Chapitre 24 : Rapprochement entre fraccions

-Ils mettent quand même longtemps ! Soupirait Rei. Ils pourraient se dépêcher ! On a plus que quelques heures ensemble ! Moi aussi j'aimerais les voir encore un peu ses idiots ! Mais qu'est c'qu'ils foutent ?

Ha, mais elle ne s'arrêtait jamais de râler celle-ci ? Ce n'était pas qu'Habama était du genre "impatient", mais ... Mais enfin, elle ne s'arrêtait plus ! Il était où le bouton "Stop" avec elle ? Elle les laissait même pas en placer une. Enfin, même si le fraccion commençait à être agacé par le comportement de la Céro, il se contentait de l'observer en acquiesçant de temps en temps, juste pour la forme. La présence à ses cotés réussissant à le calmer bien qu'il savait qu'au plus profond d'elle, Apache était aussi sur les nerfs que lui. Pourquoi aucun des deux ne demandait à Rei de se taire ? Peut être parce qu'ils se sentaient tout les deux affreusement bien en cet instant, leurs mains s'étant naturellement retrouvées, dissimulées sous la table.

C'était étrange comme situation, il avait l'impression que c'était comme pour Izuru, qu'il se rapprochait lentement d'elle et pourtant ... Il aimait Izuru ! Dans ce cas là, pourquoi ... Pourquoi ressentait-il tellement d'émotions pour cette jeune femme qui ne lui inspirait pas un sentiment si fort dans leurs mondes ? D'ailleurs, s'il s'était approché de l'Apache de son monde, quelqu'un aurait trouvé des choses à en redire !

Habama rougit légèrement en se disant que ce n'était vraiment pas correct, mais il n'arrivait pourtant pas à lâcher sa main. D'ailleurs, il n'avait pas l'impression qu'Apache accepterait de la lâcher. Jetant un coup d'œil à la fraccion, il constata qu'elle regardait de l'autre coté et lui-même fit de même, se sentant un peu gêné par la situation actuelle. Il avait l'impression de faire quelque chose de mal ... Mais tout le monde faisait des choses de mal : Rei s'était tapée Sun, ou plutôt son Hollow Byakuya avait suivit Aizen et Ichimaru et c'était clair que c'était pas pour parler du beau temps ! Et puis, Pedazo ! Ho, le maître absolue de la dépravation, vu qu'il était allé avec Sun et Grimmjow et c'était tellement chaud de ce coté-là qu'Habama avait l'impression de sentir cette chaleur d'ici ! Ha, et n'oublions pas Kuro qui devait bien s'amuser avec Nnoitra ...

C'était le palais de la dépravation ici, pourquoi ne pas se laisser aller quelques secondes ?

Bien décidé à être aussi pervers que les autres, il se tourna vers la fraccion d'Hallibel et se fut sur le point de parler, mais voilà, c'était toujours aussi compliqué de pouvoir parler franchement et il finit par se détourner, plus rouge que jamais.

-Non, mais vous pouvez le dire si je dérange, hein ! Râla Rei en fronçant les sourcils, comprenant sans doute qu'il se passait "quelque chose".

- Tient, maintenant que tu le dis ! Lâcha sur un ton ironique Apache qui se relevait sans lâcher la main de son compère. A plus !

Sans même consulter Habama, elle l'entraîna avec elle, le guidant à travers les couloirs de Las Noches, laissant incertain le fraccion. Il se laissa guider sans prendre le temps de protester, se disant qu'au moins, il n'aurait plus à supporter les longs bavardages de la Céro, mais devrait sans doute subir sa colère lors de leur retour dans leur monde ...

Ils ne tardèrent pas à s'engouffrer dans les appartements d'Hallibel et si, jusqu'à maintenant, ils n'avaient eux qu'un teint plutôt clair, ils virèrent rouges en entendant les gémissements qui s'échapper de la porte légèrement entrouverte de la chambre de la Tiercera. Mais ... C'est qu'ils y allaient pas à moitié ces trois-là ! Ouvrant de grands yeux, il s'approcha de la porte pour tenter de voir quelque chose, mais Apache l'attrapa par le col de sa chemise pour le tirer en arrière.

-Qu'est c'que tu fais ? Marmonna-t-elle mécontente.

-S'il te plait, juste quelques secondes ! Supplia le cramoisi. J'ai juste envie de voir comment on le fait à trois ! Pas toi ?

Elle sembla vouloir protester, mais aucun son ne sortit de sa bouche entrouverte et elle dut se ranger de son coté vu qu'elle prit un air de conspiratrice. Tous deux se rapprochèrent pour regarder par la petite ouverture et savourer le spectacle ...

