Désolé pour le retard! Mais j'ai eu un léger contre temps hier. En effet, c'est les vacances scolaires et mon fils, de 5ans, a rien de trouver de mieux que de rentrer dans un mur à vélo. Résultat un après-midi de perdu chez le médecin et 2 points de suture au menton, du sang plein les vêtements et un goûter crêpes-dessin animés. Bref, j'ai rien pu faire d'autre que de m'occuper de lui après sa chute.

Donc voici le 3eme chapitre! J'espère qu'il vous plaira tout autant que les deux premiers!

Bonne lecture et ENJOY!


Chapitre 4 : Discussions et répercutions

-Votre Céro est une femme ? Nota ironiquement Nnoitra.

-Notre ex-Secunda était aussi une femme ! Lâcha fièrement Pedazo. Une splendide Arrancar qui en a fait voir de toutes les couleurs aux Armées de la Cour ! Enfin, ne la sous-estime pas ! Tu pourrais le regretter !

-Mais, c'est une naine !

En effet, Rei n'était pas bien grande avec son petit mètre soixante, le Quinta la dépassait sans mal de plusieurs tête. Mais Pedazo, comme Byakuya, ne se fiait pas aux apparences, surtout avec elle ! Ne s'était-elle pas montrée extrêmement puissante et n'avait-elle pas put faire face à Ukitake et Kyoraku en même temps ? Elle pouvait être d'une puissance écrasante ...

-On avait pas décidé que moins on en saurait, mieux ce serait ? Demanda Pedazo en fronçant les sourcils.

-C'est toi qui l'a décidé ! Râla Habama.

-Et toi, t'arrête de comploter !

-Je fais ce que je veux ! D'abord ! Et puis, c'est Aizen qui décide, c'est lui le big boss de tout le monde, j'te rappelle ! Toi, t'as rien à dire ! Secunda !

-Sun, tu peux le frapper pour moi ? Je commence à avoir mal à la main à force de le frapper ...

Sun regarda Habama qui lui faisait les yeux de cocker humides et ne put se résoudre à exécuter la menace de Pedazo. Il savait qu'il allait le regretter mais, il fallait faire quelque chose ou jamais ils n'arrêteraient de se foutre sur la gueule ses deux-là.

-Habama si t'es sage … tu pourras dormir dans ma chambre...

Sun ne put finir sa phrase car il reçut en pleine poitrine le petit fraccion.

-C'est vrai? C'est vrai? Je peux? Fit-il ne pouvant se contenir.

-Oui … mais seulement si tu es sage.

Le roux acquiesça de la tête vigoureusement.

-Bien, fit Sun, tu peux aller nous chercher de quoi manger?

-Pas de problème, ma Sun d'amour! S'exclama-t-il avant de partir en direction du réfectoire.

-Enfin la paix, souffla Sun. Bah quoi?

Tous le regardaient.

-Tu viendras pas te plaindre après! S'exclama Pedazo.

-J'ai dit qu'il pourrait dormir dans ma chambre... pas que je dormirai avec lui.

-On dirait que notre petite Sun commence à apprendre la manipulation, Sosuke, sourit l'argenté.

-En effet, Gin … ça pourrait devenir intéressant tout ça finalement. Bien reprenons. Vous Pedazo, ainsi que Rei, Kuchiki-san et le petit fraccion débordant d'énergie, venez d'un monde alternatif au notre. Et ce monde dans lequel nous sommes n'est ni le votre ni le notre?

-Ouaip, répondit le Secunda.

-Mais d'après ce que j'ai compris, non seulement vous venez d'un monde alternatif, mais en plus vous vous situez dans notre futur.

Aizen avait capté leur attention à tous. C'était la seule explication plausible pour autant de différence. Surtout si certains d'entre eux étaient morts au combat. Chez eux, les combats n'avaient pas encore débutés.

Habama fit alors son entrée … fracassante ... pour ne pas changer. Mais se figea en sentant l'ambiance de plomb qui régnait dans la pièce, il décida alors de détendre un peu l'atmosphère, il n'aimait pas voir les autres si graves.

-Sun d'amour! Tiens je t'ai rapporté ça!

