Bonjour, bonsoir à tous/toutes !

Voici un nouveau chapitre de "Une ignorance superflue".

Je remercie tous les reviewers : X-FanFicX, Dracolina3, honeymily23, rose2115, Fredou26, tout vos commentaires me font super plaisir ! :)

Ensuite... Ah oui. Pourquoi ce chois de titre pour ce chapitre ? "Une histoire de couilles".

Et bien je vous conseille de lire, et on se retrouve plus bas pour les explications ;)

Bonne lecture !


Chapitre 4 : Une histoire de couilles.

~~Draco~~

N'importe quoi.

Ridicule.

Totalement inconcevable.

Je me dirigeais vers les cuisines pour me récupérer à manger, en repensant à ce que je venais vraiment de faire.

Soudain, je m'arrêtais de marcher et levais la tête de stupeur.

Est-ce que j'avais vraiment montré mes cicatrices à Potter ?

Lui avais-je vraiment permis de les toucher, de les tracer avec la pulpe de ses doigts ?

Avais-je réellement permis qu'il s'excuse, qu'il est l'air si misérable devant moi ?

Avais-je vraiment failli… pleurer ?

Je déglutis difficilement. La tête me tournait et ma vision se brouilla. J'avançais vers un mur proche et m'appuya lourdement contre, posant mon front contre la pierre froide.

Il s'était excusé.

Potter s'était excusé.

Potter.

Je poussais un soupir désespéré, tremblant.

J'étais si faible…

Ma respiration se régula enfin au bout de quelques minutes. Finalement, mon appétit s'était coupé alors je fis demi-tour et filais vers ma chambre.

Devant la porte, la gorge serrée, je murmurais le mot de passe et entrais rapidement pour refermer la porte immédiatement. Je lançais un sort de silence.

_ BORDEL DE MERDE ! Hurlais-je en cognant le mur avec mon poing.

A coups de baguettes, je fis apparaître de multiples vaisselles, objets semblables dans cette chambre sans vie, pour immédiatement les lancer n'importe où, n'importe comment en jurant, blasphémant, crachant des insanités.

Finalement, épuisé, sanglotant, je me laissais glisser le long d'un mur, jambes repliées contre mon torse, tête dans mes genoux.

Une sensation inhabituelle commençait à naître en moi et je tentais de l'identifier.

La culpabilité ? Non… Celle-ci était plus mordante.

La peur ? Non, ce n'était pas quelque chose de perçant.

Mes entrailles se serrèrent alors que je revoyais les yeux si verts de Sir Potter, si expressifs, si incertains, me transpercer et me transmettre toutes leurs excuses.

Je relevais la tête, dépité en repensant qu'il m'avait comme donné un rendez-vous ce soir à la réserve.

Quel était ce revirement de situation si peu probable ? Potter et moi en train de discuter civilement ? Potter et moi faisant des recherches à la réserve à minuit ?

C'était tellement impossible.

Je riais amèrement en levant les yeux au ciel et en passant une main dans mes cheveux.

_ Qu'est-ce que tu es en train d'imaginer, Draco… Le passé te rattrapera toujours, Murmurais-je.

Je me levais lentement et partis chercher mes affaires de toilettes.

Potter, qu'est-ce que tu étais en train de me faire ?

Je regardais l'heure et remarquais qu'il était déjà vingt et une heure.

Je sortis de ma chambre, serviette et trousse de toilette à la main, partais vers la salle de bain des Préfets.

Je relevais la tête et expirais lentement, me concentrant sur mon attitude.

Qu'il aille au diable.

~~ Harry ~~

J'étais allongé dans mon lit, un léger sourire aux lèvres, les bras croisés derrière ma tête. Lorsque j'étais sorti des cachots, j'étais retourné à la salle commune des Griffondors où Ron et Hermione m'attendaient avec plusieurs mets qu'ils m'avaient rapportés de la salle. Je les avais remercié d'un sourire et avais commencé à manger. Ensuite, ils m'avaient demandé comment c'était passé la retenue. Et j'avais menti. Je leur avais dit que nous nous étions ignoré durant les deux heures et que rien ne s'était échanger.

