Bonjour, Bonsoir !

Je suis RE-LA !

Mais j'ai honte...

Je viens de retrouver ce chapitre sur mon ordi... Je croyais l'avoir posté mais non...

Je suis une auteure indigne...

En attendant, je remercie tous le monde pour les reviews, les encouragements, les avis et tout ! Vous êtes des ANGES ! 3

Voici un chapitre pour vous, ou son sous-titre aurait pu être :

"Chapitre 8 : Le romantisme selon Lacrimma..."

Ouiiii voilà, c'est ce que j'aime mdrr, vous verrez bien ;)

Bonne lecture et merci encore à ce qui suive :*


Chapitre 8 : Culpabilité

~ Harry ~

Je continuais mon chemin, perdu dans mes pensées, la tête baissée, traînant les pieds.
Je ne savais pas si j'étais plus en colère que déçu ou l'inverse.
Et pourquoi je suis si déçu ? C'était Malefoy tout, c'était tout à fait prévisible. Je m'étais juste laissé berner, fait avoir par ce serpent comme un débutant.
Je grimpais les marches de mon dortoir et arrivée devant la porte je soupirais de fatigue. J'entrais et constatais que Ron était toujours là, accompagné de Seamus et de Dean, ils jouaient à la Bataille Explosive dans un boucan infernal. Un sourire se glissa sur mes lèvres et je les rejoignis. Quand Dean m'aperçut il me rendit mon sourire.

_ Harry ! Tu viens jouer ?
_ Carrément !

Nous jouâmes pendant plus de trois heures en mangeant des friandises de chez Honeydukes, Ron gagna cinq fois, Seamus deux, Dean et moi, trois fois. J'avais presque oublié Malefoy.

Presque.

_ Dites les mecs, ça vous dirait d'aller à Pré-au-Lard, demain ? Demandais-je de but en blanc.

Dean et Seamus me regardèrent comme si j'étais fou puis explosèrent de rire.

_ On peut pas Harry ! Les vacances c'est dans deux semaines ! Ricana Dean.
_ On s'en fout, allez les mecs, j'ai envie d'une Bièraubeurre et faut que je remplisse mon stock de bonbons, Répondis-je en bavant rien qu'à l'idée de penser à ma boisson préférée.

_ J'avoue que j'aurais bien aimé aussi... Mais on va se faire gauler Harry ! C'est trop dangereux ! Soupira Seamus, déçu.

Un sourire en coin se glissa sur mes lèvres.

_ Pas avec ça.

Je sortis la carte du Maraudeur et leur expliquais ses pouvoirs, leur faisant confiance.

_ Oh putain, c'est délire ! S'exclama Seamus en se levant et s'approchant de moi.
_ C'est un trésor, Fit Ron avec un clin d'œil.

_ Y'a des passages secrets pour aller directement à Pré-au-Lard, et là on se fera pas gauler !

_ Je suis partant ! S'écria Seamus.

_ Je suis le mouvement également, Ria Dean, en se frottant les mains.
_ Alors c'est ok ! Fit Ron. Enfin une Bièraubeurre... Depuis le temps que j'en rêve... Soupira-t-il.

Nous rêvassâmes de son goût encore quelques minutes jusqu'à ce que nous entendîmes du mouvement dans la salle commune, je regardais l'horloge posée sur la cheminée qui indiquait dix-neuf heures, l'heure du dîner.

_ Allons manger ! Fit Ron en se caressant le ventre.

Je riais et nous partîmes en direction de la grande salle. Hermione nous attendait là-bas, assise aux côtés de Luna et de Neville. Lorsqu'elle nous aperçut, elle nous lança un immense sourire et Ron lui demanda de suite ce qu'elle avait fait de sa journée.

_ Je suis allée à la bibliothèque. Je prépare le devoir de Métamorphose.
_ Oh. Pour quand est-ce ? M'inquiétais-je.
_ Trois semaines déjà, ! S'exclama-t-elle.
_ Ah, je vois, Ricanais-je soulagé.
_ Toujours en avance... Sourit Ron, tendrement en la fixant et posant son menton dans sa main.

Elle rougit et lui glissa un sourire en baissant les yeux.

Ron et Hermione étaient ensemble depuis la guerre mais j'avais bien l'impression qu'il avait du mal à progresser.

