Merci à tous ceux qui ont laisé des Reviews, j'espère que cette suite sera à la hauteur de vos attentes.

Merci à Juju, pour sa patience et ses conseils avisés lors de sa relecture.

Bonne lecture!

Chapitre 3 : Captive

Tony tournait en rond depuis un moment, tâchant de ne détruire aucun indice potentiel pouvant les aider à déterminer ce qui était arrivé à leur collègue. Il espérait sincèrement que ce sang n'était pas celui de Ziva et qu'il la verrait revenir sous peu, en sueur, d'une longue séance de jogging. Mais il avait, au fond de lui, un étrange pressentiment, qu'il n'avait eu qu'une seule fois auparavant, et ce n'était pas bon signe du tout. L'image de Kate, étendue sur le sol, une balle au milieu du front, lui revint en mémoire. Il se passa une main sur le visage en grimaçant et secoua la tête. Tu divague mon pauvre vieux, Ziva va très bien, tu verras. Mais il en demeurait néanmoins peu convaincu et fit une moue étrange en regardant fixement les taches de sang sur le sol.

La jeune Israélienne laissa échapper un faible gémissement, serrant les dents face à un nouvel assaut de l'homme qui se tenait maintenant devant elle. Il y avait maintenant plus d'une heure qu'il essayait de la faire parler. Il utilisait une technique qui lui était plutôt familière, à son plus grand déplaisir, mais elle tenait bon.

Elle n'avait pas eu longtemps à attendre avant d'avoir des précisions sur la précarité de sa situation. Peu de temps après qu'elle eût, du mieux que sa condition le lui permettait, évalué où elle se trouvait, elle avait eu de la compagnie. Le nouvel arrivant ne lui était pas inconnu, mais elle n'arrivait pas à mettre un nom sur son visage. C'est lorsqu'il s'était adressé à elle en arabe, sur un ton plus que méprisant, qu'elle avait pu dire qui il était, un certain Farid Massam. Il avait côtoyé Ari dans l'une de ses missions sous couverture pour le compte du Mossad, enfin, c'était la version officielle. Mais d'une façon ou d'une autre, ce n'était rien de bon pour elle. Il n'était pas haut placé dans la cellule terroriste à laquelle il appartenait, mais il était loin d'être un enfant de cœur. Il n'était peut-être pas le cerveau de l'opération, mais il en restait néanmoins un expert en technique d'interrogatoire, ce qui était dans ce cas-ci synonyme de torture, donc rien de positif pour la jeune femme. Au moins, elle avait maintenant une idée de qui étaient ses ravisseurs.

Farid s'était rapidement mis à la questionner sans ménagement. Apparemment, il en savait pas mal sur elle. Elle ne voulait pas savoir d'où il tenait ses informations, de peur de confirmer l'horrible doute qui la tenaillait. Devant le manque de coopération de la jeune femme, Massam avait vite entreprit d'utiliser des méthodes plus persuasives, sans grand succès jusqu'à présent. Si ce salopard pense que je vais lui révéler des informations sur les agents du Mossad en territoire Américain sur un plateau d'argent, il se trompe, pensa-t-elle intérieurement avec colère.

Devant l'insuccès de son interrogatoire, l'homme laissa tomber sur un ton cassant :

« Je vais donc devoir envisager des méthodes plus, comment dire, contraignantes, si vous vous obstinez à vous taire, Officier David. Ari m'avais affirmé que sa petite sœur avait du caractère, je comprends ce qu'il voulait dire maintenant. En tout cas j'espère que votre cher papa va se montrer plus coopératif que vous, sinon je ne donne pas cher de votre peau. »

Sur ce, il quitta la pièce, laissant la jeune femme seule, dans le noir presque complet, une douleur vive dans tout le corps. Mais ce qui l'avait le plus atteint, ce n'était pas toutes ces souffrances physiques, ça elle pourrait les gérer un certain temps, elle y était préparée. Par contre, les dernières paroles qu'il avait prononcées en quittant la pièce lui avait laissé un goût amer dans la bouche. Elle ferma les yeux, contenant avec peine les larmes qui les avaient remplis.

Tony sursauta en entendant Gibbs freiner brusquement en faisant crisser les pneus de sa voiture près de lui. Ce dernier claqua la portière, emmenant avec lui tout le nécessaire pour prendre des photos des indices et effectuer les prélèvements pour Abby. Ce fut fait rapidement, dans un silence tendu, puis ils reprirent la route du NCIS.

La jeune laborantine suspecta tout de suite que quelque chose n'allait pas lorsqu'elle vit les deux agents entrer, tentant vainement de masquer leur air inquiet. Ils lui tendirent les prélèvements lui disant qu'ils voulaient une identification le plus vite possible sur l'individu à qui appartenait ce sang. Elle reconnu alors le portable de Ziva dans l'un des sachets de plastique. Une petite étoile de David en ornait le rabat, c'est elle-même qui l'y avait placée quelques jours auparavant. Elle se mit aussitôt au travail, comprenant tout de suite de quoi il en retournait. Il était arrivé quelque chose à son amie et elle les aiderait à découvrir quoi.

Gibbs avait pris Tony à part et lui avait ordonné à mi-voix d'éplucher les e-mails et les relevés téléphoniques de Ziva sans plus attendre. En effet, son instinct lui criait de ne plus perdre une seconde puisque la jeune femme n'avait toujours pas refait surface. Il lui dit aussi d'appeler McGee en renfort.

Abby n'ayant pas chômé, elle cria quelques minutes plus tard sur un ton à travers lequel on décelait une inquiétude non-feinte:

« Gibbs, je l'ai ! Tous les prélèvements concordent, c'est bien celui de Ziva.

- Merci Abs, c'est du bon travail, lui répondit-il doucement, lui mettant la main sur l'épaule.

- Tu va la retrouver, hein Gibbs, lui demanda-t-elle sur un ton implorant.

- T'en fais pas, Abby, je ne la laisserai pas tomber, lui répondit-il d'un ton qui se voulait rassurant, en lui déposant un baiser sur la joue. »

La jeune femme sourit faiblement et le regarda s'éloigner. Son amie était en danger et ils n'avaient aucune idée de ce qui lui était arrivé. Elle avait bien vu dans ses yeux que Gibbs était inquiet. Elle soupira en serrant Burt l'hippopotame contre elle, désespérée de ne rien pouvoir faire de plus.

À suivre…