Ils s'avancèrent donc aussi silencieusement que possible, mais ils pensaient bien qu'en ce moment même aucun des trois personnes occupées ne les auraient entendu. Ils glissèrent donc un œil dans l'ouverture laissée par la porte et le rouge leur monta aux joues aussitôt. Ce qu'ils voyaient étaient loin de ce qu'ils avaient imaginés. Sun était allongé sur le lit sur le dos, les jambes écartées au maximum. Pedazo était glissé entre celles-ci et embrassait goulûment le Vizard. Grimmjow, derrière Pedazo, caressait de ses deux mains toutes les peaux qui se trouvaient dans le rayon d'action de ses mains. Les trois partenaires étaient en sueur et gémissaient fortement. Gémissements qui firent rougir encore plus les deux fraccions maintenant qu'ils avaient les images en plus du son.

Habama ne put retenir un petit gémissement et Apache réagit rapidement, plaquant sa main sur la bouche du cramoisi et le tirant en arrière. Il se laissa faire docilement et mais ne fut par pour autant libéré de la prise de la jeune femme, une fois enfermé dans la chambre de celle-ci. Il resta cependant dans ses bras. Apache non plus ne bougea pas. Bizarrement, elle avait trouvé ça très excitant et maintenant elle en avait envie.

-Tu veux le faire avec moi ? demanda doucement Habama.

-Oui, répondit-elle.

Pour le coup, le cramoisi ne savait quoi répondre, ni quoi faire. Il ne pensait pas que la jeune femme accepterait. Il se sentit retourné et une bouche s'écrasa sur la sienne avec violence, avant de se faire plus douce. Habama se laissa faire complètement surpris par la tournure des évènements. C'etait bizarre car c'était lui l'homme … et pourtant … pourtant, c'était Apache qui menait la danse entre leurs deux langues. Il sentait bien qu'il était en train de se faire dominer par une femme, mais il ne pouvait rien faire. Malgré l'étrangeté de la situation, il la trouvait plus que plaisante. Apache était douce tout en étant très directive. Bientôt, il sentit les mains de la jeune femme descendre de ses épaules sur son torse, cherchant à atteindre sa peau, cherchant à le défaire de ses habits.

Apache n'était pas du genre hyper patiente, alors ne trouvant pas l'ouverture des vêtements du fraccion, elle se recula jusqu'à son lit, pour s'asseoir dessus un grand sourire aux lèvres. Habama frissonna, aussi bien à cause du sourire carnassier qu'il voyait se dessiner sur les lèvres de la brune, que du froid causé par son éloignement.

-Déshabilles toi ! fit Apache sensuellement.

Le rouge monta aux joues d'Habama, qui se trouvait un peu trop émotif pour le coup. Mais comment résister à une si jolie jeune femme qui vous demande ça d'une telle voix. Il s'exécuta donc, enlevant un à un ses vêtements, dévoilant sa peau, dévoilant son trou de hollow, sous le regard perçant de la jeune femme.

Celle-ci s'était calée dans son lit et profitait du spectacle. Elle voyait que le jeune homme se prenait au jeu, effleurant sa peau, prenant son temps, comme s'il devinait son envie. Elle sentait doucement mais sûrement une douce chaleur se répandre entre ses reins et venir enflammer ses sens. Elle poussa un petit soupir de contentement. Mine de rien, Habama était beau. Il n'était ni trop grand, ni trop musclé, mais il se dégageait de lui un je-ne-sais-quoi qui faisait tout son charme.

-Approche …

Et Habama de s'exécuter. Il s'approcha doucement de la jeune femme et s'assit sur ses genoux, puis il passa ses bras autour de son cou et se pencha doucement vers elle, rapprochant leurs visages l'un de l'autre. Ils pouvaient sentir leurs souffles s'entremêler. Les yeux dans les yeux, ils se rapprochèrent encore jusqu'à ce que leurs lèvres se frôlent, se picorent tendrement, avant de s'embrasser pleinement. Apache glissa ses mains dans le dos d'Habama, plaquant ainsi son torse contre sa poitrine, approfondissant encore plus le baiser. Puis elles se mirent à parcourir cette peau si douce, si agréable au toucher.

Habama ne put s'empêcher de frissonner … de plaisir. C'était déroutant pour lui. D'habitude, ceux qui se comportaient de cette manière avec lui étaient des hommes, ou bien c'était lui parfois qui se comportait ainsi. Mais là, de voir une femme se comporter de cette façon … si dominatrice … l'excitait à un point inimaginable. Il appréciait les mains qui caressaient ses fesses et il se surprit à écarter un peu plus les jambes pour permettre un accès plus facile. Attendez ! Il pouvait pas faire ça ! Apache était une femme ! Elle pouvait pas … le prendre ?