Il posa devant la jeune fille une assiette et s'installa, à table, sur la chaise à coté d'elle. Habama la trouvait mignonne à rougir comme elle le faisait. Il sentait bien sur lui les regards insistants de Pedazo. Mais il s'en fichait. Il voulait la dérider.

-Merci Habama, souffla-t-elle.

Il se mit alors à rire et il eut le plaisir de la voir sourire.

-Bien, fit Aizen. Dans ce cas, mangeons!

Pedazo soupira, mais décida de se laisser aller, surtout que son ventre se mit à grogner farouchement. Mais toute cette histoire ne lui plaisait pas du tout ... Et, il eut une illumination ... Qui n'était en rien plaisante.

-Peut être qu'on est tout simplement le futur ? Supposa-t-il avant de fourrer dans sa bouche une boulette de riz.

-Si c'était le cas, nous aurions eu vent de l'existence de Hasekawa-san, fit remarquer le noble. Si elle est la fraccion de Tousen, il n'y a aucune raison pour que l'on nous cache son existence !

-Mais, si on est dans le passé, on se situe à quel moment par rapport à nous ? Soupira bruyamment Habama. Vous croyez que c'est avant le second siège ? ... Avant le premier peut-être ?

-C'est clairement avant ! Affirma Pedazo la bouche pleine.

Byakuya lui donna une tape derrière la tête et le Secunda fit un effort pour tout avaler rapidement tout ce qu'il avait en bouche.

-Vous vous souvenez, non ? Lâcha-t-il en se penchant vers ses trois compagnons. "Dame Schiffer" ...

Les trois semblèrent tilter au même instant. Si Orihime était revenue ici, tout le monde se serait douté que c'était pour Ulquiorra et personne ne se serait posé la question de savoir qui était cette "dame". La réponse en aurait été évidente.

-Cela paraissait évident en même temps ! Affirma le Fraccion du Noventa. Lui n'est plus là à ce moment précis ... Donc, on a presque huit ans d'avance sur eux ?

-Disons plutôt qu'on est dans un monde alternatif, donc, que ce que l'on pourrait dire ne changerait rien à nos existences respectives ...

-Dans ce cas, on pourrait dire tout ce qu'on voudrait, comme pour toi et ton amant ! reprit Habama.

-C'est plus compliqué que ça, on ne sait pas à quel point notre monde est différent du leurs ... Tu imagines qu'on change leur futurs par nos informations ?

-Mais, justement, on pourrait peut être l'améliorer ! Je te rappelle que Tousen est mort et qu'on pourrait l'éviter en ...

-Nous ne pouvons pas nous mêler des affaires de leur monde, les coupa sèchement le noble. Habama, je vous prierais de vous taire jusqu'à ce que notre situation soit plus claire !

-Malheureusement, vous oubliez que votre simple présence ici trouble notre monde, tout comme notre présence trouble le votre, fit remarquer Aizen avec un sourire au coin de ses lèvres. Si cela se trouve, ce qui nous arrive est de toute façon irréversible ...

Cette simple idée fit frémir Pedazo qui se leva et quitta la pièce sans la moindre hésitation et sous le regard de l'assistance. Habama resta septique et se tourna vers Byakuya. Ils avaient leurs propres vies dans leurs mondes. C'était normal que personne n'ai envie de croire qu'ils ne pourraient plus revenir cher eux et même le noble n'avait aucune envie de vivre avec ... Cet Aizen et ce Gin ... Ce n'était pas les mêmes que dans son monde, il l'avait bien comprit, Gin était bien plus joueur et taquin quand à Aizen ...

Comment pourrait-il faire face, surtout que c'étaient de leurs fautes s'il s'était engagé dans leurs armées. Jetant un coup d'œil aux deux hommes, il se tourna vers la porte, se levant, mais il fut stoppé par Rei qui tira sur sa manche.

-Je crois qu'il vaut mieux le laisser un peu seul, avoua-t-elle avec un petit sourire. Ce n'est pas facile de découvrir que notre monde est sur le point de s'effondrer ...

Elle attendit qu'il se rasseye avant de se tourner vers leurs alliés du moment.