Finalement, le reste de mon repas et la fin de la soirée s'étaient fait sur le ton de la rigolade.

Il était 23h30 quand je me levais de mon lit pour prendre ma cape d'invisibilité. J'enfilais un jogging gris avec un T-shirt blanc et des chaussures basses blanches.

Je quittais sans bruit le dortoir et la salle commune pour me diriger vers la réserve, ma cape me recouvrant.

Devant la grande porte de la bibliothèque, je lançais « Alohomora » et entrais à l'intérieur après avoir refermer la porte. A pas de souris, je montais à l'étage et poussais la porte de la réserve dans un grincement strident.

Je grimaçais et cessais tout mouvement. J'attendis quelques secondes et avançais, laissant la porte entrouverte, pour éviter tout autre bruit suspect.

Je partis dans les rayons à la recherche des livres de guérisons. Après dix minutes, j'arrivais enfin à destination, et penchais la tête pour lire les titres des livres sur les franges. J'en attrapais quelques uns et partis m'installer à une table reculée.

_ Lumos, Murmurais-je.

Un faible faisceau lumineux éclaira la table, juste assez pour pouvoir lire sans s'abîmer les yeux.

Je regardais ma montre : 0h15.

Je soupirais bruyamment de mécontentement, mais surtout de déception.

J'attrapais un livre et commençais à lire.

.

C'est lorsque je sentis mes paupières s'alourdirent que je sus que je devais aller dormir, ainsi, je me levais et m'apprêtais à aller ranger les livres quand j'entendis un léger grincement.

Pris de panique je chuchotais le plus bas possible « Finite Incantatem » et remis ma cape.

Lorsque je me rapprochais de la porte, j'aperçus une ombre fine et grande, hésitante.

Est-ce que… ?

Pris d'une impulsion plus qu'incongrue, j'attrapais le bras de la personne et le tirais vers moi. Alors que celle-ci allait crier et réveiller le château, je posais ma main encore sous la cape sur sa bouche.

La personne en face de moi, ne me voyait pas mais, moi, je voyais très bien, son regard mi-apeuré, mi-soulagé.

_ Pdfchter ? Marmonna-t-elle, ne pouvant parler distinctement.

Je souriais et laissais sortir un léger rire. Malefoy fronça les sourcils mais finalement roula des yeux alors que j'enlevais ma main.

Il leva son bras et sa main atterrit au niveau de mon cou. Il caressa le tissu, toujours aussi intrigué par sa capacité à rendre quelqu'un invisible, et tira dessus pour me l'enlever.

Ma tête sortit et enfin nos regards se croisèrent.

Ses pupilles grises scrutèrent les miennes. Finalement, je baissais les yeux pour détailler sa tenue. Il portait une sorte de pantalon en flanelle et une chemise en soie. Je relevais subitement la tête, ce qui le fit sursauter et fronçais les sourcils, me rappelant d'un détail fâcheux :

_ Tu es en retard, lançais-je, glacial.

~~ Draco ~~

Je suis complètement stupide.

Un crétin fini.

Je marchais dans les couloirs froids, noirs et silencieux, baguette à la main, à l'affût du moindre bruit suspect, du moindre fantôme qui pourrait me faire coller.

Oh Merlin… Je suis vraiment un abruti… Qu'est-ce que je suis en train de faire ?

Mon cœur battait à la chamade sous le coup de l'adrénaline, ma respiration sifflait et je sentais ma baguette glisser le long de ma paume à cause de mes mains trop moites.

Je déglutis lorsque j'entendis un miaulement strident.

Et merde. Pas encore ?!

Rapidement, j'entrais dans la salle la plus proche et partis à l'opposé de la porte, sous un bureau.

J'attendis quelques minutes, et finalement, me relevais en roulant des yeux, me promettant de tuer Potter dès que j'en aurais l'occasion.

J'avançais lentement vers la porte et posais mon oreille contre celle-ci, écoutant.

Je sortis et essayais de rejoindre la bibliothèque en rasant les murs.

Dix minutes plus tard, j'étais enfin devant la porte de la bibliothèque.