Comme pour vérifier un truc, il fit descendre une de ses mains le long du cou de la jeune femme, avant de caresser le sein et de descendre plus bas. Non il n'y avait pas de bosse. Il n'y avait rien. Il poussa un petit soupir de soulagement sans trop savoir pourquoi. Apache, qui avait remarqué son manège, cassa le baiser et se recula, lui offrant un magnifique sourire … pas si rassurant que ça.

-Alors ? Peur pour ton cul ?

-Mais ….

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il se sentit soulevé et allongé sur le lit, Apache le recouvrant de tout son corps. Elle monopolisa sa bouche pendant de longues minutes pendant lesquelles, elle en profita pour caresser son corps, le faisant frissonner de plaisir et de frustration. Car oui, elle le frustrait ! Elle caressait ou effleurait juste à la limite et il en voulait plus. Sauf qu'il ne pouvait rien dire car la bouche d'Apache recouvrait toujours la sienne et que sa langue lui laissait à peine les idées claires et le temps de respirer.

Cependant la jeune femme cessa bien trop vite à son goût de l'embrasser, pour descendre dans son cou, puis le long de son torse. Elle attrapa un de ses boutons de chair pour le faire durcir puis passa au deuxième. Rien que le fait de se faire sucer les tétons, mis Habama au bord de l'orgasme. Mais putain, comment s'y prenait-elle pour lui faire autant d'effet ? Et pourquoi était-il aussi réceptif à ses caresses ? Il n'en revenait pas, il ne comprenait pas. Il était pourtant pas amoureux d'elle mais d'Izuru, alors pourquoi réagissait-il de la sorte ?

Apache, elle non plus, n'en revenait pas de la sensibilité du cramoisi. C'était un vrai délice de l'entendre gémir et soupirer de la sorte. Elle continua sa descente jusqu'au sexe tendu à l'extrême du fraccion et souffla dessus. La réaction fut immédiate : elle entendit un gémissement plus fort que les autres sortir de la bouche de l'homme soumis. Elle sourit et commença à lécher cette colonne de chair si tentante pour elle. C'était indescriptible comme sensation, sentir ce corps s'abandonner complètement entre ses mains, qui continuaient leurs œuvres, entendre ses gémissements indécents. Tout cela l'excitait énormément.

Elle se positionna un peu mieux entre les jambes du fraccion, les écartant un peu plus, sa langue voyageant un peu partout. Cette même langue mutine qui se mit à humidifier un certain point sensible. Elle goba la verge dressée et en profita pour faire pénétrer un de ses doigts dans l'intimité du cramoisi. Habama émit un petit cri de surprise. Il ne s'attendait pas, de une, à ce qu'elle le prenne en bouche, et de deux à ce qu'elle fasse glisser un doigt dans son intimité. Il se mit à se tortiller voulant faire partir ce doigt qui pourtant lui faisait le plus grand bien.

-Non … Apache … pas là … gémit-il.

-Ne me dit pas que tu n'aimes pas ?

-C'est pas … ça …

-Alors laisses moi te faire du bien, fit-elle enfonçant encore un peu plus son doigt.

Et de reprendre en bouche Habama, le faisant gémir et même crier. S'en était trop pour lui de sentir ce doigt fouiller en lui, lui procurant un plaisir inimaginable, de sentir cette bouche qui semblait vouloir lui donner le maximum de sensations. Il se sentait venir, tout ça, c'était trop pour lui, il avait toujours été trop sensible.

-Apache … je … je vais … retire ta bouche … retire la !

Un sentiment d'urgence s'était emparé de lui et il cria presque les derniers mots. La jeune femme libéra son sexe de sa bouche et remonta l'embrasser alors qu'il se répandait sur son ventre. Elle le laissa alors respirer et s'allongea à coté de lui, n'ayant aucune pudeur à le regarder ainsi. Il était essoufflé et une fine pellicule de sueur recourait tout son corps. Le visage rougit et les cheveux éparpillés autour de lui contribuaient à faire de lui un appel à la luxure en cet instant.

Habama reprenait doucement ses esprits. Jamais il n'avait jouit avec autant d'intensité, il en sentait encore des vestiges parcourir son corps. Il faut croire qu'il lui fallait un dominateur pour pouvoir se laisser aller à ce point. Il sentit plus qu'il ne vit Apache se lever et se déshabiller. Il n'osa la regarder faire, se contentant de regarder le plafond, timide pour le coup.

-Habama, fit la jeune femme d'une voix sensuelle.

-Oui ?

-Regarde moi …

-Je suis vraiment obligé ? demanda-t-il d'une toute petite voix.

