grand plaisir (j'espère) et le mien également. Alors attention ne tuez pas mon Tom chéri !! Je sais, ce n'est pas bien ce qu'il a fait mais je vous rassure, il va vite comprendre qu'il a fait son « stupide griffondor » comme dirait quelqu'un. J'ai remarqué que j'avais mal coupé mon chapitre et que je dévoile le nom de Ginny ! Mais bon ce n'est pas grave ! Pour les questions : Gripoils, tu trouveras toute les réponses dans ce chapitre donc je te laisse le lire ! Merci pour vos review toujours aussi nombreuses !!! Je suis comblée et j'espère en recevoir plein d'autre…Bonne lecture et profitaient des vacances pour ceux qui le sont encore sinon bonne rentrée (comme moi snif !)…
Pensée de Rogue.
Pensée de Théo.
Chapitre 10…
Je n'arrive toujours pas à comprendre la réaction du Seigneur Noir. Quand j'ai lu la missive, je suis resté interdit. Il voulait que je ramène Harry et la sale belette à Poudlard. Je n'ai d'ailleurs pas posé plus de question, l'aura malfaisante qui se dégageait du Lord était assez impressionnante pour empêcher une de mes remarques acerbes. Je ne suis quand même pas suicidaire à ce point. J'ai donc accomplie fidèlement mon devoir mais à quel prix ?
Quand nous sommes arrivés à Poudlard, j'ai automatiquement prévenu le vieux fou de l'arrivée de son « jouet » comme il se plait à l'appeler devant moi. Je n'ai d'ailleurs pas eut besoin de jeter un quelconque sort de métamorphose pour faire croire qu'il réchappait des cachots. Rien que ses yeux vides, son corps malingre et livide achevait de convaincre quiconque le croisait. Dumbledore goba toute l'histoire, surtout quand la gamine insupportable lui raconta qu'Harry avait été abandonné dans un cachot crasseux et qu'il était souvent interrogé. Il a ensuite envoyé l'horrible rouquine à l'infirmerie et m'a chargé de donner un appartement particulier à Harry pour le féliciter et pour qu'il se remette progressivement. Sa charité mal placée m'a écœuré et j'ai dû grandement me contenir pour ne pas le rouer de coups devant ce spectacle de mièvrerie hypocrite. Il avait une fois de plus mentit au garçon, lui assurant qu'il chercherait la cause de son changement d'apparence. Comme si il ne le savait pas. Harry n'avait pas réagit, trop absorbé par je ne sais quelle pensée mais elles ne devaient pas être loin de mon Seigneur.
Je ne sais pas à qui je dois en vouloir le plus. A Dumby, pour vouloir enfoncer le clou sur la détresse de mon fils ou au Lord pour l'avoir mis dans un état catatonique. J'ai peur. Je ne le reconnais pas souvent mais j'ai horriblement peur de ce qu'il pourrait faire. Ici, je ne peux pas le surveiller comme je le voudrais et surtout le Seigneur n'est plus là pour lui redonner gout à la vie. Les cours reprennent demain et je n'ai pas réussit à apprendre quelques notions à Harry. Le Lord ne s'en offusquera pas vu la situation. Il faut dire que ces trois derniers jours n'ont pas été de tout repos.
Qu'est-ce qu'il lui a pris ? Cette question me hante et je ne peux rien y faire. Harry refuse d'en parler, de toute manière, il refuse catégoriquement de parler à quelqu'un. Tout ce que j'ai entendu de sa bouche, c'est son nom quand il s'est éveillé mais dès qu'il a compris que tout cela était réel, il s'est tut et s'est replié sur lui-même. Je ne supporte plus de le voir souffrir comme cela. Il est si fragile. Mon cœur s'est serré quand je lui ai montré ses nouveaux appartements dans la tour nord du château. Ses yeux été emplies de souffrance et de tristesse.
Il est deux heures du matin et cela fait trois heures que je suis sur la même copie. Hermione Granger en plus. Tant pis pour elle, se sera un T (Troll.), je ne suis pas d'humeur. Dumbledore m'a formellement interdit de m'occuper de mon fils. Alors je reste là et je massacre les copies des griffondors idiots et même quelques serpentard y sont passé. Goyle n'a jamais été bon et aujourd'hui ce n'était pas le jour.
