Et bien voila, amis…je vous pris de m'excuser pour cette absence prolongée mais manque de temps :s

En tout cas… CHAPITRE 7 COMMENCE donc je peux vous jurer qu'il reviendra très vite :D

Pas de rar en ce début de chap mais dans le prochain !

Sachez que tous vos commentaires me font vraiment très plaisir…même rougir !

Et pour ce qui est de l'incompréhension totale, je ne peux rien pour vous. Si je commence à vous expliquer chacun des dialogues et les messages cachés avec, c'est finis. Toute la fic serait foutu…

Encore un tout petit peu de patiente, elle est bientôt finie… peut être moins de 15 chapitres. Beaucoup moins.

Chapitre 6 : Dionysos, la cendre te brûlera les doigts

Un pas, un autre, un de plus, encore un...puis plus rien.

Les bottes de Neville Londubat cessèrent d'effleurer le sol.

La musique que le vieux poste de TSF balançait d'un son hésitant répercutait les battements de son cœur.

Il resserra les os de ses doigts sur l'épais cylindre qui lui occupait la main. Les vibrations couraient de ses épaisses chaussures aux fondements même du manoir, déjà avachit par la nuit. Une bourrasque froide. Des milliers de petites particules d'eau se soulevèrent des pavés humides. Un tintement se fit entendre, rompant le silence du royaume de la lune. La cloche de l'église avait sonné douze coups.

Neville serra l'objet avec empressement dans ses mains.

Il avait la gorge sèche, bien que la pluie ne cesse que couler le long des gerçures de ses lèvres parcheminées. Les effluves du ciel tombaient. Ses vêtements collaient à sa peau. Ses doigts tremblants saisirent son chapeau haut de forme, qu'il plaqua contre son cœur.

Il paraît que la pluie expie les fautes.

Alors il s'humecta les lèvres, et frappa trois coups secs.

La porte trembla, tout comme ses poings.

Dans un instant, la toute fin serait proche.

Il saurait, il aurait, il serait...

Justice serait rendue, la vérité, entendue.

Alors elle ouvrirait.

La vérité éclaterait, après tant d'années de souffrances inutiles.

Bellatrix lui tendrait la main.

Son beau visage ferait une moue boudeuse.

« Donne-moi ça, Longdubat… »

Une voix suave et sensuelle.

Mais Neville ne fléchirait pas.

Celle qu'elle utilisait pour aboutir à ses désirs les plus fous.

Il ne fléchirait plus.

Il continuerait à pointer son arme juste sur son cœur. Il pourrait enfin le déchirer, avec une simple balle d'acier.

Alors seulement Neville murmurerait :

« Tu sais, ma mère me disait souvent que quand on est proche de la mort, on fait des rêves étranges. C'est à ce moment que les personnes qui nous sont le plus cher nous apparaissent. Oui, Mme Lestrange. Tous les soirs, ma mère voyait mon père, décédé pourtant, lui tendre la main et lui demander de le rejoindre dans la paix éternelle. Elle qui ne lui avait pourtant presque jamais rien refusé de son vivant, elle s'était empressée de refuser. Alors il revenait la voir, tous les soirs. Quand elle me racontait ça, c'était toujours avec cette pointe d'effroi que je ne sus déchiffrer qu'avec l'âge.

Je crois, Madame, que la nuit de sa mort, ma mère a prit la main de mon père et lui a dit oui. Puis ils sont partis pour ne plus jamais revenir...

Mais devrais-je dire oui, moi aussi ?

Devrait-on se prendre la main, et partir très loin ? »

La cloche. Minuit trente. Déjà ?

Bellatrix aurait claqué la porte. Il attendrait. Elle allongerait son bras et le giflerait. Ses ongles déchireraient sa peau, ses doigts effleureraient ses pores, rencontreraient sa fibre, se presseraient contre, et tireraient. Neville s'effondrerait à terre. Il ne tenterait même pas de se relever, ou de porter une main à sa joue ensanglantée. Ce ne serait qu'une égratignure. Une toute petite fente dans son corps, mais une véritable entaille dans son cœur. Finalement, ça serait bien. Bellatrix aurait bien fait de fermer cette porte.

Elle finirait même par tendre la main, elle aussi. Son revolver brillerait à la lueur du feu qui ronflerait dans la cheminée.

Sa bouche froide et pulpeuse s'entrouvrirait.

« Tout est achetable, vendable. Même l'Homme. Tu n'as aucun honneur, aucune morale. Je te méprise. Dégage. »

Alors ils s'affronteraient du regard.

Bellatrix aurait un regard froid, noir, foudroyant, sauvage et fou. Une lueur assoiffée ferait scintiller ses yeux.

Celui de Neville serait triste. Juste triste, et peut être un peu étonné.