-Je me pose une question depuis un moment : et si dans ce monde-là, notre armée avait été entièrement vaincue ? Supposa-t-elle. Nous savons que nous venons tous de mondes alternatifs, et en arrivant ici, il n'y avait personne, n'est ce pas ? Et si c'était par ce qu'ils avaient tous "disparus" ... Dans notre monde, Las Noches a été désertées pendant de longues années, c'est peut être à ce moment que nous nous situons ici, dans ce cas, il serait risqué de rester ici ... Alors, j'aimerais qu'on regarde s'il n'y a pas des enregistrements nous permettant de savoir où nous sommes actuellement ... Enfin, pour moi, la priorité n'est pas de savoir si nous pouvons retourner cher nous, mais plutôt de savoir si nous ne courons pas de risques ici ...

-Hasekawa-san, c'est vous qui êtes la plus douée en ce qui touche la surveillance, non ? Demanda le noble en se tournant vers la jeune fille. Vous ne voudriez pas regarder ce que vous pourriez obtenir des systèmes de surveillances ?

-Je vais voir ce que je peux faire, soupira la jeune femme, Aizen-sama?

-Je pense que … Kuchiki et Rei ont raison. Fais en sorte de trouver ce que tu peux. Bien … je pense que chacun peut vaquer comme il le veut. Il ne sert à rien que nous restions tous là à ne rien faire … Gin, suis-moi.

Aizen se leva, suivit de son amant. Le regard que Byakuya posa sur eux était douloureux. Tout le monde se doutait bien de ce qu'allait faire les deux hommes. Qui ressemblaient tant à ses amants. Le noble se prit la tête entre les mains et soupira. Rei s'approcha de lui pour le réconforter. Les deux jeunes femmes échangèrent un regard et Sun hocha la tête, puis attrapa Habama par le bras et n'eut pas vraiment besoin de le traîner derrière lui. Nnoitra sortit lui aussi. En quête de quelque chose à faire.

-Nnoitra?

-Ouais?

-J'aimerais que tu fasses le tour des murailles, fit Sun.

-Bien … répondit laconiquement le Quinta avant de disparaître.

Sun souffla. Il espérait avoir bien fait de donner quelque chose à faire à Nnoitra. Il avait vu les regards en biais dont il gratifiait Pedazo. Le fraccion de Tousen n'avait pas envie de devoir encore une fois intervenir.

-Et moi? Fit Habama.

-Viens avec moi.

Et Sun reparti vers son 'royaume'.


Aizen s'était jeté sur Gin dès la porte de sa chambre fermée. L'argenté n'avait offert aucune résistance à son amant, le laissant le dominer complètement. Mais c'est ce qu'il aimait chez le brun. Qu'il le domine. Qu'il le prenne et le fasse jouir. Il n'y avait que Sosuke pour satisfaire une certaine partie de lui.

Ils parvinrent rapidement au lit, semant leurs vêtements, ne quittant jamais la bouche de l'autre. Ils se nourrissaient du désir de l'autre. Gin se faisait dévorer le cou et gémissait de façon très indécente. Sosuke réagit tout de suite, les faisant basculer sur le lit. Il se retrouva au dessus de l'argenté et continua à le faire gémir. Sa bouche quitta le cou pour descendre lécher une clavicule puis descendre jusqu'au téton qu'il lécha et suça jusqu'à le faire dresser. Il fit subir la même chose au deuxième. Pas de jaloux.

Il continua à tracer un sillage brûlant avec sa langue jusqu'au nombril, avec lequel il joua un moment. Ses mains, elles, caressaient les cuisses ouvertes de Gin. Celui-ci n'essayait même pas de retenir ses gémissements. Il savait que Sosuke aimait beaucoup l'entendre. Alors il ne se retenait pas.

-Sosuke … gémit Gin.

-Oui Gin?

-Sosuke …

-Que veux-tu? Demanda le brun.

-Ooohhh … tu sais … très bien...

-Mais j'aime te l'entendre dire.

-Suce-moi, Sosuke, je veux sentir ta bouche … aaahhhhh...

Sosuke n'avait pas attendu la fin de la phrase pour s'exécuter. Il ne pouvait résister longtemps quand son amant parlait comme ça, avec ce timbre de voix si particulier qu'il avait quand ils faisaient l'amour. Lentement, il porta 3 de ses doigts à la bouche de l'argenté qui prit un malin plaisir à reproduire ce qu'il lui faisait. Une fois ses doigts humidifiés, il les porta à l'intimité de l'homme sous lui. Il les introduisit lentement un par un, avant de commencer à les bouger. Lentement, d'abord avec des mouvements de va et vient. Puis, de plus en plus rapidement, avec des mouvements de ciseaux, écartant les chairs.