Harry était resté recroquevillé sur son lit. Trop grand pour lui, trop froid pour lui, trop sans lui tout simplement. A cette pensée, une larme coula sur sa joue. Tom lui manquait plus qu'il ne l'aurait cru. Il ne cessait de le voir pour à chaque fois s'apercevoir qu'il n'était pas là. Il repensait à ses caresses, ses baisers, ses paroles si tendres. Mais tout était fini maintenant. Il avait été trop loin et Tom l'avait abandonné…lui aussi. Personne ne lui faisait confiance. Rogue lui avait retiré tous ces cadeaux et sa baguette aussi. De quoi avait-il peur ? S'il voulait se faire du mal, il pourrait très bien le faire sans ses dagues et sa baguette. D'ailleurs ce n'était peut être pas une aussi mauvaise idée maintenant qu'il ne pouvait plus jouer de rôle dans la guerre. Il n'avait plus personne maintenant que Tom se fichait de son sort.
Alors il attendrait que la mort vienne le chercher. Il passa ses bras sur ses genoux et recommença à sangloter. Un vide se creusait dans son ventre, il avait terriblement besoin de contact. Sa peau était comme ultra sensible, chacun de ses mouvements le faisait frissonner. Ses appartements lui paraissait froid et sans vie. Il voulait Tom, désespérément. C'est sur ce manque cruel qui lui tordait les veines qu'il s'endormit.
Il se réveilla fourbu et en sueur. Les rêves ou plutôt les cauchemars avaient été légion. Il avait vu un Voldemort plus tyrannique que jamais qui torturait, tuait et massacrait ses amis. Il aurait pu y croire s'il n'avait pas connu les instants de douceur dans les bras de Tom. Mais il n'oubliait pas que Tom Jedusor était aussi Lord Voldemort et il se demandait bien ce que le futur lui réserverait. Est-ce qu'il essaierait de le tuer ? Et lui, pourrait-il se montrer fort face à celui qui faisait battre son cœur désormais ?
Il prit une douche rapidement et s'habilla sans grande conviction. Il commençait par un cours de métamorphose et rien que l'idée de voir le remplaçant de Mac Gonagall lui serrait le cœur. Dumbledore s'était séparé d'elle comme un vulgaire pion, elle si fidèle jusqu'à présent. Il sortit de ses appartements et monta à la tour d'astronomie pour réfléchir un peu. Seul là haut, assis sur les créneaux, la tête penché vers le vide, il repensait à Tom, encore. Il sentit alors une présence derrière lui.
« Que fais tu ici ? »
« Je médite Théo. J'ai besoin de solitude. » Marmonna le petit brun d'un ton morne.
« Oublie ça, tu n'en auras pas. Draco te cherche de partout, Pansy menace quiconque t'aurait vu et je crois que Vince et Greg tabasse un griffondor qui se vante de t'avoir vu détruit par sa faute. Je pense même que Blaise harcèle Rogue, c'est pour te dire. Dès que l'un d'eux aura mis les mains sur toi il ne te lâchera pas. » Fit le serpentard d'une voix calme.
« Théo, je t'en prie, laisse-moi seul. » Le supplia t-il sans se retourner.
« Non. Tu as besoin de parler. On ne parle que de toi au manoir. Le Lord est furieux et les doloris pleuvent. Pourquoi es-tu ici ? » Demanda t-il inquiet.
« C'est Tom qui l'a voulu. Je lui ai déplu. Et comme d'habitude, j'ai fait du mal autour de moi. Alors être là me calme je crois » Répondit le survivant dans un souffle.
« Ne penses pas ça. J'ignore la raison de ton retour précoce ici mais je pense que la situation devrait s'arranger. »
« J'ai dit à Tom qu'il était comme Dumbledore. » Fit Harry en le défiant d'en rajouter.
« Ouche, en effet tu n'y a pas été de main morte mais si c'est la cause de votre dispute, ce n'est rien et puis il a l'air de regretter déjà puisqu'il se venge sur tous ce qu'il peut. »
« Théo, tu sais qui a attaqué Tom ? » L'interrogea le brun en se tournant vers lui.
« Oui, mais je ne sais pas si je devrais t'en parler. J'étais présent lors de l'attaque et tout c'est passé très vite néanmoins je vais quand même le faire. C'est Ginny Weasley. »
Harry ne réagit pas à cette annonce mais fut très surprit. Comment la douce Ginny qu'il connaissait avait pu provoquer un acte d'une telle violence ? Pourquoi avait-elle fait cela ? Et puis Tom n'avait-il pas parlé d'un traître ? Or, la jolie rouquine ne faisait pas parti des mangemorts ?