J'actionnais la poignée et constatais avec désappointement que celle-ci était fermée.

J'expirais calmement, levais ma baguette et prononçais d'une voix enrouée :

_ Alohomora.

Rien ne se passa.

Je soupirais de malaise en regardant autour de moi.

J'avais vraiment la poisse…

Je réessayais avec un peu plus de conviction et cette fois-ci, la porte s'ouvrit. J'entrais sans plus attendre et refermais la porte immédiatement.

Dans la bibliothèque, je poussais un profond soupir, me reposant contre la porte, les yeux fermés, essayant de me calmer.

.

Quand j'étais sorti de la salle de bain des Préfets vers 23h00, je n'étais toujours pas détendu, cette pression au niveau de mes entrailles était toujours présente. J'étais rentré dans ma chambre, je m'étais allongé, pensant que dormir allait me soulager.

Foutaise.

La tension était pire au fur et à mesure que les minutes défilaient.

Cependant, à 0h30, je m'étais levé en sursaut, me rendant compte que j'avais BESOIN d'aller à la réserve.

Là.

Maintenant.

Tout de suite.

Je m'étais levé avec tellement de précipitation que je m'étais pris dans les draps et étais tombé comme un Moldu sans grâce. Rouge de gêne, je m'étais relevé dignement, j'avais enfilé des habits et étais sorti de ma chambre.

.

Le chemin jusqu'à la bibliothèque avait été semé d'embûches j'avais croisé Peeves, Mistaigne sans Rusard et Mistaigne avec Rusard. Je ne sais même pas comment je ne m'étais pas fait prendre.

Je me décollais de la porte et montais l'étage jusqu'à la réserve. La porte était entrouverte.

Je restais à la fixer, les mains un peu tremblantes, la bouche sèche et entrouverte, les sourcils légèrement froncés.

Je fis un pas, puis deux et trois puis poussais la porte dans un grincement sonore. Je grimaçais et déglutis.

Soudain, quelque chose m'attrapa le bras. La peur retenue durant tout ce parcours m'explosa en pleine figure et je faillis pousser un cri de terreur quand tout à coup, une main gantée ou voilée, se posa sur ma bouche.

Puis, un léger espoir s'instaura dans mon esprit et je tentais de parler :

_ Pdfchter ? Murmurais-je lamentablement à cause de la main.

Un silence me répondit quand soudain j'entendis un léger rire. Toute la pression ainsi que le poids dans mes entrailles s'envolèrent et je roulais des yeux pour la forme.

Je levais mon bras et tirais sur le tissu.

Potter prit enfin forme devant moi. Je l'observais dans l'obscurité de la pièce. Ses cheveux étaient plus en batailles que d'habitude, ses lunettes étaient de travers et ses yeux pétillaient de fatigue. Il baissa les yeux pour détailler ma tenue.

Je fis une moue quand je constatais que je portais des vêtements pour dormir. Soudain, il releva brusquement la tête et je sursautais, remarquant son regard froid.

_ Tu es en retard, Me fit-il glacial.

Il se détourna lança un Lumos et partit s'asseoir à une table où étaient empilés de nombreux livres.

Je déglutis de gêne et de malaise.

_ Je… J'ai rencontré Rusard, Mistaigne et Peeves sur la route, Expliquais-je à moitié.

Il se retourna et haussa les sourcils de surprise.

_ Les trois dans la même soirée ?

_ Ouais… Grognais-je, reprenant peu à peu contenance.

_ Et tu es là ? C'est une sorte de miracle alors, Ria-t-il légèrement.

Je soupirais discrètement.

_ Si un Malefoy veut quelque chose, alors il l'a par n'importe quel moyen ! Récitais-je fièrement.

_ Et que veux-tu alors ? Fit-il en penchant la tête.

J'écarquillais les yeux de surprise.

_ Je voulais venir. Murmurais-je sans m'en rendre compte.

Je me donnais immédiatement une baffe mentale. Nan mais je ne vais pas bien !

Potter me fixa sans ciller, me déstabilisant encore plus. Finalement il s'assit et prit un livre.

_ Viens. Fit-il.