Il retira ses doigts et s'introduisit avant que son amant ait eut le temps de protester. Il releva les jambes de Gin sur son torse, s'enfonçant encore plus loin en lui. Et il se mit en mouvements, longs et lents.

Gin n'en pouvait plus. Aizen allait trop lentement pour lui. Il en voulait plus, plus fort et plus rapide et il savait comment faire. Il se mit à gémir plus faiblement et à mordiller sa lèvre inférieure. Et ça ne manqua pas. Aizen voyant cela, accéléra le rythme, les amenant tous les deux à l'orgasme. Gin sur son ventre et Aizen dans Gin.

Celui-ci enserra de ses jambes et de ses bras son amant et lui vola un baiser avant de le relâcher. Aizen se dégagea alors et s'allongea à coté de son amant. Gin se blottit contre lui et, en soupirant, il les couvrit. Le sommeil finit par les prendre. Ils auraient tout le temps de prendre une douche quand ils se réveilleraient.


Pedazo était monté au sommet même du dôme, regardant le ciel étoilé d'un air rêveur. Il avait hâte de pouvoir retourner dans son monde pour retrouver son amant. Et surtout les enfants, même si ce n'était pas les siens, il s'était attaché à eux à un point inimaginable. Ils étaient devenus le symbole de son combat, ce pourquoi il s'était donné à fond. Quand il avait découvert l'état d'Orihime, c'était ce qui lui avait donné une grosse baffe et qui l'avait sortit de son cauchemar et là ... Il entrait dans un nouveau cauchemar ! Un où il n'existait pas encore et où il n'avait pas même rencontré Grimmjow et le pire dans cette histoire, c'est qu'il avait une chance sur deux de retrouver son amour ...

-Ha, vous me manquez tous ! Soupira le Secunda. J'reviens bientôt ...

-A qui tu cause ?

Sursautant bien malgré lui, Pedazo jeta un regard noir à Nnoitra, avant de se tourner, se couchant sur le ventre en fixant l'horizon au loin. Il ne se sentait même pas assez bien pour répondre à cet imbécile, gardant un très mauvais souvenir de leurs dernières rencontres. S'il avait gardé son corps spirituel à ce moment, il aurait sans doute gardé d'affreuses cicatrices sur tout son corps. Comment pouvait-il apprécier un homme qui avait tenté de le tuer, mine de rien, et qui l'avait laissé pour mort en plus !

-T'es pas très bavard avec moi ! Nota le Quinta.

-Désolé, mais pour être franc, t'as essayé de me tuer dans mon monde ! Avoua franchement Pedazo, à bout de nerf.

-Ha ouais ? Et pourquoi j'ai essayé de te tuer ?

-Je ne veux pas te donner d'infos sur notre monde ! J't'en donnerais pas !

-Et si j'voulais te les soutirer ?

Le Secunda haussa les sourcils en se tournant vers son compagnon de fortune. Non ? Il y croyait pas vraiment à son histoire de soutirer des infos ? Se serait le comble ! Hé, Nnoitra était nettement plus faible que lui et le pauvre ne s'imaginait sans doute même pas à quel point la différence entre eux deux était énorme ! Soupirant, le cramoisi se tourna de nouveau vers sa vision précédente, essayant de l'apprécier autant que possible.

Quelque chose se glissa dans son dos et Pedazo eut juste le temps de se dire qu'il allait remettre le Quinta à sa place, que celui-ci s'était collé en partie sur lui, se plaquant sur lui et pensant sans doute qu'il pourrait le maintenir.

-Tu es sûr que j'ai essayé de te tuer ? Demanda l'ébène contre son oreille. Un morceau comme toi, je suis sûr que j'avais d'autres idées derrière la tête.

-Hé, qu'est ce que tu crois faire là ?

-J'essaye de tirer profit de la situation, puisque je n'ai pas pris le temps d'apprendre à te connaître dans ton monde, laisse moi essayer dans celui-ci ...