« Harry, Ginny est un agent double au service du Lord. Son rôle a toujours été très ambiguë c'est pour cela que personne a part nous cinq maintenant six sommes au courant. Je crois qu'elle a été recrutée en même temps que ses frères. Cependant il semblerait qu'elle est retournée sa veste. Tu sais Ginny est une fille particulière. Tu ne l'as connaît pas vraiment. Allez viens, tu vas être en retard en cours. » Finit Théo un peu nerveux.
Harry resta impassible et pris la main que son ami lui tendait pour descendre de son perchoir. Ils allèrent en cours chacun de leur côté méditant sur l'échange qu'ils avaient eu. Le petit brun essayant d'intégrer toutes les informations qu'il venait de recevoir et Théo se maudissant de la situation désastreuse.
Alors c'est pour cela que le Lord est tant furieux ! Cela ne m'étonne pas, mon père m'avait averti que le Seigneur s'était adouci considérablement depuis qu'Harry était à ses côtés. Maintenant, mon petit griffy est seul et déprimé et le chef est d'une humeur massacrante. Je devrais peut être lui faire part de mes suppositions concernant sa chère rouquine. Il sait peut être qu'elle était obsédé par lui pendant longtemps mais sait-il qu'elle a tout fait pour se mettre dans les draps du Lord ? Peut être ne devrait-il pas le savoir après tout, cela ne ferait que compliqué la situation et je ne tiens pas à recevoir de doloris. Pourtant, il se laissera manipuler par cette garce s'il reste dans l'ignorance. Pansy m'a dit qu'elle convoitait toujours le titre de Reine des ténèbres alors le fait que le Lord ait été attaqué le lendemain de l'annonce du nouveau titre d'Harry n'est peut être pas qu'une simple coïncidence ? Je garderais un œil la dessus. Mais cette fois ci je resterais en retrait. Je n'ai pas envie qu'à cause de moi, il arrive du mal à mon griffy. J'ai déjà échoué en ralliant Mac Go à notre cause alors cette fois ci je réfléchirais à deux fois.
Loin des préoccupations de son ami, le prince des griffondor entra dans la salle de métamorphose pour se retrouver face à face avec un de ses anciens cauchemars.
« Monsieur Potter, je vous ai déjà dit que vous n'étiez pas au dessus de tous le monde. Vous avez une minute de retard, par conséquent vous serez en réunion avec moi à 20 heures ce soir. Asseyez-vous. » Résonna la voix onctueuse et méprisante de Dolorès Ombrage.
Surpris, Harry ne répliqua pas et s'assit tranquillement à sa table au fond de la classe, seul. Il entendit alors ce à quoi il s'attendait c'est-à-dire des points en moins pour sa maison. Il soupira en sortant son parchemin mais garda le silence. Il savait bien que s'il réagissait cela ne ferait que compliqué la situation et l'aggraver. De plus, il n'avait vraiment pas la tête à tenir contre ce crapaud, ses pensées étant totalement focalisé sur un beau brun ténébreux.
Le cours se déroula, contre toutes attentes très bien. A part le fait, que maintenant les griffondors semblait le regarder avec méchanceté. Mais il s'en fichait bien, méchanceté ou pitié pour lui cela revenait au même, il était toujours seul.
Quand la sonnerie du cours retentit, il ramassa le plus vite qu'il pu ses affaires et s'échappa de la salle de classe devenu salle de torture. Il fut happer par deux bras puissant qui le plaquèrent contre le mur d'en face et frissonna à ce contact. Il leva la tête et reconnu le couple de l'année : Ronald Weasley et Hermione Granger.
« Suis-nous. »
Ce furent les seuls mots qui furent prononcé avant que ses deux « amis » s'engouffrent à travers la porte d'une salle de classe vide. D'un pas nonchalant, il les suivit et s'installa sur un bureau face à une Hermione, les bras sur sa taille en signe d'exaspération et à un Ron, rouge comme une tomate.
« Qu'as-tu à dire pour ta défense ? » Entama la brunette d'une voix forte.
« Je ne comprend pas de quoi tu parles, Mione. Explique-toi. » Répondit le brun d'un ton las.
« Moi, m'expliquer ? C'est une blague ? Se serait plutôt à toi de nous dire ce que tu fous en ce moment ! » Rétorqua t-elle dans un rire faux.
