Merci à tous ceux qui m'ont encouragé à poursuivre cette histoire et à ceux qui prennent un peu de leur temps pour laisser un commentaire. Vos review sont les plus belles marque de reconaissance et les meilleures encouragements pour un auteur, alors n'héstez pas.
Bonne lecture
Bisous
Lyana
Chapitre 7: Jeu de pistes
Ils étaient tous de retour au NCIS depuis peu et s'étaient mis au travail sans tarder. Même la directrice était descendue de son bureau, incapable de supporter l'inaction. Elle s'était installée au bureau de Gibbs et tentait de joindre ses contacts dans toutes les agences pour dégoter la moindre bribe d'information qui pourrait leur être utile. Gibbs était allé reconduire la jeune Anna qui leur avait dressé un portrait robot de leur principal suspect. McGee était au laboratoire d'Abby et ensemble, ils épluchaient la carte mémoire retrouvée chez Ziva. Tony avait mis à jour l'avis de recherche qu'ils avaient envoyé pour retracer la mystérieuse camionnette, avec les détails supplémentaires que leur avait fourni Anna dans la voiture. Cela n'avait toujours pas donné de résultat, mais la recherche continuait toujours dans leur base de données.
Le jeune agent regarda à nouveau le bureau vide devant lui.
« Tu sais, commença-t-il à mi-voix, Gibbs m'a affirmé dans la voiture qu'il le saurait si tu étais…. Je suis inquiet Ziva, merde, pourquoi j'ai mis autant de temps à me décider à te téléphoner ? Pourquoi je ne suis pas parti avec toi comme j'en avais envie en remettant ce fichu rapport à plus tard ? Pourquoi c'est maintenant que je réalise à quel point j'ai été idiot de te repousser comme je l'ai fait dernièrement ? Dire que je n'aurai peut-être jamais la chance de m'excuser et de te dire à quel point ton amitié m'est précieuse, à quel point tu es importante pour moi.
- Tony, fit alors une voix derrière lui »
Le jeune homme sursauta et rougit. Il réalisa qu'il avait parlé plus fort qu'il ne le pensait et tourna un regard gêné vers la directrice qui se tenait près de lui. Elle posa sa main sur son épaule et continua :
« Elle va s'en tirer, elle est vivante, Tony, et on va la retrouver.
- Merci, Jenny.
- Abby et McGee ont quelque chose, viens vite. »
Alors qu'il se levait, son ordinateur émit le son qu'il attendait depuis plusieurs minutes, il avait une identification pour le propriétaire de la camionnette. Il imprima le tout et se précipita vers le laboratoire d'Abby à la suite de la directrice.
Ziva fut tirée de l'inconscience par une sensation de fraîcheur sur son visage. Elle cligna des paupières et mit un instant à s'acclimater à la clarté de la pièce dans laquelle elle se trouvait. Elle était allongée, toujours entravée, sur une petite couchette avec pour seul matelas une couverture de laine repliée. Elle pouvait sentir les ressorts sous elle, mais elle ne s'en plaindrait certainement pas, cette position étant nettement plus confortable que la précédente.
Elle ne se faisait pas d'illusion, le seul but de ses ravisseurs étant sans doute seulement de la garder en vie assez longtemps pour obtenir ce qu'ils voulaient. Lorsque sa vision fut un peu plus claire, elle put distinguer une jeune femme qui se tenait près d'elle. Agée d'au plus une vingtaine d'années, elle l'observait, silencieuse. Elle approcha un verre de son visage. Ziva détourna la tête.
« Ne soyez pas ridicule, vous devez être assoiffée. Ce n'est que de l'eau.
- Et pourquoi je vous croirais, lui répondit sèchement la jeune femme, d'une faible voix.
- Parce que vous n'avez pas le choix, lui répondit doucement la jeune femme. Je m'appelle Assia. Farid est mon frère. Je dois m'occuper de vous garder en vie aussi longtemps qu'il le voudra bien alors buvez. »
La jeune israélienne se laissa faire lorsqu'Assia souleva sa tête avec douceur et posa le verre contre ses lèvres. Elle laissa couler dans sa gorge le liquide bienfaisant. Elle grogna lorsque la jeune femme lui retira le verre des lèvres.
« Doucement, pas trop vite. Voilà comme ça, l'entendit-elle murmurer. »
Comment quelqu'un d'aussi doux pouvait-il être complice de tels monstres, pensa alors la jeune israélienne.
« Pourquoi, lui demanda Ziva d'une faible voix, pourquoi vous êtes ici ?