_ Hermione, nous allons à Pré-au-Lard demain, tu viens ? Chuchotais-je en me penchant sur la table.
_ Oui, bien sûr. Sourit-elle.

Ron écarquilla les yeux face à sa réponse. Il est vrai qu'il y a quelques années Hermione aurait plutôt répondu que nous étions des fous d'enfreindre le règlement mais au final, elle savait s'amuser et faire la part des choses.

_ Dean et Seamus seront également là, je leur ai dit pour la carte, Expliquais-je.
_ Oh, très bien. Il faudra que nous soyons discrets un minimum.

_ Évidemment.

Nous mangeâmes en paix, le silence régna alors que les parts de tourtes disparaissaient au fur et à mesure.

_ Harry, tu peux m'expliquer pourquoi Malefoy fixe ton dos avec autant... D'insistance ?

Hésita Hermione.

Je me crispais en fixant mon assiette. La sensation dans mon ventre réapparut.

_ Harry ? S'inquiéta-t-elle.

Je levais le regard vers elle et elle écarquilla aussitôt les yeux.

_ C'est rien Hermione, on s'est fritté comme d'habitude.
_ Vraiment ? Insista-t-elle en levant un sourcil.
_ C'est... Je ne veux pas en parler.

Je vis du coin de l'œil Ron et Hermione se jeter un regard puis revenir à leur assiette.

Trois-quarts d'heure plus tard nous sortîmes de la Grande Salle puis retournâmes dans la Salle Commune où toutes les dernières années de Griffondor se retrouvèrent pour jouer, rire et s'amuser comme tous les samedis soirs. Cependant ce soir, je n'étais pas d'humeur. Je me levais de son fauteuil en face de la cheminée et Hermione m'interrogea du regard.

_ Je vais me promener un peu, ne t'inquiètes pas, Chuchotais-je gentiment.

Elle me rendis mon sourire et je partis chercher ma cape d'invisibilité.

Cinq minutes plus tard, j'étais dans les couloirs de Poudlard, la cape me recouvrant des pieds à la tête, baguette à la main. Mes pieds me dirigèrent d'eux-même, par habitude, vers la Tour d'Astronomie.

Je montais les dernières marches et entrais dans la Tour d'Astronomie éclairée par la lune, où un vent frais circulait dans la pièce. J'enlevais ma cape et la posais sur une vieille chaise en bois. Je soupirais un grand coup et je m'adossais à la barrière du balcon, frissonnant dans le froid de la nuit.

Je levais ma main droite et me concentrais pour former une boule lumineuse.

_ Lumos, Murmurais-je.

Un infime rayon lumineux sortit de mes doigts et je me concentrais d'avantage dessus pour la grossir. Elle prit lentement en diamètre jusqu'à égalée avec la taille d'une balle de tennis. Je me retournais et me dirigeais vers le centre de la pièce alors qu'elle lévitait toujours au-dessus de ma main droite. Je levais plus haut le bras et la poussais doucement en hauteur pour elle éclaire la pièce. Un sourire satisfait s'inscrit sur mon visage quand je vis qu'elle se stabilisa et gardait son intensité quand je baissais la main.

_ Ce n'est pas normal.

Horrifié, je sursautais et levais ma baguette vers la source de ces paroles. Tapis dans l'ombre, une silhouette était adossée au mur du coté opposé de la chaise en bois dans un coin, à côté d'une table à trois pieds recouverte d'une épaisse couche de poussière où un chandelier en argent était posé au centre. Elle s'avança pour que je puisse voir son visage et je resserrais ma prise sur ma baguette quand je vis les yeux d'acier de Malefoy.

_ La normalité n'a jamais fait parti de moi, Malefoy.

_ Je le sais bien, Potter, Soupira-t-il.

Il s'adossa à nouveau, mais cette fois-ci dans la lumière, les mains dans les poches, regardant la boule lumineuse d'un air intrigué.

_ Explique-moi. Demanda-t-il.

_ Je t'ai déjà tout expliqué, Crachais-je. Ça t'arrive d'écouter ?

_ Je te parle de comment tu fais ça, Dit-il toujours aussi calmement, en faisant un signe de tête vers la boule.

Je levais un sourcil, perplexe. Pourquoi était-il si calme, serein ?

_ Serais-tu bipolaire, Malefoy ? Grimaçais-je.

