Bonjour, Bonsoir à tous !

Me revoilà avec un nouveau chapitre, la suite !

En espérant que ça vous plaise.

Je m'excuse d'avance pour le langage grossier, cependant, nous savons tous que dans certaines situations, il peut nous échapper... Bon... A Potter et Malefoy, ça leur arrive souvent ! Mais bon ça fait aussi leur charme haha !

Sinon, je voudrais également remercier X-FanFicX et framboise-sama, pour leur review.

Sachez que ce sont les reviews qui nous donne de la motivation, qu'elles soient bonnes ou mauvaises !

Sur ce, Bonne lecture !


Chapitre 2 : Confrontations

~~Draco~~

Après cette sortie de la Grande Salle, que je définirais de théâtrale, je décidais d'aller rapidement dans ma chambre de Préfet, qui se trouvait à quelques pas de là, pour enlever cet uniforme qui ne me mettait pas du tout à mon avantage.

Devant la porte, je chuchotais :

_ Larmes de Sang.

La porte s'ouvrit et je m'engouffrais dans ma chambre. Je soupirais un grand coup en enlevant mes chaussures et ma cravate. J'ôtais mon pull, ma chemise et mon pantalon. J'ouvris mon placard où un miroir était posé à l'intérieur de la porte.

Ce corps blanc, pâle, osseux, lacéré de deux grandes cicatrices qui formaient une croix, s'y reflétait.

« Ta taille n'a rien de masculin ou viril. »

Je serrais la mâchoire de colère.

Connard.

Je pris une grande respiration et attrapait rapidement, un pantalon noir en toile et une chemise blanche. Je fermais immédiatement mon placard, sans regarder ce reflet qui m'écœurait et enfilais mon pantalon ainsi que ma chemise. Je mis des chaussures noires un peu plus confortable et passais une veste noire. Je sortis de ma chambre et tandis que je refermais la porte, je distinguais au loin une silhouette fine et masculine qui se dirigeait vers l'extérieur du château.

En bon préfet que j'étais, je la suivis à une allure lente et contrôlée.

Lorsque la personne se stoppa juste devant les Grandes Portes de Poudlard, je me cachais légèrement dans l'ombre d'une colonne. Elle portait un jean et une sorte de veste épaisse et cotonneuse. Des vêtements Moldus, à tous les coups. Lorsqu'elle se retourna pour vérifier que personne ne la suivait, je vis son visage et un rictus Malefoyen apparut sur mon visage.

Encore et toujours Potter.

Il mit sa capuche et avança.

Je repris ma routine en accélérant légèrement pour ne pas le perdre de vue. Il descendait la côte qui longeait la forêt interdite et suivait le chemin menant à Pré-au-Lard.

Pourquoi aller à Pré-au-Lard maintenant ?

Je fronçais les sourcils devant son affront.

Nous étions certes en dernière année, mais il était toujours interdit de sortir à l'extérieur de l'enceinte de Poudlard, sauf durant les sorties scolaires et vacances. En même temps, je ne sais pas vraiment pourquoi cela m'étonnais, après tout, c'était Potter.

Nous arrivions enfin à Pré-au-Lard. Je regardais le ciel dégagé. Il était d'un bleu éclatant, tellement rare ces derniers mois. Je sentais les rayons du soleil brûler ma peau, ainsi qu'un léger vent emmêler mes cheveux.

D'ailleurs, il faudrait que je pense à couper ces derniers, ils arrivèrent à présent au niveau de mes épaules et me gênaient de temps en temps cependant, Pansy disait qu'ils m'allaient mieux comme ça.

J'hésitais encore.

Lorsque je rabaissais les yeux pour retrouver Potter, celui-ci avait disparut. Je fronçais les sourcils et avançais rapidement en regardant dans les boutiques pour voir s'il y était rentré.

Soudain, je sentis quelque chose m'attraper le col de ma veste, m'embarquer dans une ruelle et me plaquer brutalement contre le mur d'un bâtiment. Mon souffle se bloqua et mes yeux se fermèrent quand ma tête percuta la pierre. Lorsque j'ouvris à nouveau les yeux pour insulter la personne qui m'avait fait ça, je fus confus de voir qu'il n'y avait personne.

