Bonsoooiiiiiiiiiiiiir !
Je suis bien vivante :) Et pas vraiment d'explication face à cette absence à pat le travail, les études qui me prennent tout mon temps. J'ai bien retenu la leçon, donc je ne dirais plus de date pour mes prochaines sorties, ça viendra quand ça viendra !
En attendant, je m'excuse avec ce chapitre et je pars de suite écrire la suite pour la poster... Bientôt ?
Merci à tous, milles bisous et régalez-vous !
Chapitre 7 : Quiproquo.
~ Harry ~
J'étais à présent assis dans une chaise des plus inconfortables en face du bureau de Rusard. Mon genou droit ne cessait de gigoter, mon pied tapant légèrement un rythme très rapide sur le sol, signe de mon anxiété. J'étais donc penché en avant, les coudes sur les genoux, les mains jointes et la tête baissée, hésitant entre me frapper moi, pour ma stupidité, ou Rusard.
Je poussais un soupir à feindre l'âme, me réprimandant sans cesse pour mon erreur.
_ Je suppose que vous avez une explication, Mr Potter ? Ironisa Rusard avec un sourire sadique.
Bordel.
~~~ Une trentaine de minutes plus tôt…
Après que Malefoy soit sorti de la chambre, un sourire des plus malicieux apparut sur mon visage quand je me rendis compte de ce qu'il m'attendait dans la Salle de Bain des Préfets.
Je quittais le lit d'un bon, attrapais mon boxer pour l'enfiler et fis de même avec mon pantalon. Je mis mon T-shirt et sweat en trente secondes chrono, avec toujours ce même sourire niais, collé au visage.
J'attrapais mes baskets et sortis de la chambre immédiatement en commençant à marcher rapidement vers la salle où se trouvait Malefoy et ses yeux bleus orageux… Malefoy et ses cheveux mi-longs platine… Malefoy et sa bouche… Malefoy et son…
Je me stoppais en rougissant légèrement et secouant la tête en m'appuyant contre le mur pour enfiler la deuxième chaussure.
Je gémis intérieurement quand je me rappelais de ses cris et de ses suppliques.
_ Putain… Chuchotais-je en roulant des yeux.
Je continuais ma route et au bout de dix minutes à rêvasser de Malefoy, je m'arrêtai d'effroi, le sang glacé.
Ma cape.
Je glissais mes mains des poches de pantalon, le cœur battait à la chamade.
Ma baguette !
Rapidement, je me cachais derrière une colonne de marbre, essayant de calmer ma respiration.
Je me giflais mentalement et soupirais de frustration.
J'étais tellement pressé de rejoindre Malefoy dans la Salle de Bain des Préfets que j'avais totalement oublié de prendre ma cape d'invisibilité et ma baguette !
Mais quel idiot… Mais quel crétin… Mais quel con…
Je fronçais les sourcils, puis sortis la tête pour voir si quelqu'un était aux alentours.
Je me décidais de sortir de ma cachette et de continuer le chemin vu qu'il ne restait que cinq couloirs.
Tout ça c'était la faute de Malefoy ! Encore ! Toujours ! S'il n'était pas si… Tentateur, je n'aurais pas pensé à lui, et je ne me serais pas jeté la gueule dans le loup !
J'avançais à pas de souris gardant toujours une cachette au coin de l'œil si le besoin se faisait sentir.
Cependant, je sentis un courant d'air glacial dans mon cou. Et à cet instant, je sus que tout était fini.
Je pris mon courage à deux mains et me retournais.
Un regard perçant me coupa le souffle. Une grande bouche s'ouvrit pour laisser sortir un rire des plus effroyables, raisonnant dans le château entier. Des frissons descendirent le long de ma colonne vertébrale quand les clochettes du chapeau qu'il portait retentirent.
_ Peeves… Marmonnais-je en frissonnant.
Son rire s'arrêta immédiatement et son regard me transperça à nouveau.