_ Quoi ?

_Laisse tomber, Soupirais-je en roulant des yeux.

Ses changements d'humeur me faisaient tourner la tête.

_ Je t'ai déjà expliqué comment je fais ça.
_ Pas réellement. Tu m'as dit que ça le faisait quand tu étais en colère, et là tu ne paraissais pas en colère.

Je posais mes coudes sur la barrière du balcon, croisant mes jambes.

_ Normalement, la baguette que nous possédons permet de canaliser nos pouvoirs. On peut faire de la magie incontrôlée seul, sans baguette. Tiens, juste avant d'avoir mes onze ans, avant que je découvre que j'étais un sorcier, j'ai fait disparaître une vitre d'un vivarium où il y avait un serpent puis je l'ai fait réapparaître, Riais-je en me remémorant ce souvenir. Aussi, une fois, j'ai fait gonflé comme un ballon baudruche la sœur de mon oncle, Souriais-je en me pinçant l'arête de mon nez. J'étais tellement en colère ce jour-là...
_ Pourquoi ?

_ Je la haïssais. Elle me traitait comme un esclave et insultait sans cesse mes parents.

Malefoy écarquilla les yeux mais ne dit rien.
Je continuai mon récit en baissant les yeux.

_ Normalement, la magie incontrôlée est possible sans baguette sous le coup d'émotion forte, cependant il en faut une pour lancer des bons sorts.

_ Alors comment as-tu pu... lancer ce sort... Tout à l'heure...?
_ Déjà, Malefoy, je peux te dire que j'étais vraiment, mais vraiment, énervé. Très énervé, sifflais-je en relevant les yeux et en lui lançant un regard noir.

Il déglutit.

_ En plus, Rogue m'a montré.
_ Il t'a montré ? Quoi ?
_ Comment contrôler l'incontrôlable, Expliquais-je.

_ Rogue est au courant que tu fais de la magie sans baguette ?

_ Évidemment, il me surveille, je n'arrive foutrement pas à lui bloquer mon esprit, Grognais-je.

_ C'est un maître à la légimencie.

_ Sacrément.

_ Donc, il t'a appris à contrôler ta magie... Comment ça marche ? Me demanda-t-il, intrigué.

Je penchais la tête sur le côté, le fixant. Je n'avais jamais vu Draco Malefoy si curieux sur moi-même. Cependant, ce n'était pas désagréable. Je haussais les épaules.

_ Depuis la guerre ma magie est partout autour de moi en plus de ma baguette. Va savoir pourquoi. C'est comme un champ de force invisible qui s'active sous l'émotion.

_ D'où la colère.

_ Ouais. Et tous les sorts se créent à partir de ce champ. Rogue m'a appris à m'en servir quand j'étais calme et serein, à puiser dedans pour des petits sorts par-ci, par-là. Même en colère je n'arrivais pas à plus.

_ Jusqu'à cet après-midi... Grimaça-t-il.

_ Tout à fait.

_ Rogue ne peut pas m'apprend à calmer ma magie quand je suis sous le coup de l'émotion, je dois le faire moi-même, il peut juste m'apprendre à m'en servir dans une autre situation.

_ Je suis désolé, Potter, Lança-t-il de but en blanc.

J'écarquillais les yeux de stupeur et m'arrêtais de respirer.

_ Je veux dire, Continua-t-il sans me regarder, que je suis désolé d'être un tel con.

_ Et le mot est faible...

Il leva les yeux vers moi et fit la moue.

_ J'étais tellement vexé, tellement... Blessé que je voulais juste... Que tu souffres autant que moi, Chuchota-t-il.

Je fronçais les sourcils et me redressais pour m'approcher de lui à grande vitesse. Je serrais fortement ma baguette dans ma main et à quelques centimètres de lui, je pus le voir avec une expression méfiante sur le visage, la respiration saccadée. Je levais mon autre main vers lui et enfonçais mon index dans son torse :

_ Bordel Malefoy, tu m'as attaqué alors que j'étais désarmé, Grognais-je en frappant son torse avec mon doigt à chaque mot.

_ Je m'en rends compte merci ! Soupira-t-il, agacé.

_ J'aurais pu mourir, Soufflais-je en le fixant profondément.

Il détourna le regard.

