Rebirth : Chapitre 3 : Nouveau Départ
Je m'étais levée aux aurores. Bien que mes affaires fussent prêtes et rangées bien correctement dans mon paquetage, je ne pus m'empêcher de les vérifier à nouveau, de peur d'oublier quelque chose. J'avais pris le maximum d'affaires pour ne pas oublier Tanzia. Depuis des jours je passais mon équipement en revue : Aiguisage, résistance, coutures de mon armure, potions de soins diverses, etc... Tout devait être prêt, mais je défaisais tout chaque nuit, vérifiant tout encore et encore … Et ce matin là encore. Yukan avait dressé une liste qui lui avait permise de s'assurer de tout prendre. J'aurai du faire pareil… Mais bon, l'important était que tout soit prêt pour le jour de notre départ.
Nous nous sommes rendues au Port de Tanzia. C'était la première fois qu'il était tant animé. Tous les nouveaux Hunters partaient le même jour, et de ce fait, de nombreux navires mouillaient l'ancre au port, leurs magnifiques voiles de toutes les couleurs flottant aux vents chauds du Sud. Les marins chargeaient leurs navires de provisions en vue du long voyage qui les attendaient. Les Capitaines des différents navires se faisaient difficilement entendre, appelant les différents Hunters qu'ils devaient mener à bon port. Nous recherchions notre navire dans ce flot incessant. Mais au final, ce fut lui, qui nous trouva : Un homme… non, un Wyvernien, nous faisait signe. Il était à bord d'un des plus gros bateaux du port. De la proue à la poupe, il devait faire au moins une trentaine de mètres. L'eau se reflétait dans sa coque en bois fort. Une lourde ancre pendait sur son flanc. Une fois à bonne distance, le Wyvernien nous interpella de nouveau :
-Eh oh ! Ah, c'est vous les sœurs phoenixiennes ! Allez-y, grimpez à bord !
Il semblait bien connaitre mon peuple, vu qu'aucune description n'avait été donnée d'aucun Hunter. Mais bon, quand si vous mesuriez deux mètres quinze et votre sœur un mètre quatre vingt dix huit, que vous aviez d' interminables cheveux rouges ardents flottant comme la voilure des bateaux, ce serait difficile de passer inaperçu, même au milieu d'une foule. Lorsque nous avons embarqué, nous avons pu alors découvrir la majesté de ce navire : de somptueuses gravures recouvraient l'ensemble du pont, tellement vernis que l'on pouvait se voir dedans. J'étais émerveillé, avant je n'étais jamais monté à bord d'un tel navire. Puis j'entendis des rires. L'équipage riait de mon engouement pour leur navire :
-Ahahah ! Ce bon vieil Argosy fait toujours son effet auprès des nouveaux !
Le capitaine s'amusait en nous regardant.
Je me nomme Wyros. Je suis le capitaine de l'Argosy depuis plusieurs décennies, et aujourd'hui votre serviteur, ainsi que tout l'équipage. Nous vous mènerons à bon port, contre vents et marées !
Merci de votre gentil accueil. Je me nomme Daitan.
Et moi je suis sa sœur, Yukan.
Je ne vous présente pas Jack, notre père…
Jack, LE Jack à la Hache Rouge ? C'est votre père ?!
Des murmures s'élevèrent de l'équipage, et Papa prit la parole :
Oui, je suis bien Jack à la Hache Rouge, en chair et en os ! Le père adoptif de ces deux charmantes jeunes filles.
C'est un honneur de faire votre rencontre, Monsieur. Après avoir montré à vos filles leurs appartements, nous partirons tant que les conditions sont favorables, de sorte à arriver le plus rapidement possible à… Où devez-vous vous rendre, d'ailleurs.
Je sortis la lettre que nous avions reçue. Pour garder le suspens, je n'avais pas regardé le lieu de notre destination.
C'est écrit que nous sommes envoyées aider la population du Royaume du Roi Ryyad, dans les Terres de Feu?
Les Terres de feu ? Ils ont leur armée pourtant… Ce n'est pas de bon augure….
Pourquoi ça ?
Car ils sont très débrouillards, et ont toujours réussi à se débarrasser des monstres gêneurs ! Ce doit être un monstre de catégorie supérieure.