Ma bouche s'entrouvrit et mes sourcils se rehaussèrent.

Qu'est-ce que-…

J'avançais ma main et touchais un tissu invisible. Je fronçais les sourcils et tirais violemment dessus.

_ Potter ! M'exclamais-je surpris.

_ Bien Malefoy, tu as une bonne vue. Dit-il ironiquement.

_ Mais… Qu'est-ce que c'est que ça ? Lui demandais-je en désignant le tissu que je tenais dans la main.

_ Merlin Malefoy… Tu dois être le seul à Poudlard à ne pas être au courant que je dispose d'une cape d'invisibilité… Se moqua-t-il en regardant autour de lui.

Je regardais le tissu, curieux. Je mis mon bras dedans et constatais après quelques secondes qu'il était invisible. Un sourire se glissa sur mes lèvres.

_ Tu t'amuses ? Lança-t-il

Je relevais la tête et notais son sourire moqueur. Je repris un visage froid et gardais sa cape loin de sa portée.

_ Je constate, Potter, que tu enfreins encore une fois le règlement.

_ Et toi, tu fais quoi alors ? Grogna-t-il.

_ Je te suivais pour mieux te dénoncer, bien sûr, Fis-je en souriant malicieusement.

_ Hilarant. Maintenant rends-moi ma cape.

_ Non. C'est une preuve de ton escapade.

Il arrêta de s'agiter et plongea son regard dans le mien.

_ Tu te fous de moi, Malefoy ?

_ Non Potter, ce n'est pas mon genre.

_ Arrêtes de faire chier ton monde un peu, j'ai une chose plus importante à faire.

_ Et quoi donc, Potter? Lui demandais-je en crachant son nom.

_ Rien qui ne te concerne, Malefoy, Répondit-il en appuyant sur mon nom.

Je retins un sourire et gardais l'esprit clair.

_ Je ne pense pas que tu sois en position de négocier de toute façon. J'ai ta cape, je peux, si je le décide, te dénoncer. Ou crier pour nous faire repérer, vu qu'à priori tu cherches à te cacher… Répondis-je avec un sourire.

Il ne répondit rien mais serra les poings.

_ Et bien ? Insistais-je avec un sourire victorieux.

Potter remarqua mon sourire et secoua la tête, impuissant.

_ Très bien, Malefoy. Mais si tu baves, je te jure que je te le ferais payer.

_ Des menaces, toujours des menaces… Murmurais-je.

_ Tais-toi. Nous n'avons pas Métamorphoses, tu es au courant ? Me demanda-t-il naïvement.

_ Tu me prends vraiment pour un crétin, Potter, merde !

_ Tu es un crétin. McGonagall et Flitwick ont annulé leur cours parce qu'ils avaient rendez-vous avec un gars du Ministère.

J'arrêtais de sourire immédiatement.

_ Pourquoi faire ? Chuchotais-je, alors que des personnes passaient dans la rue perpendiculaire à celle où nous nous trouvions.

_ Hermione pense que c'est pour un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal. Ron a suggéré que le Ministère voulait vérifier si McGo faisait bien son travail, Expliqua-t-il en lorgnant sur sa cape que je gardais toujours derrière moi.

_ Si c'était le cas, il se serait pointé à l'improviste…

_ C'est ce que je pense aussi. Bien, maintenant rends-moi ma cape.

_ On ne donne pas d'ordre à un Malefoy, Potter. Tu devrais le savoir, Grognais-je la tête haute.

Il soupira de défaite et pressé commença à piétiner.

_ Malefoy, si tu ne me rends pas cette cape maintenant, je t'assomme, Fit-il menaçant.

_ La branlée que tu t'es pris en Potion ne t'as pas suffit Potter, t'en redemandes ? Crachais-je, hautain.

_ Tu te fous de moi ?! T'as vu ta gueule ? Je pourrais même t'appeler Malefoy le Balafré, maintenant ! Rit-il, moqueur.

Il approcha sa main de mon menton et tourna brusquement mon visage vers la gauche pour observer la griffure sur ma mâchoire.

_ Ah ouais, je t'ai pas raté, Rigola-t-il.