Je me reculais légèrement. J'étais perdu, je ne savais pas quoi pensé.

_ Potter.

_ Quoi ?

Je me retournais et vis qu'il avait bougé vers la barrière du balcon, les coudes dessus, penché légèrement vers l'avant.

_ J'ai toujours pensé quand j'étais petit que tu avais vécu comme un prince. Mon père me racontait sans cesse à quel point ton père était un empoté à Poudlard quand ils y étudiaient et à quel point tu étais éduqué comme un roi depuis que tes parents étaient morts. Je t'ai haïs à un point tellement inimaginable et en même temps je t'adorais parce que... Tu étais LE Survivant. C'est quand je t'ai revu dans le Poudlard Express que notre rivalité à vraiment commencé, tu te souviens ? Fit-il amer.

Je ricanais.

_ T'étais un vraiment petit con. Je découvrais pour la première fois Poudlard et son monde magique et tu insultais tout ceux que je connaissais.

_ Je voulais juste être ton ami.

_ Ça n'a pas vraiment marché, Soupirais-je.

Le silence me répondit.

Je tournais la tête vers lui et vit qu'il me fixait étrangement.

_ Et maintenant ?

Je me pinçais le nez, n'arrivant plus à réfléchir.

_ On peut pas effacer le passé, putain.

_ Je sais, bordel ! Je veux... Je veux juste... Souffla-t-il en passant ses mains dans ses cheveux.

_ Qu'est-ce que tu veux, Malefoy ? Vraiment, au fond de toi ? Murmurais-je, fatigué de tout ça.

Il releva la tête et me regarda doucement d'un air absent. Puis soudainement, ses sourcils se froncèrent, son regard se fit plus effronté. Il leva le bras, attrapa ma nuque et sans que je puisse faire quelque chose, il se pencha vers moi et posa brutalement ses lèvres contre les miennes. Mes yeux s'écarquillèrent sous la stupeur. Je restais les bras ballants le long de mon corps, les yeux ouverts et la bouche fermée, trop choqué pour bouger. Lorsqu'il se recula, quelques secondes plus tard, les yeux mi-clos, j'avais l'impression que ça avait durer une éternité.

_ Ça, c'est ce que je veux. Chuchota-t-il.

Ma bouche s'ouvrit puis se referma plusieurs fois, sous le choc.

Malefoy m'avait embrassé ?

Encore ?

De son plein gré ?

Bordel.

~ Draco ~

Je savais que Potter voulait récupérer ses affaires alors je les avais gardé sur moi la journée. J'étais aux aguets tous le temps, peur d'une embuscade , peur de le voir, peur de devoir l'affronter. Puis finalement, j'avais laissé tomber et j'étais allé dehors, prendre l'air, marre de toutes ses questions sans réponses.

Et il était venu. La colère avait envahit mon corps à la simple vision de ses yeux trop verts.

Et finalement j'avais subi sa colère, trempé jusqu'aux os, terrifié par Harry Potter, moi, Malefoy le Grand.

Merlin.

J'avais eu peur d'Harry Potter.

De la magie sans baguette, c'était impossible ! Pendant la guerre, Le Seigneur des Ténèbres avait cherché mainte et mainte moyen d'augmenter ses pouvoirs et aucun résultat ne parlait de faire de la magie sans baguette. C'était tellement... Puissant.

Quand il m'avait craché son discours, je n'avais même pas cherché à l'interrompre tellement la vérité sonnait juste à travers ses yeux.

Colère. Déception. Haine.

Mon ventre se tordit de manière inhabituelle.

Dès que j'étais rentré dans ma chambre, frigorifié, j'étais parti sous une douche brûlante pour me réchauffer, avec toujours cette sensation étrange dans mon ventre.

Je levais subitement la tête sous la douche, les jets d'eau fouettant mon visage. J'écarquillais les yeux, lorsque je compris.

Mais oui, c'est la culpabilité.

Ma lèvre trembla.

Ce sentiment que je commençais à connaître à cause de ce maudit Saint Potter.

Je me sentais mal à cause de Potter parce qu'il avait raison et moi non, je me sentais mal parce que j'avais eu tout simplement tord.

Encore une fois.

Et Potter était en colère.

Trop en colère.

Je posais mes main à plat contre la paroi de la douche et baissais ma tête, les jets d'eau s'abattant sur mes épaules.