J'approchais et regardais les livres, les uns après les autres.

_ « Mille herbes et champignons magiques » ? Qu'est-ce que ce livre fait dans la réserve ? Lui demandais-je, curieux, en m'asseyant à mon tour.

_ Certains des plantes présentent dans ce livre permettent la création de certaines potions de Magie Noire.

_ « Grandes Noirceurs de la magie », « Grandeur et décadence de la magie noire », « Dilemme de la sorcellerie insolite et leurs solutions », « Sorts et enchantements anciens et oubliés », « Guide du guérisseur », « Sorts et contre-sorts », « Potions de grands pouvoirs », Récitais-je en lisant les titres des livres. Tu as visé juste. Commentais-je.

_ Ce n'est pas facile de trouver quelque chose sur un sort qui est inconnu pour les trois quarts de la population sorcière. « Sorts et enchantements anciens et oubliés » ne m'a pas aidé. « Sorts et contre-sorts », c'est pareil. « Potions de grands pouvoirs » parle de potions les plus horribles les unes que les autres, les images sont affreuses… Mais rien sur une potion de guérison pour les blessures perpétuelles, Expliqua-t-il.

_ Les blessures perpétuelles ? Fis-je curieux.

_ Ouais, c'est comme ça que le livre le « Guide du Guérisseur » appelle les blessures qui ne se guérissent pas. Il y a tout un chapitre sur comment soulager la douleur, atténuer la plaie mais pas l'effacer entièrement ! Putain, ça m'énerve ! S'exclama-t-il en se levant et en balançant ce livre à l'autre bout de la pièce.

Je le regardais surpris par toutes les recherches qu'il avait fait.

Je clignais des yeux plusieurs fois devant un Potter respirant difficilement et se tirant les cheveux.

Je partis chercher le bouquin. Je me baissais, le ramassais et le reposais sur la table. Je contournais la table et fis face à un Potter, tête baissée, doigts emmêlés dans sa tignasse.

J'approchais une main de son visage et la reculais immédiatement. Je roulais des yeux et soupirais devant mon comportement. Je regardais dans le vide quand je murmurais :

_ Merci.

Il releva aussitôt la tête, un regard noir.

_ Malefoy, que ça soit clair. Je ne veux pas de tes remerciements autant que tu ne veux pas de mes excuses, Claqua-t-il.

_ Tu… Tu es insultant ! Merde Potter ! Tu devrais être honoré qu'un Malefoy te remercie. Tu… Enfin, merde ! C'est blessant ! Grognais-je, vexé.

Il écarquilla ses yeux trop verts puis son regard s'adoucit et finalement il sourit.

_ Je suis désolé, Répéta-t-il.

_ C'est bon… Je t'excuse. Et je te remercie. Par contre, si tu avais l'obligeance de ne pas m'envoyer chier une autre fois, Grognais-je, légèrement rouge.

Il sourit.

_ Pourquoi tu me remercies ?

_ Parce que… Parce que, tu m'aides. Après tout ce qu'il s'est passé. On s'aide. Et… Putain, je vais vraiment le dire…

_ Dire quoi ?

_ Ça m'aide aussi, ok ? T'es content ? Grognais-je en déviant le regard.

Potter s'esclaffa et ébouriffa mes cheveux d'un geste anodin ce qui me fit me rendre encore plus gêné.

_ En fait, t'es peut-être sympa comme gars Malefoy, Sourit-il.

_ Je te retourne le compliment, Potter. On y retourne ?

_ Ouais.

_ Et évite de balancer d'autres livres putain. Sinon, tu vas les chercher, Grognais-je.

_ Ouais, ouais j'ai compris, Dit-il avec toujours le même sourire.

Nous retournâmes s'asseoir, moi avec l'esprit plus tranquille et lui avec le sourire. Je pris le livre « Grandes Noirceurs de la magie » et lui « Dilemme de la sorcellerie insolite et leurs solutions ». Un silence apaisant s'installa durant plusieurs minutes. Je lisais en balançant mes pieds dans le vide quand soudain ils frappèrent le pied de la table. Je décidais de prendre appui sur celui-ci pour être plus à l'aise.