Mauvais, je le repoussais fortement et il percuta le mur en face. Il me regarda, surpris alors que je restais coller à mon mur, regardant la rue, amer.

_ Sir Potter, ne fait jamais les choses à moitié, n'est-ce pas ? Ajoutais-je douloureusement en croisant les bras contre mon torse.

Un long silence se fit pendant plusieurs minutes, moi, regardant la rue, évitant son regard.

J'étais tellement faible. J'avais envie de me carapater dans un trou de souris et d'y rester jusqu'à ma mort.

Comme chaque jour.

Je poussais un soupir très peu Malefoyen, me redressais, lui balançais sa cape à la figure et avançais vers la rue principale.

_ Malefoy ! S'exclama-t-il

Je me retournais à demi sans le regarder, attendant qu'il parle.

_ Je suis dé- , Commença-t-il dans un souffle.

_ N'ose même pas t'excuser Potter, Le coupais-je, glacial, en me retournant pour le foudroyer.

_ Mais-

_ Je t'interdis de le faire. Tu l'as fait, alors tu assumes tes actes. Soit un peu à la hauteur de ton nom, Potter, Crachais-je.

Je fis face à la rue et recommençais à avancer.

_ Ne pense pas que cette conversation soit terminée, Malefoy ! Lâcha-t-il, dans un soupir désespéré.

Alors que je quittais Pré-au-Lard, le nez en l'air, je soupirais :

_ C'est bien ce qui m'inquiète…

~~ Harry ~~

Il se passe quelque chose de bizarre.

J'étais allé à Pré-au-Lard en début d'après-midi pour avoir plus d'informations sur le rendez-vous des professeurs avec l'envoyé du Ministère.

Finalement, il s'avérait qu'Hermione avait – encore – raison. L'envoyé du Ministère s'appelait Ethan Reynold. C'était un homme d'une soixantaine d'année qui travaillait pour le ministère depuis ses vingt-cinq ans. Il avait de courts cheveux gris, des lunettes rectangulaires épaisses ainsi qu'une grande panoplie de bagues ornant ses doigts.

La conversation avait débuté sur le ton de la politesse. Monsieur Reynold avait demandé des nouvelles de Poudlard, ainsi d'Hagrid qu'il avait connu.
Finalement, ils avaient enfin parlé de pourquoi ils étaient rassemblés.

La proposition d'un nouveau professeur pour les Défenses contre les Forces du Mal.

Ethan Reynold avait expliqué qu'il avait un neveu qui venait de terminer ses études à l'Université Sorcière de l'Enseignement, en France, qu'il cherchait un travail et qu'il n'était pas trop au courant des aventures qu'il s'était passé à Poudlard récemment, ce qui arrangeait grandement McGonagall et Flitwick.

Son neveu s'appelait Jason Reynold, il était le major de sa promotion et avait eu son diplôme avec la mention Optimal. Quoi de mieux ?

Cependant, un léger détail embêtait la directrice de Poudlard : Ce jeune homme avait seulement vingt-six ans et aucune expérience avec des élèves de onze à dix-huit ans.

« _ Il apprendra ! Avait répondu Ethan Reynold avec un sourire.

_ Je ne sais pas Monsieur Reynold… Avait rétorqué McGonagall.

_ Minerva… Nous n'avons pas d'autres choix, Avait clos Flitwick. »

Finalement, l'accord s'était fait.
Jason Reynold, fraîchement diplômé de l'Université Sorcière de l'Enseignement arriverait dans deux semaines.

Tout cela était bien, une bonne chose pour Poudlard.

.

Non, non, ce n'était pas ça que je trouvais bizarre.

Lorsque je m'étais rendu à Pré-au-Lard, j'avais l'impression d'être suivit et finalement j'avais découvert que Malefoy qui était à ma poursuite.

Nous avions eut une altercation.

Puis une discussion.

Et finalement, une presque confession.

.

J'étais en haut de la tour d'astronomie, accoudé à la barrière du balcon quand je sentis le vent caresser mes cheveux et mon visage.

.