Je soupirais faiblement en fermant fortement les yeux et contrôlant ma respiration.

J'allais trouvé une solution.

.

Au dîner, Potter s'était mis dos à moi, comme d'habitude, pourtant, cette fois, cela m'affecta plus. Normalement, il faisait ça par habitude et puis c'était normal. Après tout, nous avions passé cet accord muet d'ignorance. Mais cette fois-ci, je savais qu'il était en colère contre moi. Et ça changeait les choses.

Putain, je commence à réfléchir comme un Poufsouffle. Bordel.

Dégoûté de moi-même, je me levais rapidement et quittais la salle sans rien dire à personne. Je me dirigeais sans plus attendre vers la Tour d'Astronomie, parce que personne n'y allait jamais.

Je montais les marches deux à deux, sentant un poids dans ma poitrine grossir de plus en plus, m'empêchant de respirer. Ma respiration était erratique, ma tête tournait et lorsque j'arrivais enfin sur le balcon, je m'accrochais désespérément à la barrière et essayant de calmer ma respiration.

J'avais l'air pitoyable, la respiration sifflante, comme un asthmatique.

Je m'accroupis les bras toujours accrochés à la rembarre.

_ Putain, mais qu'est ce qu'il m'arrive ?

Je me levais faiblement et partis m'asseoir dans un coin, repliant mes genoux contre ma poitrine et les encerclais de mes bras.

J'étais dépassé. Perdu. Et je crois que c'était bien l'une des premières fois de ma vie.

Je ne sais pas combien de temps était passé lorsque j'entendis des pas. J'étais carapaté dans un coin d'ombre, où l'on ne me voyait pas, cependant, c'est surpris que je vis Potter entrer, et se diriger vers le balcon. Je le regardais observer le paysage, d'un air las, puis il se retourna et leva la main et invoqua un « Lumos ». Miraculeusement une lumière sortie de sa main et il l'avait poussé vers le le centre de la pièce où elle s'était stabilisée.

Après tout était flou.

J'avais agi comme un putain de Griffondor et j'avais laissé mes émotions dictées mon comportement. Ma stabilité mentale commençait sérieusement à flancher...

On avait vécu tellement de choses depuis la semaine dernière, que tous nos repères de « normalité », si on peut appeler ça de la sorte, disparaissaient.

Et pour mon cas, le Grand Draco Lucius Malefoy, agissait à présent par ses instincts, et comme un animal, avait brusquement galoché Sir Potter.

Quelle merde.

Et maintenant, il me regardait avec ses yeux de merlans frits. Qu'est-ce que j'étais censé lui dire moi ?

Ferme ta gueule et embrasse moi ?

Arrête de me regarder comme ça, ou je recommence ?

Barre-toi, et reviens quand mes hormones seront un peu plus stable.

_ Tu peux m'expliquer ? Fit-il, le regard toujours hangar.

Merde, il m'avait devancé.

_ Malefoy ?

_ C'est simple. Tu me demandes ce que, concrètement, je veux, et bien je te le montre.

_ Malefoy...

_ Potter, tu veux vraiment que je te remémore ce qu'il sait passer dans ma chambre de Préfet ?

Il basssa soudainement la tête et la releva en soupirant et enlevant ses lunettes pour passer une main sur ses yeux.

_ Putain, je sais plus quoi penser. Fit-il.

Je déglutis, incertain de la façon dont je devais agir.

_ Explique-moi, Potter, Chuchotais-je.

_ Ca va trop vite, ok ? Grogna-t-il. Y'a quelques semaines, je te considérais encore comme un Ex-Mangemort de mes deux, un connard fini, que je devais absolument éviter parce que tu m'énervais trop pour que je puisse seulement interagir quelques secondes avec toi, et puis je ne sais pas... A la fois, je m'en voulais pour ce que je t'avais fait subir, les sorts... Les bagarres... C'était tellement infantile, putain. On est plus des gamins bordel.

Même si son récit me faisait grimacer, il n'avait pas forcément tort.

_ Et puis, il y a eu la retenue, la bibliothèque... Ta chambre... Putain si Hermione apprenait tout ça elle ne serait même pas étonnée et dirait qu'on a transformé notre passion haineuse pour une passion euh...

_ Sexuelle ? Complétais-je, infaillible.

