Alors alors, voilà un deuxième chapitre, toujours dans la même noirceur. Mais je préviens d'avance, il est assez court et ne vous dévoilera rien de la suite de l'histoire. Ce chapitre ne fait qu'expliquer la relation entre James et Bella. Relation que j'ai imaginée complexe, et que j'espère avoir réussi a retranscrire a travers mon récit. Je vous laisse en juger, et me donner votre avis a travers vos reviews !
ps: Je suis, sous conseil de mes lecteurs(ices) a la recherche d'une béta pour corriger mes énormes fautes, qui seront surement encore là dans ce passage. Alors si l'orthographe c'est votre truc et que vous aimeriez m'aider, contactez moi par message personnel, vous me sauveriez, et surtout, vous sauveriez mes récits qui sont trop souvent gâchés par mon orthographe et ma grammaire douteuse.
Bref, je vous laisse a la lecture, et je vous fait pleins de bisous colorés !
Chapitre deux.
Le froid, la douleur, la peine.
J'étais assise a même le sol, et les pierres du muret sur lequel je m'étais appuyée en dernier recours me tranchaient la peau, me déchiraient le dos. Mes ongles griffaient le sol à la recherche d'une prise invisible, de quelque chose à quoi me rattacher avant de perdre totalement l'esprit.
Les sanglots, les tremblements, les cris.
J'avais mal, j'avais peur, j'étais désespérée. Le cœur contre les tympans. La souffrance était insupportable, et une avalanche de sentiments me coupait le souffle. C'était comme s'il avait enfin planté un poignard au fond de ma gorge. Je suffoquais, mon corps tout entier était soulevé par de violentes secousses, agité, hors de contrôle. Les larmes qui ruisselaient sur mes joues devenaient brulantes, contrastant avec le froid glacial de cette rue, cette ruelle sombre à quelque pas de la villa.
Soudain, les tremblements s'arrêtèrent, je n'entendais plus que mon propre cœur, que mon propre souffle. Mes paupières se firent lourdes, les images autour de moi, floutées par mes larmes, n'étaient plus que des formes sombres. Je tombais peu à peu dans un sommeil réparateur.
La mort.
La fin.
Ma délivrance.
Mais il faut croire que cette salope là n'avait pas prévu mon dernier souffle ce jour-là. Mes paupières furent les premières à retrouver la vie, se tordant légèrement vers le haut. Mais je ne voulais pas ouvrir les yeux, je ne voulais pas retrouver la vie et replonger une fois de plus dans l'arène.
Une masse humide vint se poser sur mon front, et je sentis des gouttes ruisseler sur mes tempes. Quelque chose s'agitait autour de moi. Puis, je fus surprise par une douleur familière, au creux de mon coude, la déchirure légère d'une aiguille qui traverse la peau. Le doux flot de liquide qui se répand, doucement, à travers tout le bras. J'ouvrais alors les yeux, attendant l'effet suivant. Le shoot. La légèreté. Mais il ne vint pas. Je grognais, et une main vint se pousser sur mon épaule, m'intimant de me recoucher.
Je ne m'étais même pas rendue compte que je m'étais à demi relevée.
Je ne m'étais même pas rendue compte, qu'à ma droite, debout près du lit, un homme était debout.
« Coucou toi. » Avait-il simplement dit.
J'avais refermé les yeux, et j'avais forcé sur mes paupières, pensant certainement qu'il ne s'agissait là que d'un mirage, d'une illusion.
Mais quand j'avais ré-ouvert les yeux. Il était toujours là, et il était souriant.
Automatiquement, j'avais levé la main vers le visage de l'inconnu, comme pour m'assurer qu'il était réel. Il avait doucement posé sa main sur la mienne, et je m'étais rendormie, forçant sur ces doigts pour ne pas le laisser s'échapper.
Save him – Justin Nozuka.
Les jours suivants ressemblèrent au premier, plusieurs fois, il venait dans la petite chambre, et passait plusieurs heures à s'occuper de moi, il me donnait à manger, un peu, me mouillait le front, me piquait. Je ne savais pas ce qu'il y avait dans la seringue, mais ça me faisait du bien. Et je n'avais plus de manque.