Surement …
Bon ce n'est pas tout, mais nous devons nous préparer à larguer les amarres, Capitaine. Une tempête se prépare et nous risquons de devoir l'affronter.
Oui, je l'ai aussi senti… Monsieur Jack, pourriez-vous faire vos adieux à vos filles, nous devons partir.
Oui ça ne sera pas long…
Nous redescendîmes sur le quai. Jack nous prit toutes les deux dans ses bras. Il pleurait, mais de bonheur. Je me mise aussi à pleurer, puis Yukan. Lorsque ce fut fini, Jack prit nos mains et nous dit :
Restez toujours unies, promettez le moi. Nous nous reverrons, un jour, ne vous souciez que de vous deux, et tout ira bien. Maintenant allez-y, on vous attend à bord.
Prends soin de toi Jack… On se reverra bientôt, d'accord ?
Oui, on se reverra bientôt, je vous le promets.
L'équipage eut fini de monter nos bagages et nous avons pris la mer pour de bon. Je saluais Jack encore une fois, une dernière fois…
Nous partions pour un nouveau départ, vers l'inconnu. Cette fois, plus de secondes chances, la moindre erreur pourrait être fatale en condition réelle… Nos capacités physiques allaient être mises à rude épreuve, mais nous pouvions compter l'une sur l'autre et ceci allait faire la différence !
Le voyage se déroula sans encombre, malgré que Yukan ait découvert qu'elle avait le mal de mer. Pour ma part, le tangage des vagues ne me gênait pas, au contraire il m'apaisait et me permettait de relativiser. Nouveau départ, nouvelle vie, nouvelles rencontres, nouveaux horizons…
Je perdis la notion du temps pendant notre voyage sur l'Argosy, passant mon temps dans les cordages avec l'équipage, ou bien en haut du grand mat pour observer la beauté de l'océan, si calme. Aucun remoud n'osait troubler sa sérénité, et la notre par la même occasion.
Un matin, alors que je dormais sur la proue, j'entendis un des hommes de l'Argosy crier « Terre à l'horizon ! ». Enfin notre périple touchait à sa fin. Nous nous sommes mis à nos postes avec l'équipage, pendant que Wyros surveillait Yukan, toujours malade. Nous avons mouillé l'ancre dans le port de la cité. Le port était totalement différent de celui de Tanzia : il était beaucoup plus aménagé, de nombreux magasins y étaient installés, et des thermes alimentés, par les eaux de la montagne, chauffées par les coulées de lave souterraines, avaient l'air d'être très plébiscitées. La zone marchande située autour semblait aussi prospère : les échoppes marchandes fleurissaient un peu partout, et les nombreux échanges commerciaux entretenaient de bonnes relations entre les grands royaumes. Laa cité en elle-même se situait en dehors de sa zone commerciale, quelques kilomètres plus loin. Nous nous sommes donc mis en route avec l'équipage et un troupeau d'Aptonoths pour transporter nos armes ainsi que le reste de notre équipement. Finalement, la route fut plus longue que prévue, et à la tombée de la nuit, nous n'avions toujours pas atteint notre destination. Heureusement, nous avions aperçu des habitations un peu plus loin. Une fois arrivés, nous nous sommes rapidement rendu compte que ce n'était pas un village, du moins ça ne l'était plus. Des décombres de charpentes, des éclats de rochers, du sang, des corps… Du sang, des corps…. Encore, encore… Partout, enfants, adultes, vieillards… encore du sang, des corps…. Ce n'était pas possible… pas encore…
Je tombais les genoux à terre, complètement pétrifiée. Encore un drame… Pourquoi, pourquoi ?! Yukan vint à moi, me pris dans ses bars, et me serra contre elle. Elle me murmura quelque chose, un chant phoenixien. Je suis restée en figée plusieurs minutes, avant de me ressaisir. Je décidais d'enterrer tous ces pauvres gens, pour qu'ils puissent avoir un repos digne. Je pris une pelle, puis alla trouver un endroit qui pourrait les accueillir. Une clairière me semblait parfaite. Je récitais une incantation, puis fit s'embraser mes cheveux, et brûla la terre qui allait accueillir leurs dépouilles, comme la tradition de mon peuple l'exigeait, puis après avoir compté le nombre de corps, avec l'aide de l'équipage, nous avons commencé notre pénible travail. Une fois enterrés, j'ai longtemps prié avec Yukan pour eux. Je ne savais pas quelle créature avait pu faire cela… Wyros avait trouvé des résidus collants et gluants couleur sang, mais qui émanaient une puissance mortelle et dévastatrice. De la Brume Draconique. D'après Yukan, les Alatreons ne vivaient pas dans cette région. Qu'est-ce qui aurait pu faire de tels ravages, comparables à ceux d'un Alatreon ? Yukan se mit à la recherche d'indices qui pourraient l'aider à trouver. Je montais les tentes avec l'équipage, puis, tourmentée, je décidai de parler à Wyros, pour savoir si un tel carnage avait déjà eu lieu :
Jamais je n'ai eu vent de telles choses, mais d'après certains, un Dieu vivrait ici.
