Salut, voilà le premier chapitre !
Petites infos :
NDA : note d'Andreea
NDN : note de Noémie
NDD : note de Dalal
C'est Andreea qui a écrit ce chapitre, mais Noémie l'a transcrit sur son ordinateur. Et c'est Dalal qui a écrit le PDV de Nina et Noémie qui a fait concorder les deux version.
Chapitre 1 : PDV Rackel.
Je marche aux côtés de mon amie, Liz, dans un centre commercial à Miami. Elle veut absolument s'acheter un livre. Je ne sais plus trop lequel, mais j'aime bien l'accompagner, et traîner, manger une glace au glacier du 2ème étage.
Bref, nous avançons vers la librairie quand tout à coup, elle se met à pâlir et s'arrête .
-Hey, Liz ! Ça va ? je lui demande.
-Oui. C'est juste un mauvais pressentiment...
-Arrête avec ça ! Tu me fais le coup à chaque fois !
-T'as raison. Je suis juste folle de sentir cette chose bizarre...déclare-t-elle en rigolant.
Elle recommence à marcher vers le magasin et je la suis. Nous entrons et le vigile, le gros gars en costard noir et lunettes noires, nous suit des yeux.
Pour lui, nous avons l'air de deux gamines perdues. Mais j'ai vu la petite flamme dans ses yeux, par dessus ses lunettes. Et je n'ai pas rêvé !
-Ça y est ! Je l'ai! s'écrie Liz en brandissant un bouquin et en me souriant victorieusement.
Liz Scett a 14 ans, comme moi. Liz est le diminutif d'Elizabeth. Ses cheveux sont blonds et très longs, trèèèèèèèèèès longs. Elle a des yeux bruns et porte toujours des baskets. Elle est intelligente et...téméraire, je dirais. Son seul défaut, c'est sa « maladie » : elle est cleptomane. La cleptomanie, c'est quand tu ne peux pas t'empêcher de voler des choses.À l'inverse, moi, Rackel O'Connell, je suis brune aux cheveux ondoyants, m'arrivant aux épaules. J'ai les yeux verts d'eau et je suis grande et mince.
-Alors sortons d'ici, je dis en allant vers la caisse. Ça sent les vieux livres de cuisine, ici.
Liz va donc payer son livre et nous sortons sous l'œil vigilant du vigile (NDN :C'est tellement logique non ? Andreea tu me désespère des fois!). Quelques secondes plus tard, alors que nous allons vers le glacier, je vois le vigile nous suivre. Il n'est pas censé surveiller le magasin lui ? Liz n'a rien prit pourtant !
-T'as remarqué, toi aussi ! constate Liz. On sort ?
-NON ! je m'écris. Je VEUX ma glace ! Et puis, c'est juste un gars en costard cravate. Il va pas nous tuer !
Elle hoche la tête et nous faisons la queue pour acheter deux glaces, bien qu'on soit en plein hiver.
Au moment de commander nos sucreries, le vigile m'empoigne par le bras.
-Hé ! Lâchez-moi! je hurle et Liz essaye de m'aider mais personne d'autre ne semble réagir.
-La Brume est trop puissante ici, mes jolies...dit le gars.
-La Brume ? C'est quoi cette merde ? interroge ma meilleure amie.
Le vigile rigole, d'un rire sadique, et son costard se déchire sous ses muscles qui grandissent à vu d'œil, laissant place à des ailes parcheminées. Les lunettes du vigile tombent sur le sol, dévoilant des yeux rougeoyants. Il a des ongles crochus... Pardon, des griffes ! Il nous sourit comme s'il prévoyait comment nous tuer. Ses dents sont jaunes et a il a une haleine de chacal.
Liz se met à courir et me crie de la suivre. Alors je la suit à travers les allées du centre commercial.
-Viens, par ici ! me dit-elle en m'indiquant le magasin d'électro-ménager, Darty
Les gars (ou plutôt une femme maintenant, une vieille dame toute ridée) nous poursuit toujours...
Nous entrons à Darty, en courant. Les vendeurs ne semblent pas nous remarquer. Ni nous, ni le monstre qui nous cours après.
