Encore merci à tous cex qui prennent le tempsde me lire et de me laisser leur avis.
Merci à Juju, ma super beta-reader!
Bonne lecture!!
Chapitre 4 : Angoisses
En arrivant dans l'Open-Space, Tony avait fixé un moment le bureau vide de sa partenaire. Merde, Ziva, dans quel pétrin tu t'es encore fourrée ! pesta-t-il alors intérieurement en allant se mettre au boulot. Il avait appelé McGee et lui avait dit de rappliquer tout de suite. Au ton qu'avait Tony, le Bleu n'avait même pas posé de questions et lui avait seulement répondu qu'il serait là dans 20 minutes.
Tony prit alors place derrière son ordinateur et commença à éplucher les relevés téléphoniques de la jeune femme, transmis à l'instant pas la compagnie de téléphone. Une quinzaine de minutes plus tard, l'ascenseur se fit entendre et McGee apparut. Il a fait vite, le Bleu, pensa Tony, toujours concentré sur son travail. Lorsque le jeune agent l'interrogea sur la raison de cet appel un vendredi soir, Tony lui répondit seulement :
« Ziva a des ennuis, épluche ses mails pour savoir si tu trouves quelque chose de suspect.
Et je cherche quoi au juste, Tony ?
N'importe quoi qui pourrait expliquer pourquoi elle a, selon toute vraisemblance, disparu dans l'allée, devant son appartement, en laissant derrière elle sa voiture, son portable et… plusieurs traces de sang. Ça te va comme explication, le Bleu ? lui répondit Tony plutôt sèchement. »
McGee prit place sans un mot derrière son écran d'ordinateur et se concentra sur la tâche qui l'attendait, encore sonné par la nouvelle.
Gibbs avait alerté Jen dès qu'il avait eu la confirmation qu'il s'agissait bien du sang de son agent. Elle lui avait aussitôt assuré qu'elle était en route. Ils devraient sans doute en informer le Mossad, mais c'était le travail de la directrice de traiter ce genre de choses et cela ne lui déplaisait pas. Il détestait les politiciens et tout ce qui y ressemblait, comme le directeur David par exemple.
Gibbs entra en coup de vent dans l'open-space et interrogea ses deux agents sur ce qu'ils avaient trouvé en fouillant les relevés téléphoniques et les mails de la jeune Israélienne. Ils furent contraints d'admettre qu'ils n'avaient aucune piste et que leurs recherches n'avaient abouties à rien d'anormal. Cela faisait maintenant plus de quatre heures qu'ils étaient sans nouvelles de la jeune femme, l'ayant tous vu pour la dernière fois à son départ du bureau. Il lança alors d'un ton qui n'autorisait aucune réplique:
« Tony, tu fouilles son appartement. McGee, interroge les voisins et voit si quelqu'un a vu quelque chose, quelqu'un a forcément vu quelque chose. Ensuite, rejoins Tony pour lui donner un coup de main. J'attends la directrice ici pour lui faire un rapport de la situation et je vous retrouve là-bas dès que je le pourrai. Allez, vous attendez quoi!? »
Les deux jeunes hommes quittèrent les bureaux sur le champ, sans ajouter quoi que ce soit. Gibbs alla s'installer à son bureau en se remémorant ce qu'ils savaient et en tentant de voir un détail qui leur aurait échappé et qui pourrait les mettre sur une piste.
Ziva était seule depuis un moment, dans l'obscurité. Elle soupira. La douleur qui la tenaillait un peu plus tôt s'était transformée en une sorte d'engourdissement dans tout son corps. Elle ne savait pas trop si elle devait en être soulagée ou s'en inquiéter. Elle se sentait aussi nauséeuse et craignait que cela ne soit du à une commotion cérébrale, vu la violence du coup qu'elle avait reçu sur la tête. La température dans la pièce ne cessait d'augmenter, ce qui ne faisait qu'aggraver ses nausées. Elle savait parfaitement ce que ses ravisseurs essayaient de faire ainsi. Elle ferma les yeux et tenta de faire le vide. Elle ne devait pas céder à leurs manœuvres pour la déstabiliser.
Elle repensa alors aux dernières paroles de Massam, avant qu'il ne la laisse seule. Il lui paraissait plus qu'évident que son père ne traiterait pas avec ces terroristes, peu importe leurs revendications. De toute façon, elle ne comptait plus sur lui depuis un moment déjà. Il l'avait déjà déçu, terriblement, et plus d'une fois. Elle se revit alors, enfant, à un récital de piano, regardant avec déception la place vide à côté de sa mère. La même chose s'était reproduite à tous ses spectacles de danse ou de piano, à chaque fois que ça comptait vraiment pour elle. Il promettait d'être là, puis il n'y avait qu'une place vide. Le même vide qu'à l'enterrement de Tali et de sa mère, le même vide que lorsqu'elle avait eu à décider du sort de son demi-frère. Elle soupira.
Ce n'est pas pour rien que la personne qu'elle avait appelé au secours lorsque les Iraniens avaient monté ce complot contre elle était Gibbs. Lui, l'équipe, c'étaient bien les seuls qui sauraient la sortir de là, mais comme on était vendredi soir et qu'ils étaient tous en congé ce week-end, personne ne s'inquiéterait de ne pas avoir de nouvelles d'elle avant le lundi matin. Le Mossad ne ferait sûrement pas appel à une autre agence pour la retrouver, s'ils essayaient de le faire, ce dont elle doutait. Elle connaissait bien leurs procédures dans ce genre de situations. Ils ne parleraient à personne du NCIS avant d'être obligés de le faire, c'est à dire lorsque que Jenny les contacterait pour savoir s'ils savaient quoi que ce soit sur sa disparition et ce serait pour lui dire qu'ils n'en savaient rien.
En tentant de changer légèrement de position à nouveau, elle sentit bouger le pendentif qu'elle portait toujours autour du cou. Elle revit alors le visage souriant de sa petite sœur. Cette petite étoile, elles en avaient chacune une, identique. C'était leur mère qui la leur avait offerte. Maintenant, c'était celle de Tali qu'elle portait constamment autour du cou, l'autre étant rangée précieusement chez elle. Leur mère, certainement la femme la plus honnête, la plus douce et la plus généreuse qu'elle ait connue. Elle avait toujours eu la santé fragile et à la mort de Tali, son état s'était dégradé. Elle était morte moins d'un an plus tard. Son père n'avait jamais été présent pour elle. En fait, il n'avait jamais été là pour personne excepté si ça pouvait servir ses intérêts personnels où ceux de son pays. Elle sentit monter en elle une rage qu'elle avait depuis bien longtemps enfouie profondément. Elle inspira profondément. Si elle voulait avoir une chance de sortir d'ici vivante, elle devait se maitriser, et elle aurait peut-être également besoin d'un petit miracle...
À suivre...