Il se retourna vers moi et une lueur étrange passa dans son regard.

_ Ouais. Sexuelle.

_ Et quel est le problème Potter ? On s'entend mieux comme ça, nan ? Je veux dire, on a jamais eu une aussi longue putain de conversation sans se frapper, c'est quoi le putain de problème, Potter ? Je suis un Ex-Mangemort et c'est un foutu problème c'est ça ? Ou alors, je suis un foutu Serpentard et toi, un bon samaritain de Griffondor, ou encore c'est peut-être carrément parce que je m'appelle Malefoy ? Criais-je, sentant la colère ou plutôt la peine m'envahir.

Potter leva les yeux au ciel, dans un mouvement très théâtrale.

_ Tu sais très bien que le problème ne vient plus de là. Mangemort, Serpentard ou Malefoy, qu'est-ce que j'en ai a branlé moi.

_ Alors explique-toi clairement, Potter, avant que je t'étrangle involontairement.

Un sourire glissa sur ses lèvres, mais disparut bien vite.

_ Ecoute-moi bien parce que je vais pas le dire deux fois.

Je hochais la tête et me rapprochais de lui. Il plongea son regard dans le mien, et je me sentis déjà faiblir.

Foutues hormones.

_ Ce qu'il s'est passé dans ta chambre a changé la perception que j'avais de toi, Dit-il très lentement, comme s'il cherchait les mots justes.

Je hochais une nouvelle fois la tête, sentant ma bouche incapable de sortir une phrase pleine de sens.

_ Changer positivement, Précisa-t-il. Et j'ai envie... Je veux dire j'ai vraiment envie de continuer dans... cette voie-là.

J'acquiesçais, la bouche sèche, sentant le « Mais... » à plein nez.

_ Mais...

Qu'est-ce que j'avais dit ?

_ … Avec ce qu'il s'est passé au lac... Je veux dire putain, tu ne savais pas que je pouvais contrer le sort et tu l'as lancé quand même et tu avais l'air tellement énervé et moi aussi, et tu vois c'était juste à cause d'un putain de malentendu... Je veux dire on a réagit comme des enfants à nouveau.

_ Viens en au fait, Potter, Grognais-je.

_ Je ne sais pas si je peux avoir confiance en toi.

J'écarquillais les yeux de surpris puis soudain éclatais d'un léger rire. Une rougeur apparut sur les joues de Potter et cela accentua mon rire.

_ Tu rougis bordel Potter.

_ Ta gueule. Grogna-t-il.

_ Potter, la confiance ça se gagne. Je serais étonné si tu avais confiance en moi, maintenant. Je ne vois pas ce que la confiance vient à faire dedans à ce stade. Je veux dire, je te veux, putain. Ok, c'est clair. Non ? Dans un lit, dans un placard, dans la salle de bains des Préfets, surtout la salle de bain des Préfets. Tout autant que toi. Je veux garder ça entre nous, tout autant que toi. La réciprocité est là.

Pas de confiance, de la réciprocité, Potter.

_ C'est bien une réflexion de Malefoy ça, Ricana-t-il.

Je lui attrapais le bras et le colla contre mon torse.

_ Peut-être, mais c'est vrai. Cependant, si ta putain d'éducation Moldue veut de la confiance, je ferais tout pour que tu aies la mienne, Chuchotais-je.

Le silence se fit alors que nous nous regardions dans le blanc des yeux comme deux attardés.

_ Il semblerait que tu aies un petit côté Poufsouffle au fond de toi...Mumura-t-il avec un sourire moqueur en plaçant ses mains sur mes épaules.

Un soupir tremblant sortit alors que j'acquiesçais enfin son corps contre le mien.

_ Ferme ta gueule, Potter, je suis un Malefoy, cent pour cent Serpentard...

_ Mmh, à voir... Chuchota-t-il en glissant ses mains et les croisant sur ma nuque.

_ Tu parles beaucoup trop. Fis-je en resserrant sa taille.

_ C'est parce que j'aimerais vraiment que tu me fasses taire.

J'attrapais sa nuque et l'embrassais avec force, caressant ses lèvres de ma langue et collant mon bassin contre le sien.

Nos gémissements sortirent en chœur tandis qu'un mouvement de va-et-vient impatient commençait.