Leurs pupilles sembleraient se détailler, comme pour s'apprendre par cœur. Chacune des infimes parties de leurs orbites seraient admirées, imprimées. Il lui semblerait qu'un étrange éclair les unissait.

Elle tournerait doucement autour de lui, sa robe se mouvant à ses pas en une cruelle lenteur.

Et pourtant, Bellatrix baisserait les yeux.

« J'ai dit dégage. Prends tes affaires et dégage. Loin d'ici. Avant que je ne te fasse du mal, comme j'en ai déjà si bien fait à tes parents. »

Ses doigts tremblants saisissent son chapeau haut de forme, qu'il plaque contre son cœur.

Il avait frappé. Trois coups secs. La porte avait vibré.

De l'agitation, à l'intérieur.

Le sang battait à ses tempes.

Des bruits de pas.

Son cœur allait exploser, dans sa poitrine.

Devait-il lui prendre la main ?

Mais Bellatrix ouvrit. Personne.

Il pleuvait. Froncement de sourcil.

La pluie ne ferait qu'abîmer son chignon.

C'est celui du dimanche soir.

La porte se referma.

Ciao Bella...

Parce que les miracles, ça n'existe pas.

Tout le monde le sait, ça...

°OoO°

« Alors ? » Demanda Mme. Weasley d'un ton inquiet.

« Il s'est endormi… » Balbutia Ron d'un ton gêné. « Je n'aime pas avoir à surveiller chacun de ses faits et gestes, Maman. »

« Moi non plus, mais c'est pour son bien. Il ne doit pas souffrir, tu entends ? Il a déjà eu sa dose, ce petit… » Murmura-t-elle d'un ton désolé. « Maintenant, dit moi. Comment se porte-t-il ? »

Le garçon hésita.

« Son père lui manque, sa mère aussi… »

« Et Sirius qui ne vient toujours pas… » Le coupa Mme. Weasley d'un ton désespéré. « Surement…je ne sais pas trop ce qu'il trafique, mais ça ne présage rien de bon. »

Ron rougit en baissa la tête.

« Il en a peut être marre…et si… »

« Il ne fera pas comme Andromeda. » Trancha Mme. Weasley. « Il ne peut pas… »

« Tout est possible… »

Silence.

« Et Harry ? »

« Cette nuit, il a crié…je crois qu'il avait fait un cauchemar. Alors Harry, il a pleuré en mordant son oreiller… »

°OoO°

Bellatrix entrouvrit les rideaux de sa chambre. Londubat ?

Ses yeux se durcirent.

Elle lui laissait –coup d'œil à l'horloge- dix minutes.

Dix minutes pour décamper.

Où elle lui ferait payer le prix de sa lâcheté.

°OoO°

« Et si on faisait une fête ? »

La question était tombée là, comme ça. Aussi brusquement que le couteau qui avait glissé de la main de Ron, allant s'écraser contre le sol de la cafeteria.

Harry cessa de mâcher son restant de salade.

« Pardon ? » Demanda Harry en regardant Hermione avec incrédulité.

« Une fête… » Répéta Ron d'une voix sourde en se penchant par-dessus son plateau repas.

« Et pourquoi pas ? » Ronchonna Hermione en reprenant une gorgée de coca.

« J'ai entendu que Malfoy faisait une fête, justement. » Se risqua Harry. « Il a déposé une invitation dans le casier de toute l'école…vous pensez qu'on devrait y faire un tour ? »

Devant la mine ébahie de ses amis, il rajouta.

« Pourquoi pas ?! »

« Harry ? Je crois qu'il y'a des saucisses, au deuxième service… »

« J'y vais ! » Lança-t-il distraitement en se dirigeant vers la file que formait déjà la masse d'élèves affamés.

Alors Hermione se pencha sur la table.

Sa bouche se colla à l'oreille de Ron qui, sous la surprise, tenta de reculer.

« Ron ! Reste là ! » Chuchota-t-elle. « Ecoute, je crois que ça ferait plaisir à Harry, si on va à la fête de demain soir ! »

« Mais tu es complètement inconsciente ou quoi…?! » Murmura-t-il.

Ça ne faisait pas partit du plan, non ?

« S'il te plait, Ron ! » Souffla-t-elle précipitamment en regardant Harry s'approcher avec une gigantesque assiette emplie de trésors en viande.

Tout le reste du repas, Ron le passa en regardant avec profondeur les yeux d'Hermione, se demandant quelles autres idées saugrenues se cachaient derrière la couleur chocolat autour de ses iris.

°OoO°

« Cette nuit, il a crié…je crois qu'il a fait un cauchemar, alors il a mordu son oreiller, Harry, il a pleuré…»

Molly soupira. Elle chercha son stylo, le rose, son préféré, pour rayer violemment le petit carré de son calendrier, près du frigo.