Si un jour, j'avais croisé Malefoy dans la rue, j'aurais sûrement pensé : « Il a la classe, ce gars. Peut-être un peu trop hautain, mais ce qui est sûr c'est qu'il a du charisme. »

En fait, Draco Malefoy est une énigme.

Une énigme a plusieurs étapes de résolution. Si nous allions trop vite pour essayer de la résoudre, nous la rations. Et dans ce cas, nous serions obligés de recommencer à zéro.

Draco Malefoy est une putain d'énigme. Et j'avais du essayer de le percer à jour une centaine de fois.

En vain.

Notre confrontation d'aujourd'hui n'en était pas vraiment une. Étonnement, nous avons discuté. Houleusement, mais nous avons discuté.

Et c'était si étrangement apaisant.

Voilà ce qui était bizarre.

Cette nouvelle sensation de sérénité, d'apaisement et d'aisance avec une personne qui nous est quasiment inconnu.

Et grâce à cette discussion, j'avais compris la première pièce du puzzle nommé « Draco Malefoy » :

Malefoy Junior était une sorte de coffre cadenassé sous tous les angles mais qui était remplit d'émotions plus violentes et urgentes les unes que les autres.

En fait, il était comme la Boîte de Pandore. Un trésor, une curiosité malsaine, un fléau.

Mon fléau.

Et je venais seulement de m'en rendre compte.

Je soupirais de dépit.

Je sentis mon cœur battre à une grande vitesse en pensant à tout ce mystère qui planait autour de lui.

De l'aventure, de l'excitation, de l'adrénaline à l'état pur.

« N'ose même pas t'excuser Potter. Je t'interdis de le faire. Tu l'as fait, alors tu assumes tes actes. Soit un peu à la hauteur de ton nom, Potter. »

Mon cœur se serra.

_ Si tu savais comme je m'en veux… Soufflais-je au vent.

.

J'avais quitté la tour d'astronomie après quelques heures de réflexion personnelle. Je m'étais rendu compte qu'à cause de la guerre, je n'avais pas vraiment réfléchi et pensé à moi, à mon avenir.

Et c'était d'ailleurs le cas pour une grande majorité des élèves de cette année. C'est pourquoi les professeurs s'étaient mis d'accord pour organiser une huitième et exceptionnelle année.

Pour, ainsi, nous permettre de nous stabiliser, de nous poser et de réfléchir.

J'ai changé.

Je suis au courant.

Hermione me l'a dit, clairement. Ron l'a insinué, naïvement. Ginny me l'a craché, violemment.

Ginny… Un autre problème.
Une chic fille.

A réfléchir durant des heures dans la tour d'astronomie, comme je viens de le faire, je m'étais aussi rendu compte que mon histoire avec Ginny n'était basée que sur un espoir d'une vie meilleure, calme et posée.

En fait, je n'ai jamais reçu de marque d'amour – je parle du vrai et grand Amour – je ne l'ai jamais rencontré, côtoyé. Bien sûr il y avait Monsieur et Madame Weasley ainsi que Remus et Tonks, mais je n'y avais jamais vraiment fait attention, à toutes ces marques d'amour, ces gestes tendres. Alors comment voulez-vous que je sache ce qu'était l'Amour ? Comment voulez-vous que je sache quand je serais amoureux ?

Ginny avait été la fille idéale. Calme, gentille, posée, câline mais pas trop. Jusqu'à ce que je me rende compte, deux mois après la guerre, qu'elle représentait pour moi, une stabilité certes, mais plus comme une sœur, qu'une âme sœur.

Ça l'avait blessé.

Énormément.

Après tout, elle, elle savait ce qu'était l'Amour.

Pas moi.

.

Je poussais un soupir de lassitude en montant les escaliers.

Devant la porte de la salle commune des Griffondors, j'articulais le mot de passe et entrais lentement, savourant le changement de température entre le couloir frais et la salle chauffée.

A peine avais-je fait deux pas dans la salle que Ron arriva sur moi comme une tornade :

_ Harry ! On s'est fait du souci ? Où étais-tu ? Pourquoi tu as ta cape d'invisibilité avec toi ?

_ Harry… Tu n'as quand même pas fait ce que je pense ? Commença Hermione qui venait de lever son nez d'un livre de Sorts en Tout Genre.