Harry ne savait plus quoi penser. Les deux griffondors voulait une explication mais sur quoi ? Lui, n'avait rien fait. Ce n'était pas lui qui avait abandonné ses amis, ce n'était pas lui non plus qui manipulait les gens pour son propre intérêt, ce n'est pas lui aussi qui ne voyait pas quand son meilleur ami allait mal. Par contre c'était lui qui se faisait battre, c'était lui a qui on avait menti, c'était lui qu'on prenait pour un simple moyen de vengeance, c'était lui qui était seul, c'était lui qui avait perdu le seul amour qu'il recevait d'une personne un tant soit peu honnête envers sa personne, c'était lui qui voulait ne plus exister tout simplement. Mais il doutait que c'était l'explication que ses « amis » voulaient entendre. Alors en attendant, il ne faisait rien, à part essayer de refouler le désespoir qui l'envahissait pour ne pas éclater en larmes et leur crier dessus. Il ressentait de la haine de la part de ses camarades et il n'arrivait pas à savoir pourquoi ? Peut être que cela avait toujours été ainsi et que son pouvoir ne lui montrait que maintenant.
« Tu oses même nous snobé ? Mais quel culot ! » Renchérit Ron.
« Je…je ne comprend pas ! Pourquoi ?... » Débuta le survivant.
« Pourquoi ? Voila la question est posée. Pourquoi Harry, tu nous as ignorés du jour au lendemain ? Pourquoi tu t'es allié avec ses saletés de serpentard ? Pourquoi il a fallut que tu te laisses enlevé sans grande résistance ? Pourquoi il a fallu que Ginny te sauve ? Mais tu vas nous dire que tu ne sais rien comme d'habitude. Alors ouvres bien tes oreilles, restes loin de nous espèce de traître ou alors je n'hésiterai pas à me servir de ma baguette ! Est-ce clair ? Tu me dégoutes ! Monstre. » Conclut Hermione en criant.
« Tu n'es plus rien maintenant pour nous. Tu n'es plus mon frère. » Acheva Ron en entrainant sa petite amie hors de la salle.
Une minute passa ou peut être était-ce une heure ? Harry n'aurait su le dire. Il restait là, assis sur ce bureau, trop choqué par les propos que ses anciens compagnons de route avaient tenu. Un lâche, un traitre, et ce mot qui revenait sans cesse : monstre. Au bout d'un moment indéfini, il se leva et se dirigea d'un pas mécanique vers ses appartements où il s'effondra sur son lit après avoir donné le mot de passe : Loveless.
Séverus entra d'un pas rapide dans sa salle de classe avec toujours l'espèce de sangsue de Zabini sur les talons. Cela faisait une bonne demi-heure qu'il le harcelait à nouveau. Merlin, il n'avait même pas pu prendre son café ce matin tant le serpentard était déterminé à trouver Harry. C'est donc avec une joie non feinte qu'il aboya aux élèves de rentrer dans la salle. Il était 11h pile et le cours pouvait maintenant commencer mais il se rendit compte que Blaise était toujours à côté de son bureau. Il lui jetta un regard noir et interrogatif.
« Je vous l'avez dit monsieur. Où est Harry ? Il n'est même pas venu en cours de potion. » Soupira le brun.
« Zabini, pour votre santé je vous conseille grandement de vous asseoir ou alors je vous assure que légume à St Mangouste sera un projet d'avenir très prometteur pour vous. » Fit Rogue de sa voix habituellement froide.
Le jeune vert et argent déglutit et se dit qu'il avait atteint ses limites dans la « cherche au Potter ». Il alla donc s'asseoir et lu attentivement les consignes de la potion affiché au tableau. Séverus, par contre, n'arrivait pas le moins du monde à se concentrer. Comme pourrait-il faire autre chose que de s'inquiéter pour son fils qui a peine le premier jour d'école, ratait déjà des cours. Le sien en plus, avant, il aurait compris mais maintenant Harry savait qu'il n'avait plus rien à craindre de lui, que tout ceci n'était qu'une grande mascarade.
Il prit donc un parchemin et écrivit au Lord une courte missive sur l'état de son fils. Il avait été aussi loin qu'il avait pu pour dénoncer l'attitude inadmissible de son chef. Mais il s'était quand même retenu car même si il était dans les favoris du Lord, un doloris n'était pas exclu surtout si comme Lucius lui avait dit, le maître était furieux. Le cours se déroula ensuite sans anicroches. Avec 135 point en moins pour Griffondor, 120 points pour Serpentard, un blessé à l'infirmerie, et trois chaudrons à remplacer. Un cours classique en somme. Une fois l'heure terminer, il se jetta hors de sa salle et partit à la recherche d'Harry mais au détour d'un couloir, il trouva non pas son fils mais l'affreux bonbon sur jambes : Albus Dumbledore en personne. Celui-ci l'enjoignit à le suivre dans son bureau.