Cet esprit frappeur était le pire de l'école. Il changeait d'humeur comme de couloir, il pouvait vous aidez comme vous faire coller.
Une vraie plaie…
_ Monsieur le Sauveur de l'Humanité en personne… Quel Honneur… Hahaha ! S'esclaffa-t-il en tourbillonnant au dessus de ma tête.
Il descendit et se posta devant moi, à nouveau, levant sa tête, me fixer malicieusement.
_ Que fais-tu là… Harry Potter ? Grinça-t-il.
_ Je… J'ai des insomnies.
_ Tu es bien loin de ton dortoir, jeune Potter. Sourit-il comme s'il savait vraiment ce que je faisais ici.
_ J'ai beaucoup marché, Répondis-je avec le plus d'assurance que j'avais.
Il m'analysa de son regard charbon et je frissonnais de nouveau. Il n'inspirait vraiment pas confiance.
Un nouveau rire aigu semblable à un caquètement raisonna à nouveau dans les couloirs.
_ Potter, Potter… Tu mens aussi mal que ton père ! C'est tellement drôle… Hahaha !
Je soupirais de frustration.
Putain l'emmerdeur.
_ Je te propose un marché, Peeves.
Il ré-atterrit et marcha vers moi, me fixant méchamment.
_ Tu veux marchander ta liberté avec moi, Peeves ? Me demanda-t-il en ricanant.
_ Exactement… Hésitais-je.
Il ria de nouveau puis me fit de gros yeux.
_ Quel culot as-tu…
_ Je sais que tu meurs d'envie d'emmerder Rusard.
_ Ce n'est pas nouveau. Fit-il en haussant les épaules tout en s'asseyant dans l'air, en croisant les jambes.
_ Je pourrais te dire où il est dans le château à n'importe quelle heure.
_ N'importe où ? Sourcilla-t-il.
_ N'importe où. Confirmais-je.
Il réfléchit en touchant sa moustache.
_ C'est impossible.
_ Bien sûr que si.
_ Tu me bernes, Potter ! Et j'ai horreur de ça ! Grogna-t-il en s'élevant dans les airs.
_ Calme-to-
_ Je suis le plus malin, le plus fort de ce château ! Ni vivant, ni mort ! Un esprit frappeur ! Pour ennuyer ceux qui le mérite…
Un nouveau sourire des plus sadiques apparut sur ses lèvres.
_ … Et je crois que tu le mérites… Tu te crois plus malin que moi, Potter… Et je n'aime pas ça…
_ Non, Peeves, atten-
Il commença à voler dans tous les sens, hurlant et lâchant des bombes à eaux partout.
_ ELEVE EN DEHORS DES DORTOIRS ! ELEVE EN DEHORS DES DORTOIRS !
_ Putain de sale emmerdeur de merde ! M'énervais-je en criant dans la direction opposée à Peeves.
Sauf que voilà. Il fallait s'y attendre.
A détour d'un couloir, Mistaigne m'attendait en remuant sa queue, me scrutant de son regard rouge perçant et me crachant dessus.
Décidé à ne pas me faire attraper, je courus vers le couloir parallèle à ce dernier, vers l'aile Ouest.
Puis, lorsque je voulus tourner à gauche, Rusard m'attendait, heureux d'avoir un élève capturé.
Encore plus heureux quand il découvrit que ce fameux élève était le Célèbre Harry Potter…
Mon cul.
Il m'attrapa par le col, comme un gamin qui venait de voler une pomme, et marmonnant des « J'ai eu Harry Potter » « Enfin une bonne escapade… » « Jamais attrapé c'lui là… »
Cependant pendant qu'il m'emmenait à son bureau, Peeves nous rattrapa et réussit à nous balancer trois bombes à eau, atterrissant sur Rusard, Mistaigne et... Moi.
_ Saleté d'esprit frappeur ! Je t'aurais ! Hurla Rusard et recrachant de l'eau. Viens Mistaigne. Fit-il en entrant dans son bureau.
