Bonjour, Bonsoir à tous les lecteurs, lectrices...
Premièrement, je vous présente un nouveau chapitre de "Une ignorance superflue". Ce chapitre numéro cinq est intitulé " De l'émotion... En mouvement".
Avant de lire, réfléchissez un peu à toutes les significations de ce titre... ;)
Deuxièmement, merci aux reviewers : Dracolina3, X-FanFicX, rose2115, LadyCocoMalefoy, Samyye33, Originel et Hinanoyuki. :) J'adore vos reviews, je me marre, j'apprécie, je souris, je note, je retiens vos idées :) Continuez comme ça ;)
Troisièmement, JE M'EXCUSE FORTEMENT pour la petitesse de ce chapitre. Mais disons, que je voulais vous frustrer encore plus...
Et dernièrement... ENJOY...
Bonne lecture...
Chapitre 5 : De l'émotion… En mouvement.
~~ Harry ~~
Je plantais mes yeux dans les siens, en fusion. L'intensité de la situation m'envahit. L'intensité du moment. De la surprise, de l'adrénaline.
L'intensité de…
.
Oh merde.
~~ Draco ~~
Son érection.
Contre ma cuisse.
Ma cuisse.
Nous continuons à nous dévisager, la respiration plus haletante que précédemment, attendant de l'autre qu'il parle. Attendant de l'autre, un geste, un tremblement, une moue, un clin d'œil.
Mais rien ne vint.
Nous nous observions, yeux dans les yeux, sans le moindre mouvement, osant à peine cligner des yeux.
Après tout pourquoi ferais-je le premier pas pour le repousser ? Ce n'est pas moi le Griffondor ici !
Pourquoi ne me rapprocherais-je pas alors ? Je ne suis pas un putain de Griffondor, ça me paraît clair !
Je fixais les yeux verts de Potter qui pétillaient de gêne et d'excitation. Notre proximité déclencha quelque chose chez moi… Un je-ne-sais-quoi qui provoquait des frissons le long de ma colonne vertébrale, un je-ne-sais-quoi qui échauffait mes joues et qui me rendait confus. Un je-ne-sais-quoi qui envoyait ma dignité, ma fierté et ma contenance Malefoyenne au placard.
Quand soudain, il se mordit la lèvre. Je vis ses dents si blanches sortirent pour attraper sa lèvre, que je trouvais à cet instant si rouge, si pulpeuse, si tentatrice.
Oh Potter… Pourquoi as-tu fait ça ?
Sans pourvoir me contenir, je poussais un léger gémissement digne d'une préadolescente bourrée d'hormones face à son geste anodin et juste ridiculement innocent, mais son regard surpris me réveilla.
Me rendant compte de la réelle situation dans laquelle nous étions, je rougis violemment et le repoussais fortement.
Automatiquement, je pris un air écœuré et levais la tête fièrement pour cacher ma confusion :
_ Bordel Potter, c'était quoi ça ?
_ Pourquoi tu m'as pas repoussé ? Me demanda-t-il de but en blanc.
_ Je viens de le faire, crétin, Répondis-je précipitamment.
Il fronça les sourcils de désappointement puis se remit à parler en se rapprochant de moi légèrement.
_ Pourquoi le Ô Grand Draco Malefoy, n'a-t-il pas repoussé… Commença-t-il, ignorant ma réponse.
_ Repoussé quoi ? La Ô Grande Érection de Harry Potter ? Le coupais-je en ricanant.
Il me fixa un peu surpris, mais avec une lueur d'amusement. Il s'approcha encore plus et me murmura à l'oreille :
_ Tu l'as trouvé grande ?
Sachant qu'il me taquinait, je le repoussais de la même manière que précédemment, en esquissant un sourire.
_ Un Malefoy ne s'abaisse pas à répondre à ce genre de questions ! Récitais-je.
Il roula des yeux en s'avançant de nouveau vers moi.
_ Ce que tu peux être coincé Malefoy… Je pensais que le Prince de Serpentard était un serial fucker… Ria-t-il.
_ Un quoi ? Lui demandais-je, écoutant à moitié, perturbé par ses lèvres entrouvertes.
_ Un serial fucker Malefoy. Un mec qui baise n'importe où… Avec n'importe qui… Et n'importe quand… Me murmura-t-il dans le creux de l'oreille.
Je me statufiais quand son érection – toujours présente, oui – heurta à nouveau ma cuisse.
