S'ils en avaient décidé autrement
Résumé : Et si Draco et Hermione avaient plus ou moins développé une amitié depuis leur première année ? Impossible vous dites ? Je vais vous prouver que non. Relecture des six tomes, ce qui aurait très bien pu se passer… S'ils en avaient décidé autrement…
Rating : PG toujours
Couple : Draco/Mione
Tite note : Et bien voilà la suite du sixième ! Nan, vs m'avez pas du tt mis la pression… J'ai relu que quatre fois le chapitre…
RAR :
Ptepomme : magnifique ? mmm cet adjectif me plaît bien ! En espérant que la suite le sera aussi (voir mirobolante, splendide, merveilleuse… j'accepte tt je suis pas difficile :p)
Merci pr ta review, bizzz
Phoebé : coucou ! Pr commencer merci pr ces « quelques mots » qui st plus que ça pr une auteure :) T'inquiète pas, je sais que bcp de gens ne review pas alors c'est déjà super que tu l'aie fait une fois (rmq, je suis pas contre d'autres :p) et ça me motive pr corriger mes chaps au lieu de m'abrutir dvt la télé Donc, je te pardonne !
Et je suis très heureuse que le baiser soit réussi, ça m'a mis la pression, je voulais faire un truc vrt… magique… Après chacun en pense ce qu'il veut !
Voilà la suite, j'espère que tu aimeras ! Gros bizous
Audrey : kikou ! c'est pas bien de ne pas encourager l'auteure qui trime pr poster ses chaps à l'heure :p mais comme tu as pris la bonne résolution de me laisser un pt mot, je vais te pardonner. Contente que tu aimes ma fic, j'espère que la suite te décevras pas ! bizzz
Momo : et bien j'espère que tu aimeras tt autant celui ci ! merci de ta review ! bizous
Sink Shadow : chouette chouette, jme suis pas plantée ! C'est un plaisir de te remonter le moral (tu peux me raconter si tu veux, comme ça on se plaindra mutuellement, ça fait du bien des fois ;)) tu le fais bien ac tes compliments et en prenant le tps de me laisser un review (merci d'ailleurs :p) Ce chap sera moins gai mais bon... J'espère poster un autre one shot plus fun, si ça t'interesse. Allez, garde le moral et gros bizou za toi !
10) Face à la réalité
J'ai fait léviter Draco jusqu'à mon canapé. A la lumière de son éclairage, il avait l'air encore plus mal en point si possible. J'ai soigné le peu de blessures superficielles pour lesquelles je connaissais un sortilège. Au soulagement, la panique céda rapidement la place. Un Mangemort en fuite dans son salon, c'était tout sauf rassurant. Il avait fuit depuis la nuit où Dumbledore avait été tué semble-il. Et toutes les troupes de Voldemort devaient être à sa recherche. Mais Draco ne pouvait pas aller à Sainte Mangouste, sinon le ministère l'arrêterait immédiatement ! Harry était chez les Dursley et les Weasley n'allaient sans doute pas l'accueillir joyeusement !
- Granger… murmura Draco d'une voix rauque.
Plongée dans mes réflexions, je n'avais même pas vu qu'il tremblait et qu'une blessure dans son dos imprégnait le fauteuil de sang. Aussitôt, j'ai tenté de le soigner mais rien ne faisait effet.
- Froid… articula Draco dans un râle.
Je fus saisie d'une terreur sans nom. Dans mes livres, les gens qui allaient mourir disaient toujours qu'ils avaient froid ! Paniquée, je suis montée à toute vitesse dans ma chambre pour prendre une couverture. J'ai dérapé plusieurs fois et croisé mon père qui sortait d'une pièce.
- 'Mione ? Ma chérie ? Ca va ? demanda-t-il, alors que je dévalais les escaliers.
J'ai déposé délicatement la couverture sur Draco et je me suis agenouillé à ses côtés.
- Tu m'entends ? Dit moi quelque chose s'il te plaît ! Comment tu te sens ? Ils t'ont lancé des sorts ? Lesquels ?
Une quinte de toux me répondit.
- Malefoy répond ! Je ne sais pas quoi faire ! j'ai hurlé, quasi hystérique.
- Ma chérie, qu'est ce…
Mon père s'arrêta net en entrant dans le salon. Il faut comprendre : Un inconnu qui semblait avoir été roué de coups était dans son canapé et sa fille, à son chevet, au bord de la crise de nerfs.
- Mais… Qui est ce ? s'exclama-t-il.
Je lui ai adressé un regard au bord des larmes, je me suis levée tant bien que mal et je me suis précipitée vers mon père.