Quel genre de Dieu ?
Le type à dévorer ses fidèles pour continuer à survivre, un monstre à l'appétit insatiable.
Insatiable appétit… Cela me rappelle quelque chose… Merci Capitaine.
De rien, et si d'avenir, quelque chose d'autre vous tracasse, parlez-en, me disait-il avec un sourire.
Je le remerciais de nouveau, puis je suis partie à la recherche de Yukan pour lui faire part de mes découvertes. Le village était grand, et on pouvait se perdre aisément dans ses décombres. J'évitais de parler fort, au cas où le monstre serait dans les parages. Cela allait faire 40 minutes que je la cherchais, sans parvenir à la retrouver.
Où pouvait-elle bien être ? Je marchais encore, lorsque je vis une lueur ardente. Yukan, quelque chose l'avait interpellé. Je sprintais pour la rejoindre, craignant qu'il lui soit arrivé quoi que ce soit. J'arrivai sur sa position, elle était à l'angle de la mienne. Elle était à genoux, et tenait quelque chose dans ses bras. Elle tourna sa tête et me souri :
Désolé d'avoir été si longue, dit-elle en souriant encore.
Je me suis fait du souci, qu'est ce que tu faisais encore ?
Un miracle, j'ai trouvé une miraculée !
Comment est-ce…
C'est alors que je me fis plus attentive, elle tenait dans ses bras un bébé ! Comment se fait-il qu'elle ait survécue ?!
Elle avait été cachée dans un petit panier, avec des baies de Dragon, m'expliquait pendant qu'elle la berçait.
C'est incroyable…
Daitan…
Oui ?
Je veux qu'elle soit notre fille !
Mais ce n'est pas possible, on ne pourrait pas s'en occuper à cause de la chasse…
Mais on ne peut pas la laisser ! Jack n'a pas hésité une seconde pour nous venir en aide ! La laisser, ce serait renier l'aide de Jack, me hurla-t-elle.
… ce n'est pas que… Je ne veux pas qu'elle…
Qu'elle quoi ?!
Je ne veux pas qu'elle ait à vivre de nouveau ce drame ! On ne sait jamais ce qui peut arrivé pendant une chasse, et si nous mourrions dans un combat ?! Imagine que l'on se fasse tuer !? Imagine son désespoir !
Si nous l'abandonnons, elle ne vivra pas, me répondit-elle sèchement.
Réfléchis, nous ne pourrons pas la prendre avec nous en quête ! Où resterait-elle ? Si c'est ma fille, je veux être présente pour l'élever.
Nous pourrions demander au Roi Ryyad une nourrice pour elle. S'il te plaît, Daitan…
…
S'il te plaît ! Je t'en supplies !
Pff… Toujours aussi bornée…disais-je en riant, allons, laisse moi porter notre fille au moins !
Alors tu… veux bien ?
Bien évidemment. Je ne l'aurai jamais laissée, expliquais-je, comme tu l'as dis, Jack n'a jamais hésité ni regretté son geste. J'assume entièrement et je jure de l'élever comme Jack l'a fait avec nous.
Elle essuya ses larmes et mis dans mes bras l'enfant. Elle était toute petite, et devait être très jeune, elle avait la peau mate mais ses cheveux étaient d'un blanc argenté. Elle ouvrit ses yeux, me regarda, puis se blottit contre ma poitrine. Pendant que je la bordais, des flocons blancs se mirent à tomber, recouvrant petit à petit les ruines. Le temps était très instable en cette région, mais je l'ignorais jusqu'à ce moment. A la façon de ma mère, je l'enroulais de mes cheveux, puis la réchauffa avec, en les faisant rougeoyer légèrement. Je pus voir un sourire sur son doux visage, pendant son sommeil.