Potter leva la tête, un air plus que surpris sur le visage.

_ Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Lui demandais-je.

Il détourna les yeux en marmonnant un « Rien. »

Je haussais des épaules. Je grognais légèrement quand je constatais que le pied de la table glissait, m'empêchant d'avoir une position stable.

Je soupirais fortement.

_ Si tu veux tu peux les mettre sur mes genoux. Lança Potter.

_ Pardon ? M'exclamais-je.

_ Tes pieds. Tu peux les mettre sur mes genoux. Parce que là tu me fais un peu mal à appuyer contre mon tibia, Ricana-t-il en observant ma réaction.

Oh merde. Le pied de la table. La jambe de Potter.

_ Oh merde ! Je pensais que c'était la table. Expliquais-je lamentablement.

_ Oh ça va Malefoy ce n'est pas la mort. Rit-il en attrapant mes pieds.

_ Qu'est-ce que… ? Fis-je surpris.

Il prit mes pieds et les posa sur ses genoux puis reprit son livre et continua sa lecture.

_Comme ça, on est plus à l'aise. Tu ne trouves pas ? Me demanda-t-il.

_ Euh, si, Répondis-je étourdi.

Je repris mon livre, un peu gêné mais finalement plus confortable dans ma position.

Vingt minutes plus tard, je commençais à somnoler quand soudain, Potter s'écria :

_ J'ai un truc ! Malefoy, réveille-toi j'ai un truc ! S'excita-t-il.

_ Je ne dormais pas Potter. Grognais-je.

Il me regarda et sourit pour je ne sais quelle raison.

_ Très bien alors c'est quoi cette grosse trace sur ta joue ?

Je frotta ma joue en marmonna des trucs inintelligibles.

_ Il est dit ici : « Toute blessure, coup, entaille, morsure, crevasse difficile à guérir n'a que meilleur vainqueur son fauteur ».

Je le regardais, dépité.

_ Et en quoi cette illumination peut-elle nous aider ? Répondis-je blasé.

_ Mais enfin Malefoy, c'est clair non ? C'est le fauteur qui permit de guérir les blessures perpétuelles ! Moi ! Je peux t'aider à fermer tes plaies. Sourit-il, fier.

_ Et comment ?

_ Chaque chose en son temps, Malefoy ! Grinça-t-il, en retournant à son bouquin.

Je soupirais de fatigue.

_ Bon. Allons-nous-en, Ordonnais-je en me levant.

Potter leva un regard interrogatif vers moi.

_ Pourquoi ?

_ Premièrement, je suis fatigué. Ca fait une heure que je suis là et on tourne en rond. Deuxièmement, on a trouvé un début de solution c'est déjà pas mal.

_ Si c'est ce que tu veux, pars, Dit-il en fronçant les sourcils.

_ Troisièmement, Potter. Troisièmement, NOUS partons, parce qu'il est hors de question que je refais le même chemin en sens inverse sans cape d'invisibilité, en rasant les murs et me cachant dans des salles toutes les dix minutes, craignant de me faire coller par Rusard ! Grognais-je en lui lançant un regard noir.

Aucunement intimidé par mon regard, il haussa les épaules et retourna à sa lecture. J'ouvris la bouche de stupeur.

Satané Potter trop insolent.

_ Je veux finir mon livre. Dit-il simplement.

Je respirais fortement, partagé entre l'idée de risquer ma peau et de gagner mon lit douillet immédiatement ou d'attendre Potter et de sortir en sécurité.

Je soupirais fortement à deux doigts de taper du pied mais finalement je tirais ma chais et m'assis lourdement, bras croisés, faisant la moue. Potter esquissa un sourire.

_ Je t'avise même pas de te moquer de moi, Le Balafré, M'énervais-je.

Son sourire était toujours plaqué sur son visage alors je posais lourdement mes pieds sur ses cuisses me mettant à l'aise.

Il quitta son bouquin à la noix pour regarder mes pieds puis juste lever les yeux vers moi. Je le défiais du regard mais au lieu de l'intimider cela le fit encore plus sourire.

.

