Bonsoir!
Me revoici donc avec un nouveau texte... Qui fait cinq pages open office. Ça change des textes habituels de Frying Pan qui font généralement une à deux pages... Mais passons.
Voilà donc la suite. Qui sait, peut-être qu'après ça, je ferais enfin de vrais chapitres avec une longueur correcte? On verra bien.
Bref.
Disclaimer: Sophie et les univers des Cinq Légendes et de Guardians of Childhood ne m'appartiennent pas, seuls les OC sont ma propriété.
Une bonne chose de faite. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture ^^
.
.
Installé l'un en face de l'autre, Sophie et Karl se regardaient en chien de faïence. Ils étaient dans un café et étaient là pour se mettre d'accord sur le jour où Ian rencontrerait enfin son père. Ils auraient pu le faire par téléphone mais non. Officiellement, Sophie voulait faire face à son ex. Officieusement, elle voulait en profiter pour mater. Mais ça, c'était un détail.
L'atmosphère tendue redescendit quelque peu lorsque le serveur déposa sur leur table un café -pour Karl- et un chocolat chaud -il faisait froid et elle avait envie de se réchauffer mais avait horreur du café et du thé- pour Sophie.
« Donc... Dimanche à neuf heure, je serais chez toi, commença Karl lorsque la jeune femme le coupa.
_Onze heure. Neuf heure, c'est trop tôt. Surtout un dimanche matin. »
Karl retînt un commentaire sur l'incapacité de Sophie à se lever « tôt » un week-end et accepta d'un hochement de tête. D'un geste nerveux, elle extirpa de son sac un calepin et déchira une des pages pour y noter son adresse. Le bout de papier plié en quatre rejoint bien vite la poche de Karl tandis qu'un nouveau silence s'installait entre eux.
« J'amènerais ma fille.
_Pardon? »
Les yeux exorbités, Sophie fixa Karl de ses yeux: ne pensait-il pas qu'une rencontre avec son père était déjà bien suffisant pour Ian, sans qu'en plus on y rajoute une demie-sœur?! Visiblement non puisqu'il continua à siroter sa boisson tranquillement, comme si rien n'était.
« Donc... Dimanche à onze heure. »
.
XXX
.
C'était le grand jour. L'appartement était absolument impeccable -Sophie avait prit son week-end pour faire le ménage de fond en comble- et Ian était levé et habillé, tout comme sa mère. Il était maintenant onze heure, Karl et sa fille -Glacen si elle ne se trompait pas- allaient arriver d'une minute à l'autre.
Nerveuse, Sophie triturait une de ses mèches de cheveux tandis que Ian la fixait suspicieusement.
« Maman? Qu'est-ce qu'il y a? On attend quelqu'un? »
Elle sursauta presque et se tourna vers lui.
… Mais comment allait-elle à Ian que son père venait? Bon pour commencer, Sophie devait rester calme et lui annoncer avec tact que Karl venait et lui expliquer qui était-ce. Rien de bien compliqué, en somme.
« … Ton père arrive parce qu'il veut te connaître après plusieurs années sans chercher à prendre de nouvelle et j'ai peur que ça se passe mal parce que ce boulet relationnel amène avec lui sa fille qui est du même coup ta demie-sœur que tu n'as jamais vu! En plus, il me semble qu'elle s'appelle Glacen mais je suis même pas sûre que ce soit son nom! Et comment je vais me comporter avec Karl? Et la gamine?! Oh mon dieu, c'est une catastrophe! Jamie, Bunny, papa, maman ou Jack, au secours! Sauvez moi, je sais pas quoi faire! »
Pour le calme et le tact, on repassera.
Ian la fixa, les yeux ronds, assimilant le flot continu de paroles qui cessa brusquement lorsque l'interphone sonna. Aussitôt, Sophie plus pâle que la mort se dirigea vers celui-ci et ouvrit aux deux visiteurs.
Ils attendirent deux petites minutes qui leur parurent être une éternité quand enfin, la sonnerie de la porte retentit. Mécaniquement, Sophie alla leur ouvrir tandis que Ian -resté dans le canapé- se penchait vers l'embrasure de la porte pour voir les deux visiteurs arriver.
Glacen était une très jolie petite fille -qui aurait sans nul doute du succès auprès de la gent masculine dans quelques années- qui avait hérité des yeux bleus et des cheveux lisses et bruns de sa mère. En vérité, il était même difficile de croire qu'elle était la fille de Karl: ils ne se ressemblaient pas, à quelques détails près.