Ne tardons pas, il ne faudrait pas qu'elle attrape froid, dit Yukan en caressant la joue de la petite.
Oh ! Nous ne lui avons pas donné de nom, m'exclamais-je.
Pourquoi pas Yukihime, notre petite Princesse des Neiges ? ça te plait ?
C'est magnifique. Yukihime, notre Yukihime, chantonnais-je. Maintenant allons-y, rentrons au camp.
Nous sommes revenus en vitesse à cause du vent auquel se mêlait la neige, provoquant un blizzard violent, dont je ne pouvais protéger Yukihime longtemps.
Les tentes et de grandes palissades étaient montées. Les hommes avaient allumé un grand feu où il faisait cuire un bullfango entier ! Mon ventre grondait à la vue de ce festin… Le capitaine vint me tapoter l'épaule :
Ne vous n'inquiétez pas ! Vous en aurez un pour vous toute seule Daitan, dit-il en riant.
Merci, cette journée aura été dure, un bon repas ne sera pas de refus ! Mais en parlant de repas, auriez-vous du lait ?
Euh… oui mais pourquoi faire ?
Pour cette petite demoiselle, disais-je en lui montrant Yukihime.
Une survivante ?! C'est miraculeux ! Où l'avez-vous trouvée ?
Cachée dans un petit panier au milieu de Baies de Dragon.
Trainées de brume Draconique… Il ne semble pas avoir attaqué un panier avec des Baies de Dragon… Mais bien sur !
Quoi donc Capitaine ?
Le monstre, c'est un Deviljho !
Comment ça ?
Ce qui a attaqué le village, c'était un Deviljho ! Il peut cracher de la brume Draconique, et il craint les baies de Dragon !
Et ça ressemble à quoi, demandais-je un peu innocente.
C'est une Wyvern Brute, mesurant jusqu'à 40 mètres, ayant une peau que l'on dit impénétrable, mais peu de Hunters sont revenus pour en témoigner, intervint Yukan, On l'appelle le Dévoreur de Monde. Si on laisse un Deviljho sans concurrence dans n'importe quel environnement, en 2 jours il devient le prédateur alpha, en 7 jours, il aura éradiqué toute trace de vie sur un rayon de 5 kilomètres. C'est un des rares monstres de catégorie supérieure pouvant rivaliser avec l'Alatreon…
Ces pauvres gens n'ont eu aucune chance. C'est incroyable que ses parents aient réussi à la cacher ainsi.
Effectivement, mais maintenant plus rien ne lui arrivera.
Bien sûr, mais trêve de bavardages ! Apportons de quoi manger à cette petite.
Le Capitaine Wyros fit apporter du lait de kelbi, et avec une poche de peau, nous avons fabriqué un biberon plus que rudimentaire, mais cela ne semblait pas déranger Yukihime. Une fois son repas pris, nous allions la coucher dans notre tente, en prenant soin de bien l'entourer de couvertures chaudes, le temps que nous mangions également. Yukan me demanda de lui ramener quelque chose à manger dans la tente, car elle voulait s'assurer que Yukihime s'endorme bien. Elle lui chantait un chant traditionnel phoenixien, enroulant ses cheveux entre ses doigts.
Je rejoignis l'équipage, qui avait déjà commencé le festin. Malgré ce que nous avions pu voir, l'ambiance était joyeuse. Ces hommes étaient joviaux, ils buvaient et mangeaient de bon cœur. Je pris part au repas, qui s'éternisa malgré la tempête de neige qui s'intensifiait derrière les palissades élevées à notre arrivée. Après quelques heures, le blizzard se calma finalement, et le Ciel se dégagea. Les étoiles brillaient avec une telle lueur chaleureuse et rassurante. La température avait soudainement augmentée, surement grâce aux veines de lave du volcan. Nous sommes restés dehors, admirant le Ciel étoilé. C'était la première que je voyais autant d'étoiles, j'étais émerveillée. Je pris un morceau de Bullfango, puis rejoignis Yukan dans la tente. Tout le monde alla se coucher.