-Si tu veux te la jouer comme ça …

Jouer comme ça ? Que voulait-elle dire par là ? Habama se redressa sur les coudes et observa la jeune femme farfouiller dans un de ses placards, pour en revenir vers lui les mains dans le dos et lui sauter dessus. Il se retrouva alors coincé par le corps de la jeune femme, celle-ci l'embrassant de nouveau et il ne put rien faire à nouveau, quand il sentit un morceau de tissus se positionner sur ses yeux. Apache venait de lui mettre un bandeau.

-Hey ! Enlève moi ça !

-Non ! fit-elle d'une voix autoritaire.

-Mais …

-T'avais qu'à me regarder quand je te l'ai demandé ! Maintenant, passons à la suite …

Apache allongea de nouveau l'homme soumis à ses désirs. Elle avait toujours eu ce penchant pour la domination et Habama s'y prêtait très bien. Elle se positionna à quatre pattes au dessus de lui dans la position très équivoque du 69.

-Bien ! Tire la langue … et lèche !

Elle fit alors descendre son sexe au dessus du visage du cramoisi et quand elle sentit sa langue, elle se stoppa et le laissa faire. Il semblait qu'il avait compris ce qu'il devait faire. En effet, elle pouvait sentir sa langue chercher et découvrir cet endroit si intime chez une femme. Puis, au fur et à mesure, qu'il prenait de l'assurance, Apache sentit ses mains la caresser et redessiner les contours de son corps. Elle se laissa aller à gémir maintenant, il savait très bien s'y prendre et elle n'eut pas besoin de lui donner plus d'indications.

Habama trouvait cette position très, mais alors très excitante, en plus du fait qu'il ait les yeux bandés. Il s'enhardit en entendant les gémissements de la brune, en sentant son corps être parcourut de petits soubresauts, en sentant une langue taquine lécher son sexe pour le faire durcir à nouveau. Il mit alors tout son savoir faire pour combler au mieux la femme qui le dominait.

Il fit glisser deux doigts le long des grandes lèvres, redessinant les contours avant de les faire entrer. C'était tellement mouillé qu'il n'eut aucun mal à les faire glisser dans cette ouverture. Il se mit alors à caresser les parois internes, cherchant le point sensible et le trouvant au plus grand bonheur d'Apache. Décidément, elle avait bien fait, Habama se montrait être un amant tout à fait exceptionnel. Elle pouvait sentir son plaisir augmenter et l'entraîner sur les pentes ascendantes de l'orgasme. D'ailleurs celui-ci survint de manière assez brutale, dévastant ses sens et faisant se contracter tout son corps. Elle cria sa jouissance en enserrant fortement la verge dressée du cramoisi dans ses mains. Une fois redescendue, elle se releva et s'empala directement dessus, tout en embrassant Habama, qui n'eut guère le temps de comprendre de quoi il en retournait.

-Apache … souffla-t-il alors que celle-ci s'immobilisait.

-Oui mon petit Habama ? lui murmura-t-elle à l'oreille avant de mordiller le lobe de celle-ci.

Habama laissa échapper un petit gémissement très indécent et Apache recommença à lui mordiller l'oreille, le faisant gémir encore.

-Enlève le moi … le bandeau … Je veux te voir …

-Tu es sûr ?

-Oui …

Apache lui enleva donc le bandeau et put ainsi admirer le visage de ce petit être qui lui était complètement soumis. Son désir en fut décuplé. Il était tellement sensuel, tellement indécent et en même temps si … naïf. S'en fut trop pour la jeune femme qui se mit alors à monter et à descendre sur la hampe dure en elle, leur arrachant gémissements, petits cris et sensations toutes plus délicieuses les unes que les autres.

Elle continua ainsi modulant la vitesse et la profondeur de ses mouvements, faisant durer au maximum l'échange, profitant au maximum de l'échange. Habama lui ne faisait que subir et se retenait au maximum, ne voulant par jouir avant elle. Quand elle se mit à accélérer ses mouvements, il sut que la fin était proche et il eut raison car elle se jeta sur sa bouche, l'embrassant sauvagement alors qu'il sentait sa chair se contracter autour de son membre dur. Il ne résista pas plus longtemps à l'afflux de sensations et se déversa en elle.

Ils restèrent ainsi un moment enlacés et s'embrassant, jusqu'à ce qu'Habama ne redevienne lui-même.

-Je crois que je suis en train de sortir, lâcha-t-il tout penaud, faisant éclater de rire la brune.

Elle se leva alors et le tira pour le mettre debout lui aussi et l'emmener avec elle dans la salle de bains qu'habituellement elle partageait avec Mira Rose et Sunsun.