« Que me voulez vous, je suis pressé. » Commença Rogue à peine entré.
« Vous chercher Harry ? » Demanda Dumbledore d'une voix malicieuse dont il fallait absolument se méfier.
« Si vous le savez pourquoi me poser la question. Maintenant si vous n'avez pas d'autre chose à me dire… »
« Ne me parlez pas comme ça ! Je suis très mécontent de votre fils. Il ne satisfait plus ces derniers temps. » Fit Dumbledore d'un ton faussement navré.
« Peut être devriez vous le ménager un peu. Son séjour chez le Lord n'a pas été très profitable pour lui. » Répondit du tac o tac Séverus sarcastiquement.
« Je lui ai donné un appartement pour qu'il se remette, il devrait s'en sortir non ? »
« Vous lui avez donné ce droit parce que vous avez retourné la population sorcière contre lui ! J'ai bien vu les comportements des griffondors aujourd'hui et j'ai entendu certain commentaire affligeant. Vous êtes une… »
« Surveillez vos paroles, cela pourrait être regrettable. Néanmoins, vous avez raison mais c'est la seule manière pour pouvoir le garder sous ma coupe. Harry devra rester confiné dans ses appartements dès la fin des cours et qu'il ne me désobéisse pas ! Je veux également que vous l'entrainiez à l'affrontement demain. Je devrais m'absenter l'après midi. »
« Ce sera fait. Puis-je me retirer ? » Demanda narquoisement Séverus.
« Allez-y et demain, je ne veux pas que vous sortiez de vos quartiers avec Harry. » Fit le vieux sorcier comme un avertissement.
« Bien. » Lâcha froidement Rogue avant de se hâter vers la sortie.
Pendant ce temps, Draco arrivait devant la chambre de notre petit brun et toquait comme un Troll des montagnes sur le tableau qui refusait de le laisser passer. Voyant que son raffut ne servait à rien, il décida de revenir plus tard avec des renforts. Pansy devrait faire sortir l'ours de sa tanière. Mais à peine eut-il tourné le dos qu'un bruit de coulissement se fit entendre. La porte venait de s'ouvrir sur un Harry aux yeux rougis d'avoir trop pleuré.
« Oh Merlin Harry ! Je me suis fait du souci pour toi. » Déclara le blond en enlaçant son meilleur ami.
« Pardon. » Fit le petit brun tout penaud en se dégageant de l'étreinte sous les yeux surpris de son camarade.
« Laisse tomber. Je suis rassuré maintenant. Bon, ne restons pas dans le couloir, entrons. » Fit Draco en entraînant le jeune homme dans le petit salon.
Il alluma un feu car la température de la pièce était glaciale. Il avait d'ailleurs juré avoir vu Harry trembler. Il inspecta le griffondor sous toutes les coutures et secoua la tête négativement. Il avait reperdu son sourire, son teint était livide, et des cernes avaient élues domicile sous ses yeux ternes. Harry s'assit dans le fauteuil près de la fenêtre et contempla d'un regard hypnotisé le feu dans l'âtre.
« Théo m'a tout dit, sous la menace, mais il a quand même fini par tout me dire. Harry, il faut que tu te reprennes, le Lord sera furieux quand il te verra dans cet état. » Tenta de la convaincre Malfoy.
« Il se fiche de moi alors il ne dira rien. C'est fini maintenant, je n'ais plus personne. Ron et Hermione m'ont dit que j'étais un traître, un monstre et ils ont raisons. » Finit tout bas le jeune homme.
« Depuis quand la belette et le castor ont raison ? Ils ne savent pas qui tu es vraiment ni ce que tu as traversé alors laisse les et puis nous on est là. Que tu le veuille ou non, tu n'es plus un griffondor mais un serpentard maintenant. Harry, tu fais parti de notre famille et je t'assure que la situation va s'arranger. J'ai d'ailleurs demandé une audience au Lord ce soir… »
« NON !, je ne veux pas que tu lui parles. S'il te plait Dray… » Supplia le petit brun soudain désemparé.
« Je suis désolé petit frère mais ma décision est prise. Les Potter et les Jedusor sont trop fier pour que la situation s'arrange d'elle-même alors je vais t'aider. Et puis j'ai vu parrain écrire une lettre au Seigneur des Ténèbres et crois moi il n'a pas été tendre. »
« Mais, vous allez vous prendre un doloris… » Souffla le brun triste de faire encore indirectement du mal aux gens qu'il aimait.