- Papa ! J'ai peur qu'il meurt ! Je sais pas quoi faire ! Dumbledore est mort ! Je sais pas… Je sais pas qui appeler ! Il va mourir ! C'est… c'est un ami ! On doit faire quelque chose ! Il doit… il doit pas…
Il m'attira contre lui et je me débattis un moment, en continuant de bafouiller des phrases dénuées de sens. Il fallait faire quelque chose ! Si les Mangemorts venaient ? Ils allaient tous nous tuer !
- Calme toi ma chérie, calme toi, répéta mon père en caressant mes cheveux. Il ne va pas mourir et bien sûr qu'on va faire quelque chose. Respire calmement et explique moi tout.
J'ai acquiescé, le nez dans son pull et j'ai tâché de rassembler mon courage de Gryffondor. Attirée par le bruit, ma mère venait d'entrer à son tour dans le salon et poussa un cri.
- Tout va bien Val', Hermione le connaît, a dit mon père d'une voix apaisante.
- Mais enfin ! Il…
- Laisse Hermione raconter ce qu'il se passe, s'il te plaît. Je crois que la situation est urgente.
Ma mère a hoché la tête en silence mais elle est restée immobile, comme si elle avait peur que Draco lui saute dessus si elle approchait.
- C'est un ami de Poudlard, papa, j'ai déclaré, un peu calmée. Il… heu… Il a été enrôlé dans le clan de V… Voldemort. C'est un Mangemort…
- Il y a un Mangemort chez moi ? a hurlé ma mère. Mais qu'est…
- Val' laisse la continuer ! l'a interrompu mon père d'une voix impétueuse.
- Mais il s'est retourné contre eux et maintenant il est en fuite ! Les Mangemorts doivent le rechercher et vu son état, ils l'ont déjà trouvé une fois ! Il faut le faire soigner, mais je ne sais pas à qui me vouer ! Dumbledore est mort, c'est le seul…
- Calme toi ma chérie, a répété mon père pour la énième fois. Qui lui a succédé ? Tu dois bien connaître un adulte digne de confiance qui saura quoi faire. Ou sinon, on peut toujours l'amener à l'hôpital.
- Non, ce sont des blessures magiques... Mac Gonagall bien sûr ! Pomfresh ! J'aurais du y penser ! je me suis exclamée alors que je retrouvais peu à peu mes capacités de réflexion. Je vais lui envoyer un parchemin. Tu peux veiller sur Malefoy ? Enfin non, maman veille sur lui et papa surveille les alentours s'il te plaît.
- Surveiller ? Comment ça surveiller ? s'écria ma mère.
- On doit partir ma chérie, répondit mon père qui suivait l'actualité sorcière avec beaucoup plus d'assiduité et qui connaissait donc la situation. Nous ne sommes plus en sécurité. Hermione va contacter sa directrice… C'est bien ta directrice ? Oui, et elle saura trouver un endroit où nous serons à l'abri.
- Quoi ? Mais enfin, je ne veux pas quitter ma maison !
Je n'ai pas entendu pas la suite de la discussion puisque j'ai monté les escaliers quatre à quatre. Avec chance, je n'avais pas encore répondu à Harry et Hedwige se reposait encore dans sa chambre.
J'ai réfléchi rapidement au genre de message à adresser à ma directrice. Je savais qu'il y avait de grandes chances pour qu'il soit intercepté. Je devais donc en révéler le moins possible. L'heure n'était pas aux formes, alors j'ai tout rédigé d'un trait, le plus bref possible.
Madame, j'ai actuellement un problème urgent qui requiert toute votre attention. Vous pouvez transplaner chez moi à l'adresse suivante.
Je vous attend avec la plus vive impatience, la situation est critique. H.Granger
Je suis redescendue aussi vite que possible et j'ai manqué de me manger la fenêtre dans mon élan pour regarder au dehors. Mes parents se disputaient et je leur ai demandé, avec une insolence qui ne me ressemble pas, de baisser d'un ton. Je me suis agenouillée près de Draco dont le visage crispé reflétait la souffrance. J'ai eu envie de relever les cheveux qui étaient plaqués sur son front par le sang et la sueur. J'ai retenu mon geste au dernier moment. Car si j'ai repassé notre baiser en boucle dans ma tête et si j'ai envie de recommencer, cela ne voulait peut être rien dire pour lui…
- J'ai écrit à Mac Gonagall, j'ai chuchoté à Draco. Elle va venir nous chercher et nous amènera dans un endroit sûr. Elle ou quelqu'un d'autre saura te soigner et tu seras vite sur pieds…
- Y'en a pas… a répliqué Draco avec cette voix horriblement rauque.
- De quoi ? Ya pas de quoi ?