Une main se glissa sur ses fesses et ça, c'était sans doute le mouvement de trop pour Pedazo ! Lui qui n'avait jamais accepté que les caresses de son amour, il explosa dans tout les sens du terme. Son énergie spirituelle augmentant avec une telle intensité, qu'elle aurait sans doute neutralisée toute âme trop faible pour la supporter. Bien sûr, Nnoitra était d'une puissance suffisante pour supporter la pression, mais c'est sans doute à ce moment qu'il prit conscience de la différence qui existait entre eux deux. Le Secunda repoussa le Quinta et se releva, son énergie revenant à la normale. Il grimaça légèrement lorsqu'il nota qu'une crevasse s'était formée sous lui, il allait devoir rassurer ses amis ...

-Qu'est ce que c'était que ça ? Râla Nnoitra.

-C'était ma puissance. Attention, Rei est la Céro, je ne te conseille pas de faire la même chose avec elle ... Rigola Pedazo. Ne t'avises jamais de recommencer ou bien je te promets que je te trancherais ce qui te sert de troisième jambe !

Sans attendre de réponse, Pedazo utilisa le sonido pour retourner auprès de ses amis.


-Ha, il en manquera pas une pour se faire remarquer ! Râla Rei avant de secouer la tête et de reporter toute son attention sur le noble. Si tu continues, ils vont se jouer de toi comme ils l'ont fait sur notre monde ! Tu te souviens ?

-Oui, je me souviens, ils m'ont tourné autour en espérant que je céderais à l'un des deux ! Soupira Byakuya. Aucun des deux ne voulaient m'imposer un double amour mais… Rei, je ne vois pas pourquoi tu essayes de me protéger !

-Mais c'est évident pourtant : tu es un peu notre chouchou à tous ! Tu es beau, tu a l'air extrêmement fragile et faible et en plus, tu ressembles à une poupée avec qui tout le monde veut jouer ! Dois-je te rappeler l'épisode "Kuro" ?

Byakuya soupira, désespéré par tous ses êtres qui le considéraient comme faible. Bon, certes, il ne pouvait pas se défendre face à un Espada, mais de là à vouloir sans cesse le protéger, c'était abuser ! Lui n'avait qu'une envie : vivre normalement et rien de plus ... Quoi que, vivre avec deux hommes à la fois, ce n'était pas tout à fait "normal", surtout pour un noble !

-Hello vous deux, vous batifoliez pas au moins ? Lâcha amusé le Secunda à la porte.

-Pedazo, il faudra apprendre à vous contrôlez ! Répliqua le noble en lui lançant un coup d'œil. Dois-je vous rappelez, que dans cet état, vous pouvez tuer les personnes vous entourant ?

-Pas d'inquiétude. On m'a collé la main aux fesses, fallait bien que ça arrive : la prochaine sera sans doute toi, Rei ...

-On est arrivé dans un nouveau monde et vous trouvez le moyen de vous faire sauter dessus ? Faut que vous me donniez votre truc ! Moi, j'suis encore vierge ! lâcha dépitée Rei.

-Est-ce que je dérange ? Demanda la voix acide de Kuro.

Toutes les têtes se tournèrent vers le Septima Espada et aucun ne sembla heureux de cette arrivée-là. Tous soupirèrent en secouant la tête.

-Surtout, me saluez pas ! Je sais à quel point vous me haïssez tous !

-Où est Sun ? Demanda avec indifférence Pedazo.

-A la salle de surveillance avec Habama, avoua Rei toute aussi indifférente à la nouvelle présence.

-Quoi ? Vous les avez laissez tous les deux seuls et ensemble ?

Le noble et la Céro se jetèrent un coup d'œil un peu blasé et regrettèrent leurs décisions. La seconde d'après, le Secunda avait de nouveau disparut, se félicitant d'être si doué dans l'art d'enchaîner les sonido ! Pourvu qu'Habama n'ai pas fait de misère à cette pauvre Sun !


Sun avait compris que Pedazo voulait être seul. Il comprenait très bien se qui devait ronger le Secunda. Grimmjow … Allait-il venir ? Et de quel monde serait-il ? Celui de Pedazo ? Ou le sien ? L'inquiétude le rongeait et pour la tenir éloignée, Sun avait prit avec lui Habama.