Mon esprit n'était pas concentré sur le fait que je m'étais fait attraper par Rusard, ou encore que j'avais traité Peeves de « sale emmerdeur de merde »… Ou alors qu'il nous avait aspergé d'eau et qu'il s'était enfui dans un rire des plus effrayants.
Non, ce qu'il me préoccupait le plus c'était la réaction de Malefoy, quand il se rendra compte que je ne viendrais pas. Qu'il n'y aura pas de partie de baise. Qu'il n'y aura pas d'autres baisers, caresses, branlettes collectives.
Non. Rien de tout ça pour ce soir pour moi. Rien pour Malefoy.
Et c'était bien ça qui me faisait peur alors que c'était lui qui m'avait invité.
Putain… J'allais en baver.
_ Je suppose que vous avez une explication, Mr Potter ? Ironisa Rusard avec un sourire sadique.
Bordel.
Je levais un regard dépité vers Rusard, grelottant de froid, trempé jusqu'aux os.
_ Alors ? J'attends des explications.
_ J'ai des insomnies depuis la guerre. Et seulement des balades nocturnes m'empêchent de penser à tout ça... Mentis-je à moitié.
Je roulais des yeux et baissais la tête.
Je déteste devoir me justifier et surtout parler de mes problèmes. En particulier ceux en rapport avec la guerre.
_ Des insomnies ? Répéta Rusard, en haussant les sourcils.
_ Exactement. Certifiais-je.
_ Pourquoi ne pas demander au Professeur Rogue des potions de sommeil ? Me demanda-t-il, méfiant.
Je retiens un grognement.
Il n'allait pas lâcher l'affaire.
_ Les potions de sommeil ne marchent pas sur moi ! Ni celle anti-rêve d'ailleurs. Allez savoir pourquoi ! M'énervais-je, frustré.
_ Calmez-vous Potter. M'ordonna-t-il.
Il réfléchit plusieurs minutes à mon sort en faisant des ronds autour de son bureau tout en caressant Mistaigne.
_ Bien, Monsieur Potter. Je discuterais de votre cas demain avec le Professeur McGonnagal. JE vous reconduis dans votre dortoir.
Et voilà, j'étais fait. Cuit. Je soupirais en claquant des dents puis me levais pour suivre à contre cœur Rusard vers la tour des Griffondors.
Ensuite, me voilà devant la cheminée de la Salle Commune, seul, trempé, sans baguette, sans cape.
J'essayais de trouver comment m'expliquer auprès de Malefoy et aussi comment récupérer mes biens quand, d'un coup, le sommeil m'engloutit.
.
_ ...Ry !
.
_ Harry !
J'ouvris les yeux difficilement.
J'aperçus Hermione, Ron, Dean et Seamus qui s'étaient agglutinés tout autour de moi et affichant tous un air inquiet.
_ Est-ce que tu vas bien Harry ?! Me demanda Hermione en posant sa main fraîche sur mon front.
_ Harry!Tu es brûlant ! S'écria-t-elle.
Ses paroles résonnèrent dans mon crâne comme un coup de canon, sa voix était lointaine alors que je savais qu'elle était seulement à une trentaine de centimètres de moi. Mes mains étaient moites, j'avais des sueurs froides, ma bouche était pâteuse,mes yeux bouffis, mon nez humide.
_ Merde Harry, t'as vraiment une sale gueule ! S'exclama Seamus.
_ Je vais chercher Pomfresh, Craqua Dean. Ça m'étonnerait qu'il puisse bouger.
Je tentais de me relever et grimaçais en remarquant que tous mes muscles me tiraient.
_ Bordel... Je vais tuer Peeves... Murmurais-je d'une voix rauque.
Et ce fut le trou noir.
.
_ … Inconscient Monsieur Rusard !
_ Mais Madame...