Il a toussé et une goutte de sang est apparu au coin de ses lèvres. Draco a difficilement ouvert les yeux. Ca m'a fait un choc. On aurait dit qu'ils étaient embués, recouvert d'un voile. Je distinguait encore la couleur grise mais ils avaient l'air… Vides…
- D'endroit sûr… Yen a pas… a grommelé Draco.
- Chut, ne dit rien. Repose toi. Elle ne devrait pas tarder.
Quand je me suis relevée, ma mère avait disparu et mon père regardait discrètement par les fenêtres avec anxiété.
- Ta mère est allée rassembler quelques affaires, tu ferais mieux d'en faire autant. Je pense que tu vas terminer tes vacances au square Grimmault.
- Je suis tellement désolée papa ! Je vous attire des ennuis et je vous met en danger.
- Ne dis pas de bêtises. Le fait que ce jeune homme soit venu frapper à notre porte montre qu'il te fait confiance au point de te confier sa vie… Ce genre d'acte n'a pas de prix.
Les papillons sont revenus dans mon ventre. Je savais cette fois que ce n'était pas du au froid, à la petitesse du placard ou je ne sais quelle autre excuse mon cerveau avait trouvé…
- Tu tiens à lui, n'est ce pas ? a-t-il ajouté après un moment de silence.
- Oui… Oui, beaucoup. Beaucoup plus que je le pensais il y a quelques mois…
- Ah… Des sentiments d'ordre… amical ?
- Papa !
- Excuse moi. Je veux juste que tu saches que tu es libre de m'en parler quoiqu'il arrive. Va préparer tes affaires maintenant.
J'ai obéit à mon père, soulagée d'échapper à cette question gênante et je suis allé remplir ma malle. Grâce à la magie, elle était bouclée en quelques minutes. Je l'ai descendue avec un Wingardium Leviosa et j'ai retrouvé mon père, à la fenêtre qui donnait sur le jardin cette fois.
Nous avons attendu de longues minutes angoissantes et silencieuses. Ma mère nous a rejoint avec leur grosse valise de voyage, l'air mécontent et apeuré.
Elle n'est pas contre la magie, au contraire elle est très fière que je sois une sorcière. Mais depuis que le contexte a changé, depuis que V… Voldemort est revenu, son opinion a changé. Je ne peux pas la blâmer, c'est un univers qui est devenu effrayant maintenant. Et elle ne veut pas que j'y laisse ma peau. La simple idée d'une guerre, d'un malade qui se promène avec ses acolyte dans la nature la terrorise. Qui ne le serait pas ?
- Miss Granger ?
Nous avons tous les trois sursauté après le craquement caractéristique d'un transplanage. Mc Gonagall, l'air épuisé mais inquiet, se tenait devant nous. Elle a jeté un rapide coup d'œil à ma malle et à l'énorme valise, pour ensuite passer à mes parents. J'ai soupiré de soulagement.
- Quel est le problème ? a demandé ma directrice d'un ton sec.
- Heu… Derrière vous… j'ai dit en pointant mon canapé du doigt.
Mac Gonagall a fait volte face et a poussé un cri plus perçant que celui de ma mère tout à l'heure.
- Merlin ! C'est… C'est... Malefoy ?!
Elle s'est tournée vers moi, en état de choc.
- Mais que fait il ici ? Que lui est il arrivé ?
- Je pense qu'il a refusé de suivre les Mangemorts, professeur, j'ai répondu. D'après ses vêtements, il doit être en fuite depuis le soir où… Où les Mangemorts ont… enfin… Vous voyez… Et ce soir, on a sonné à ma porte. C'était lui, il m'a demandé de l'aide.
- Mais enfin, pourquoi vous ?! Pourquoi faire demi tour alors qu'il était déjà engagé !? s'est exclamée Mac Gonagall en inspectant les blessures de Draco. Ca pourrait être un piège… a-t-elle ajoutée après un moment de réflexion.
- Je suis sûre que non ! je me suis écrié.
Mac Gonagall a planté son regard dans le mien et j'ai baissé les yeux, rougissante. Mes parents nous regardaient à tour de rôle, sans rien oser dire.
- Vous souhaitez vraiment que je le soigne ? m'a-t-elle demandé, l'air complètement ahuri.
J'ai hoché la tête en essayant de ne pas avoir l'air trop catégorique.
- Miss Granger, vous comprenez bien que je ne peux pas l'amener au QG s'il s'avère que c'est une comédie. Je n'ai aucune garantie et ce serait catastrophique… Imaginez qu'il découvre notre dernier refuge…
- Vous savez que je suis loin d'être stupide ! Je suis même la meilleure élève de l'école ! Malefoy a souvent fait des sales coups mais je sais, j'ai toujours su, que ce n'est pas ce qu'il voulait ! Il me l'a dit lui même ! Il… Il… Ce n'est pas un tueur ! Il n'a pas réussit à assassiner Dumbledore, quelle preuve faut il de plus ?