« Non car vois tu, le Lord a une faiblesse : toi et en le faisant culpabiliser, on ne risque rien. » Fit Draco sur le ton de la confidence en ajoutant un clin d'œil complice.
Un sourire réapparut sur le visage du prince des ténèbres mais il fut vite effacer quand il vit l'heure. Sa retenue avec Ombrage commençait dans cinq minutes. Il se leva affolé et après avoir vaguement informé son ami de la raison de son départ précipité, il s'en alla en courant à travers les couloirs. Draco resta un instant encore devant la cheminée et sortit pour aller lui aussi à son rendez vous.
Voldemort augmenta l'intensité de son doloris. Quel incapable ce mangemort ! Puis, voyant les regards ahuris de ses sujets, il leva le sort, libérant le pauvre homme de sa torture. Sans un mot, il s'éclipsa dans son salon privé et s'assit dans le fauteuil près du feu. Il repensa à son âme sœur et la dispute qui s'en été suivie. Absurde était le seul mot qui lui revenait à l'esprit. Il s'était laissé emporter comme un stupide griffondor. Tout son corps appeler son amant et lui hurlait d'aller le rejoindre pour le réconforter. Mais sa fierté l'en empêchait et il resta là, assis, à ruminer son comportement. Séverus lui avait envoyé une lettre l'informant des dernières nouvelles de son chaton et elles n'étaient pas bonnes.
Anéanti, replier sur lui-même, mutisme, tels étaient les mots pour décrire l'état d'Harry. Il regrettait déjà mais il ne pouvait pas revenir en arrière, plus maintenant. Dans un soupir à fendre l'âme, il se leva et se rendit dans la salle du trône pour rencontrer Malfoy Junior.
« Mon Lord » Fit Draco en effectuant une révérence.
« Draco, je te préviens je suis de mauvaise humeur en ce moment alors je te conseille d'être bref et surtout d'être venu pour une bonne raison. » Déclara le Lord d'une voix froide.
« Mon Seigneur, Harry va très mal. Ombrage est revenu à l'école et l'a déjà mis en retenue. J'ai peur qu'elle ne lui fasse encore du mal. Il est très faible et elle va en profiter… »
« Séverus m'a déjà dis tout ça. Tu ne m'apprends rien. »
« MAIS COMMENT VOUS POUVEZ RESTER LA A NE RIEN FAIRE ALORS QUE HARRY NE VA PAS BIEN DU TOUT ! LUI IL VOUS AIME ET VOUS VOUS EN FICHEZ COMME DE VOTRE PREMIER BALAI ! C'EST INCROYABLE IL REFUSE MEME QU'ON LE TOUCHE, J'ARRIVE PAS A Y CROIRE ! » Hurla Draco puis s'arrêta brusquement choqué de son ton.
Le Lord le fixait sans réagir. Son mangemort venait de lui hurler dessus et le pire c'est qu'il trouvait que c'était avec raison. Que faisait-il là sur ce siège sans son chaton à ses côtés. Il devait le voir maintenant. Enfin d'abord il allait rassurer Draco et l'empêchait de faire une crise cardiaque à seulement 16 ans.
« Draco, tu ne va pas mourir aujourd'hui car je trouve que tu as raison mais élève encore une seul fois la voix contre moi et je te certifie que se seront les derniers mots que tu prononceras. » Conclut-il en se relevant.
« Oui maître. Pardonnez-moi maître. Je m'excuse maître. » Bafouilla Draco rouge de honte.
« C'est bon. J'irais voir Harry ce soir. Quand reviendra t-il de sa retenue ? »
« Je ne sais, cela dépendra du crapaud mon Seigneur. »
« Elle a pas intérêt à le retenir longtemps dans ce cas. » Conclut le Lord en serrant les dents.
Draco entendit quand même la dernière parole de Voldemort et sourit mais se reprit très vite et disparut sous le regard noir de son chef.
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Voici un nouveau chapitre de bouclé ! Alors votre avis ?
Le prochain chapitre sera pour demain ou lundi !
Cela sera principalement la réconciliation entre notre Ryry et Tom et les véritables intentions de Ginny seront dévoilés voir un accrochage en règle avec Pansy mais je ne suis pas encore sûr si ça vous tente faîte m'en part !
Merci de m'avoir lu !!!
A bientôt
Gros bisous
Jalana.