Je la regardais avec amusement devant son air de mère poule.

Je la sentis me scruter du regard et d'un coup son regard s'adoucit pour laisser place à un sourire.

_ Toi, tu reviens de la tour d'astronomie ! Lança-t-elle, victorieuse.

_ Hein ? Dis-je intelligemment.

_ Pourquoi tu dis ça Hermione ? Demanda Ron.

_ A chaque fois que tu reviens de la tour d'astronomie, tu parais plus apaisé. Ca m'apaise aussi, Me sourit-elle.

Je lui fis un sourire timide.

_ J'aime cet endroit malgré ce qu'il s'est passé. J'arrive à réfléchir clairement sans être déranger, vu que personne n'ose y remettre les pieds.

_ Je peux les comprendre, ce n'est pas l'endroit le plus joyeux de Poudlard non plus ! Grimaça Ron.

_ Bref. Harry. Tu as ENCORE enfreins le règlement ! Soupira la brune en se pinçant le nez.

_ Quoi ? Harry ! Tu avais promis, merde ! Grogna Ron à la limite de taper du pied.

Je m'assis en souriant à leur table, croissais les bras et posais ma tête dedans.

_ J'ai assisté à l'entretien entre McGo, Flitwick et l'envoyé du Ministère, Résumais-je en chuchotant.

Ils se penchèrent vers moi, suspendus à mes lèvres.

_ Alors ? S'impatienta Ron.

_ Aaaaah ! Vous avez raison, j'ai enfreins le règlement, je devrais aller me dénoncer à McGonagall… Marmonnais-je en faisant semblant de me lever, un petit sourire sur les lèvres.

_ Harry Potter ! Assis-toi immédiatement et raconte nous ça, Firent-ils en chœur, impatient.

Je levais les mains en rigolant, signe de paix. Finalement je leur racontais tout ce que j'avais appris sur Ethan Reynold comme sur le futur professeur, Jason Reynold. Hermione était heureuse d'avoir trouvé la première la raison de cet entretien, tandis que Ron, mauvais joueur, bougonnait qu'il y avait quelque chose de louche.

Nous passâmes le reste de la journée dans la salle commune à jouer à des jeux sorciers comme des jeux Moldus qu'Hermione avait ramené de chez elle.

.

La semaine passa assez rapidement. Les cours étaient longs mais j'essayais de rester attentif pendant chaque heure pour avoir de bons résultats.

Par conséquent, mon niveau en Métamorphoses, Histoire de la Magie, Sortilèges et en Botanique s'était amélioré, cependant les cours de Potion étaient toujours une épreuve…

Alors que la sonnerie du dernier cours de la journée retentit, je me levais et rangeais mes affaires quand j'entendis la froide voix de mon professeur des potions s'élever :

_ Monsieur Malefoy, Monsieur Potter, n'oubliez pas votre retenue de ce soir, dix-huit heures. Je n'admets aucun retard.

Sur ce, il fit tourner sa cape et partit dans son laboratoire.

Je tournais la tête vers Malefoy et constatais que celui-ci me fixais. Quand il croisa mon regard, il attrapa son sac et fila en dehors des cachots.

Il était dix-sept heures pile, je décidais de monter au dortoir pour prendre une douche rapidement et me changer.

L'eau fraîche me fit un bien fou et me décontracta.

Sans que je le sache vraiment pourquoi cette retenue me stressait légèrement.

Le fait était, qu'elle était avec Malefoy et que nous ne nous étions pas reparler ni même disputer depuis Pré-au-Lard.

Notre accord tactile « Ignorons-nous » avait reprit.

Et cette réalité me stressait, voilà la vérité.

Devant mon miroir, je passais mes mains dans mes cheveux mouillés. Je regardais l'horloge. 17h30.

_ Merde, Chuchotais-je.

J'enfilais un T-shirt bleu gris simple, un jean noir et des baskets gris.

Cheveux encore mouillés, je marchais rapidement à travers les couloirs, priant pour que les escaliers n'en fassent pas qu'à leur tête.

Lorsque j'arrivais sans encombre devant la Grande Salle, je ralentis pour reprendre une respiration calme et posée.

17h50, j'étais devant la porte de la Salle des Potions.