L'état de mes nerfs commençait à affecter sérieusement ma politesse et mon respect envers ma directrice. Mais le temps pressait, Draco s'affaiblissait et elle parlait de garanties !
Mac Gonagall me scruta un instant, à la manière de Dumbledore et poussa un profond soupir.
- Dans tous les cas, vous n'êtes plus en sécurité ici, mais je vois que vous l'avez déjà compris… J'accepte de prendre Monsieur Malefoy… Mais l'entière responsabilité vous reviens en cas de problème… En êtes vous bien consciente Miss Granger ?
- Absolument. Je crois en lui. Je sais qu'il ne ferait pas ça.
- Très bien… Très bien… fit Mac Gonagall en secouant la tête dans une attitude de totale incompréhension, comme si elle se trouvait dans un mauvais rêve. Dans ce cas je vais d'abord vérifier s'il n'est pas soumis à l'Impérum ou à un quelconque sort de localisation. Ensuite, si tout va bien, nous irons au QG. Mme Pomfresh saura le soigner.
- Mais ne je peux pas abandonner ma maison comme ça ! a protesté ma mère.
- On trouvera une solution, je vous assure, a décrété Mac Gonagall tout en commençant les vérifications sur Draco.
Mes parents se sont entretenus à voix basse pendant que je regardais ma directrice avec angoisse. Je n'avais jamais pensé au fait que Voldemort pouvait envoyer Draco demander de l'aide et ensuite s'en servir contre nous… C'était une hypothèse possible mais au fond de moi, j'étais intimement convaincue que Draco avait bel et bien décidé de changer de côté. Et si je ne savais pas ce qui avait motivé son choix, j'espérais de tout mon cœur que notre baiser y était pour quelque chose… Ne serait ce qu'un petit peu… Mon inquiétude s'est envolée quand vingt cinq minutes plus tard, Mac Gonagall a déclaré que Draco n'avait aucun sort de traçage, de dissimulation ou de manipulation.
- Ca ne veut pas dire que je lui accorde toute ma confiance, a-t-elle immédiatement ajouté alors que j'esquissais le premier sourire de la soirée. Je vais le faire transplaner en premier puis ça sera votre tour Miss Granger et vos parents.
Nous avons hoché la tête et peu de temps après, nous étions place Grimmault. Pomfresh s'est aussitôt occupé de Draco, Mac Gonagall a donné une chambre à mes parents et à moi.
J'ai eu l'autorisation de voir Draco quelques minutes, une fois que Pomfresh lui eu administré des soins. Mac Gonagall est venu me dire qu'elle allait discuter avec mes parents.
- Miss Granger ? Je ne sais pas ce qu'il y a entre vous… Ce qu'il s'est passé… Mais soyez prudente, m'a-t-elle dit avant de quitter la pièce.
- IL QUOI ? hurle une voix depuis la cuisine.
Je viens de me lever, il est une heure de l'après midi. Après que mes parents et moi nous soyons installés Square Grimmault, Mc Gonagall m'a donné des nouvelles de l'état de santé de Draco. Pomfresh pense qu'il s'en sortira mais de nombreuses blessures vont mettre du temps avant de disparaître complètement. Peut être que certaines resteront gravées dans sa chair à tout jamais… J'ai eu énormément de mal à dormir. Je viens de gâcher la vie de mes parents, ils n'ont pas mérité ça. Je me suis levée plusieurs fois pour aller dans la chambre où Draco se reposait. Mais une fois arrivée, je n'osais pas entrer. Si jamais il était réveillé, qu'est ce que j'allais bien pouvoir lui dire ?
Je me suis donc endormie très tard et j'ai eu un sommeil agité. Et là, je viens d'arriver au rez de chaussé. Et je devine que les Weasley sont là (c'est Ron qui vient de hurler) avec sans doute Harry et quelques membres de l'Ordre.
Quand je rentre dans la cuisine, Ron s'interrompt aussitôt et tous les regards se tournent vers moi. Il y a toute la famille, à l'exception de Bill bien sûr, toujours en soins intensifs. Il y a aussi Lupin et Tonks et tous deux affichent une mine réjouie, même si la situation ne s'y prête pas. Je me doute bien que leurs sourires ne sont pas liés au contexte… Mc Gonagall m'adresse un sourire crispé.
- Bonjour, je lance avec une tentative de sourire.
- Comment ça se fait Mione ? s'exclame Ron pour toute réponse. Qu'est ce que Malefoy fout ici ? Pourquoi il est venu frapper chez toi ? Et tu aurais du l'amener à Sainte Mangouste ou Azkaban ! Pas ici ! T'es complètement folle !