Il se recula en s'esclaffant, oubliant que nous étions en pleine nuit dans un couloir de Poudlard, que Rogue venait de passer et que Peeves et Rusard pouvaient encore nous attraper pour nous coller.
_ Tu es hilarant Malefoy, Ricana-t-il en passant sa main dans ses cheveux dans un geste désinvolte.
Je vis rouge et commençais à m'énerver.
_ Es-tu en train de te moquer de moi ?
_ Merde Malefoy, tu t'offusques alors que j'ai une érection, ce n'est pas la mort.
_ Pourquoi tu bandais ?
_ L'adrénaline, tu connais ? Grogna-t-il, s'énervant à son tour.
_ Bien sûr… L'adrénaline… Et te faire pincer par Rusard, ça te fait bander aussi ?!
_ T'es vraiment con ou quoi ?! Faut que je t'explique tout ?! Que l'adrénaline plus la proximité avec quelqu'un me fait bander ?! Et a priori peu importe la personne, du moment qu'elle soit à mon goût ! Hurla-t-il de colère en chuchotant.
Je poussais un hoquet de surprise, lui de même, quand il comprit l'ampleur de ses paroles. Nous nous fixâmes silencieusement, essayant de nous calmer.
_ Tu es bi ? Lui demandais-je bêtement pour casser le silence.
_ A priori, Grogna-t-il.
Je hochais la tête de compréhension. Ce n'était pas une tare dans notre société actuelle. L'homosexualité, la bisexualité et la transsexualité n'étaient pas rejetées dans le monde des sorciers. Après tout, en quoi l'orientation sexuelle concernait les autres ?
Depuis que mon père était à Askaban, j'avais été comme émancipé. Tout d'abord, pour ne pas avoir la charge de toutes les dettes de mon père, et aussi pour ne pas avoir à m'occuper de l'héritage des Malefoy. En effet, être Malefoy était synonyme de mariage arrangé pour la conception d'un bel héritier blond. Cependant, étant quand même plus attiré par les garçons que par les filles, cet héritier ne risquait pas d'arriver. Donc, cette émancipation était la meilleure des choses qu'il puisse m'arriver.
_ Je te raccompagne à chambre, Fit simplement Potter.
Il nous recouvrit de sa cape et nous avançâmes dans un silence royal jusqu'à ma chambre.
Devant le tableau, il enleva la cape de notre tête et nous restâmes, encore une fois à nous fixer.
_ Merci de m'avoir facilité le retour, Lui dis-je.
_ C'est normal.
_ Merci aussi, pour les recherches.
_ Arrête de me remercier, ça fait vraiment bizarre, Ria-t-il légèrement.
_ C'est si difficile de croire que j'ai changé ?! Lui demandais-je brusquement.
Mes mots raisonnèrent dans le couloir, heurtant les murs, fracassant les tableaux et leurs habitants, se propageant dans la nuit noire.
Potter me regarda comme si j'étais un être venu d'ailleurs, un étranger, et cela me rendait fichtrement mal à l'aise.
Il ouvrit la bouche, mais la referma aussi, cherchant ses mots. Il passa une nouvelle fois ses doigts dans ses cheveux et prit une pose plus à l'aise de façon à ce que sa jambe droite soit légèrement en feinte tandis que la gauche soit tendue sur le côté. Il inspira profondément.
_ On a tous changé Malefoy. La guerre nous a changés. En bien, en mal… Je ne sais pas.
Je reniflais en déviant le regard.
_ La preuve. J'étais hétéro, je suis bi ! Ria-t-il.
Je rigolais légèrement.
_ Nan, plus sérieusement. Je pense qu'avec cette guerre, nous avons gagné en une sorte de maturité.
_ Je ne suis pas d'accord.
_ Explique-toi, Me dit-il, intéressé.
Je cherchais mes mots en m'adossant au mur à côté de la porte de ma chambre.
_ Pour moi la maturité s'acquiert avec de l'expérience, négative ET positive. La maturité nous fait grandir, la maturité arrive quand nous sommes prêts à l'affronter. Alors que pour moi, cette guerre nous à forcer à grandir, elle nous à forcer à l'affronter. Cette guerre nous a assombris. Elle nous a rendus aigri, triste, sombre.
_ Et tu ne penses pas que se soit une bonne chose ?
_ Non. Avec tout ce bordel de ces dernières années, nous n'avons pas pu profiter réellement de notre adolescence. Surtout toi. Chuchotais-je.