_...

J'étais bien là. Il faisait un peu froid mais c'était assez confortable.

_... Foy !

Ah non. J'étais bien là.

_ Malfoy ! Réveille-toi… Chuchota une voix à mon oreille.

J'ouvris un œil puis l'autre, et clignais des yeux pour que ma vision se débrouille.

Soudain, je distingue un visage à quelques centimètres du mien, des yeux verts rieurs caché derrière une vieille paire de lunette ronde et un sourire éclatant.

_ Bonjour, Belle aux Bois Dormant ! Ricana-t-il sans que je ne comprenne.

_ Pardon ? Fis-je piteusement, la voix enrouée.

_ Un truc Moldu. J'ai fini. On peut y aller si tu veux. J'ai ramassé les livres.

Je hochais la tête toujours dans le brouillard.

Nous quittâmes la bibliothèque sans embûches et après avoir refermé la porte de la réserve et celle de la bibliothèque à clé, Potter nous recouvrit de sa cape.

Cependant, il s'avérait que marcher sans faire de bruit et en étant sous une cape d'invisibilité était plus difficile que prévu, surtout lorsque nous étions deux sous cette fameuse cape…

Soudain, Potter marcha sur mon pied et alors que j'allais protester, il plaqua sa main contre ma bouche et me poussa violemment contre le mur.

_ Chuuuut… fit-il silencieusement avec son doigt.

Je ne comprenais pas quand soudain, j'entendis des bruits de pas rapides raisonnés dans le couloir.

Ma respiration s'accéléra et mon sang pulsa plus vite. Ma vision se troubla sous le coup de la peur d'être prit et je pouvais sentir la sueur couler le long de ma nuque.

Des bruits de vêtements froissés se rapprochaient, des pas précipités, rapides et à la fois contrôlés.

Rogue.

Ma respiration siffla et je déglutis fortement.

Potter se rapprocha encore plus de moi pour que la cape nous recouvre entièrement, tandis que je posais à mon tour ma main gauche contre sa bouche et ma main droite dans son dos pour le plaquer encore plus vers moi, comme si ce geste allait le faire disparaître ou nous faire rentrer dans le mur.

Nos regards remplis d'adrénaline ne se quittaient plus. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés à nous regarder, cependant j'avais cru entre les pas de Rogue s'éloigner.

La seule chose que je pouvais sentir à cet instant précis c'était la main droite de Potter sur ma bouche ou encore la gauche enserrant brutalement ma hanche.

A cet instant, la seule chose que je pouvais sentir c'était son haleine qui caressait la pulpe de mes doigts, la douceur de ses lèvres, sa respiration erratique, son regard fiévreux, son léger tremblement dut à je ne sais quoi.

Mais surtout à cet instant précis, la seule que je pouvais vraiment sentir, c'était son érection.


Haha... Bon d'accord, c'est plutôt sadique comme fin. Surtout que je n'ai encore rien écrit pour la suite... MAIS pas de panique ! Je suis en vacances ;)

Donc cette histoire de couilles vous paraît-elle un peu plus clair ? :P

Pourquoi ce choix de titre ?

Explication :

1° - Je n'avais aucun autre titre moins vulgaire qui me venait à l'esprit. (Toute façon comme dit X-FanFicX, y'a le rating M !

2° - Je pris tout d'abord ce titre au figuré, à l'histoire que Draco Malefoy, un Serpendard, ait assez de courage pour traverser Poudlard de nuit, alors que lui-même ne sait pas pourquoi il a tellement besoin d'aller à la bibliothèque.

3° - Histoire de couille pour cette fin également un peu révélatrice - peut-être pour les prochains chapitres !

4° - Je trouvais le jeu de mots drôle - t'es un humour tordant dis donc... - - Ouais et si ça te plaît pas tu sors ! -

Voilà mes raisons. Au pire, ce n'est qu'un titre, le plus important c'est le contenu !

N'hésitez pas à commenter, donner vos avis, et surtout petite question :

Quelle va être la réaction de Draco Malefoy ?

Quelle va être la réaction de Harry Potter ?

A bientôt !

Lacrimma.