Arrivée dans le salon, son regard se fixa aussitôt sur Ian qui lui adressa un timide salut de la main. Lorsque Karl entra dans la pièce, le petit garçon se ratatina sur place, n'osant lever les yeux vers son père. Sophie soupira: le problème avec Karl, c'était que quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, il faisait toujours intimidant. Même affublé d'un tutu rose à pois verts et jaunes décoré de dentelle, nœuds multicolores et autres froufrous, il le serait.
Un silence gêné s'installa dans la pièce jusqu'à ce que Sophie se décide à le briser.
« Bon alors... Karl, voici Ian... Ian, je te présente Karl, ton père... Et c'est jeune fille est Glacen, ta demie-sœur... »
Le sourire lumineux que Glacen adressa à Sophie lui confirma qu'elle ne s'était pas trompée de prénom. Les minutes passèrent jusqu'à ce que Ian emmène sa petite sœur dans sa chambre, laissant les deux adultes seuls.
Karl ouvrait la bouche pour dire quelque chose quand son téléphone sonna. Il décrocha, une moue agacée sur le visage.
« Maïa, je suis avec ma fille et mon fils... Oui j'ai un fils! Et avant que tu ne commence à dire que je t'ai trompé sache qu'il est né quatre avant Glacen et... Oui, la mère du gamin est avec moi pourquoi? »
Il éloigna le téléphone de son oreille lorsque la dénommée Maïa s'égosilla au téléphone, visiblement en pleine crise de jalousie. En soupirant, Karl posa le téléphone sur la table et laissa son interlocutrice hurler.
« Elle peut continuer comme ça pendant une heure. Sinon, il s'agit de Maïa, ma nouvelle petite amie...
_Qui sera reléguée au rang d'ex si elle continue de te hurler dessus comme ça, je suppose? »
Un sourire narquois signifiant que Sophie connaissait bien Karl fendit ses lèvres tandis que Maïa continuait à s'égosiller, clamant qu'elle avait tout entendu.
.
XXX
.
« Dis, tu connais Jack Frost? »
Glacen haussa un sourcil et pencha la tête sur le coté. Ian s'installa sur son lit et commença à parler de l'idole de son oncle.
« C'est l'esprit de l'hiver! Il est visible pour ceux qui croient en lui! Moi je l'ai déjà vu parce que tonton Jamie et ma mère le connaissent depuis qu'ils sont petits!
_Comment ils l'ont connu? »
Ian n'attendait que cette question. Aussitôt, il raconta à Glacen -qui l'écouta sans l'interrompre, visiblement fascinée- le combat contre Pitch tel que ses cousins et lui-même l'avaient entendu quand ils étaient plus petits.
« Et voilà, conclut-il. Jack est devenue une des Légendes avec le Sab, Fée, Nord et Bunny.
_Tu les as déjà vu toi?
_J'ai vu de loin Sab mais je ne lui ai jamais parlé... Par contre, j'ai déjà rencontré Jack et Bunny, répondit Ian avec un immense sourire.
_La chance... J'aurais bien aimé les voir moi aussi, répondit Glacen, visiblement déçue de n'avoir jamais eu la possibilité de connaître le Père Noël ou la fée des dents. »
Se voulant réconfortant, Ian ajouta que si elle venait les voir en hiver, elle pourrait peut-être voir Jack. En réfléchissant, il finit par lui parler de Seraphina: il allait voir Dame Nature dans la clairière parfois.
« Bon, c'est pas Bunny c'est sur et elle est agréable qu'une fois sur deux... Mais c'est une esprit quand même! Et puis, elle m'a promit qu'elle m'emmènerait voler un jour.
_Tu crois qu'on pourrait aller la voir, demanda Glacen. »
.
XXX
.
Le repas fut un moment parfaitement calme. Chacun face à son assiette de spaghettis cherchait quelque chose à dire. Finalement, ce fut Karl qui brisa le silence.
« Les enfants, que voudrez-vous faire cet après-midi? »
Glacen et Ian se regardèrent. Pendant l'espace d'un instant, Sophie eu l'impression que son fils et la petite fille communiquaient par le regard. D'une certaine manière, cela lui rappelait Jamie et elle. Un sourire attendri étira ses lèvres lorsque les deux enfants se tournèrent vers Karl et elle.
« On veut aller en forêt! »
Ils avaient crié ça en parfaite synchronisation et malgré les réticences de Karl -ses vêtements de marque allaient être tâchés- Ian et Glacen eurent gain de cause: on leur avait demandé ce qu'ils voulaient faire? Eh bien ils souhaitaient aller dans la forêt. Et ce n'était pas négociable.