Il grimaça.
_ Cette guerre nous a pourris. Simplement. Efficacement. Murmurais-je.
_ Notre adolescence n'est pas finie, Sourit-il en s'approchant de moi.
_ Tu proposes quoi ? Chuchotais-je en observant les veines de son cou.
Je levais les yeux pour voir qu'il me dévisageait intensément. Puis, il respira fortement, comme pour se calmer, déglutit et finalement recula en souriant et secouant la tête.
_ Rien pour ce soir.
Je sentis un poids tombé dans mon estomac. Encore.
Je fis une moue digne d'une fillette capricieuse, ne comprenant pas moi-même ma réaction.
Il me fixa et commença à s'en aller en secouant sa main par-dessus son épaule.
Ma bouche s'assécha tandis que ma lèvre commença à trembler quand je réalisais que nous n'aurions plus qu'altercations de la sorte avant un bon moment.
Alors mes jambes décidèrent pour moi.
Sans m'en rendre compte, je me mis à le suivre d'une marche rapide. Entendant mes pas, il s'arrêta sans se retourner.
Je remarquais que sa respiration était irrégulière et saccadée, ses mains tremblotantes et ses cheveux encore plus emmêlés, si possible.
_ Potter. L'appelais-je.
_ Oui, Malefoy ? Dit-il, neutre
_ Je suis gay, Balançais-je de but en blanc.
Comme précédemment, mes mots avaient été comme crier, se percutant contre les murs et raisonnant dans tout le couloir comme si c'était une chose inavouable.
Ça l'était pour un Malefoy.
Pas pour un Malefoy émancipé.
Le souffle de Potter s'était comme coupé, arrêté, stoppé, puis il s'était remit à respirer tranquillement, se retournant vers moi d'un geste lent et contrôlé. Trop contrôlé.
_ Toi, Gay ?
_ A priori, Souris-je en répétant ses propres mots.
_ Pourquoi tu me dis ça ? Grogna-t-il, à bout de nerfs.
J'esquissais un sourire devant sa perte de patience.
_ Pourquoi pas ? Murmurais-je.
A cet instant précis, je pouvais le comparer à une sorte de chaudron géant.
Chaque ingrédient était à dose avec minutie pour ne pas qu'il explosa. C'était la même chose avec Potter. Mes paroles, mes gestes devaient être contrôlés pour ne pas que Potter explose.
Je voulais qu'il explose.
_ Tu ne peux pas me dire ça, comme ça, Malefoy. Pas maintenant, Grogna-t-il, en se rapprochant.
_ Pourquoi pas ? Répétais-je.
Il s'arrêta et se pinça l'arête du nez puis il me regarda entre ses doigts et dit comme une insulte :
_ Es-tu si innocent que ça Malefoy ?
_ Je t'emmerde ! Rougis-je, ne comprenant plus.
_ Malefoy.
Il posa ses mains sur mes épaules et me poussa doucement jusqu'au mur le plus prochain, puis se rapprocha de moi.
_ Tu ne peux pas me dire que tu es gay, alors que j'ai une putain de gaule, Me chuchota-t-il à l'oreille.
Je frissonnais.
De peur ? D'effroi ? D'excitation ? De colère ?
Merde, je n'en savais rien.
Mais putain c'était agréable.
_ Pourquoi pas ? Continuais-je en fixant ses yeux qui prirent la teinte du blason des Serpentards.
_ Parce que, là maintenant, je vais prendre cette révélation pour une invitation.
Je rougis encore plus en baissant les yeux.
Il rit plus franchement et se recula un peu.
_ C'est bon, j'arrête. Après tout je n'ai pas envie que tu t'enfuis en courant…
_ Pourquoi je m'enfuirais ? Demandais-je précipitamment.
_ Pourquoi pas ? Fit-il avec un clin d'œil.
Je grognais.
_ Malefoy. Je bande. J'ai la gaule. Là. Maintenant. Tout de suite. Alors arrête de m'allumer.
_ Je… Je…
_ Si. Tu es un putain d'allumeur, Rit-il en roulant des yeux.
Je connaissais très bien la définition d'allumeur. Blaise allumait sans cesse. Il ne faisait que ça. Il aguichait, provoquait mais n'allait jamais plus loin. A Serpentard, être allumeur était synonyme de vierge effarouchée.
Je fronçais les sourcils et crispais la mâchoire devant l'insulte.