Potter glissa sa bouche vers mon oreille où il suça mon lobe, mes yeux vrillèrent sous la sensation. J'appuyais contre son crâne pour l'inciter à continuer et je gémis fortement.

J'étais tellement faible entre ses mains, mais bordel qu'est-ce que c'était bon.

Je le poussais légèrement et repris possession de sa bouche pour le repousser à nouveau et dire entre plusieurs baisers :

_ Je. Veux. Absolument. Aller. Dans. La. Salle. De. Bain. Des. Préfets.

Il recula, les joues légèrement rouges, le souffle court, et les cheveux en bataille.

Putain, oui.

_ Maintenant ? Grogna-t-il en appuyant son bassin contre le mien.

_ Oh oui maintenant, Gémis-je.

_ Tes désirs sont des ordres, Souffla-t-il en m'embrassant une dernière fois en enlaçant sa main dans la main et attrapant de son autre main sa baguette et sa cape d'invisibilité.

Il nous recouvrit, la situation, nous invisible aux yeux de tous, étroitement coller l'un à l'autre, me donna tout de suite des idées.

Il dut comprendre car une lueur passa dans son regard et un léger grognement raison sous la cape.

_ Plus tard, Grogna-t-il.

Nous nous dirigeâmes avec quelques difficultés vers la salle de bain des Préfets, mais une fois devant, je murmurais « Fraîcheur des Pins » et le portrait s'ouvrit dans un léger couinement.

J'entrais lentement et Potter referma derrière moi. Je l'entendis lancer un sort d'intimité et de verrou.

J'actionnais les robinets et de multiples jets multicolores commencèrent à se déverser dans l'immense baignoire.

Alors doucement, je me retournais vers Potter.

Nos regards se croisèrent, l'un aussi animal que l'autre.

L'un aussi envieux que l'autre.

Je commençais à défaire les boutons de ma chemise quand d'un coup, il enleva son T-shirt, balança ses lunettes quelque part et s'approcha de moi pour finir d'ôter ma chemise et tirant d'un coup de chaque côté, la déchirant.

Un gémissement franchit mes lèvres, comme une chienne en chaleur, sous l'acte brutal.

Il baissa le regard vers ma Marque et la caressa de son pouce, comme pour l'effacer et fit de même pour mes cicatrices qui avaient l'air étrangement moins présentes. Finalement sa main passa sur mon dos, laissant des milliers de frissons et s'arrêta sur mes fesses pour le pousser brusquement contre lui.

_ Potter, Gémis-je.

Un sourire passa sur son visage et illumina ses yeux trop verts.

_ A nous deux Malefoy... Soupira-t-il juste avant de m'embrasser avec passion.

Mes yeux roulèrent tandis que je m'accrochais désespérément à ses épaules et que je sautais pour enlacer mes jambes autour de sa taille. Il posa ses mains sur mon cul et le malaxa avant de me plaquer contre un mur.

Finalement, c'était peut-être pas si mal d'être faible.


Beaucoup de choses à dire, lisez si vous voulez vous marrez (j'essaye d'être drôle, ahahahah...)...

...

Vous savez que j'ai faillit mettre le mot FIN, mais le gros THE END. Juste la. Finite.

Mais non, j'ai réfléchi et il faut absolument qu'ils baisent. Et qu'ils fassent d'autres choses aussi !

Je sais pas vous, mais personnellement, je trouve qu'il y a plusieurs en mystère en suspend...

Oh Draco, pourquoi es-tu Dracooooo ? - Mystère numéro 1

Oh Harry, Harryyyyy que caches-tu ? - Mystère numéro 2

Plus sérieusement.

Que pensez de la prochaine arrivée du nouveau professeur ? Et oui, je ne l'ai pas oublié.

Rogue dans la tête de Harry ?

Hermione qui se lâche à Pré-au-Lard ? O.o

Et la puissance de Harry a-t-elle une putain de limite ? Se pourrait-il que ce soit dangereux pour lui ?

Aaaah ça me donne pleins d'idées.

SINON. le prochain chapitre ce sera : LE CHAPITRE DE BAISE.

J'ai déjà chaud, pas vous ?

Allez, je vous donne son titre :

Chapitre 9 : Confidences sur l'oreiller.

Allez, la b(a)ise, les amis. :*

Lacrimma La Sadique toujours à la bourre.