_ On ne ramener pas un élève en état d'hypothermie dans son dortoir. Point final !
_ Il avait l'air d'aller bien Professeur...
_ Seulement l'air ! Voilà la différence. Maintenant, retournez à vos besognes.
_ Bien, Professeur McGonnagal.
Je clignais plusieurs fois des yeux, pour m'habituer à la luminosité de la pièce.
Vu l'odeur, j'étais dans l'infirmerie.
Après plusieurs tentatives, je réussis enfin à ouvrir convenablement les yeux et constatais que le Professeur McGonnagal était debout dans mon lit, me lançant un sourire compatissant.
_ Bienvenue parmi nous Potter.
Je tentais de parler mais ma gorge était trop sèche. J'attrapais alors un verre d'eau posé sur la table de chevet sûrement par Mme Pomfresh.
Après plusieurs gorgées, je fis une nouvelle tentatives :
_ Que s'est-il passé ?
_ Vous ne vous souvenez pas Potter ? S'inquiéta-t-elle.
Je tentais de creuser dans ma mémoire mais seulement des flashs apparurent, alors je haussais les épaules.
_ Monsieur Rusard vous a trouvé dans les couloirs. Peeves vous a lancé des bombes à eaux. Vous étiez trempé. Monsieur Rusard vous a raccompagné à votre dortoir, vous vous êtes évanoui sur le canapé.
Vos amis vous on trouvé le lendemain matin, pâle, tremblotant, et suant. Vous avez attrapé une grosse grippe Monsieur Potter ! Sourit-elle.
_ Une grippe ? M'étonnais-je.
_ Et oui, Monsieur Potter, une simple grippe ! Buvez votre potion et vous irez dessus mieux, mais rester ici pour dormir, vous avez besoin de sommeil. Vous pourrez retourner dans votre dortoir cet après-midi, M'expliqua-t-elle.
_ Très bien, Soupirais-je encore surpris d'être juste tomber malade.
_ Monsieur Rusard m'a expliqué qu'il vous a trouvé dans les couloirs cette nuit, vous promenant.
_ Oui, j'ai des insomnies.
_ Fréquemment ?
_ Je n'aime pas en parler, Professeur.
Elle soupira en lissant sa robe.
_ Je comprends parfaitement Monsieur Potter, mais je ne pourrais pas vous aider.
Je la fixais comme si elle venait d'ailleurs. Un rire nerveux et enroué sortit de ma bouche alors que je détournais les yeux.
_ Personne ne peut m'aider Professeur. Je... Je dois juste passer à travers.
_ Cela viendra avec le temps Monsieur Potter, ne vous en faites pas, Sourit-elle, compatissante. Bien, reposez-vous maintenant. Madame Pomfresh vous fera signe quand vous pourrez sortir.
J'acquiesçais puis elle partit. J'avalais ma potion et n'eus même pas le temps de me poser plus de questions que je m'assoupis.
~ Draco ~
Deux heures.
Deux heures que j'attendais dans la salle de bain des préfets.
Deux heures à faire des allés-venus dans la pièce, incapable de garder mon sang froid.
Deux heures que j'insultais Potter et que à la fois je m'insultais moi-même pour me remémorer des dernières heures passées ensemble, comme un adolescent en rut.
_ Putain de Potter.
Je grognais derechef et frottant énergiquement mes cheveux avec une serviette.
Putain mais pourquoi n'était-il pas venu ?!
Je posais la serviette sur le lavabo et regardais mes doigts tous fripés d'être resté trop longtemps dans l'eau du bain. Je passais mes mains dans mes cheveux emmêlés et soupirais de frustration.
N'avais-je pas été assez clair dans ma demande pour qu'il vienne me rejoindre ?
S'était-il moqué de moi ?
Je relevais les yeux vers son reflet et aperçus mes yeux écarquillés et humides face à cette possibilité.