- Je vous l'ai dit tout à l'heure, parce que Farid me l'a ordonné.
- Vous approuvez ce qu'il fait ?
- Je n'ai rien à dire sur ses actions. Il m'a fait venir aux Etats-Unis pour que je puisse aller à l'université. En échange, je ne dois poser aucune question et faire ce qu'il me dit.
- Et pourquoi vous restez près de moi.
- Je dois m'assurer que votre état ne se dégrade pas, tant que Farid a encore besoin de vous. »
Ziva soupira, ce n'était pas gagné, mais si elle avait une chance de sortir d'ici vivante, elle se tenait assise près d'elle. Cette jeune femme n'avait pas la trempe d'un terroriste. Elle savait reconnaître la haine qu'ils dégageaient, surtout lorsqu'ils s'adressaient à elle. Enfin, elle ne s'était trompée qu'une seule fois. Cette jeune femme ne dégageait rien de cela, seulement une grande douceur et surtout, elle était terrifiée par son frère.
« Moi c'est Ziva, lança-t-elle, espérant ainsi continuer la conversation.
- Je sais, vous êtes sa sœur.
- De qui parlez-vous ? répondit la jeune israélienne, un trémolo dans la voix.
- Ari, vous êtes sa sœur. Il m'a un peu parlé de vous. C'était le seul à être toujours gentil avec moi. Même Farid est souvent odieux.
- Que vous a-t-il dit ?
- Que vous êtes une fille de caractère, très forte, mais aussi très sensible, que vous détestez qu'on se mêle de vos affaires et que vous êtes d'une grande loyauté envers ceux que vous aimez, ce qui vous a fait souffrir énormément. Il vous aimait beaucoup et vous étiez la seule personne qu'il répugnait à trahir. Il détestait vous mentir. Je suis désolée, ajouta-t-elle en voyant des larmes perler aux coins des yeux de la jeune israélienne. Je ne voulais pas vous faire pleurer, vous êtes dans une situation assez difficile sans que j'en rajoute.
- Ça va, c'est moi qui ai voulu savoir. Autant que ce soit clair, si je dois y rester. Au moins j'aurai su ce qu'il pensait de moi avant de décider que c'était moins important que de se venger de notre père, répondit-elle, amère.
- Je suis désolée.
- Et moi donc, répondit Ziva en fermant les yeux. Je crois que je vais essayer de me reposer un peu, question de reprendre des forces pour pouvoir servir de jouet à votre frère un peu plus longtemps.
- Je ne serai pas loin lorsque vous vous réveillerez. »
La jeune israélienne garda les yeux fermés, en ressassant ce qu'elle venait d'apprendre. Une blessure qu'elle croyait avoir réussit à faire taire s'était rouverte et sans le savoir, la jeune Assia lui avait fait aussi mal que son frère.
Elle laissa aller ses pensées qui tout naturellement se tournèrent vers Tony. Il y a un million de choses qu'elle aurait voulu lui dire en ce moment. Elle n'en aurait probablement plus jamais l'opportunité. Elle n'aurait pas du attendre tout ce temps pour le lui dire. Ziva, reprends-toi, c'est certain que si tu baisses les bras, tu es fichue. Tu vas te battre comme l'Officier du Mossad et l'agent du NCIS que tu es et tu te sortiras de ce pétrin, ou tu mourras en essayant, mais tu ne renonceras pas. Elle prit une grande respiration et essaya de dormir, elle devait reprendre des forces.
Un peu plus tôt, Abby laissait échapper un cri de victoire qui fit sursauter McGee, l'agent s'étant assoupi près d'elle.
« Enfin, McGee, on a quelque chose. Ce type, là, Farid Massam, dans les dossiers de Ziva, sa photo concorde avec le type du portrait robot ! Vite appelle Gibbs, j'appelle la directrice. »
Ainsi fut fait et tout le monde se retrouva au laboratoire de la jeune femme. Elle leur fit part de sa découverte et Tony s'exclama : « Tout concorde, c'est aussi le type de la camionnette.
« Tu as une adresse Abby, demanda alors Gibbs
- Je croyais que tu ne me le demanderais jamais, lui répondit-elle, avec son premier vrai sourire de la soirée.
- Bon travail Abs, ajouta-t-il avant de lui donner un rapide baiser sur la joue et de se précipiter ver le garage, Tony et McGee à sa suite. »
La directrice et la jeune scientifique les regardèrent s'éloigner, en espérant de tout leur cœur qu'ils retrouveraient Ziva, vivante.
À suivre...