Le petit fraccion était étonnant de vitalité et d'inventivité, lui faisant penser à Lilinette par moment. La petite blonde lui manquait, tout comme Hallibel et ses fraccions. Même les engueulades entre Apache et Mira Rose lui manquaient. Alors pour ne pas y penser, Sun avait prit Habama. Cela lui permettait de se concentrer sur autre chose et d'arrêter de ruminer.

-Dis moi, Sun d'amour ? demanda le petit roux alors qu'ils arrivaient à la salle de vidéo surveillance.

-Oui …

-T'es tout seule ou t'as quelqu'un ?

-J'ai quelqu'un … mais c'est compliqué …

-Il t'aime pas ?

-Non au contraire … il m'aime trop … ça lui cause des ennuis.

-C'est pas ton Espada ?

-Non, je suis la fraccion de Tousen-sama … et lui et Tousen-sama ne s'apprécient guère … et c'est un euphémisme, fit Sun en grimaçant aux souvenirs des différentes altercations entre les deux hommes.

Habama réfléchit à ce que venait de lui dire la jeune femme. Et la lumière fut !

-C'est Grimmjow ! ! ! Mais … mais …

Sun stoppa et se tourna vers le roux. Il avait trouvé ! Mais bon, c'était pas si grave que ça puisque Pedazo était déjà au courant.

-Oui, souffla Sun. C'est bien Grimmjow.

-Wouah ! ! Je me demande comment Pedazo fait pour pas te sauter dessus et t'étrangler ! ! ! moi y'a l'amant de Izuru qui se ramène, je le bouffe ! ! !

-Izuru ? fit Sun un peu déconcerté. Kira Izuru ?

-Bah oui ! mon tit Izuru d'amour me manque ! ! ! pleurnicha Habama.

Sun ne pouvait se résoudre à le trouver méchant ou menaçant, comme le prétendait Pedazo. Il ressemblait plus à un enfant en manque d'affection. Il avait envie de le prendre dans ses bras pour le réconforter, mais hésita suite à ce que lui avait dit le Secunda.

Sun s'installa à la console et alluma tous les écrans. Certaines caméras semblaient ne plus marcher. Il fit défiler toutes les images de Las Noches, vérifiant ainsi où se trouvaient tout le monde. Kuchiki avec Rei. Aizen avec Gin. Nnoitra marchant dans les couloirs. Pedazo sur le dôme. Lui et Habama dans la salle de surveillance.

Il se plongea alors dans les vidéos sauvegardées, tant et si bien qu'il en oublia Habama. Celui-ci après avoir fait le tour de la pièce, ne trouvant rien de mieux à faire s'approcha du fraccion de Tousen et s'assit à se pieds. Il regarda un moment les images défiler, mais finit par s'endormir, la tête contre la jambe de Sun. Celui-ci sourit devant l'air innocent du petit roux. Il ressemblait vraiment à un enfant. Son Espada devait lui manquer, et son amant aussi apparemment. Sun se fit la réflexion que la vie dans le Las Noches d'Habama semblait plus … décontractée … moins oppressante … que celui dans lequel il vivait.

C'est comme ça que les trouva Pedazo, Sun concentré sur les écrans, et Habama endormit à ses pieds. Il regarda la scène ahuri.

-Il t'a pas sauté dessus ? fit le Secunda incrédule.

-Non, répondit Sun.

-Tu l'as castré ? Parce que là franchement je m'attendais à te trouver dans une situation délicate…

-Non … je pense qu'il a juste besoin d'attention … il fait ça pour qu'on s'occupe de lui. Il me fait penser à un enfant abandonné ou en manque d'affection, et qui cherche à attirer l'attention sur lui.

Pedazo sembla réfléchir deux secondes avant de répondre, en secouant la tête.

-Non pas possible …

-T'as eu des ennuis avec Nnoitra ? demanda Sun.

-Comment tu sais ça, toi ?

-Je connais Nnoitra … en tout cas assez pour savoir ce qu'il tenterait de faire …

-En tout cas, j'ai prévenu Rei de se méfier de lui !

-Il lui fera rien, fit Sun d'un ton convaincu.

-Et pourquoi ça ? demanda suspicieux Pedazo.

-Il a peur des femmes …