Puis ils se plissèrent, mes sourcils se froncèrent sous la colère et ma bouche se tordit. Je serrais le poing et frappais dans ce visage déformé par la rage éclatant le miroir en milles morceaux.
_ On ne se moque pas d'un Malefoy ! Hurlais-je.
Je me détournais, attrapais mes affaires de toilette, et sortis de la salle, la fureur parcourant mes veines. Je marchais tellement rapidement que je faillis tomber en glissant dans une immense flaque d'eau plusieurs couloirs plus loin. Je roulais des yeux en insultant mentalement Peeves pour ses conneries.
Arrivé devant mon dortoir, je levais fièrement la tête et crachais mon mot de passe.
L'intérieur était vide, triste, sombre et puait le sexe. Je fronçais le nez en lâchant mes affaires, las.
Je m'adossais contre le mur et levais les yeux vers le plafond puis les fermai.
Je ne comprenais absolument rien.
Ça avait été tellement... Intense. Je ne l'avais pas imaginé, quand même. Si ? Ses bras, sa bouche, ses cheveux, son odeur et ses répliques salaces qui m'ont tellement enivrés. Est-ce que ça avait existé ?
Et puis pourquoi l'aurais inventé ?
Je soupirais de nouveau. Il avait eu l'air tellement sincère... Tellement envoûté. Et je m'étais tellement vénéré...
Maintenant, je me sens comme un con qu'on a bien eut.
Vidé, je baissais la tête, décidé à dormir quand mes yeux tombèrent sur un morceau de tissu d'une couleur indescriptible.
Je m'assis sur le bord de mon lit et me penchais le prendre. En me redressant, un objet tomba de l'amas de tissu et je l'attrapais aussitôt n'en croyant pas mes yeux en découvrant ce que je tenais dans mes mains.
Mon regard voyagea entre mes deux mains et mes yeux s'écarquillèrent, ne comprenant plus rien.
Je tenais la baguette de Potter et sa cape d'invisibilité.
Est-ce que Potter les aurais... oublié ?
Etait-il tellement pressé de partir qu'il en avait oublié le plus important ?
Je soupirais, las et blessé.
Je les reposais sur la table de nuit et m'enfonçais profondément dans mes draps.
Ils sentaient Potter et moi.
J'enfouis mon nez dans mon oreille prenant une grande bouffée.
La fatigue tomba d'un coup, et je m'endormis.
~ Harry ~
Je baillais et papillonnais des paupières, les sentant de moins en moins lourd. Je me réveillais dans l'infirmerie et m'étirais alors que je me remémorais toute ma soirée, pensant à la façon dont j'avais involontairement posé un lapin à Malefoy.
Je me pinçais l'arête du nez en pensant à comment j'avais rattrapé ça.
En valait-il vraiment la peine ?
Un sourire en coin glissa sur mes lèvres alors que je me souvins de notre soirée dans son dortoir.
Oh oui, il en valait la peine.
Madame Pomfresh me sortit de mes pensées :
_ Enfin réveillé Monsieur Potter ! Il est quinze heures, vous devez avoir faim, tenez.
Elle me tendit un plateau composé d'un verre de lait, de côtelettes d'agneau et de petits pois carottes, et d'une part de tarte à la crème.
Je souris. En effet, mon ventre gargouillais méchamment. Je levais vers Pomfresh et la remerciais.
_ Quand vous aurez terminé, vous pourrez partir.
_ D'accord.
Je mangeais rapidement lorsque j'eus terminé je posais la main sur mon ventre bien rempli, satisfait.
Je me levais et enfilais mes vêtements qui avaient séchés puis m'échappais de l'infirmerie avec une idée bien en tête. Je marchais très rapidement vers mon dortoir croisant des personnes de Griffondor, ayant appris que j'étais tombé malade, me demandant comment j'allais, et m'emmerdais tous autant qu'il était.