Mais il ne m'avait pas adressé la parole depuis ce premier « coucou ».
Alors, deux jours, trois jours plus tard peut être. Quand mes forces m'étaient plus ou moins revenue, je m'étais assise en tailleur sur son lit, et je l'avais attendue.
Mais ce jour-là, il n'était pas venu.
Et le jour suivant, non plus.
Alors, je m'étais levée, et j'avais pour la première fois traversée la porte de la petite chambre. J'avais alors découvert la forme de l'appartement. Une cuisine américaine donnait sur un petit salon en cuir brun défraichi. Une tapisserie ancienne recouvrait les murs, et quelques photographies punaisées directement au mur constituaient la seule décoration.
Une porte c'était ouverte, et il était apparu à nouveau.
Un immense sentiment de soulagement me traversa, j'étais heureuse de le revoir. Certes, ce n'était qu'un inconnu. Mais j'avais vraiment eu peur qu'il ait disparu, j'avais eu peur de le perdre. En quelque jour, il avait pris soin de moi comme personne ne l'avait jamais fait. Il avança doucement, je souriais, prête à le prendre dans mes bras, décidée à le remercier. Il fit un pas, et mon regard percuta le sien, il me glaça le sang, mais je n'eus pas le temps de réagir. Son poing percuta ma joue. Je mis plusieurs minutes à comprendre. Il m'avait frappé. Je sentit la douleur se répandre doucement a travers tout mon visage, et mes larmes coulèrent à nouveau.
« Excuse-moi. » lâcha-il simplement.
C'est à ce moment-là que j'aurais dû partir. Mais au lieu de ça, je suis simplement retournée dans la petite chambre, et j'ai pleuré. J'ai pleuré jusqu'à ce que la nuit tombe, j'ai pleuré sans réellement savoir pourquoi, pourquoi il avait fait ça, pourquoi j'avais eu confiance en lui. Et quand j'eus pleuré toute mes larmes, je m'endormis.
Le lendemain, il était entré dans ma pièce, il avait de nouveau pris soin de moi, puis il c'était assis au fond de mon lit.
« Tu as fait une overdose chérie. Je t'ai trouvée dans la rue. »
Il m'avait appelé « chérie ». J'étais sa chérie. Et malgré tout, je n'aurais pas pu être plus heureuse. Il m'avait sauvé, il avait pris soin de moi. Que représentait un coup face a ça?
« Je suis désolé de t'avoir frappé hier. J'étais sur les nerfs. Ça ne recommencera plus. »
Puis, je l'avais pris dans mes bras, et, froidement, il m'avait rendu mon étreinte. Et il était sorti de la pièce.
Et cela faisait quatre ans que je vivais dans son appartement. Trois et demi que je travaillais pour lui.
James n'avait jamais cessé de me frapper.
Et moi, imbécile que j'étais, je n'avais jamais cessé de l'aimer. Il avait beau être parfois violent, c'était près de lui que je me sentais le plus en sécurité. J'étais intimement persuadée qu'il m'aimait aussi. D'une façon pure. Il n'avait que deux ans de plus que moi, mais j'avais l'impression qu'il était mon père. Au mieux, mon grand frère. Et j'étais folle de l'aimer ainsi, mais notre relation était bien plus compliquée qu'une simple histoire de femme battue. Notre relation était plus forte que les autres. Du moins, j'essayais de m'en persuader.
James ne me frappait que lorsqu'il était énervé, lorsque je faisais mal mon travail, ou qu'il avait des problèmes pour le sien.
Alors je restais. Espérant, chaque soir, qu'il soit de meilleure humeur que le précédent, et qu'il soignerais aujourd'hui, les blessures d'hier.
Tadam, c'est fini ! Comme vous l'avez surement compris, tout cela se passe avant le premier chapitre, rendez vous donc au prochain chapitre pour le retour du "mystérieux inconnu" pas si "mystérieux" que ça! j'espère que cette précision sur la relation James/Bella donnera, de la profondeur a l'histoire. Et surtout, j'espère que ça vous a plu ! Que ce soit le cas ou non, donnez moi vos avis par reviews, bisous bisous.
Anas.