Je me redressais sur toute ma grandeur et m'approchait d'un Potter surprit par mon changement de comportement.
Je m'approchais de lui et agrippais ses poignets avec force pour le retourner et le plaquer, à son tour, contre le mur.
_ Un Malefoy n'est certainement pas un allumeur. Chuchotais-je, me collant contre lui.
Je ne me reconnaissais plus.
Je ne me contrôlais plus.
Bordel. J'avais envie de Potter.
Je me collais d'avantage contre lui et plaquais ses deux poignets au-dessus de sa tête. Je poussais lire l'excitation de la situation dans son regard. L'excitation de cette forme de soumission causée par cette prison autour de ses poignets.
Je posais ma jambe entre les jambes et fis un pas sur le côté pour les écarter puis je fléchis ma jambe, l'appuyant doucement contre son érection.
Il ouvrit la bouche de stupeur, puis roula des yeux, se mordant la lèvre pour retenir un gémissement et expirant fortement l'air de ses poumons.
Je collais mon torse contre le sien, ma cuisse caressant toujours son érection et je soufflais :
_ Quand il fait quelque chose, il le veut. Et quand il le veut, il l'a.
Puis violemment, je planquais mes lèvres contre les siennes. Un gémissement sourd retentit dans le couloir, ne sachant aucunement s'il venait de lui ou de moi. J'appuyais plus fortement, goûtant à la texture si douce et si tentatrice de ses lèvres, profitant de la moindre caresse dont j'avais le droit.
Perdu dans les sensations que j'éprouvais et qui envahissaient, au fur et à mesure, mon corps, je grognais tel un animal lorsque je sentis le bout d'une langue légèrement râpeuse, s'aventurer en dehors de sa cavité pour caresser mes lèvres.
J'ouvris alors les yeux et m'éloignais lentement.
Le regard de Potter était à la fois enflammé et perdu. Il ne comprenait surement pas pourquoi je m'étais arrêté.
Puis, pris d'une impulsion, restant yeux dans les yeux, je sortis ma langue de ma bouche et frôlais ma lèvre supérieure avec la pointe de cette dernière. J'avançais vers lui, et toujours en le dévisageant, je léchais sa lèvre supérieure de la manière la plus érotique que je n'avais jamais fait. J'attrapais sa lèvre entre mes dents et la suçait légèrement, passant nouveau ma langue dessus. Pendant que j'affligeais mon traitement à Potter, celui-ci se tortillait et grognais à n'en plus finir.
Finalement, je relâchais sa lèvre dans un bruit de succion et contemplais mon œuvre.
Sa bouche était à présent d'un rouge carmin, qui faisait ressortir le désir présent dans ses iris.
Je lui fis un sourire pervers et relâchais un de ses poignets avec une lenteur infinie, continuant toujours à caresser paresseusement sa bosse proéminente.
Je me reculais, tenant toujours son poignet dans ma main, me mordant la lèvre devant la vision qu'il m'offrait.
Un Potter absolument sexy, débraillé et outrageux.
Je tirais encore plus, marchant à reculons vers ma chambre, ne le quittant pas des yeux.
Devant le tableau, je murmurais « Larmes de Sang » et la porte s'ouvrit.
Je lâchais son poignet, entrais et me retournais en mordant toujours ma lèvre.
Sans un mot, je le regardais, haussant un sourcil, signe d'une invitation à entrée.
Tendu – dans tous les sens du terme – il soupira érotiquement, et s'avança vers moi en se mordant à son tour les lèvres.
Je gémissais à nouveau alors qu'il s'approchait de moi, tel un prédateur.
Je reculais jusqu'au mur en face de la porte tandis qu'il referma cette dernière et se jeta sur mes lèvres tel un affamé.
Bordel…
Que Merlin me vienne en aide.
...
Ais-je perdu quelqu'un ?
Bon. J'avoue, je me trouve moi-même méchante. Ne me lyncher pas s'il vous plaît.
Je vous promets un méga chapitre pour la prochaine fois...
Alors, à vos avis maintenant !
Harry Potter va t-il se rendre compte qu'ils font un énorme erreur ?
Draco Malefoy voudra-t-il sauver l'honneur de sa famille ?
Vont-ils baiser comme des lapins ?
Baise d'un soir ou baise du siècle ?
Dites moi tout ! Je prends note !
Pleins de bisous !
Lacrimma (La Sadique).