-Venez mes petites jolies ! J'ai des caramels si vous avez tant envie de sucreries ! nous amadoue la « chose »
Sauf que nous courons toujours, comme si nos vies en dépendaient. Alors elle prend un énorme couteau de cuisine qui ressemble à une hache. Ça rigole plus là...
-Il ne vas pas nous tuer ? Tu disais ? commente Liz.
-Oh c'est bon ! Comment j'aurais pu savoir que le vigile est en vérité ce « truc » ?!
Nous nous cachons derrière des frigos deux fois plus grands que nous. J'ai juste envie de me cacher DANS ces frigos tellement j'ai peur! C'est le moment de suspense, comme dans un film d'horreur. Va-t-elle nous tuer? Arriver par-derrière ? C'est stressant !
-Tu crois qu'on l'a semée ? me demande Liz.
J'ai pas le temps de répondre parce que le monstre-poulet se dévoile, juste devant nous :
-Coucou ! dit-il. Je vous ai fait peur, hein ?!
Nous crions en même temps. Mais ce qui m'étonne le plus, c'est que le monstre aussi crie... Il tombe par terre et s'envole en poussière dorée.
Deux personnes, une fille avec épée dans la main. Attendez... Une épée ?! Puis il y a un garçon, plus timide derrière elle. Il a les cheveux bruns bouclés et des béquilles. Ils nous observent :
-Je ne vous imaginait pas comme ça, en fait... avoue la fille en fronçant les sourcils.
-Vous allez bien ? demande le garçon, plus inquiet que la fille.
La fille a les cheveux noirs ébouriffés, des yeux verts et porte une veste en cuir noire, un jean déchiré et un t-shirt où il y a marqué « peace ». Elle a une expression qui ferait peur à Dracula (même à moi, mais après ce que j'ai vu...)
-On peut dire qu'on vous à sauvées de l'Enfer ! dit-elle.
-Qui êtes-vous ? je demande.
-Nous sommes Tristan et Nina, on est venu jouer aux super-héros ! rigole la fille.
Je me retient de dire : « alors où sont vos capes ? ». Je sais que si je le dis, j'aurais droit à une tape de la part de Liz... Et ça fait mal...
-Comment ça ? demande-t-elle justement.
-Vous êtes constamment en danger, ici, déclare Tristan. Il faut qu'on vous emmène à la colonie...
-Une colonie ? Quelle colonie ? Une colonie de vacances !? je demande.
-Mais on est en hiver ! fait Liz.
-Doucement, doucement... prévient Nina. Allons-y avant que les autres Bienveillantes arrivent.
-Les Bienveillantes ? demande Liz, l'air aussi perdue que moi.
-Les servantes d'Hadès, explique Nina.
-Aller, venez, dit le garçon.
-Mais où ? je demande. Je ne vous suivrais pas tant que vous ne nous aurez pas dit où vous voulez nous amenez !
-Posez pas trop de questions, râle Nina. Vous êtes déjà trop chiantes !
-Calme toi Nina, dit Tristan en posant sa main sur l'épaule de Nina. Suivez-nous, c'est tout. La colonie est près de Long Island.
-Et comment vous voulez aller là-bas? demande Liz. Je vous signale que c'est à environ 19h en voiture d'ici !
-Train de nuit, tu connais ? répond Nina. Je vous promet, y aura des glaces.
-Ouais ! je m'écrie. Je viens.
-Mais t'es folle ou quoi ? s'exclame ma meilleure amie . Ce sont des inconnus ! Et puis nos parents alors ?
-Ils seront informés, déclare Tristan. Ils savaient que ça arriverait un jour.
-Comment ça ? je demande. De quoi vous parlez ?
-Vous êtes spéciales, répond Nina. Vous n'êtes pas comme les autres.
-Merci, dit Liz, sarcastique.
-De rien ! répond Nina sur le même ton.
-On vous expliquera tout dans le train, les filles... soupire Tristan.
Le gars me fait un peu penser à un bouc... Je ne sais pas vraiment pourquoi, c'est peut-être sa barbichette...