Arrivé enfin à mon dortoir, je courus jusqu'à ma chambre et attrapais la carte du Maraudeur sous mon matelas la balançais d'un coup sur mon lit et hurlais :
_ Bordel de merde ! Ma baguette ! J'y crois pas, putain !
_ Harry, ça va ? M'interrompit Ron.
Je me tournais vers lui, alors qu'il venait d'entrer dans notre dortoir.
_ Ron ! Tu as ta baguette sur toi ?
_ Bien sûr que je l'ai, pourquoi, je ne l'aurais pas ? Me demanda-t-il sottement.
_ Oui, c'est vrai. Ouvre la carte du Maraudeur, s'il te plaît.
_ Où est ta baguette ? Me demanda-t-il en sortant la sienne. « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. »
_ Dans la chambre de Malefoy avec ma cape d'invisibilité. Fis-je en me jetant dessus.
_ QUOI?!
Je l'ignorais, cherchais Malefoy du regard.
_ Montre-toi... Grognais-je. Aah !
Je pointais un point fixe avec le cartel « Draco Malefoy » au niveau du lac du Poudlard, non loin de la Forêt Interdite.
Je souris, victorieux. Je levais la tête vers Ron, un air désabusé sur le visage.
_ Est-ce que tu vas m'expliquer ?
_ C'est trop compliqué, Ron.
Je partis vers mon armoire et pris un jean serré, un T-shirt noir et une chemise rouge et bleu à carreaux.
_ Ok Ron. Ne fais pas cette tête, je t'en prie, je t'expliquerais en temps voulu... C'est juste que là, c'est... C'est trop confus. Ok ?
Il acquiesça, sceptique.
_ Je dois me laver. Tu peux vérifier pendant ce temps s'il ne bouge pas ?
_...
_ S'il te plaît, Ron.
_ Tu m'expliqueras ?
_ Oui, Ron. Promis.
_ D'accord, je le surveille, Fit-il en soupirant, et en s'asseyant sur mon lit, regardant avec un air dégoût le cartel de Malefoy.
Je courus jusqu'à la salle de bain où je me lavais très rapidement ainsi que mes cheveux, me sentant collant, sale et puant. Je sortis de la douche, me séchais et m'habillais en quatrième vitesse. Je m'aspergeais légèrement de déodorant et de parfum puis partis mettre mes chaussures.
_ Il n'a pas bougé Harry.
_ Parfait.
_ Je ne sais pas trop ce qu'il fait passé mais évite d'avoir des problèmes, Harry, Fit-il en fronçant les sourcils.
_ Oui, Papa ! Grognais-je en partant en courant vers le lac.
Mes cheveux, encore humides, se balançaient en rythme de ma course, laissant échapper des gouttelettes d'eau. Je ralentis en arrivant au niveau des portes du château.
Je descendis tranquillement les marches, reprenant ma respiration, souriant faussement aux élèves que je croisais puis je l'aperçus au loin, assis que un rocher, devant le lac, tourné vers la Forêt interdite.
Il était habillé, tout de noir, d'une chemise et d'un pantalon de toile.
Sans m'en rendre compte, j'avais continué à avancer, jusqu'à me retrouver à une dizaine de mètres de lui. Cette proximité me perturba, ne sachant pas quoi dire, je n'avais rien préparé.
Puis alors que je m'apprêtais à parler, il tourna son regard vers moi, me coupant dans mon élan, tant son regard était noir, puissant mais surtout froid. Je pouvais sentir sa colère d'ici, et je ne pouvais pas le blâmer.
Il se leva lentement, ne me quittant pas des yeux, toujours ce regard perçant sur moi auquel je ne pouvais pas me détacher.
Il descendis du rocher, élégamment, sans se précipiter, puis quand il fut sur la terre ferme, il resta à me fixer.
Devrais-je parler ? Je savais que si je commençais à parler, il allait m'interrompre très vite. Alors, je devais piquer sa curiosité.
