Merci beaucoup à tous ceux qui m'ont laissé un petit review, vos commentaire sont la pus belle motivation pour continuer à écrire! J'espère que cette petite suite vous plaira.

Bonne lecture
Bisous
Lyana

Chapitre 9 : Dernière chance

Tous, au NCIS, travaillaient d'arrache pied depuis maintenant près de 24 heures sans s'être accordé aucun repos. Abby avait découvert que la plupart des empreintes trouvées chez Massam appartenait à lui-même et à un autre type du nom de Tarek Malik. Ils avaient pu trouver son numéro de portable dans les effets personnels de Massam. S'il passait ou recevait un appel, ils pourraient le localiser.

McGee avait installé des mouchards dans les ordinateurs du directeur du Mossad et de certains autres hauts dirigeants israéliens. Il pourrait ainsi savoir s'ils recevaient des informations concernant leur amie disparue. Tony avait épluché les comptes, les papiers et tout ce qu'il avait pu trouver sur Malik et Massam.

Puis les choses se précipitèrent. McGee intercepta un e-mail destiné au directeur David et eu un haut-le-cœur en découvrant son contenu. Gibbs lui dit de l'afficher sur l'écran plasma et il hésita un instant, avant d'obtempérer. Les quelques mots suivants : Nous sommes sérieux, si vous voulez la revoir vivante vous avez jusqu'à 20h pour relâcher les prisonniers et virer l'argent, sinon nous la tuerons, s'affichèrent sur l'écran, suivis de photos où l'on pouvait voir Ziva en piteux état, le visage tuméfié et les yeux à peine ouvert, ses vêtements couverts de sang. Tous eurent un hoquet en voyant les photos et Tony ne put en détacher son regard, jusqu'à ce que Gibbs hurle quasiment à McGee :

« La provenance de cet e-mail McGee, d'où il a été envoyé ? »

Le jeune homme se pencha sur son ordinateur et pianota quelques instants avant de lancer :

« Quelque part dans un rayon de un kilomètre autour de ce point, patron.

- Je veux savoir tout ce qui se trouve dans ce périmètre le plus vite possible. Tony, vérifie les avis de recherche si on a quelque chose. Il nous reste moins d'une heure pour la retrouver et la tirer de là. »

Il fut interrompu par Abby qui arrivait en trombe :

« J'ai pu localiser le portable de Tarek, il vient de recevoir un coup de fil, voici l'adresse.

- Merci Abs ! Bon travail. »

L'adresse qu'avait donnée Abby était à proximité du périmètre délimité par McGee et de deux réponses à leurs avis de recherche. Elle était située dans un quartier où plusieurs immeubles avaient été condamnés, à plus de quarante-cinq minutes des bureaux. Ils n'avaient plus un instant à perdre s'ils voulaient avoir une chance de retrouver leur amie en vie.


La jeune Assia changeait la compresse qu'elle avait placée sur le front de Ziva, agitée, qui était à présent brûlante de fièvre. Celle-ci ouvrit les yeux et elle plongea son regard dans celui d'Assia qui put y lire un profond désespoir. Bouleversée, elle détourna la tête et s'éloigna.

« Reste, s'il te plait, murmura alors Ziva d'une voix faible. »

La jeune femme s'approcha donc de la captive et reprit sa place à son chevet.

« Pourquoi je ne suis plus attachée ? demanda alors la jeune Israélienne en se frictionnant les poignets.

- Parce qu'ils sont deux dehors à monter la garde, qu'ils ont ordre de tirer si tu tentes quoi que ce soit et que vu ton état, tu n'irais pas bien loin de toute façon.

- Je vois, et tu n'as pas peur que je m'en prenne à toi?

- Farid n'en a rien à faire. Cette porte est verrouillée de l'extérieure et si tu me menaces, il te répondra d'aller te faire voir.

- Pourquoi tu restes avec lui alors.

- Parce que sinon il me tuera et se vengera aussi sur Maha, ma fille d'un an. Elle est avec son père, un homme bien. Il est Américain et cela Farid ne le supporte pas. Il a juré qu'il les tuerait tous les deux si je ne fais pas tout ce qu'il veut. »

Ziva se recroquevilla sur elle-même, soudain en proie à d'intenses douleurs. Assia était impuissante face à la souffrance de la jeune femme qui lui dit alors dans un murmure:

« Tu pourras faire passer un message à quelqu'un de l'extérieur, lorsque tout sera terminé, s'il te plait. Anthony DiNozzo, au NCIS. Dis-lui que je regrette…

- Que tu regrettes quoi ?

- De ne pas lui avoir dit… d'avoir attendu trop longtemps… pour lui dire à quel point je … je … tenais à lui, termina-t-elle, le visage crispé par la douleur.

- Shhhh… repose-toi. Tu dois économiser tes forces.

- Pourquoi, pourquoi je devrais faire cela ? J'aimerais mieux mourir tout de suite que d'attendre le bon vouloir de ton frère, se rebella la jeune femme, monopolisant ce qu'il lui restait de forces.

- En fait, il ne devrait plus tarder maintenant, lui répondit Assia, le regard profondément triste. Je regrette de ne rien pouvoir faire de plus. »

Elles restèrent toutes les deux silencieuses, puis elles entendirent Massam faire irruption dans le corridor menant à la pièce où elles se trouvaient. Ziva se redressa sur le lit en le voyant franchir la porte. Il fit signe à Assia de reculer et celle-ci obtempéra, le regard rempli d'appréhension. Il referma la porte derrière lui et s'avança vers Ziva. Lorsqu'il fut près d'elle, elle fit appel à l'énergie du désespoir et se jeta sur lui de tout son poids. Elle eut l'avantage un bref instant. Profitant de l'effet de surprise, elle lui asséna quelques coups bien placés. Malgré cela, il reprit vite le dessus, maîtrisant rapidement l'attaque de la jeune femme et la plaquant à nouveau sur le lit.

« Quel courage, même si cela vous est tout à fait inutile, Officier David. J'ai le regret de vous apprendre que le Mossad et votre père vous ont laissée tomber. Personne ne viendra à votre secours, c'est terminé pour vous. Mais d'abord, j'ai reçu la permission de m'amuser avec vous comme je l'entends et je compte bien en profiter. Je te ferai payer, oh oui, tu le regretteras. »

Il lui asséna un violent coup au visage et se plaça à califourchon sur elle. Assia lança un cri indigné et s'élança vers lui :

« Farid, non ! Tu lui as déjà fais assez de mal comme ça. N'en rajoute pas. Laisse-la et finissons-en au plus vite. Tu n'as même pas la preuve qu'elle l'ait trahi. La haine l'avait rendu impulsif et imprudent. Il ne voudrait pas te voir déshonorer sa sœur. »

Pour toute réponse elle reçut une gifle qui l'envoya valser à travers la pièce. Elle ferma les yeux en repliant se genoux contre sa poitrine, ne voulant pas assister à ce qui allait suivre.

À suivre...