Elle était déjà endormie près de Yukihime, qui avait attrapé ses cheveux dans ses petites mains et s'était enroulée dedans. Je posais le morceau de viande dans ma sacoche, me déshabillais et m'allongeais près d'elles. Je pris soin de ne pas les réveiller, puis me serra contre elles et m'endormi.
Je fus réveillée par le chant matinal des oiseaux, qui, je ne sais somment, étaient rentrés dans notre tente. Ils étaient posés sur nos sacs, notre arsenal et deux petits Gris-becs à aigrettes m'observaient sur ma cuisse. Je tendis ma main vers eux pour les caresser, et à ma grande surprise, ils s'approchèrent et mirent leurs têtes sous mes doigts. Ils gazouillèrent joyeusement, ce qui réveilla Yukan et Yukihime.
Qu'ils sont mignons ! C'est amusant leur comportement, on dirait que tu les as élevé !
Je les ai trouvés de matin, posés sur ma cuisse, et leurs petits compagnons semblent aussi aimer l'endroit !
Oh ! Regarde Daitan !
Yukihime essayait de toucher les Gris-becs de ses petites mains, mais ils étaient trop éloignés d'elle. Ces derniers la regardaient avec intrigue, puis s'approchèrent en sautillant vers elle, et se laissèrent toucher. Elle souri et ria. Yukan était encore en train de pleurer d'émotion… Désespérante…
Je me relevais et les petits oiseaux s'envolèrent et vinrent se poser sur mon épaule, laissant Yukihime intriguée et surprise. Elle me tendait les bras, du moins vers les oiseaux. Je la pris et sifflais, ce qui fit venir tous les volatiles de la tente sur nous deux. Elle avait les yeux pétillants. Tous ces animaux voletant autour d'elle l'amusaient énormément. Je sifflais, et les oiseaux se dispersèrent dans la tente. Yukan siffla et ils vinrent tous à elle. Yukihime essaya également, mais seul un filet de bave sorti ! J'étais éclatée de rire, en voyant Yuki perplexe devant la dureté de la chose. Je la déposai dans les bras de Yukan puis m'habilla. Je suis ensuite sortie pour saluer l'équipage. Ils étaient tous réveillés et rangeaient déjà le campement.
J'aperçue le capitaine Wyvros :
Bonjour Capitaine !
Bien le bonjour, Damoiselle Daitan. Avez-vous bien dormi ?
Oui, la petite a dormi comme un ange.
Content de l'apprendre désolé de vous presser autant, mais il reste de la route à faire, et moi-même ainsi que l'équipage devons nous hâter. Si vous pouviez…
Je comprends Capitaine, je vais de ce pas commencer à ranger mes affaires et à les charger sur les Aptonoths.
Je vous remercie Damoiselle Daitan.
Je retournais dans la tente et commença à ranger. Yukan avait fini de s'habiller et elle s'occupait de Yukihime. La plupart des oiseaux s'étaient envolés de la tente, mais les deux Gris-becs étaient toujours là, chantonnant joyeusement. Ils vinrent de nouveau à mon contact, se posant sur ma tête cette fois.
Ils semblent t'apprécier… dit Yukan. Tu devrais les entraîner.
Les entrainer, pourquoi ?
Les Gris-becs sont des oiseaux très dociles, rapides et très intelligents. Ils servent souvent de messagers, car ils ont un bonne mémoire et un odorat surdéveloppé. On pourrait les dresser pour que l'on puisse donner de nos nouvelles à Jack.
C'est une bonne idée, mais tu t'y connais en dressage ?
Euh…
Je demanderais aux fauconniers du Roi Ryyad, ils doivent forcément s'y connaître.
Je sifflotais pendant que je rangeais mes sacoches, et les oiseaux sifflotèrent en rythme avec moi. Peu importe ce que je sifflais, ils suivaient en cœur, en se dandinant gaiement. Yukan se mit alors à chanter, et l'un des Gris-becs l'accompagna. Un véritable quatuor ! Yukihime tapait dans ses mains, toute contente. Le Capitaine entra soudainement, ce qui nous interrompit, nous demandant si nous étions prêtes à reprendre la route. Nous avons replié la tente et notre cavalcade repartie de nouveau sur les sentiers des Terres de Feu.
