Bonjour ou bonsoir, lecteur de passage! Voilà la suite de cette fiction qui je l'espère ne te décevras pas. Je suis navrée du temps scandaleusement long qu'il m'a fallu pour publier, je n'arrivais à rien... Voici donc la fameuse lettre de John qui fera peut-être revenir le détective à la raison...

Les reviews ne tuent pas les arbres et rendent heureux, il est permis d'en abuser sans complexe car en plus elles sont sans calories!

Parce que tu ne comprends pas

Sherlock,

Je ne pensais pas qu'un jour je dirais cela mais tu es un idiot. Un véritable idiot qui pour une fois ne comprend pas, ne voit pas ce qui se trouve juste devant ses yeux. Tu m'as fait mal Sherlock, un mal épouvantable. La balle que j'ai reçue dans l'épaule n'est qu'une caresse insignifiante en comparaison de ce que tu as fait à mon cœur. Je ne pensais pas que des mots pouvaient autant blesser, je suis ravagé. Tu me hais Sherlock, vraiment ? Je crois que si j'ai la force de t'écrire c'est parce qu'au fond de moi, j'ai l'irrépressible espoir que tu n'ais dit ces mots que pour te protéger, pour m'éloigner de toi.

Tu as peur de ma réaction lorsque je découvrirai ton côté le plus sombre mais je crois que tu peux difficilement faire pire que l'autre jour. Alors si je peux encore t'aimer après toutes ces choses que tu m'as dites, après ta déclaration de haine, je crois que je suis prêt à partager encore un peu plus ma vie avec toi. Je n'ai pas fui toutes ces années et cela ne m'a pas paru insurmontable. Tu es égocentrique, arrogant, impoli, agaçant. Tu ne respectes ni le sommeil, ni les nerfs, ni les envies, ni la vie sociale de ton entourage. Tu as tous ces défauts et tu en es fier. Tu les exhibes. Et pourtant je t'aime. Alors cite-moi une chose qui puisse me rebuter plus que cela ! Parce que tous ces défauts que je trouve horripilants au premier abord, j'ai appris à les aimer, car ils font partie de toi. Ce sont eux qui font que tu es Sherlock Holmes, l'homme que j'aime. Mais tu n'as pas que des défauts. Tu as un esprit incroyable, un charisme fou. Tu es généreux et attentionné, à ta manière. Tu es attachant. Tu lèves les yeux au ciel mais t'es-tu déjà vu dormir ? Je deviens sentimental et je m'en veux pour cela mais il faut que j'exprime enfin ce que je cache au plus profond de moi depuis deux ans. Oui, ça fait deux ans que j'ai réalisé que j'avais des sentiments pour toi. J'ai d'abord essayé de les ignorer mais je ne pouvais pas, ils étaient toujours là, ancrés. Et je vais être égoïste mais je vais tout te dire car j'en ai besoin. Je t'aime. Je t'aime du plus profond de mon cœur. Tu me complètes. Tu m'habites. Tu me hantes. Sans toi j'ai froid en permanence. Je t'aime, je t'aime plus que tout.

Tu as peur, je le sais. J'ai peur aussi. Mais au fond, que devons-nous craindre ? La souffrance peut-être ? Je n'ai pas peur de souffrir, pas à tes côtés mais je suis presque certain que c'est ça qui t'éloigne de moi. Dis-moi quand t'ai-je blessé Sherlock ? Quand t'ai-je fait du mal ? Je ne suis pas cet enfoiré qui a osé te traiter comme il l'a fait. Je ne suis pas lui et j'ai conscience de la chance que j'ai de t'avoir près de moi partout, tout le temps. Je sais que t'approcher n'est pas un privilège accordé à n'importe qui alors je ne le perdrai certainement pas.

J'ai tué pour toi. Crois-tu que je ne l'aurai pas fait si tu ne comptais pas ? Crois-tu que je l'aurais-fait si je comptais partir ?

Je ne te courrais plus après Sherlock, je crois que je n'en ai pas la force alors réfléchis bien. Je peux te pardonner, je veux que nous vivions cette histoire mais je dois aussi penser à moi.

Je t'aime, plus que je n'ai jamais aimé, ton John