Je remarque bien que Fred, Georges et M Weasley semblent d'accord avec lui. Seul Harry ne dit rien, il semble plongé dans ses pensées.
- Il a raison Hermione. Nous aimerions savoir pourquoi Draco Malefoy est venu te demander de l'aide, poursuit Mme Weasley, devant mon silence.
- Je… Je ne sais pas… J'étais en train de lire dans ma chambre et j'ai entendu qu'on frappait à la porte. Il était là, à même le sol, plein de sang. Il m'a demandé de l'aide. Alors je l'ai fait rentrer et j'ai appelé le professeur Mac Gonagall. Mais il était trop faible pour dire quoi que ce soit (Mc Gonagall hocha la tête), je n'ai pas pu lui demander. Mais je ne sais absolument pas pourquoi c'est moi qu'il est venu voir, j'ai achevé en mentant effrontément.
J'ai croisé le regard mi amusé mi réprobateur de Ginny et j'ai vu Harry me sonder du regard.
- Il ne peut pas rester ici, Ron a raison ! C'est un Mangemort ! a protesté Fred.
- Et c'est de sa faute si Dumbledore est mort ! a ajouté Ron.
Il y a eu un blanc, personne n'osant regarder Harry. Je n'arrivais pas à fixer mon regard, de peur qu'il me trahisse.
- Théoriquement, c'est de sa faute, a alors dit Harry. Mais j'étais là et je sais qu'il ne l'aurait pas fait. Je ne sais pas quelle phrase de Dumbledore a semblé le faire réfléchir… Mais il a baissé sa baguette.
Mon cœur a fait un bond dans ma poitrine et j'ai du utiliser toutes mes forces pour empêcher un sourire radieux de s'étaler sur mes lèvres. Je me suis toute suite sentie légère et regonflée d'espoir. Peut être que ce baiser avait compté pour lui après tout…
- C'est pas une raison ! a protesté Fred.
- On est en guerre et si Malefoy décide de nous aider ça pourrait nous donner un certain nombre d'avantages, a poursuivit Harry.
- Je ne pense pas que Malefoy ait été mis au courant de choses importantes de la part du Seigneur des Ténèbres. Même s'il a la marque, il est bien trop jeune et inexpérimenté, fit Mc Gonagall, en intervenant pour la première fois.
- Mais Minerva... Qu'il soit ou pas Mangemort, nous ne pouvons pas l'accueillir ici ! Son père tuerait quiconque d'entre nous s'il en avait la possibilité, a poursuivit M Weasley.
- Vous ne pouvez pas en vouloir à Malefoy pour les actes de son père, a répliqué Mc Gonagall avec humeur.
M Weasley a semblé étonné de cet étrange retournement de situation puis a baissé les yeux d'un air coupable.
- Malefoy n'est pas tout blanc non plus, s'est soudainement écrié Ron. C'est lui qui a failli tuer Katie, c'est lui qui a faillit me tuer moi et qui a tué Dumbledore !
- Il a agit sous les ordres de son père ! j'ai explosé. Il avait peur de mourir, il avait peur que toute sa famille meure ! Il a été élevé avec l'idée qu'il deviendrait Mangemort alors avant de lui jeter la pierre, pense à la volonté qu'il faut pour se retourner contre son éducation, contre sa famille, contre ce qu'il était, contre sa vie !!!
Un silence pensant m'a répondu. Oui, j'avais craqué et je supportais de plus en plus mal les regards inquisiteurs de tous les membres.
- Et puis je ne vois pas ce que vous faites là, est intervenue Mme Weasley. Nous discuterons de ça entre adultes. Tout le monde dehors.
Curieusement, tout le monde a semblé satisfait d'interrompre ici la discussion. La tension était palpable et nous n'étions plus en état de trouver sereinement la solution au problème. Je me suis sauvée dans ma chambre, bien trop heureuse d'échapper aux autres.
Quelques minutes plus tard, Ginny entre dans la chambre que nous partageons. Elle vient s'asseoir en face de moi, sur mon lit.
- Harry a des doutes, tu sais, me dit-elle doucement.
- Quoi ? Pourquoi ? je m'alarme aussitôt. Pour moi et Draco ?
- Draco ? relève Ginny en haussant un sourcil.
Heu… Oups ?!
- Mais puisque tu es si bien partie, dit moi ce qu'il se passe entre toi et Draco !
- Tu sais déjà tout Gin' ! Je t'ai expliqué qu'on se voyait et que j'étais… j'étais… heu…
- Amoureuse on appelle ça Hermione, fait Ginny avec un sourire malicieux.