Mais alors que j'allais ouvrir une nouvelle fois la bouche, il s'avança vers moi rapidement et sans que je ne m'y attende me donna un coup de poing en plein ma mâchoire. Ma tête vrilla vers la gauche et du sang fusa de ma bouche alors je ne tombais à genoux devant lui.
Putain, l'enfoiré.
La douleur me brouillait les sens, mes oreilles bourdonnaient, et le sang laissait un goût métallique sur ma langue. Je levais un regard énervé vers lui alors qu'il me balançait ma cape d'invisibilité et ma baguette à la figure.
Ok. Le petit bâtard était de retour ? Agissons comme tel.
_ Trop aimable. Fis-je en me relevant alors qu'il me surplombait il y a quelques secondes. Je crachais du sang en gardant le contact avec ses yeux.
_ Va te faire foutre, Siffla-t-il.
_ Hier, c'était toi qui était prêt pour ça, Ricanais-je.
Il pointa sa baguette vers moi la tête haut, les sourcils froncés.
_ Ramasse ta baguette, Potter. Je veux un duel. Maintenant.
_ Vas crever. Criais-je, interloqué par sa requête.
_ Ramasse ta baguette Potter ! Hurla-t-il.
_ Je ne me battrais pas avec toi, Continuais-je en glissant mes mains dans mes poches arrière, le défiant du regard.
Cela l'énerva encore plus, et sa main tenant sa baguette pointe vers moi commença à trembler.
_ Oserais-tu insinuer que je ne suis pas à ta hauteur, Potter ? Bien sûr ! Personne n'est pas à la hauteur du grand et célèbre Harry Potter !
_ Rien à voir. Chuchotais-je, surpris de le voir perdre les pédales.
_ Tout a à voir, connard !
_ Tu mélanges tout Malefoy !
_ BATS-TOI ! Cria-t-il
_ Je refuse, Répondis-je calmement.
Il me lança alors un informulé qui m'envoya deux mètres plus loin, une sorte de coup de poing géant dans le ventre qui me fit me tordre comme un ver dans l'herbe. J'en eus le souffle coupé.
_ Putain, t'es vraiment un enfoiré, Sifflais-je.
_ Et toi t'es un putain de crétin !
_ Quelle répartie Malefoy, Applaudis-je, mauvais.
Il me lança un nouvel informulé qui m'électrifia désagréablement.
_ Tu feras mieux de ne pas m'énerver Malefoy... Grognais-je, plus du tout amusé.
_ J'attends que ça. Sourit-il sadiquement.
_ Tu ne sais pas de quoi je suis capable.
_ Sans baguette, tu ne vaux rien. Ça doit être de famille...
Je sentis la magie crépiter aux bouts de mes doigts.
_ Tais-toi, L'ordonnais-je en serrant les poings.
_ Oooh, c'est vrai... Maman et Papa c'est la corde sensible... Tellement sensible, Ricana-t-il.
_ Tes parents sont des parias tu crois que ça vaut mieux?! Ils sont tellement pauvres, tellement mal-aimés que t'as eu droit à la charité pour revenir cette année Malefoy !
Je vis sa mâchoire se contracter et sus que la guerre commençait. Un champ de magie m'entourait et je savais que je ne pouvais pas reculer.
_ Mes parents ne sont pas morts comme des merdes ! Flambios ! S'écria-t-il.
J'eus le temps de voir la scène au ralenti, tellement je fus choqué. Non pas par le fait qu'il est insulté mes parents, mais plus à cause du fait qu'il me lance un sortilège de feu pouvant être mortel alors que je suis désarmé.
Enfin, ça s'est ce qu'il croyait.
La colère prit le dessus et je hurlais en levant mes mains vers lui :
_ Aguamenti !
Des trombes d'eau sortirent du champ magique autour de moi et affrontèrent le feu qui prit très rapidement en ardeur jusqu'à prendre le dessus et engloutir Malefoy sous une cascade d'eau. Je baissais mes mains et le sort s'arrêta.