Je frappai à la porte, entendis un vague « Entrez » et ouvris la porte pour pénétrer dans la salle à faible éclairage.

Rogue était assit à son bureau en train de corriger des copies. Pas de Malefoy à l'horizon.

_ Vous êtes en avance Potter. C'est étonnant.

Je ne répondis rien.

_ Bien, avant que Malefoy arrive, je vais être clair, Commença-t-il en relevant la tête et se dirigeant vers moi.

A cinquante centimètres de moi, il plongea son regard noir dans le mien et dit :

_ Potter.

_ Pr-Professeur ? Bredouillais-je devant tant de froideur.

_ Vous n'êtes pas le seul à avoir souffert durant cette guerre.

_ Je le sais, Professeur.

_ Ne m'interrompez pas. Beaucoup de gens pense – comme s'ils croyaient tout savoir…- que chaque adepte de Vous-Savez-Qui avait choisi son camp. Cependant, j'étais dans les deux camps, et je peux vous certifiez, Monsieur Potter, que certains Mangemorts ont été contraints de se joindre à Lui.

_ Pourquoi ? On a toujours le choix.

_ Potter, vous n'avez pas de famille, Cracha-t-il. Vous ne savez pas ce que c'est. Les Malefoy faisaient partit de cette catégorie de Mangemorts. Le père de Lucius Malefoy était déjà maléfique, sombre, c'est une éducation qu'il ne pouvait éviter. Draco Malefoy, quand à lui, se devait d'obéir pour survivre.

Survivre.

_ Au péril d'autres personnes ? Demandais-je.

_ Quand il s'agit de survivre, c'est chacun pour soi Potter. Bien. Cette discussion est close. Allez-vous asseoir.

Perdu, je m'assis sur une chaise à côté du professeur, tel une poupée, tête baissée.

_ Potter, je vais vous faire une fleur. Pendant cette retenue, je vous demande de mettre les choses au point avec Malefoy.

_ Au point ? M'étranglais-je.

_ C'est bien ça Potter. Je veux que vous discutiez comme deux adultes. Sans baguettes. Sans sorts. Sans Sanctumsempra. Finit-il par chuchoter.

Je relevais la tête violemment, un air torturé sur le visage contre s'il venait de me taper.

Mon cœur tambourinait de malaise contre la cage thoracique. Je sentais et entendais le sang pulsé dans mes veines.

Je pris ma tête entre mes mains et murmurais tristement :

_ Je… Je n'ai jamais souhaité lui faire ça… C'était un accident. Je ne connaissais pas les conséquences… S-Si je les avais sus, je ne l'aurais jamais utilisé…

Ça faisait mal. J'avais tellement honte de ce souvenir.

_ Ce n'est pas à moi qu'il faut dire cela.

J'entendis des pas résonnés dans le couloir, une démarche assurée et fière.

Mon cœur se serra encore plus.

Malefoy ne frappa même pas, il entra sans rien dire observant la scène devant lui.

_ Bien ! Vous êtes à l'heure Malefoy ! Votre baguette s'il vous plaît.

Sans poser plus de questions, Malefoy lui tendit sa baguette.

_ Potter ? Fit le professeur en tendant une main vers moi.

Je fis de même et lui donnais ma baguette, autrefois propriété de Malefoy.

Il grimaça quand il la vit et détourna le regard.

Rogue sortit de la salle et dans l'encadrement de la porte il lança un sort informulé.

_ Bien. Maintenant vous avez deux heures pour régler vos problèmes. Vous pourrez sortir au bout de deux heures pile.

Et il partit.

Je levais lentement la tête vers Malefoy qui fixait la sortie avec choc.

_ Qu'est-ce que…

Il tourna rapidement la tête vers moi et fronça ses sourcils fins.

_ Qu'est- ce que c'est que cette merde, Potter ?! Tu m'expliques ?

_ Rogue veut que nous réglions nos problèmes avec une discussion comme deux adultes.

_ Foutaise ! S'énerva-t-il en faisant les cents pas. Je ne veux pas parler. Encore moins avec toi.

_ Et bien moi si ! Grognais-je en me levant pour lui faire face.