- Heu… oui…
Je me sens rougir jusqu'à la racine des cheveux. Il va falloir que j'arrange ça. Car si les autres se mettent à me poser des questions gênantes ou si je rougis dès qu'on parle de Draco…
- D'ailleurs je n'ai jamais compris pourquoi tu le prenais aussi bien. Et tu ne m'as pas dit pourquoi Harry avait des doutes ! je poursuis, limite accusatrice.
- Simplement parce que la fille la plus intelligente de Poudlard et ma meilleure amie ne tomberait jamais amoureuse de n'importe quel type, me répond Ginny avec une sincérité qui me trouble. Quant à Harry il ne se doute pas que tu es… enfin pour toi et Malefoy… Mais il pense que Draco n'est pas venu chez toi par hasard.
Je me sens gênée. Ginny m'a toujours parlé avec franchise, dès sa première année quand elle craquait pour lui. C'est moi qui l'ait conseillée avec Dean et compagnie et elle me confiait sans problème les petits secrets de ses relations. Je devais en faire de même. Je n'avais jamais eu l'occasion jusque ici, à part avec Victor et quelques allusions pour Ron… Mais je devais lui dire la vérité, elle l'avait toujours fait pour moi, sans détours.
- D'accord, je ne t'ai pas tout dit, je me lance, en prenant ses mains dans les miennes. Mais je ne veux pas que tu le prennes mal, moi même j'avais du mal à faire la part des choses, à savoir ce que cela signifiait réellement.
- Mione ! je serais avec toi quoiqu'il arrive. On est amies depuis bientôt six ans ! Je sais que tu ne ferais jamais de choix irréfléchis !
- Merci Gin', je murmure, gênée.
Puis je décide d'abandonner toute pudeur et serre la rouquine contre moi. Ses cheveux me chatouillent le visage. Je devrais lui demander des conseils de coiffure tant que j'y suis.
- J'ai vu Draco juste avant qu'il ne monte dans la tour, je chuchote en serrant Ginny plus fort contre moi. Tu sais, le jour où Dumbledore…
Ce moment est dur à revivre, il m'a fait à la fois extrêmement de bien et de mal. Mais Gin' semble comprendre puisqu'elle me rend mon étreinte.
- On s'est parlé, il m'a dit qu'il devait tuer Dumbledore et m'a dit de me cacher… Il… il m'a dit… tu n'imagines pas… Des choses que j'attendais depuis si longtemps… Il… Il m'a dit ce que je ne pensais jamais entendre. Je ne sais pas comment ça s'est passé, c'est très flou, mais… Mais je sais juste qu'on s'est embrassés et que…
- QUOI ? hurle Ginny en se détachant de moi soudainement pour me regarder.
- Je voulais te…
- T'as embrassé Draco Malefoy ! chuchote Ginny d'un air excité. Oh Merlin ! C'est le secret le plus fantastique que tu m'aie confié ! Avec le fait que tu aie embrassé Victor Krum aussi ! Et que tu as dormi avec ta peluche jusqu'à tes douze ans ! achève la rouquine en partant dans un grand éclat de rire.
Tout d'abord choquée, je frappe Ginny sur l'épaule en la menaçant de mort si jamais elle répète ça. Puis, gagnée par son rire nous finissons au pied du lit, se tenant les côtes.
POV Draco
J'ai mal. Terriblement mal. Mais je commence à m'y faire. Surtout que je suis dans un lit, et non à même le sol. J'ai dormi dehors ou dans des maisons abandonnées pendant ma semaine de cavale. Et je n'ai jamais eu aussi faim que pendant ces sept affreux jours. Je ne sais pas ce qui m'a décidé à m'enfuir. Après tout Dumbledore venait de mourir et il aurait sûrement été content et m'aurais récompensé. Seulement voilà, après ce que j'ai vécu en haut de la tour, après avoir réalisé que je ne voulais pas de cet avenir, la seule solution envisageable était la fuite. Alors avant que Rogue n'arrive, j'ai transplané.
J'ai voulu attendre qu'ils perdent ma trace pour qu'elle ne risque rien… Mais ce n'était pas des Mangemorts pour rien. Quand j'ai réalisé que je devais la mettre en danger pour sauver ma vie, je me suis traité d'égoïste. Mais que pouvais je faire d'autre ?
Puis, brisant le silence et me faisant la plus grande peur de ma vie, une explosion retentit. Hermione poussa un cri alors que des plaques de plâtre se détachaient du plafond et s'écrasaient dans un nuage de poussière. Les murs tremblèrent violement un bref instant.
Puis un bref silence revint. Hermione se leva d'un bond, baguette en main, et courut jusqu'à la porte qu'elle ouvrit à la volée.