« Plus qu'une semaine avant la pleine lune. »

°OoO°

Le collier s'accrocha facilement, Narcissa n'eut pas à forcer sur le fermoir pour qu'il daigne boucler les fins entrelacements de métal qui encercleraient, emprisonneraient le coup de sa sœur. Le reflet de deux silhouettes au milieu du miroir brisé. Il en manque une, pour être juste. Il faut les partager, les sept ans de malheur. Seulement sept ans ? On survivra alors. Mais Andromeda, elle n'a pas pu. Bellatrix s'est contentée de rester avec toute la classe, le chic qui lui restait, et Narcissa…Et Narcissa…

« Desserre le collier d'un cran, veux-tu ? »

Et Narcissa obéit.

Ses doigts effleurent le fermoir, puis se figent.

« Bella. »

« Presque. Presque un cri. Encore un peu, princesse, et tu pourras bientôt crier ta détresse. Et puis pourquoi hurler ? L'exclamation serait étouffée dans ta gorge, de toutes les façons. Tu es vide. »

Tout c'était passé très vite. Tout c'était chuchoté trop vite. Bellatrix se mordit la langue. Elle n'avait pas pu l'empêcher de se délier, mais la colère s'en était chargée à sa place. Ce ne fut pas un rictus méchant, qui c'était placé sur son visage, comme a l'accoutumée après une phrase de résonnance agressive et brutalement, sauvagement vraie.

« Lucius m'a dit que tu l'avais encore laissé pourrir dehors sous la pluie tout l'après midi » Tenta de se racheter la grande sœur d'un ton doux et indolent.

Silence buté.

Ricanement de Bella, mais Narcissa le coupa.

« Ce qu'il se passe entre lui et moi ne te regarde absolument pas. »

« Gamine. Vas de l'avant et oublies le passé, il est mort de toutes façons. Tu l'as tué, t'es contente ? Achevé, ton mari. Il ne méritait pas tant de rancune. »

Les doigts de Narcissa se resserrèrent sur le cou de sa sœur, dont le sourire ne fit que s'élargir.

« Tais toi, tu t'achèves toi même avec toutes ces cigarettes que tu t'enfumes… »

°OoO°

La sonnette carillonna. Sans doute n'avait-elle pas déjà retentit dans le hall du manoir, mais Lucius n'en avait rien à faire. La pluie battait à torrent. Quel temps de chien…Mais où était donc passée Narcissa ? Si elle était encore à trainasser dans SON salon avec CE Sirius…l'homme sentait qu'il allait craquer.

C'était un de ces jours tristes où on ne voulait que se prélasser devant un bon feu de bois, avec une copieuse tasse de thé, ou de tisane aux choix, accompagné d'un beau livre, et d'une belle femme. Une belle femme normale. Surtout normale. Un peu moins d'originalité ne ferait pas de mal dans ce manoir. On remplacerait le superflu par un peu plus d'amour… Mais le superflu, n'était-il pas le plus nécessaire ?

« Lucius…vous êtes tout trempé ! » Fit Narcissa, visiblement ravie en entrouvrant l'un des larges battants de la porte.

« Oui, oui, bonjour Narcissa, allez, maintenant, ouvrez la porte, s'il te plait… » Baragouina Lucius, pressé et visiblement de très mauvaise humeur.

Quelques instants de silence et la tension était palpable. Mais pourquoi donc bloquait-elle la porte ? Le mari envoya un coup de pied rageur dans le battant.

« Ouvre ! » Tempêta-t-il. « J'ai plein de boulot ! »

Un éclair remplit de vice illumina les yeux de Narcissa. Sa voix était trainante…trop trainante.

« Tu sais, Lucius, la pluie expie les fautes.

« …Et ? »

« Alors reste dehors. »

Bam. La porte était de nouveau fermée, mais le cœur de Lucius, complètement ouvert. Il fut même étonné de ne pas voir son sang se rependre sur sa chemise.

°OoO°

Il fallait vraiment qu'elle pense à demander à Narcissa l'autorisation pour garder cette chambre, Bella… ce matin, Londubat, et maintenant Lucius.

Un rire sans joie sortit de bouche froide.

Alors Lucius ? Tu pleures ? La vie est laide hein ?

Sauf que Bellatrix n'était pas du genre a ce répéter combien la vie était moche parce qu'elle l'était vraiment…Elle creusait. Et tant pis si ça faisait mal, mais c'était brutalement vrai. Alors, Lucius…

«Dit pas ça, c'est ta débauche mal placée qui se faufile sur ton visage, comme un masque, comme la nuit, qui te fait penser ça. »

°OoO°

« Plus qu'une semaine avant la pleine lune. »

Molly souffla.

« Ça se rapproche, ça se rapproche… » Chantonna Ginny, qui venait d'entrer dans la cuisine. Celle-ci bouscula sa mère pour ouvrir le frigo, à la recherche de jus d'orange frais, mais Molly était bien trop préoccupée pour hurler allègrement sur son enfant.