-Pourquoi ta tête me fait penser à un bouc ? je demande et Liz me tape sur l'épaule, aïe
Au lieu de me répondre, il arrache son jean. Liz cache ses yeux mais à la place d'avoir des pieds normaux, Tristan à des jambes de biquet. Il a des sabots et pleins de poils de chèvre...
-C'est quoi ce délire ? C'est quoi ce délire, Rackel ? s'écrie Liz
-Je te fais penser à un bouc, parce que je SUIS à moitié un bouc !
-C'est horrible ! s'exclame Liz de nouveau.
-Raciste envers les boucs ! réplique Nina.
-J'ai jamais dit ça ! crie Liz. C'est pas à mon goût, c'est tout.
-On arrête de fixer mes jambes de Top Model, les filles. On y va ! Vite !
On sort en courant du magasin pour sortir du centre commercial. Nina part en tête et Tristan derrière nous. Je m'interroge quand même sur cet endroit qu'ils appellent une colonie... C'est vrai quoi ! On est en plein hiver ! A moins qu'il y ait des colonies pour les vacances de Noël... Ce qui serait vraiment très étonnant.
PDV de Nina :
-Elles sont où ?
Tristan pointe du doigt deux jeunes filles en train d'acheter un livre, l'une aux cheveux longs et blonds et l'autre brune.
-C'est malpoli de pointer les gens du doigt ! Continue comme ça, je suis fière de toi.
-Nina tu es désespérante ... soupire Tristan.
Je sourit, satisfaite.
-On les suit, déclare Tristan quand les deux filles s'en vont.
On les suit donc discrètement ... ou presque.
-Tes béquilles font vraiment trop de bruit ! je m'énerve.
Non mais c'est vrai, à chaque pas elles font CLAC ! sur le sol !
-J'y peux rien moi !
On remarque alors qu'un agent de surveillance marche derrière nous. On se regarde d'un air inquiet et on accélère le pas.
-Tu crois que c'en est un ? me chuchote Tristan.
-À ton avis, gogole ?
-Mon avis c'est que je ne suis pas un gogole !
-Eh bien le mien c'est que tu es gogole autant que ces deux abrutis de sangs-mêlés qui sont en train d'acheter des glaces en plein hiver !
En effet, les deux filles qu'on suit se sont arrêtées pour manger une glace, et l'agent de surveillance s'est planté juste derrière elles. J'en ai marre, et je commence à me plaindre :
-Mais pourquoi Chiron m'a dit de t'accompagner pour aller chercher deux stupides petites filles !?
Mais Tristan ne se préoccupe pas des décisions de Chiron pour le moment. Il me tapote l'épaule alors que je suis occupée à râler.
-Quoi encore !?
Je me retourne et un coup d'œil me suffit pour comprendre. Le vigile qui nous suivait s'est transformé en Furie et il attaquait les deux filles qui se mettent à courir.
-Viens ! me dit Tristan alors qu'il commence déjà à courir après la Bienveillante.
Je commence à faire des "Pfff" et des "Ohlala..." avant de le suivre.
On se lance dans une course - énervante pour ma part - où on poursuit une Furie qui poursuit deux sangs mêlés qui ne poursuivent rien du tout. Les deux filles entrent à Darty, suivient par la Bienveillante. Tristan et moi, on entre à notre tour mais on ne voit plus les sangs mêlés. Par contre, le monstre des Enfers est bien là et il semble savoir où les deux filles se cachent. On le suit donc très lentement et sans faire de bruit. Hein, Tristan ? Bon il fait du mieux qu'il peut, ça passe.
À ce moment, la Furie repère les deux filles et elle est prête à se jeter sur elles, quand je porte ma main à ma hanche et dégaine mon épée. Je cours jusqu'à la Bienveillante qui est tournée vers les deux jeunes filles, et je lui plante mon épée dans le dos. Aussitôt, le monstre s'évapore en un nuage de poussière dorée. Allez hop ! Vite fait bien fait ! Maintenant, il va falloir faire du mieux possible pour embêter les deux tocardes ...
Et voilà. On espère que ça vous plaît ! Que va-t-il se passer maintenant ? Mystère et boule de gomme! Bon, salut !