Me sentant faible d'un coup, je m'assis et attrapais ma baguette et ma cape.
Malefoy était toujours debout, trempé jusqu'aux os, les yeux écarquillés, la bouche ouverte. Ses cheveux étaient plaqués sur son front et il regardait abasourdi, estomaqué, n'osant bougé.
Je craquais.
_ Bordel de merde Malefoy ! Tu m'as attaqué alors que j'étais désarmé !
Je repris mon souffle, n'attendant pas une réponse pour vider mon sac.
_ T'es vraiment un gros connard ! Tu fais du boudin parce que je suis pas venu à la salle de bain des Préfets ? T'es blessé dans ton estime ? Pauvre crétin ! Si t'essayais de comprendre avant d'attaquer on en serait pas là, connard ! M'énervais-je en me relevant.
Il recula d'un pas tandis que j'avançais vers lui.
_ Quoi t'as peur, maintenant ? Ricanais-je.
_ T'as fait de la magie sans baguette, c'est impossible... Chuchota-t-il en reculant toujours, dégoulinant de partout.
_ La preuve que si c'est possible, Fis-je amer. Arrête de bouger ! Stupéfix ! Lançais-je.
Malefoy s'immobilisa en me regardant d'un air menaçant.
_ Me regardes pas comme ça. Grognais-je.
Je me postais devant lui et lui expliquais enfin.
_ Lorsque tu as quitté la chambre, je n'arrivais pas à réaliser que tu m'avais invité à la salle de bain des Préfets, et j'étais tellement... Content, Hésitais-je sans le regarder, que je me suis précipité. Je me suis vite habillé et j'ai quitté ta chambre sans prendre ma cape et ma baguette. Cependant, je m'en suis rendu compte à la moitié du chemin. J'avais aucun moyen de me protéger et de me cacher, je me suis fait prendre par Peeves qui m'a fait dénoncé à Rusard, il nous a lancé des putains de bombes à eau, j'étais trempé, j'avais froid. Rusard m'a retenu, il voulait savoir pourquoi j'étais dans les couloirs. Puis, il m'a raccompagné à mon dortoir quand je lui ai dit que j'avais des insomnies. Je me suis endormie devant la cheminée. Au final, aujourd'hui, mes amis m'ont trouvé et j'avais chopé la crève, je suis allé à l'infirmerie où on m'a soigné et où j'ai dormi jusqu'à cet après-midi. Alors arrête de jouer les victimes, putain Malefoy. Résumais-je en respirant le minimum.
Au final, je le regardais, toujours dégoûté qu'il est osé m'attaquer sans défense.
Je lus de la compréhension dans son regard et une sorte de honte ?
_ Enervatum, Lançais-je.
Malefoy reprit vie mais ne pipa pas mot.
_ Je lance des sorts sans baguette quand ma magie est assez présente autour de moi pour pouvoir le faire. La colère intensifie mon champ magique. Et je suis très en colère contre toi Malefoy.
Je reculais, une sensation de malaise au ventre qui me prenait les tripes remontant jusqu'à mon cœur.
Je m'éloignais de lui, dégoûté, écœuré.
_ Tu me déçois, putain. Chuchotais-je en le dévisageant.
Son masque tomba, je le vis bien, mais je m'en foutais. J'avais comme été trahi. J'avais besoin d'air.
Je me détournais de son visage torturé et partis vers le château.
Voilaaaa... Je suis consciente que ce n'est pas forcément ce que à quoi vous vous attendiez, mais ça aurait été beaucouuuup troo facile :P
Réaction de Draco Malefoy ?
Harry Potter va-t-il expliquer à Ron ce que faisait ses affaires dans la chambre de Malefoy ?
Vont-ils se réconcilier sous la couette ?
Sachant que au final, j'ai mis deux jours à écrire ce chapitre... Je me presse pour vous !
Dites-moi vos pensées ;)
Lacrimma