« Alors, Ron ? C'est quoi cette histoire de fête avec Hermione ? »

« Je sais pas ! Ça ne fait pas parti du plan… » Fit le garçon d'un air perdu.

« Les enfants, sortez, s'il vous plait… »

Ceux-ci s'exécutèrent, non sans se questionner du regard, sans doute pour continuer leur conversation ailleurs.

Dès qu'ils eurent quitté la cuisine, Molly se passa une main distraite dans ses jolies boucles rousses, qui était bien sur le fruit d'une nuit de calvaire hantée par des bigoudis. Alors doucement, lentement, très lentement, elle marcha vers le vieux téléphone beige décoloré posé sur la table de l'entrée.

Elle inspira, comme pour se donner du courage et composa le numéro en priant pour que Sirius ne décroche pas.

« Allo ? »

Oh…non…trop tard.

« Bonjour Sirius, oui je vais très bien merci mais explique moi d'abord pourquoi tu ne viens toujours pas ! » Chuchota Molly d'une traite avec une voix pincée.

Silence amusé, au bout de la ligne. Eclat de rire.

« On aurait dit un hibou ! »

Décidément, Sirius trouverait toujours le moyen de plaisanter dans la situation la plus extrême.

« CE N'EST PAS LE MOMENT DE RIRE, SIRIUS ! » Tonna la femme en faisant trembler les planches du plafond de la cuisine.

« …bon. D'accord, Molly, d'accord…je dois avouer que Bellatrix et moi… »

« Je ne comprend toujours pas pourquoi tu acceptes de parler avec cette meurtrière. » Lança Mme. Weasley d'un ton acide.

« Nous somme tous meurtrier. Je t'interdis de faire porter le chapeau à ma cousine. » Répliqua férocement l'homme.

Silence gêné.

« Pardon Sirius je… » Tenta de s'excuser Molly.

« C'est rien. » La coupa Sirius. « Je passe demain, à la fête. »

Alors Molly Weasley aurait bien voulu demander de quelle fête cet homme parlait, mais elle se révisa, trop las pour s'étonner de quoi que ce soit, de toutes manières.

°OoO°

Il fut même étonné de ne pas voir son sang se rependre sur sa chemise.

Lucius soupira. Il n'aurait qu'a passer par la porte de derrière, après tout. « Au diable Narcissa, si elle n'y est pas déjà. »

°OoO°

Non. Tout était à refaire. Cette mèche devait être tournée vers la gauche, pas incurvée dans le sens de la crinière. Zut. On recommence.

« Il est l'heure, Drago. Arrête de faire le beau devant ton miroir et recrache ce chocolat tout de suite. File te brosser les dents. »

Narcissa venait d'entrer dans la chambre de son fils.

« Et pour finir, nettoies moi tout ça. »

« Mch mchampanch… » Essaya de s'expliquer le jeune homme.

« Drago, avales et après, exprime toi comme un être civilisé. »

Fais tout le contraire de ton père, faillit-elle souffler.

Après un petit temps d'attente pénible (Drago lui-même peut vous assurer qu'il n'est absolument pas évident d'avaler la moitié de la tablette d'un seule coup), le fantasque chocolaté put enfin se défendre.

« Mais maman ! Pansy et Blaise vont venir m'aider demain après midi pour la fête et… »

La fête. Raclement de gorge. LA fête. Narcissa avait complètement oublié.

« Drago, attends ! Quand viennent-ils, tes camarades de classe ? »

« Mes camarades ? Mais non maman ! Pas mes camarades ! Toute l'école entière ! Ça sera le soir, tu as zappé ? »

Incertitude.

« Non. Je vais rejoindre ta tante au bar, ne m'attends pas. »

« Pas de problème, je dois encore téléphoner a… »

« Ne t'endors pas trop tard. »

°OoO°

Harry Potter.

Drago hésitait. Devait-il passer l'enveloppe dans son casier, à lui aussi ? Oui. Plus d'hésitation. Au pire, Blaise et lui auraient peut être une occasion de le ridiculiser, à la fête. La carte glisse. L'enveloppe rentre. A demain, Potter.

°OoO°

Et bien voila ! finiiiiiiiit, le chapitre !

Mais par pitié…jurez-moi que vous avez au moins un tout petit peu compris ?!

Aidez vous des commentaires, relisez les notes du débuts (chapitre 5 par exemple) et ça ira mieux :D

On verra beaucoup plus Drago dans le prochain chapitre. Beauuuuuucoup. Et Tadam ! Severus va bientôt arriver ...

Copyright : « Seulement sept ans ? On survivra alors » Merci a Anadyomède de pour me l'avoir donnée ! Prochainement…

Philomoon et Anadyomède : Dyomoon.