_ Non ! Tu ne m'obligeras pas à t'écouter ! Je ne veux même pas t'entendre. Je me fous de toi, de ta vie, de tes excuses à la con ! Je m'en branle de ta vie, Potter alors fous-moi la paix ! Hurla-t-il.

Ok, ça faisait mal.

Ce n'est pas comme si je voulais être ami avec Malefoy… Je voulais juste…

Mais qu'est ce que je voulais alors ?

Énervé, Malefoy se dirigea vers la sortie.

_ Atten- Le préviens-je.

_ Aaaaah ! S'écria-t-il.

Malefoy avait essayé de traverser l'encadrement de la porte cependant Rogue avait du mettre un champ de force ainsi Malefoy avait comme rebondit et avait été projeté en arrière pour atterrir sur les fesses deux mètres plus loin.

_ Mais ce n'est pas possible ! Il n'a pas fait ça ?! Cria-t-il en dévisageant la porte.

_ Tu vas bien Malefoy ? Lui demandais-je par politesse.

_ Mais oui… Tout baigne… Je suis renfermé avec Sir Potter dans une salle de Potion. Mon rêve ! Fit-il ironique.

_ Malefoy, maintenant tu te calmes et tu t'assois ! M'énervais-je en lui lançant des éclairs.

Malefoy cessa toute gesticulation et se retourna vers moi, un air menaçant sur le visage.

_ On ne donne pas d'o-

_ Oh bordel tu m'emmerdes avec ça ! M'écriais-je.

J'avançais vers lui, lui attrapais son poignet, le serrais fermement et l'embarquais vers une chaise.

_ Merlin ! Potter, lâche-moi, maintenant !

_ Non.

Je le traînais dans le chemin qui menait au bureau et l'assis violemment sur la chaise où j'étais tout à l'heure en appuyant sur ses épaules.

Il releva la tête, me lançant des éclairs et attrapa mes poignets pour les enlever de ses épaules.

_ Dégage Potter.

_ Non.

Il tenta de se lever mais j'appuyais de nouveau de toute mes forces sur ses épaules et se rassit violemment. Cette démarche s'effectua plusieurs jusqu'à ce que la chaise commence à tanguer.

Tout d'un coup, je sentis une douleur dans l'estomac et mon souffle se couper.

Malefoy venait de lancer les hostilités.

Il se leva et se dirigea vers un bout de la pièce mais quand je le vis s'éloigner de moi, je me ruais sur lui et le percutais. Il atterrit à plat ventre sur le sol glacial de la Salle des Potions dans un vacarme assourdissant.

J'étais étalé sur son dos de tout mon long, un peu sonné par la chute alors que Malefoy poussait un gémissement sourd.

_ Putain de bordel de merde je vais te tuer Potter… Murmura-t-il.

Je pensais stratégie, rapidement.

Vite, vite, réfléchis.

Je me relevais légèrement, attrapais son bras et le retournais pour qu'il soit face à moi. Je m'installais à califourchon sur son ventre, attrapais ses poignets pour les plaquer contre le sol alors qu'il était encore sonné.

Il ouvrit les yeux, les sourcils froncés. Un bleu commençait à apparaître sur le côté gauche de son font. Décidément, son visage n'avait plus rien à voir avec la grâce Malefoyenne.

Il comprit la situation. A ce moment même, il n'avait aucun pouvoir, aucune chance de s'échapper.

Je vis une lueur de peur naître dans ses yeux, mais aussi, une lueur de détresse puis finalement, d'abandon.

Je soupirais lentement de satisfaction en essayant de lui faire un sourire rassurant pour ne pas qu'il panique d'avantage.

Je voulais juste lui parler, m'expliquer, m'excuser.

Il inspira fortement et je vis qu'il se préparait mentalement à ce qui allait suivre.

_ Bien. Maintenant Malefoy, tu vas m'écouter, Chuchotais-je.

Il déglutit.

A suivre...


Bien bien bien... Voilà une petite fin... J'ai déjà hâte d'écrire la suite personnellement ! Haha.

Bon, je radote un peu mais n'hésitez pas à me faire par de vos impressions.

Sur ce, bonne soirée !

Lacrimma.