- Qu'est ce qu'il se passe ? hurla-t-elle, la visage blême.
- Les Mangemorts ! C'est les Mangemorts ! répondit la voix de Potter quelques instants plus tard. Laissez tout ! Dégagez ! Rendez vous où vous savez !
- Harry t'as besoin d'aide ? hurla Hermione à s'en déchirer les poumons alors que d'innombrables bruits sourds s'élevaient au rez de chaussée.
- PARS HERMIONE PARS !
Je l'ai vu hésiter quelques instants, les lèvres mordues dans un signe d'anxiété. Puis, elle a courut vers moi et m'a tendu ma baguette.
Je n'ai pas très bien saisit tout ce qu'il s'est passé ensuite. Je ne voulais pas handicaper Hermione alors j'ai pris la douleur sur moi. J'ai le vague souvenir d'avoir transplané. Puis de la nuit, du froid… Une course effrénée, une chute, deux chutes, je l'entraînais avec moi… Des sorts fusants de tous les côtés. D'autres jetés rapidement par dessus nos épaules… La fuite toujours la fuite… La douleur lancinante de mes blessures qui se réveillaient, mes poumons en feu, mes jambes en coton, ma tête qui tournait… Je trébuche, je l'écarte. Elle ne doit pas se faire tuer pour moi. Je sens le sol dur sous mes mains et mes genoux. La douleur transpercer tout mon corps. Des cris, encore des sorts, le bruit sourd d'un corps qui tombe. Puis sa main sous mon bras qui tente de me relever avec l'énergie du désespoir. Je mets mes dernières forces pour me relever, pour continuer à courir… Un dernier transplanage… Et plus de bruit… Juste le souffle d'Hermione sur ma peau, ses cheveux chatouillant mon cou… Un liquide s'écoulant lentement de mes mains…
POV Hermione
Par chance, personne n'avait été touché… Du moins pas grièvement. Mais Pomfresh avait du être rappelée en renfort, d'autant plus que Draco était mal en point. Nous nous étions réfugiés dans ce qu'Harry appelait notre QG de secours. Et j'attendais de rejoindre Mc Gonagall et cie pour me faire passer le savon de ma vie.
Je sentais que ça allais mal se passer. Tout le monde tirait la tête, c'est vrai et les Weasley n'arrêtaient pas de me regarder d'un air accusateur. Harry restait muré dans un profond silence et je n'avais pas le courage de lui dire quoi que ce soit. Il venait de perdre l'un des héritages de Sirius, le plus important, celui où le plus grand nombre de souvenirs demeuraient. Ginny m'a souhaité bonne chance d'un air peu convaincu tandis que les autres se sont contentés de me regarder avancer vers la pièce.
J'ai frappé avec un soupir et je suis entré. Mc Gonagall était là, avec Lupin, les Weasley... Bref, l'Ordre au complet . Il y avait également trois autres personnes que je n'avais jamais vues… Mais elles dégageaient un aura de puissance qui m'impressionna.
- Est ce que vous vous rendez compte de la situation ? demanda sèchement ma directrice en me pointant une chaise du doigt.
- Je suis dé…
- Ne me dites pas que vous êtes désolée ! a coupé Mc Gonagall, les traits tirés. Je ne sais pas d'où vous est venu cette soudaine confiance en Malefoy… Mais visiblement, elle ne nous a pas porté chance ! C'était stupide et irréfléchi ! Accueillir l'enfant du bras droit de Vous Savez Qui ! Mangemort lui même qui plus est !
- Mais il refuse de se mettre au service de V… Voldemort ! je me suis écriée, sans tenir compte des trois regards d'acier qui me fixaient inlassablement.
- Peu importe ! a crié Mc Gonagall. Tout notre service de renseignement est à refaire ! Il va falloir remettre en place les protections ! ….
- Minerva, calmez vous !
Lupin était intervenu de son habituelle voix calme et posée. C'est vrai que je n'avais jamais vu ma directrice dans un état pareil… Je ne l'ai jamais entendu crier il me semble.
Elle a inspiré et a passé une main sur son visage dont les joues avaient prit une teinte rouge.
- Hermione, pourquoi Draco Malefoy est venu chez toi ? m'a demandé Lupin.
J'ai baissé les yeux, tandis que mon ventre se tordait d'appréhension.
- Je ne sais pas, je vous l'ai déjà dit, j'ai murmuré en espérant ne pas rougir.
- Tu sais bien que je reconnais un mensonge entre mille. Quelle peut bien être cette raison pour que tu n'oses même pas nous en parler ? Nous avons besoin de savoir, Hermione. De déterminer si oui ou non Malefoy n'agit pas sous ordre de son père… Ou de Voldemort.