Ce fut ainsi que telle une joyeuse petite famille, ils se retrouvèrent dans les bois. Armé de la poêle -Ian avait insisté pour la prendre tandis que Glacen s'armait d'une louche- Ian abattait fougères et ronces se mettant en travers de sa route.
« Pourquoi a-t-il voulu prendre cette poêle, demanda Karl une fois que les enfants se furent un peu éloigné.
_Une fois, il faisait un cauchemar, je l'ai réveillé et pour le rassurer, je lui ai fais croire que j'avais chassé le croquemitaine qui lui donnait des cauchemars avec la poêle, mentit-elle. »
Karl accepta la réponse, se faisant la réflexion que Ian avait dû raconter cette histoire à Glacen et qu'elle l'avait cru, prenant la louche pour se défendre contre un croquemitaine imaginaire.
XXX
La sortie se passait bien, jusqu'à ce que Karl reçoive un appel. Sophie ne savait pas de qui il s'agissait, mais au vu du pli soucieux qui barra le front de son ex, ça devait être grave.
« Je suis désolé, mais je vais devoir rentrer... Une affaire urgente. Peux-tu garder Glacen le temps que je revienne la chercher? Merci, tu es un ange. »
Il avait dit cela sans laisser le temps à Sophie de parler. A peine Karl fut-il hors de vue qu'elle se mit à pester contre les goujats précieux, qui délaissaient leurs enfants pour une affaire quelconque et qui laissaient la mère de l'ainé des gamins faire la babysitteur.
De leur coté, Glacen et Ian regardaient, hypnotisés, le trou qui leur faisait face. Au-dessus de celui-ci, un vieux lit de bois branlant dont plusieurs lattes manquaient à l'appel. Le trou semblait ne pas avoir de fond et régulièrement, les deux enfants avaient l'impression de voir à l'intérieur des ombres mouvantes.
« C'est le repaire de Pitch, murmura Ian.
_Ça a l'air effrayant... »
Ils se penchèrent un peu plus au-dessus du trou, essayant de voir quelque chose à travers cette obscurité, tandis que Sophie balayait du regard le paysage pour les repérer. Une fois cela fait, elle les appela, les faisant sursauter.
Et ce qui devait arriver arriva: en sursautant, Ian tomba dans le trou, entrainant avec lui Glacen. En courant, Sophie rejoint le trou, tandis que son visage perdait toute trace de couleur en reconnaissant le lit délabré.
« Les enfants?! Les enfants, vous allez bien?! »
Au bout d'un moment qui parut une éternité à Sophie, un « tout va bien » résonna. Une vague de soulagement l'envahit mais elle fut bien vite balayée par de l'inquiétude: les cauchemars et Pitch... Sophie ne souhaitait pas savoir ce qu'il pouvait y avoir d'autre à l'intérieur. Et pourtant, il allait bien falloir qu'elle l'apprenne: il était hors de question que Sophie laisse les enfants seuls le temps d'aller chercher du secours...
Sans plus réfléchir, elle demanda à Ian et Glacen de s'écarter avant de sauter dans le trou.
« Mais maman, comment on va faire pour remonter, demanda Ian en avisant la hauteur. »
C'était une excellente question. Sophie n'avait pas voulu être séparée d'eux et avait sauté sans réfléchir. Son regard se posa sur la poêle et un sourire fendit ses lèvres.
« On va demander à notre grand ami le croquemitaine... Glacen, Ian... Je compte sur vous pour transformer les cauchemars en jolis rêves... Moi, je m'occupe de Pitch. La poêle. »
Leur périple dans l'antre du croquemitaine commença alors.
.
.
Je pense que tout le monde se doute que Pitch va faire son grand retour dans le prochain texte. Et je vais enfin pouvoir introduire une scène que j'ai en tête depuis longtemps. Pour donner une petite idée, je l'ai depuis le 26 décembre 2012. Ne cherchez pas à savoir comment j'arrive à me rappeler de la date, ce serait un peu long à expliquer.
Bref.
Ensuite. Glacen. A la base, elle ne devait pas apparaître -ou alors, seulement dans de possibles bonus-, il ne devait y avoir que quelques allusions à elle. Et puis entre sa version de base et maintenant, elle a bien changé: à la base, Glacen était une Karl bis. Et maintenant elle est telle qu'elle l'est dans le texte.
Sur ce, je vous dis à la prochaine ^^
