Merci à tous ceux qui ont reviewer, vous êtes adorables. Vos commentaires sont toujours très appréciez et pour vous récompenser, voii la suite qui je l'espère, va répondre à vos interrogations.
Bonne lecture et dites moi vous en pensez quoi.
Bisous
Lyana
Chapitre 11 In extémis
Dès que Massam avait été au sol, il s'était précipité vers l'endroit où il avait aperçu sa partenaire un instant auparavant, craignant le pire. Il s'immobilisa près d'elle, secoué par la scène qui s'offrait à lui. Ziva était couverte d'ecchymoses, de brûlures et d'entailles plus ou moins profondes. Elle avait les cheveux en bataille et son visage, ou du moins ce qu'on en distinguait à travers le sang qui le maculait, était d'une pâleur effrayante.
Sur le sol près de la couchette gisait le corps sans vie d'une autre jeune femme. Elle s'était prise une balle en pleine poitrine, probablement en se jetant entre Massam et Ziva, vu la position dans laquelle elle se trouvait. Avec appréhension, il prit le pouls de la jeune israélienne, qui n'avait toujours pas bougé. Il le perçu alors, faible, mais bien présent.
« Gibbs, cria-t-il dans le micro qu'il portait, je l'ai retrouvée, elle est vivante, mais elle est inconsciente et semble assez mal en point. Elle est brûlante de fièvre et n'a aucune réaction.
- L'ambulance devrait arriver d'une seconde à l'autre, reste avec elle, la situation est maîtrisée ici.
- D'accord, boss. »
Il couvrit alors Ziva de sa veste car elle était à moitié dévêtue. Il caressait ses cheveux avec douceur lorsqu'elle ouvrit les yeux. Elle voulut dire quelque chose, mais Tony l'en empêcha :
« Ça va, on est la maintenant, je suis là et je ne te laisserai pas. T'en fais pas c'est terminé. Les secours arrivent, on va t'emmener à l'hôpital et tout va bien se passer. »
Tout en lui parlant à voix basse, il tenait sa main dans la sienne. Celle-ci serra alors les doigts et esquissa un faible sourire. Les secours arrivèrent finalement au bout de ce qui sembla au jeune homme une éternité. Il allait s'éloigner, pour laisser les infirmiers faire leur travail lorsqu'il sentit la main de Ziva s'accrocher à la sienne.
« Ne me laisse pas, laissa-t-elle échapper dans un murmure, avant de sombrer à nouveau dans l'inconscience. »
Tout en marchant à côté de la civière que les ambulanciers poussaient rapidement en direction de l'ambulance, Tony avait relaté à Gibbs ce qui s'était passé au sous-sol, puis celui-ci lui avait ordonné d'accompagner Ziva à l'hôpital, sachant pertinemment que c'est de toute façon ce qu'il aurait fait.
Il était donc là, à son chevet, à la regarder, inquiet, depuis le moment où elle était revenue à sa chambre. Les médecins décrivaient son état comme critique, mais stable. Elle avait été opérée pour une hémorragie abdominale relativement importante, on avait nettoyé et recousu ses plaies, elle avait reçu plusieurs transfusions sanguines et elle avait passé une batterie de tests d'imagerie pour déceler d'autres éventuelles blessures. Elle avait subi un important traumatisme crânien et les médecins en surveillaient l'évolution. Finalement, il s'endormit, la tête appuyée contre le bras de la jeune femme, tenant toujours sa main dans la sienne. Il était tout simplement à bout de forces après les événements des dernières heures.
C'est un peu moins d'une heure plus tard qu'il sursauta en sentant la main de son amie bouger dans la sienne. Elle gémit en ouvrant les yeux.
« Où est-ce que je suis ? demanda-t-elle alors, l'air confus.
- Tu es à l'hôpital, Ziva.
- Je me souviens maintenant, Ari, Massam, sa vengeance, l'interrogatoire, mais j'ai tenu bon, je crois. Je ne lui ai rien dit hein ? C'est que je me rappelle plus très bien tout ce qui c'est passé.
- Je ne crois pas que tu ais révélé quoi que ce soit, et de toute façon il ne parlera plus à personne, il est mort.
- Et Assia ? Elle était avec moi dans la chambre lorsque Massam a voulu… s'amuser, elle a protesté, il l'a giflé et elle s'est retrouvée au sol. Il a recommencé à me…, la jeune femme grimaça, mais continua tout de même. Puis il y a eu tout ce bruit à l'étage, des coups de feu je crois, puis c'est le noir jusqu'à ce que tu sois près de moi. Vous ne l'avez pas mise en prison tout de même, elle n'avait rien à voir avec ces terroristes, elle était terrorisée et son frère la menaçait pour qu'elle fasse ce qu'il voulait.
- Non, Ziva, elle n'est pas en prison, lui répondit Tony, son visage trahissant la vérité.
- Tu veux dire qu'elle est morte ! Qu'est-ce qui c'est passé ?
- Elle t'a sauvé la vie, elle s'est placée entre toi et Massam lorsqu'il a voulu te tirer dessus et il l'a abattu avant que je ne puisse réagir. Je me suis fait prendre par surprise par un autre homme qui arrivait par derrière et il en a profité pour essayer de te tuer. Il y serait arrivé si Assia n'avait pas été là. C'est ma faute Ziva, j'aurais du le descendre en entrant dans la pièce.
- Ce n'est pas ta faute, Tony, tu m'as sauvé la vie.
- Non, Ziva, tu serais morte si elle n'avait pas eu le courage de se placer entre toi et son frère.
- Mais elle a eu ce courage et toi, tu es arrivé à temps pour empêcher ce salopard de me violer et de m'achever devant ses yeux. Cesse de dire des bêtises maintenant. Au fait, comment vous avez su que j'avais des ennuis ? »
Tony lui relata alors comment il avait trouvé son portable et les traces de sang près de sa voiture et l'enquête qui s'en était suivie. Elle lui envoya un coup de poing dans les côtes lorsqu'il lui fit une remarque sur ses sous-vêtements en lui racontant comment il avait fouillé son appartement. Lorsqu'il eu terminé son récit, il remarqua que sa partenaire avait les paupières lourdes de fatigue. Il se leva alors en lui disant qu'il la laisserait se reposer tranquillement et qu'il reviendrait la voir un peu plus tard.
« Tony, l'appela-t-elle alors doucement avant qu'il ne franchisse la porte de la chambre. Je n'ai pas envie de rester seule pour l'instant. Tu veux bien rester ? »
Il rebroussa chemin et reprit sa place près d'elle sans protester. Ils se regardèrent alors un moment et se sourirent. Ziva avisa alors l'air épuisé de son partenaire et se poussa en grimaçant sur le côté du lit.
« Je ne suis pas la seule qui ait besoin de repos, Tony. Viens, dépêche.»
Il hésita un instant, puis, devant l'air mi-autoritaire, mi-amusé de la jeune femme, il s'allongea à ses côtés. Elle se blottit contre lui et lui murmura à l'oreille :
« J'ai eu peur Tony, vraiment peur.
- Moi aussi Ziva, lui répondit-il doucement, pressant sa main dans la sienne. »
Ziva sombra rapidement dans un sommeil profond et peu de temps après, un léger ronflement marquait chacune de ses respirations. Il resta un moment ainsi, à la regarder dormir, avant de la rejoindre dans les bras de Morphée. C'est dans cette position que Gibbs les découvrit lorsqu'il vint aux nouvelles plus tard dans la journée. Il se contenta de sourire et rebroussa chemin.
À suivre...