Je savais tout cela. Et j'étais coincée. J'ai senti ma gorge s'assécher et une boule s'y former. Je n'osais pas relever les yeux pour voir les trois inconnus me scruter. Au bout d'un long moment de silence, j'ai entendu le bruissement d'un étouffe. J'ai relevé la tête mais personne ne semblait avoir bougé. M et Mme Wealsey échangeaient des paroles à voix basse, Mc Gonagall me fixait toujours de son air réprobateur, les bras croisés et la posture droite.
Et puis, j'ai dévié sur les trois personnes. Deux hommes et une femme. Le visage à moitié couvert par la capuche de leur robe de sorcier d'un noir d'ancre. C'étaient des personnages importants, je le sentais bien.
Et puis, un mal de tête s'est lentement insinué alors que j'avais l'impression d'être forcée à penser à Draco. Je me suis revue, en l'espace de quelques secondes dans le train avec lui en première année. Puis dans les toilettes. Et avec horreur, j'ai compris qu'on sondait mes pensées.
- Expelliarmus ! je me suis écriée sans réfléchir.
La baguette de l'un des hommes encapuchonné a volé à travers la pièce tandis qu'il accusait le coup. Ses deux compagnons ont échangé un regard, tandis que je me sentais mortifiée.
- Je vous avais dit qu'elle était intelligente, s'est amusé Lupin.
- Et rapide, a acquiescé l'homme à qui j'avais envoyé le sort sans m'en rendre compte.
- Je suis désolée, j'ai paniqué ! ai je murmuré, en me sentant de plus en plus stupide.
- Non, je n'aurais pas du essayer de lire en toi, m'a répondu l'homme.
Il avait une voix extrêmement rauque et presque étouffée. Mais elle m'a donné confiance, aussi étrange que cela paraisse.
- Hermione ? Raconte nous.
Cette fois, c'était Mme Weasley qui avait parlé. Elle avait l'air inquiète mais me souriait faiblement dans un signe d'encouragement. Alors je me suis lancé et j'ai tout raconté, les yeux fixés sur mes genoux. Mes joues me brûlaient et j'étais atrocement mal à l'aise. Le passage le plus difficile à été celui de notre… De notre baiser… Je voulais occulter ce passage pour leur dire l'essentiel mais c'est la sensation qui m'avait envahie lorsqu'on s'était embrassés qui me submergeait et me perturbait complètement. C'était à la fois agréable de ressentir cela mais affreusement gênant. De plus, à la recherche d'un soutien, j'ai croisé le regard pétillant de Lupin et son sourire amusé. Il le savait. Il avait compris. Satané soit son sixième sens !
- Et donc quand tu l'a ensuite revu, il était devant chez toi, n'est ce pas ? m'a demandé Lupin en me venant tout de même à l'aide, mais sans se départir de son sourire qui semblait augmenter au fil du temps.
J'ai hoché la tête en lui adressant toutefois un regard noir qui n'a fait que l'amuser davantage.
Ils m'ont posé quelques questions puis après un bref silence, Mc Gonagall m'a dit que je pouvais partir. C'était la seule à ne pas avoir décroché un mot depuis le début de mon récit, son visage était encore plus fermé qu'au début de l'entretient. Je crois que sa fierté de directrice de Gryffondor, mais également la fierté envers sa meilleure élève –moi-, en avait prit un sacré coup. La meilleure élève de Gryffondor, la fille de moldue meilleure amie d'Harry Potter fréquentait Draco Malefoy. C'était shakespearien…
Je suis sorti aussi rapidement que possible. Il n'y avait personne dans la salle à manger délabrée… Ou du moins jusqu'à ce que je me rende compte d'une silhouette sombre se tenait adossée à un restant de cheminée.
Je me suis approchée.
- Harry… Est ce que ça va ? j'ai demandé, en reconnaissant son visage qui reflétait tout sauf de la joie.
- Absolument génial ! a-t-il répliqué d'une voix froide en se retournant.
Je lui ai adressé un regard incompréhensif et il m'a tendu la main. Des oreilles à rallonge étaient posées dans sa paume.
- J'ai tout entendu Hermione !
Voilà... Un chap de transition nécessaire ! Un pte question pr vs (ben oui, faut participer !) concernant la réaction d'Harry :
1) il le prend très mal
2) il est globalement compréhensif
Si je demande ça c'est que j'ai écrit deux versions... Donc en fonction de ce que vs préférez, j'en posterai une. C'est pas chouette une fic participative où vs décidez du prochain chap ?! Je suis suffisamment à la bourre donc je vs dit à Samedi 26 !
Gros bizouxxxx, Morgane de toi
